samedi 27 octobre 2007

REVOIR

















Je retournerai à Ouessant
Sur un bateau bleu de mer
Je veux revoir l’océan
Avec ses rochers de Pern
Je veux revoir les tempêtes
Venant droit des Amériques
Rapides comme des vols de mouettes
Transportant les flocons d’écume
Sur des bouquets d’amaryllis
Aux couleurs de soleil couchant.

SENTIR
















Je retournerai à Ouessant
Sur des flots de bruit de mer
Je veux sentir la lande
Toute humide noyée de sel
Je veux sentir les embruns
Dans la solitude de l’hiver
Quand se posent les goélands
Se réfugiant des au-delà
Blottis à l’envers des murets
Comme nos moutons dans l’hiver.

ENTENDRE
















Je retournerai à Ouessant
Sur des ailes d’oiseaux de mer
Je veux entendre les vents
Violents et glacés du Gwarlarn
Je veux entendre le frémissement
Du Mervent des mers du sud
De ceux qui portent les passereaux
Du kornog aux allures de bison
Faisant frémir les sentinelles
Dans les feux de solitude.

Andréas Guyot décembre 1994 .

La "COCHE"


Et si le mot COCHE n'était que
la contraction de:

Concentration
Ouessantine de
Cocheur
Hautement
Excitable



Enfin voila le matériel du parfait cocheur.


Et oui, il faut aussi une bouteille de "Loïc Raison" afin d'honorer le challenge du même nom.

Mais pourquoi Loïc Raison..? tout simplement parce que c'est ce qu'il y a de moins cher, et avant de vous soûlez avec ce cidre traditionnel vous aurez d'autre souci avant...!

Mais pourquoi aussi un cochoir..? parce qu'il est bien plus convivial de montrer ses coches dans ce livret que devant un ordi, surtout au centre ornitho d'Ouessant...!

Sachez que le parfait cocheur honteux ne montre jamais son cochoir à Ouessant, il coche seul le soir sous les draps..!

L'époque actuelle du matériel informatique à aussi considérablement augmenté le nombre de poches de nos vestes, à tel point que nous en aurons bientôt plus que les pêcheurs de truite.

La coche à Ouessant est à l'origine de petite phrase.
La plus ancienne peut-être..? fut dite au cimetière du bourg en cochant le PGS dans les érables:
"j'irais cocher sur vos tombes".

Il y eu aussi celle au point sea-watch suite à une bonne séance d'observation:
"noroit sort ton cochoir"

Ou encore, ayant assez des vents d'Est qui n'aménent jamais d'américain.
"tarin du matin, américain incertain". cette dernière et de moi..!

La plus célèbre de toute, et très souvent vérifié:
"un ornitho part, un gag arrive"

La plus déchirante: à Ouessant un cocheur recherchait désespérément une paruline, le lendemain il devait rentrer sur Paris avec sa voiture et un copain, Il eu la phrase "je ne rentre pas" son copain lui dit "et moi" il a répondu "dans la coche y a pas d'ami" (la raison l'a emporté...!)

Il est vrai que le climat d'amitié, n'est pas un abime, c'est souvent "je reste sympa avec toi, dans l'espoir que tu me fasse cocher".

Mais au fond avec les années qui passent, nous sommes bien copain comme cochon..!

PERN





Figés face à l’océan
Dressés contre les vents
Noyés par les embruns
Invisibles dans les brumes.

Ces granites aux formes humaines
Etaient-ils des êtres malfaisants
Privés de résurrection
Au purgatoire des éléments.




Andréas Guyot, Août 2000 pour le
Salon du livre insulaire d’Ouessant.
modifié le 27 oct 2007.

Pern, est la pointe la plus occidentale
De la France ou de l’île, mais aussi
Le plus beau site rocheux d’Ouessant.

dimanche 14 octobre 2007

A LA POURSUITE DE L'OISEAU RARE ...

Part 1









Part 2







mardi 2 octobre 2007

A TOI LE PGS.















Au milieu de la forêt
Vient la brume la nuit
A peine une ombre
Le soleil ne suffit plus
C’est le moment de partir.

Libre comme l’air
Poussé par les vents
Dans la nuit sans lune
En suivant la lumière
L’île s’élève au matin.

Une île sans grand chêne
Hors du temps, sauvage
Juste une ombre argentée
Sombre est la mer
En pays d’Armor.

Oiseau éloigné de terre
Emporté au large
Tu ferais naufrage
Au milieu de l’Iroise
Reposes-toi un moment.

Andréas Guyot, octobre 2002
Modifié oct 2005

Cette ode est destiné au pouillot à grands sourcils, nichant en
Taïga sibérienne et migrant en octobre sur l’île d’Ouessant.
Le « PGS » mesure 10cm et pèse environ 8 grammes.
Il est celui que tous les ornithologues viennent voir à Ouessant.

Photo: Christian Kerihuel.
dans le Stang d'Ar Reun à Ouessant
le pouillot à grands sourcils (Phylloscopus inornatus)
http://www.numeriscopages.com/

lundi 1 octobre 2007

Sur le quai


Ouessant c'est toujours un peu comme cela le jour du départ, après s'en être mis plein les bottes dans stang meur, ou au Ty Korn, ou encore au centre, mais là c'est dans l'assiette avec des coulemelles préparées par les deux à droite, qui sont aussi bon digiscopeur que cuistot, et c'est pas peu dire, alors çà créé des liens, d'autant plus que l'on c'est promis quelques coches à faire de par chez nous, et elles ont été faite. L'élanoin entre autre.

Au Ty Korn


Après, plusieurs jours d'observation, sans aucune obs digne d'un cocheur, deux solutions s'offrent à nous, soit on boit un coup pour conjurer le sort entre nous, soit on trouve un gag pour encore boire un coup, mais avec tout le monde.
Et voila ce que cela donne...!

Observation d'un pluvier guignard à Kadoran.


Kadoran c'est l'Ecosse de l'île d'Ouessant, une pointe au Nord-Est, très souvant exposé aux vents les plus froid.
C'est le coin favori des guignards, des bruants des neiges, bref tout ceux qui viennent du froid, même le tristis dans les saules plus bas.
Ce jour là c'etait le paradis..! sans vent.