vendredi 6 mars 2009

L'abeille noire réintègre le continent

Grand air et flore subtilement salée composent le cadre de vie de l'abeille noire bretonne. Sauvegardée depuis les années 80 sur l'île d'Ouessant, indemne de toute contamination, elle part à la reconquête de son territoire d'origine : le grand Ouest.

À l'écart de l'hécatombe, un village d'irréductibles hyménoptères résiste aux invasions. En dix ans, en France, le taux de mortalité hivernal des abeilles est passé de 3 ou 5 % à plus de 30 %. Ce qui signifie 300 000 à 400 000 ruches décimées chaque année. À quelques encablures des insecticides, pesticides neurotoxiques et virus du continent, l'île d'Ouessant, au large des côtes finistériennes, est le sanctuaire de l'abeille noire.


Photo: Jean-Louis Le Moigne

Un rucher-conservatoire

L'histoire débute en 1987. Confrontés à la venue imminente d'un prédateur de sinistre notoriété, le varroa(1) ou " vampire de l'abeille ", des apiculteurs décident de mettre hors d'atteinte l'écotype local, l'Apis mellifera mellifera, sur le seul isolat géographique possible : l'île d'Ouessant. Les abeilles heureuses élues proviennent des monts d'Arrée, des régions des Abers et de La Roche Maurice. Ses sauveurs s'organisent en formant une association : le rucher-conservatoire, et confortent, petit à petit, la qualité de l'abeille noire. " Il a fallu sélectionner, éliminer les colonies qui ne correspondaient pas aux critères stricts de l'écotype régional de l'abeille noire européenne " raconte Louis Colleoc président de l'association. Avec l'appui de scientifiques de l'Université de Bretagne occidentale, un protocole de mesures est établi afin de dresser une carte d'identité de la protégée. Durant quatre années, plusieurs centaines de souches sont testées, leurs mesures biométriques analysées. Depuis 1997, les colonies d'Ouessant, tenues à l'abri des hybridations dues aux importations d'abeilles étrangères, correspondent toutes aux critères de l'abeille noire locale. Fait unique en France, rare en Europe, le rucher ouessantin, " aussi sain que l'air du grand large ", est exempt de virus. " Une richesse pour l'apiculture de l'Ouest " selon la Fédération apicole Bretagne et Pays de Loire (FABPL). Car, sur le continent, c'est la débandade. Les abeilles se meurent. Pour remplacer les disparues, les apiculteurs avaient fait le choix d'acheter des reines étrangères. Un retour vers les abeilles autochtones est aujourd'hui sérieusement amorcé.

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Contact :
-Association pour la conservation et le développement de l'abeille noire bretonne - Rucher - conservatoire, tél. : 02 98 73 20 35

-Jean-Luc Hascoët, Conservatoire de l'abeille noire, Ouessant. 06.70.27.09.25. Le week-end au Stiff.
Apiculteur passionné et routier par obligation, Jean-Luc Hascoët fabrique un divin miel extrapur, à partir du travail patient des abeilles noires d'Ouessant. Chouchen et cidre bio complètent sa panoplie de qualité.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo et merci à vous , ainsi qu'a vos petites protégées, pour votre travail. Surtout continuer sur cette voie.
Christophe (Bxl Belgique)

Andréas Guyot. a dit…

je ne voulez pas faire un blog qui parle de moi, mais de Ouessant à travers la presse.

corinne a dit…

Nous aimerions proposer ce succulent miel à nos clients, très demandeurs, dans notre épicerie fine àParis.
Est-ce possible? Qui peut-on contacter?
Mille mercis pour votre réponse.
Le terroir de Max

Andréas Guyot. a dit…

Oui, je sais mais le miel n'est vendu que sur place.

dommage.

Anonyme a dit…

Bonjour,
j'aimerais savoir votre opinion sur le pollen frais???
Merci d'avance

Anonyme a dit…

Bonjour, très intéressant comme article et je recherche l'adresse mail de l'association mais pas moyen de la trouver sur le net ?

Cordialement,

Anonyme a dit…

bonjour,
j'ai bien compris qe vous ne vendiez votre miel que sur l'île. Mais, par correspondance, puis je l'envisager? J'habite en Alsace et suis curieuse de découvrir la saveur de ce miel trés exceptionnel.
Cordialement, Corinne Chrétien-Gargam

Anonyme a dit…

Bonjour, Stéphane d'Andorre. Je suis un jeune apiculteur en Andorre à 1400 m d'altitude. J ai cru entendre que vous vendez des reines. En Andorre nous n'avons pas de culture intensive du au montagne. j'ai quelques essaims en WARRE et j'aimerais pouvoir faire une commande de reine (d'abeille) si cela est bien sur possible. merci et vive les abeilles

Anonyme a dit…

Bonjour

3% de mortalité à Ouessant, et 30 à 40 sur le continent.

La qualification de celui qui s'occupe des abeilles est pour 80 % des mortalités.

Il y ceux qui perdent leurs abeilles, et ceux qui produisent de grosses quantités de colonie nouvelles chaque année.

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