mercredi 25 mars 2009








Ouessant enterre ses lignes à haute tension, fragilisées par le vent et le sel.
Photo: Vincent Durupt.


Dix kilomètres de réseau électrique aérien à haute tension vont disparaître d’ici fin 2010 à Ouessant. Un premier tronçon, jusqu’au phare du Créac’h, a été terminé lundi.

Sur les 23 km de réseau aérien en haute tension, treize étaient déjà enfouis à Ouessant. C’est le cas également pour 21 des 42 km du réseau à basse tension. Le chantier commencé au premier semestre 2008 par ERDF (Électricité réseau distribution France) va permettre l’enfouissement de la totalité du réseau aérien à haute tension. «Ces lignes sont très exposées au vent, au sel, à la rouille, et donc aux risques de panne. Les enfouir renforce la fiabilité. Esthétiquement, c’est mieux, aussi, on fait d’une pierre deux coups», commente Bernard Fourdan, directeur adjoint d’ERDF dans le Finistère. Une discrétion qui tombe bien dans une île qui s’est dotée tout récemment d’une ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager). Le chantier en question est évalué à 1 M d'euros, montant qui tient compte du surcoût lié aux îles, et de la nature du terrain avec de la roche à l’occasion.

Trois secteurs
Les lignes à haute tension sont reconnaissables, avec des poteaux à trois fils, plus hauts que ceux à basse tension. À la différence de ces derniers, ils desservent plusieurs quartiers. Le chantier, qui concerne trois secteurs à Ouessant, suppose de creuser au sol pour passer le réseau et de remplacer des postes de transformation en hauteur par des postes bas, de fait moins voyants, indépendamment de leur couleur verte. La dépose des lignes et des poteaux ne se fait qu’en dernier. Bernard Fourdan n’exclut pas, dans le fil du chantier, des opportunités d’enfouissement de lignes à basse tension, qui seraient alors réalisées en commun avec le syndicat d’électrification local. Depuis 1990, le nombre de kilomètres enfouis en basse tension a lui-même triplé sur l’île(*).«C’est une de nos priorités», précise le maire Denis Palluel.

Sein a été la première
Avec des partenaires, ERDF réfléchit aussi à une action sur Ouessant et Molène, dans la même logique que celle réalisée à Sein. La consommation d’électricité y a baissé de 15 %, à la suite, notamment, du remplacement d’une centaine de réfrigérateurs et de congélateurs. Le recours aux énergies renouvelables constitue un autre volet de l’action.

* Sur l’île de Batz, à l’habitat plus concentré, l’ensemble du réseau, haute et basse tensions est enfoui.

Parc marin : un recours rejeté

mardi 24 mars 2009

Jean-Yves Cozan, conseiller général d'Ouessant, avait introduit une requête contre la création du Parc marin.
Le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative, vient de faire savoir à Jean-Yves Cozan que sa requête visant à annuler le décret de création du Parc marin d'Iroise a été rejetée. Le conseiller général de l'île d'Ouessant avait notamment fait valoir que la commission d'enquête avait relevé que certaines informations n'avaient pu être communiquées au public et avait souhaité que le public puisse être consulté à nouveau. Cela « ne suffit pas à établir que la procédure d'enquête ait été irrégulière ».

De plus, même si l'avis de la commission d'enquête avait été défavorable, « aucune disposition du code de l'environnement ne soumet la création d'un parc naturel marin à un avis favorable ».

Enfin, le Conseil d'État ne considère pas comme une erreur d'appréciation la création du parc « en dépit de l'opposition d'une partie de la population des îles d'Ouessant, de Sein et de Molène ».

« On fera tout pour mettre des bâtons dans les roues de la réalisation du Parc marin, commente Jean-Yves Cozan. Voir des gens de l'extérieur réglementer la vie de ceux qui vivent dans les îles n'est pas acceptable ». Selon lui, « le Parc marin ne protège rien du tout ». Il en veut pour preuve « l'avis favorable du Parc à l'extraction du maërl sur le banc de Kafarnao, à l'île de Sein ».

Ouest-France

http://www.actu-environnement.com/ae/news/conseil_etat_rejet-recours-annulation-parc_marin_iroise_7032.php4

Le Conseil d’Etat rejette deux recours demandant l'annulation de la création du Parc naturel marin d’Iroise
JURIDIQUE - Actu-Environnement.com - 25/03/2009

Le Parc naturel marin d'Iroise, premier du genre en France, a été officiellement créé par un décret du Premier Ministre publié au Journal Officiel du 2 octobre 2007. Ce parc doit permettre de progresser dans la connaissance et la protection du patrimoine marin et encourager le développement durable des activités qui en dépendent. Il s'étend sur une superficie de 3.550 km2 et prend en compte la spécificité des trois îles habitées de l'Iroise : Ouessant, Molène et Sein.

Selon un communiqué de l'Agence des aires marines protégées publié le 25 mars, le Conseil d’Etat vient de rejeter deux recours demandant l'annulation de la création du Parc naturel marin d’Iroise, déposés en novembre 2007 par l’ADVILI (Association de Défense et de Valorisation des îles et du Littoral de la mer d’Iroise) et par Jean-Yves Cozan, conseiller général d’Ouessant.

Le Conseil d’Etat a rejeté le 26 janvier 2009 le recours de l’ADVILI estimant qu'il n’était pas recevable, et le 23 février dernier celui déposé par Jean-Yves Cozan, soulignant qu'en dépit de l’opposition d’une partie de la population des îles d’Ouessant, de Sein et de Molène, la Mer d'iroise doit être protégée, a indiqué l’Agence.

Ces rejets du Conseil d’Etat confortent la politique générale de création des parcs naturels marins en France, l’un des principaux objectifs de l’Agence des aires marines protégées, a déclaré Geneviève Rousseau, directrice-adjointe de l’Agence des aires marines protégées.

R. BOUGHRIET

dimanche 22 mars 2009

Obenheim - Ouessant / Jumelage Un comité est né.

Le comité de jumelage a été présenté aux Obenheimois. (Photo DNA)
Mis sur pied depuis peu par la municipalité, le tout nouveau comité de jumelage d'Obenheim a fait ses premiers pas voici quelques jours lors d'une rencontre avec les habitants de la commune.

Petites présentations.
Les membres du comité avaient tout bien préparé. Une exposition de photos d'archives accueillait les visiteurs, relatant les différents voyages que les habitants d'Obenheim ont effectués aussi bien sur l'île d'Ouessant que dans les trois villages jumeaux de Dordogne. Judicieuse entrée en matière, de fait, pour cette réunion de présentation. Les liens tissés entre les habitants sont forts et multiples Le président du comité de jumelage, Patrick Martin Loos, a rapidement pris la parole pour souhaiter ...
R.Ch.

Article paru dans l'édition du Samedi 21 Mars 2009
Dernières Nouvelles D'alsace

Elle a des moutons d'Ouessant...!

C’est triste.

Un renard a tué mes coqs, mes poules et mes deux paons, Philippe et Mathilde (prénoms hommage au prince et à la princesse de Belgique).

Il ne me reste plus que mes deux chèvres et mes deux moutons noirs d’Ouessant.
Je vis en Normandie.

Je me réveille avec la lumière du jour. Je prends mon temps quand je bois mon café.

Je lis le quotidien local, « Le Démocrate ». Ma petite maison a beaucoup de charme.


(Cliquez sur le titre pour lire l'article en entier)

Ouessant. Le pari de l'algue rouge


Photo V.D. Guy Potier (au premier plan)
récolte ses algues rouges dans la baie de Lampaul.


Au second plan, Bertrand Terrowsky, de Scaph'Eusa, qui surveille les installations en plongée.



(cliquez sur le titre pour voir les photos du lien source)

Les entreprises, en dehors du couloir touristique, ne courent pas les chemins dans les îles. Guy Potier, à la tête d'Algues et Mer, à Ouessant, affiche sa confiance, notamment dans l'algue rouge, appelée harpon de Neptune. Un projet que la commune a encouragé.

Algues et Mer est la seule entreprise qui valorise des produits locaux à Ouessant, si l'on excepte la pêche et l'agriculture. Jean-Yves Moigne, ingénieur agronome, est pour beaucoup dans cet intérêt, qui ne date pas d'hier, pour les algues. La société a mis toutefois le pied sur l'accélérateur avec l'arrivée plus récente aux avant-postes de Guy Potier, actionnaire majoritaire depuis fin 2004.

Algues et Mer dépend d'une holding familiale, LMBD. Pas vraiment le CAC 40 mais...«Le Magasin du Bon Dieu», clin d'oeil à Pierre Potier, le père, qui rendait ainsi hommage à la richesse insoupçonnable de la nature. Ce médaillé d'or du CNRS, chimiste et pharmacien décédé en 2006, est à l'origine de deux médicaments anticancéreux connus. Le fils, Guy Potier, 45 ans, est, lui, vétérinaire de formation. Il a travaillé dans plusieurs laboratoires avant de reprendre en 1997, en Bourgogne, une petite structure s'intéressant aux plantes médicinales.

"Ouessant, je ne connaissais pas..."
Ouessant? «Un hasard. Avant d'aller y chercher des fucanes, des polysaccharides sulfatés extraits d'algues brunes, je ne connaissais pas». Aujourd'hui, il conduit le fourgon. Première étape: «La Caserne», propriété de la commune. Les bâtiments y ont accueilli, il y a longtemps, des troupes coloniales et un camp disciplinaire. Algues et Mer y a ses locaux. Elle a investi récemment et paie un loyer à la mairie, qui elle-même l'a aidée dans son projet, avec un concours de la Région. L'entreprise a installé un laboratoire, des équipements pour broyer, traiter les algues et en sortir des extraits. Un processus dont on ne se doute pas, au premier coup d'oeil, lancé de la lande proche, sur la «Caserne»

«Diversifier dès qu'on le peut»

Denis Palluel, le maire, explique ainsi le soutien municipal: «La mono-activité touristique nous paraît risquée et insuffisante pour maintenir une population de façon permanente sur l'île. Notre volonté est de diversifier, dès qu'on le peut, l'activité économique». Seconde étape: la baie de Lampaul. Algues et Mer y dispose d'une concession de deux hectares. C'est là qu'elle capte, avant de la bouturer, l'algue rouge, l'asparagopsis armata, ou encore harpon de Neptune. Arrivée il y a longtemps sur des coques de bateaux, l'espèce existe à l'état naturel mais pas en quantité suffisante pour être exploitée. L'ensemencement sur filets a eu lieu en octobre dernier, avec une première récolte en janvier. Le harpon de Neptune a des propriétés antiseptiques. «Il est employé en cosmétologie pour des peaux à problèmes et comme conservateur naturel», explique Guy Potier. L'an passé, la société, qui travaille sur différentes algues (cosmétologie, compléments alimentaires), a réalisé 480.000 € de chiffre d'affaires. Elle est aussi associée dans le projet Odontomer (produits d'hygiène bucco-dentaire), labellisé par le pôle de compétitivité mer Bretagne.

Retour d'un couple

Algues et Mer emploie aujourd'hui cinq personnes à Ouessant et deux à Paris. «Sur le site, on devrait pouvoir tourner à dix personnes si le produit donne au niveau commercial», estime Guy Potier. «On avait programmé de revenir sur l'île, mais on ne pensait pas forcément aussi vite», observe Lydia, embauchée en juillet dernier, dans sa partie. «Un poste de chimiste sur l'île, ce n'était pas évident». Son mari a pu trouver dans la foulée un poste d'enseignant au collège des îles du Ponant. Et leurs deux filles, âgées de8et 6 ans, ont rejoint l'école primaire de l'île.

Vincent Durupt

vendredi 20 mars 2009

Une chèvre noire de l'île d'Ouessant...!

Les élèves de l'école maternelle du Chat botté ont reçu, mardi, la visite de la troupe gauloise Les Ambiani, venue tout droit de la Picardie.




Les Gaulois ont investi l'école du Chat botté
jeudi 19.03.2009, 04:52 - La Voix du Nord.

Les enfants et le personnel ont chaussé les bottes de sept lieues pour mieux reculer dans le lointain passé. Le projet, étalé sur toute l'année, est subventionné par l'Éducation Nationale.
Avec un mélange d'étonnement et de crainte, les petits se sont retrouvés face à face avec un guerrier gaulois et un légionnaire romain, les ennemis d'alors.
Ils ont découvert, « en vrai » l'habit, les armes et la stature belliqueuse des soldats. André L'Hoër, animateur du musée Opale Sud, a présenté une autre archéologie vivante, une chèvre noire de l'île d'Ouessant qu'il peigne à la main, une étape avant le tissage d'un manteau. Le jeune auditoire n'est pas ignorant. Il connaît déjà les dinosaures, la taille du silex, le feu, la frappe de la monnaie et l'assiette médiévale décorée. Il leur reste le dernier bond, celui vers notre époque.
La troupe des Ambiani dont le sens signifie « de la Somme », tire son nom d'une tribu celtique belge qui a donné le moderne Amiens.

Contact avec la troupe : www.les.ambiani.com

Festival de l'Ilophone les 11 et 12septembre













(Photo Jean-Michel Malgorn)
cliquer sur le titre pour lire la source, et voir d'autres photos.

Les dates de la deuxième édition du festival de l'Ilophone sont arrêtées et la programmation promet. Seront présents, les 11 et 12septembre, Soldat Louis, Les Goristes, Merzhin, Red Cardell et ses invités (Jim O'Neil, Stéphane Mellino, Yann Tiersen, Miossec, Thomas Fersen), Craftmen Club, Plantec, Les yeux de la tête et Tzardas. Les places seront mises en vente mi-avril. 27 € pour un jour, 49 € les deux jours. Téléphone: 06.07.49.68.17. Courriel: ilophone@live.fr

Penn Ar Bed. Tarif divisé par deux pour les insulaires

18 mars 2009

La compagnie maritime Penn ArBed propose depuis le 1ermars de nouveaux tarifs. Les insulaires de Molène et Ouessant en résidence principale devront désormais s'acquitter de 6,40 EUR pour une traversée aller-retour, au lieu de 12,80 EUR auparavant, sur présentation de la carte justificative de résidence. Chaque foyer insulaire recevra, par ailleurs, une carte, renouvelable chaque année, permettant dix transports gratuits de 20kg de marchandises. La taxe de port pour les particuliers est, pour sa part, supprimée. Pour le public souhaitant se rendre à Ouessant, Molène ou Sein entre octobre et mai, l'aller-retour a été fixé à 18,40 EUR, et 17,70 EUR pour les enfants de 4 à 11 ans. La desserte des îles sera également renforcée, avec à partir du 15avril, un départ des îles vers le continent chaque mercredi, en complément du service existant le vendredi. Enfin, sur demande lors de l'achat d'un billet de traversée, un coupon permettant de voyager gratuitement sur les lignes de cars du réseau départemental pourra être donné. Pratique Penn Ar Bed, renseignements tél.02.98.80.81.66.

(est-ce suite à ce collectif)

Ouessant.Création d'un collectif de défense des liaisons maritimes
11 mars 2009

Un collectif de défense des liaisons maritimes vient de voir le jour à Ouessant. Composé d'une vingtaine de personnes, le collectif demande que la traversée vers Ouessant se fasse, avec l'escale de Molène, en moins d'une heure. Ce qui, selon eux, ne sera plus le cas, avec la motorisation plus faible du futur Fromveur, le bateau qui assurera les liaisons. Ils demandent également le rétablissement des services supprimés. Un tel collectif existe depuis longtemps à Sein, et depuis une quinzaine de jours à Molène.

lundi 16 mars 2009

PRIX DU LIVRE INSULAIRE 2009: inscription jusqu'au 1er avril.

16 mars 2009

Créé en 1999, en lien avec le Salon international du livre insulaire de l'île d'Ouessant, le Prix du livre insulaire est organisé pour la 11eannée consécutive. À noter, cette année, une nouvelle catégorie éditoriale: le roman policier insulaire. Neuf prix récompenseront les ouvrages parus entre le 1eravril 2008 et le 1er avril 2009. Les remises de prix auront lieu pendant le salon d'Ouessant, les 19 et 20août. Inscription ouverte jusqu'au 1eravril. Règlement et bulletin d'inscription sur le site www.livre-insulaire.fr

Futur bateau pour Ouessant. Une Motorisation en conséquence demandée

13 mars 2009

Un futur bateau doit être mis en service en 2011 entre le continent et Ouessant-Molène. La puissance demandée était de 15 noeuds. Jean-Yves Cozan, conseiller général d'Ouessant, indique être intervenu avec succès auprès de Pierre Maille, président du conseil général du Finistère, pour que ce bateau soit capable de dépasser les 15 noeuds, «afin de pouvoir faire face aux aléas de la mer d'Iroise».

samedi 14 mars 2009

Le parc marin d'Iroise verbalisera les braconniers

Du samedi 14 mars 2009.

Les agents du parc sont là pour servir de médiateurs, mais aussi pour réprimer si nécessaire, les pêches illégales à la pointe de Bretagne.
Ce sont bien des agents du Parc marin d'Iroise qui, en l'absence des gendarmes, ont constaté les pêches illégales de dorades à Douarnenez le 25 février par un bolincheur (bateau de pêche utilisant un filet tournant), a confirmé hier Pierre Maille, président du Parc marin d'Iroise. Simples témoins cette fois, ils n'étaient pas assermentés. « Mais ils le seront bientôt. »

Pierre Maille a aussi demandé hier que le bateau fautif soit sanctionné par les institutions compétentes (suspension de licence, amende...). Mais il a rassuré ceux qui craignent le « flicage » de la mer. « Nous voulons être d'abord des médiateurs. Le travail principal de nos vingt agents c'est l'observation, la prise de mesures dans le milieu, les expérimentations. Ils pourront être appelés à dresser des PV contre les pêcheurs et les plaisanciers, mais en complément des Affaires maritimes. »

D'abord des médiateurs

Les agents du Parc marin ne disposent pour le moment que de petits canots gonflables. Mais ils seront bientôt dotés d'embarcations de 12 mètres pour être plus présents sur l'eau en toute sécurité.

En matière d'activité humaine, le parc est aussi « habilité à donner « avis conforme » sur tous les projets. Un avis qui est opposable à l'Administration. » Le conseil de gestion du parc où siègent élus, pêcheurs et associations, a une sorte de droit de veto si, par exemple, des extractions de granulat en mer s'avèraient néfastes. Peut-il aussi interdire la pêche à la bolinche en baie de Douarnenez ? « Non. Cela relève de la politique générale des pêches. Nous n'intervenons qu'en cas de demande individuelle. »

Qu'en pensent les pêcheurs professionnels ? « C'est le président du Comité des pêches de Douarnenez qui est venu chercher nos agents, souligne Pierre Maille. Cela montre que le Parc marin commence à faire partie de leur paysage. »

Raymond COSQUÉRIC.

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mardi 10 mars 2009

Jean-Yves Cozan et la réunification : ''Il faut une rupture''

Interview, publié le 3/03/09

Source : Le blog de Erwan Chartier-Le Floc'h.

Erwan Chartier-Le Floc'h est journaliste, secrétaire de rédaction au magazine ArMen et chercheur au Centre de Recherche Bretonne et Celtique (CRBC) de Brest.

http://ablogjeanfloch.over-blog.com/
en cliquant sur le titre vous aurez la source.

OUESSANT — [Erwan Chartier] Vous avez été député, vice-président du conseil général du Finistère puis du conseil régional de Bretagne. Où en êtes-vous aujourd'hui ?

[Jean-Yves Cozan] Après trente ans de mandats, je viens d'être réélu conseiller général du canton d'Ouessant. Je pense être élu pendant trente ans encore. J'aurais alors 99 ans, c'est un bon âge pour arrêter.

[EC] Justement, on parle de supprimer les cantons ?

[Jean-Yves Cozan] À mon sens, les cantons vont subsister, car ils sont la base des départements qui ne vont pas être supprimés tout de suite. Ils sont une structure pratique pour l'État en matière de maintien de l'ordre. Je me considère comme régionaliste, autonomiste voire indépendantiste breton, mais je constate qu'en deux siècles, certains départements ont une histoire, et qu'ils continuent à être des structures de proximité. Devoir se rendre à Rennes pour traiter de différents dossiers serait problématique pour les Finistériens ! D'autre part, on a donné aux départements une compétence, l'action sociale, dont personne ne veut et qui va continuer à être gérée par cette structure. Enfin, je suis attaché au département du Finistère parce qu'il est beau.


[EC] Et la proposition de transformer les conseillers généraux et régionaux en conseils territoriaux ?

[Jean-Yves Cozan] J'ai entendu qu'il y avait trop d'élus locaux. C'est n'importe quoi et antidémocratique ! Les élus locaux sont des relais, notamment pour les personnes les plus fragiles. Ils contribuent au tissu social, et ils constituent un maillage précieux pour répondre aux besoins de proximité. Comme tous les élus, je vois tous les jours des personnes qui viennent me demander de résoudre des problèmes, et je peux vous dire que nous ne sommes pas de trop vu l'état actuel de la société !


[EC] Vous pensez donc que le département est toujours pertinent ?

[Jean-Yves Cozan] Historiquement, je constate que la France n'a jamais réussi à mettre en place des structures administratives qui répondent aux attentes des populations. On a toujours ajouté des échelons, et on n'en a jamais supprimé… Les départements risquent donc de durer encore ! Pour paraphraser Stendhal, je dirai que les habitudes priment sur les sentiments. Les gens ont peur du changement, c'est pour cela que l'on voit autant d'hostilité envers le rapport Balladur, alors que personne ne l'a encore lu, et qu'il contient sûrement des choses intéressantes.


[EC] Quel regard portez-vous sur l'évolution des institutions régionales ?

[Jean-Yves Cozan] Je rappelle qu'il existe une loi de 1871 qui permet aux départements de s'unir pour lancer des politiques d'investissement. Par le passé, on aurait pu imaginer qu'il aurait été possible de créer une conférence interdépartementale entre les cinq départements bretons, mais cela ne s'est jamais fait, car les intérêts locaux et particuliers ont toujours pris le dessus. Ensuite, il y a eu les CODER dans les années 1960. C'était une hypocrisie totale, car ils étaient totalement manipulés par l'administration française. On a aussi créé des régions sans âme, dont les Pays-de-la-Loire sont un exemple parfait…


[EC] La région Bretagne n'est pas sans âme ni fonds historique et culturel ?

[Jean-Yves Cozan] Certes, mais il faut voir qui dirige et qui siège au conseil régional. La plupart des conseillers régionaux sont des recyclés des partis politiques, des gens qui n'ont pas réussi à se faire élire ailleurs et qu'on envoie là, alors qu'ils n'ont guère d'idées pour faire avancer la Bretagne. Pas tous bien sûr, mais la médiocrité de pas mal d'élus régionaux pose un réel problème.

D'autre part, dans les années 1970 et 1980, la région Bretagne a été dirigée par des hommes politiques d'envergure, avec une rotation entre les départements : on a eu Pleven, Marcellin, Colin puis Bourges. On peut en penser ce qu'on veut, mais c'était des images de la vie politique bretonne, de vraies personnalités.

Puis, on a eu Josselin de Rohan qui était nettement en dessous.

Depuis, on a Le Drian que j'estime et qui fait ce qu'il peut. Ainsi, en matière culturelle, il y a de bonnes choses. Je vois que certaines structures que j'avais contribuées à mettre en place entre 1998 et 2004, continuent à bien fonctionner comme, par exemple, l'office de la langue bretonne. Cela étant, on peut se demander s'il s'agit de la politique culturelle d'une collectivité bretonne ou française. Doit-on faire comme dans les autres régions françaises ? Bien sûr que non.

Le conseil régional dépend des hommes qui le constituent. S'il n'y a pas d'ambition, la Bretagne ne bougera pas.


[EC] Vous ne semblez guère croire à une évolution des collectivités territoriales telle que semble l'annoncer la commission Balladur…

[Jean-Yves Cozan] Dans ma carrière, j'ai remarqué qu'il y avait un moyen imparable pour faire échouer un dossier, c'était de dire publiquement que le projet était très bon et qu'il serait adopté sous réserve - j'insiste sur l'expression « sous réserve » - de son approbation par la commune, la communauté de commune, le conseil général, le conseil régional et les services de l'État. Lorsqu'on voulait être vicieux, on rajoutait les fonds européens… En attendant que tout ce petit monde se mette d'accord, le dossier était enterré pour vingt ans !

Balladur dit qu'aucun changement territorial ne sera effectué sans l'accord des différentes assemblées concernées… Je vous laisse en tirer les conclusions que vous voulez.


[EC] Vous n'êtes guère optimiste donc pour une éventuelle réunification de la Bretagne ?

[Jean-Yves Cozan] Je ne suis ni optimiste ni pessimiste. Sur cette question, je vois beaucoup d'hypocrisie. Les hommes politiques trichent souvent et je suis certain que des personnalités qui se déclarent aujourd'hui publiquement pour la réunification y sont beaucoup moins favorables que çà en leur fort intérieur. Sans compter les blocages des administrations qui veulent que rien ne change. Lorsque j'étais à la région, je me souviens du sabotage de différentes initiatives en faveur d'un dialogue avec mes homologues des Pays-de-la-Loire par les propres services du conseil régional…


[EC] Que faire alors ?

[Jean-Yves Cozan] Il faut faire des choses ! Avancer, bousculer, multiplier les initiatives, aller aux manifestations et, surtout, réapprendre à se connaître entre Bretons de haute et de basse Bretagne, du littoral et de l'intérieur, de Nantes et de Brest. En se connaissant, en voyageant en Bretagne, nous ferons émerger une véritable conscience collective. Et çà, le système en a peur. Cela viendra des gens, pas des élus. Cela ne suffira sans doute pas. Je ne pense pas que les choses se fassent naturellement, et que le bon sens s'impose tranquillement. Mon expérience m'apprend qu'il faut parfois y aller fort pour obtenir certaines choses. Ce qui se passe aux Antilles en ce moment l'illustre bien ! La réforme territoriale et la réunification de la Bretagne sont de bonnes initiatives, et je les soutiens. Mais, pour les obtenir, il faudra passer par des actes symboliques forts et prophétiques. Je ne pense pas qu'une évolution douce soit possible, il va falloir une rupture.


[EC] Qu'entendez-vous par rupture ? Des actes sortant de l'illégalité ?

[Jean-Yves Cozan] Ici, il faut d'abord être clair : le droit n'est que le résultat d'un rapport de force social. Et que dire de la violence institutionnelle, celle de l'État, de la misère sociale, du chômage… Pour obtenir des choses, il ne faut pas hésiter à aller loin. C'est parce que les agriculteurs bretons ont pris une sous-préfecture d'assaut qu'on a obtenu des routes et un port à Roscoff, non ? La Bretagne est respectée parce qu'on sait que les Bretons sont parfois prêts à revendiquer, à « gueuler » et à dépasser certaines « limites ». Pour obtenir la réunification, il faut donc passer à des actes forts qui recueillent l'approbation d'une large part de la population. Par exemple, les forces de l'ordre ne craignent qu'une chose, les occupations de bâtiment parce que c'est très difficile à gérer et à faire évacuer. Je dis donc qu'il n'y a qu'à s'installer un vendredi soir à la préfecture de région de Nantes et au conseil régional des Pays-de-la-Loire et prendre en otage quelques jours le préfet… À mon avis, cela devrait débloquer les choses !

[EC] Rien que çà !

[Jean-Yves Cozan] On ne frappe que les chiens qui se couchent, pas ceux qui mordent ! ■

lundi 9 mars 2009

Mer d'Iroise. À vos appareils photo.

L'école navale et le pays du Menez-Hom Atlantique, en partenariat avec le Parcnaturel marin d'Iroise, organisent un concours photos sur le thème de «La mer d'Iroise, l'estran, les hommes».

Ces photographies devront mettre l'accent sur les richesses de l'Iroise, de Porspoder à Douarnenez, et les activités humaines qui lui sont liées.

Les participants ont jusqu'au 10avril pour adresser jusqu'à trois clichés, sous forme de papier photo format A4 ou en tirage papier 20 par 30cm, sans marge.

Les gagnants seront avertis par courrier, mais les prix seront décernés lors de la journée portes ouvertes de l'École-Navale, le 23mai.

Renseignements et inscriptions: Parc Marin d'Iroise; tél.02.98.44.17.00. Courriel: parcmarin.iroise@aires-marines.fr

vendredi 6 mars 2009

L'abeille noire réintègre le continent

Grand air et flore subtilement salée composent le cadre de vie de l'abeille noire bretonne. Sauvegardée depuis les années 80 sur l'île d'Ouessant, indemne de toute contamination, elle part à la reconquête de son territoire d'origine : le grand Ouest.

À l'écart de l'hécatombe, un village d'irréductibles hyménoptères résiste aux invasions. En dix ans, en France, le taux de mortalité hivernal des abeilles est passé de 3 ou 5 % à plus de 30 %. Ce qui signifie 300 000 à 400 000 ruches décimées chaque année. À quelques encablures des insecticides, pesticides neurotoxiques et virus du continent, l'île d'Ouessant, au large des côtes finistériennes, est le sanctuaire de l'abeille noire.


Photo: Jean-Louis Le Moigne

Un rucher-conservatoire

L'histoire débute en 1987. Confrontés à la venue imminente d'un prédateur de sinistre notoriété, le varroa(1) ou " vampire de l'abeille ", des apiculteurs décident de mettre hors d'atteinte l'écotype local, l'Apis mellifera mellifera, sur le seul isolat géographique possible : l'île d'Ouessant. Les abeilles heureuses élues proviennent des monts d'Arrée, des régions des Abers et de La Roche Maurice. Ses sauveurs s'organisent en formant une association : le rucher-conservatoire, et confortent, petit à petit, la qualité de l'abeille noire. " Il a fallu sélectionner, éliminer les colonies qui ne correspondaient pas aux critères stricts de l'écotype régional de l'abeille noire européenne " raconte Louis Colleoc président de l'association. Avec l'appui de scientifiques de l'Université de Bretagne occidentale, un protocole de mesures est établi afin de dresser une carte d'identité de la protégée. Durant quatre années, plusieurs centaines de souches sont testées, leurs mesures biométriques analysées. Depuis 1997, les colonies d'Ouessant, tenues à l'abri des hybridations dues aux importations d'abeilles étrangères, correspondent toutes aux critères de l'abeille noire locale. Fait unique en France, rare en Europe, le rucher ouessantin, " aussi sain que l'air du grand large ", est exempt de virus. " Une richesse pour l'apiculture de l'Ouest " selon la Fédération apicole Bretagne et Pays de Loire (FABPL). Car, sur le continent, c'est la débandade. Les abeilles se meurent. Pour remplacer les disparues, les apiculteurs avaient fait le choix d'acheter des reines étrangères. Un retour vers les abeilles autochtones est aujourd'hui sérieusement amorcé.

Pour lire l'article dans sa totalité cliquer sur le titre.

Contact :
-Association pour la conservation et le développement de l'abeille noire bretonne - Rucher - conservatoire, tél. : 02 98 73 20 35

-Jean-Luc Hascoët, Conservatoire de l'abeille noire, Ouessant. 06.70.27.09.25. Le week-end au Stiff.
Apiculteur passionné et routier par obligation, Jean-Luc Hascoët fabrique un divin miel extrapur, à partir du travail patient des abeilles noires d'Ouessant. Chouchen et cidre bio complètent sa panoplie de qualité.

Stage de breton en immersion sur l'île d'Ouessant.


OUESSANT — Il reste encore quelques places pour le stage de breton en immersion à l'île d'Ouessant du 13 au 17 avril 2009.


Ce stage d'une semaine sur l'île d'Ouessant donne aux participants de tous niveaux, l'occasion de vivre en breton tout en profitant de la beauté du site !


Au cours de ce séjour, les stagiaires auront l'occasion de faire « l'école buissonnière » en breton : découverte du milieu, rencontre avec les Ouessantins… et de nombreuses autres surprises !


Ce stage est ouvert à tous ceux qui souhaitent acquérir les bases ou se perfectionner.
Cette semaine peut être prise en charge par le biais de la formation continue.
Prochains stages courts en juillet.

Stumdi
Manoir de Keranden
BP 311
29413 Lanederneau Cedex
02 98 21 39 94
bzh.stumdi at wanadoo.fr

En cliquant sur le titre vous irez sur le site de Stumdi.

Parution du Journal de Botanique n°43


La Société botanique de France vient de faire paraître le "Journal de Botanique" n°43.

entre autre: Bioret & F. Quénot - Atlas préliminaire de la flore vasculaire de l’île d’Ouessant (Finistère).


Table des matières

Comptes rendus de la journée d’études Enseignement de la Botanique du 20 septembre 2006.
C. Dumas - Botanique et Biologie végétale, deux formations complémentaires.
I. Bonnin - L’enseignement des sciences du vivant en lycée agricole.
J. Vallade - Présentation des résultats de l’enquête de la S.B.F. sur "la situation de la botanique dans les Facultés des Sciences après la réforme LMD".
V. Malécot - Enquête et bilan sur l’enseignement et la recherche en systématique en France.
R. Courtecuisse - Pertinence des savoirs botaniques dans le monde d’aujourd’hui.
E. Dodinet - Enquête menée sur les botanistes sous l’égide de la Société Botanique de France en coopération avec Tela Botanica et La Garance Voyageuse.
T. Sévenet - Biodiversité tropicale, plantes et médicaments : hier et aujourd’hui.
C. Dumas - Pour enseigner la botanique : quelle formation ?
C. Dumas - "Le Monde Végétal" et "La Systématique".
B. de Foucault - Validation nomenclaturale de syntaxons inédits ou invalides.
Bioret & F. Quénot - Atlas préliminaire de la flore vasculaire de l’île d’Ouessant (Finistère).
R. Sornicle - Compte rendu de la minisession Loire - 29 au 31 août 2008.
A. Charpin - Analyse d’ouvrage.
Procès verbal de l’assemblée générale et de la séance du 21 mars 2008.


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En téléchargement : résumé des articles du journal.
Pour plus de renseignements :
Site Internet de la SBF
Résumé des articles du journal

© copyright de la source de l’article (auteur ou éditeur) Licence de l’article : Contacter l’auteur

Brest-Ouessant. La Finist'Air renouvelle son bail

La commission permanente du conseil général du Finistère a décidé, hier, d'attribuer la délégation de service public pour l'exploitation de la Finist'Air. Cette décision, valable du 1eravril 2009 au 31mars 2012, fait suite à un appel d'offres européen dans lequel la Finist'Air, qui assure de longue date la desserte de l'île, avait été placée en concurrence avec la société danoise BenAir. Le concours financier du département et de l'Etat atteindra un peu plus de 2,6millions d'euros sur la période concernée. Deux Cessna assurent deux rotations quotidiennes, au minimum, entre la cité du Ponant et Ouessant.

Passer un week-end ou plus. De Belle-Île à l'île d'Ouessant

La Bretagne a le vent en poupe

Terre indissociable de la mer, la Bretagne fait chavirer les coeurs de bons nombres de visiteurs qui viennent y passer un week-end ou plus. De Belle-Île à l'île d'Ouessant en passant par la célèbre Pointe du Raz, les balades ne manquent pas dans la région. Alors n'attendez plus, larguez les amarres et partez explorer cette belle contrée !

Fonction en cliquant sur le titre.

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