jeudi 26 février 2009

Signalisation maritime. Feux et cornes en panne



Alors que le trafic maritime commercial ne décroît pas au large d'Ouessant, des feux et des dispositifs de signalisation maritime ne marchent plus depuis plusieurs mois.




Le service des Phares et Balises serait-il actuellement débordé ? En cette période de l'année, les interventions sont nombreuses tout au long des côtes bretonnes. Le mauvais temps malmène les centaines d'installations placées au large et, dans une moindre mesure, celles plus proches de la terre.

Les effectifs des Phares et Balises peinent à assurer dans les délais les plus courts la maintenance. Surtout en pleine mer lorsqu'il faut attendre une mer suffisamment apaisée (moins d'un mètre de creux) pour intervenir en toute sécurité. Au niveau du rail d'Ouessant, la bouée nord-est est éteinte depuis le 15 novembre dernier ainsi que son Racon, son système de signalisation radar qui aide à différencier les échos au coeur de cette zone maritime très fréquentée. Idem pour la bouée sud-ouest, hors service depuis octobre dernier. Plus à terre, le signal sonore du phare de Kéréon (passage du Fromveur) est également hors service depuis la même date. Mais le record revient sans doute au signal sonore du Minou, à l'entrée du goulet de Brest, qui ne mugit plus par temps de brume depuis deux ans.


« Loin d'être rassurant »
Des avis réguliers aux navigateurs sont diffusés sur les ondes afin de les informer de ces dysfonctionnements. « Mais tout cela est loin d'être rassurant, aux abords d'un dispositif de séparation du trafic où navigue, chaque jour, une grosse centaine de navires transportant toutes sortes de marchandises et armés parfois par des équipages aux compétences incertaines », estime Michel Quantin, vice-président de la nouvelle association Olimi, « Observatoire du littoral des îles et de la mer d'Iroise ».

« Pas d'urgence absolue »

Du côté des Phares et Balises à Brest, on relativise les risques encourus par ces dysfonctionnements. « Ces feux très au large ne servent plus beaucoup. Les conditions de navigation et les technologies ont considérablement évolué », commente l'adjoint au responsable de la subdivision, Loïc Dhaene. « Nous avons d'ailleurs proposé la suppression de cette bouée Nordet, à l'entrée du rail. Mais sachez que nous intervenons en cas d'urgence au plus vite, en privilégiant évidemment la sécurité de nos agents ».

« Sur les 1.000 feux, phares et éléments de signalisation maritime dont nous avons la responsabilité en Finistère, seulement 30 d'entre eux sont actuellement signalés en avarie, ce qui nous situe dans le taux d'indisponibilité toléré par les autorités maritimes (seuil maximum de 3 %). Concernant les cornes de brume, leur utilité est discutée aujourd'hui. Leur réparation ne fait actuellement pas partie de nos priorités », précise Loïc Dhaene.

L'indisponibilité de la Blodwen, la vedette habituellement basée à Ouessant mais en entretien depuis plus de trois mois à Concarneau, n'allège pas non plus les plannings d'intervention des deux autres navires officiant à la pointe bretonne, le baliseur Armorique et l'antique Veleda.

Stéphane Jézéquel - Le Télégramme - article publié le 19 Février 2009.

mardi 10 février 2009

Sale temps en mer d'Iroise













(Photo Jean-Michel Malgorn)

Il ne faisait pas bon être sur l'eau, hier. Notamment en mer d'Iroise où les conditions de navigation se sont dégradées dans la journée, contraignant la compagnie Penn ar Bed à interrompre ses liaisons entre Ouessant et le continent après le départ de l'Enez Eussa 3, vers 11h15. Des vents violents sont encore annoncés tout le week-end et lundi, faisant craindre des inondations dans plusieurs secteurs car étant associés à de forts coefficients de marée.