jeudi 30 avril 2009

"Bidule et l'horizon", de David Sire.

Pour moi, cet artiste ne se prend pas au sérieux, l’album à l’esprit léger presque volatile, il vous transporte dans son univers, de Strasbourg à Ouessant en cerf-volant.
Du 15 mai au 21 juin 2009, de Strasbourg à l'île d’Ouessant via Paris, David Sire passera cinq belles semaines à sillonner les chemins de traverse

Découverte Obiwi, l’enveloppe ouverte, j’écoute. Première impression, premiers mots, premiers pas, je pense à Boby la Pointe et en parcourant la jaquette, je ne suis pas surpris de trouver en 3 "T’a Katie t’a quitté".
L’album est sobre, mûri dans la pure tradition de la chanson française, musique propre et ambiance légère. David Sire a une voix tendre, douce à entendre, il se sert d’une belle élocution pour jouer avec les mots, et aussi parfois en tirer de l’émotion: "Olga, c’est mon pays à moi, mon velours et ma Volga".

Pour moi, cet artiste ne se prend pas au sérieux, l’album à l’esprit léger presque volatile, il vous transporte dans son univers, de Strasbourg à Ouessant en cerf-volant. La chanson 8 "Les verres fumés" est ma préférée, sans doute dû au fait que je partage cette idée que "Les verres fumés ce n’est pas fait pour les amoureux, les amoureux ça regarde le soleil dans les yeux". Les mots de cet album sont entourés de mélodies qui donnent corps et volume aux propos. L’écouter en observant une île perdue sur la toile, un verre à la main, quelques étincelles qui crépitent au cœur d’un foyer, se noyer dans "L’eau de là", tournicoter comme "L’éolienne" ou sombrer dans "Le zoo".

Non, je ne regrette rien, certainement pas d’avoir pris le temps d’écouter Bidule et l’horizon. Instant simple, et plaisir pur.

http://info-culture.com/public/manifestation/51446

DAVID SIRE en roue libre
« Strasbourg-Ouessant à vélo volant »
Concert-spectacle

Vendredi 15 mai à 19h30 à la Friche laiterie

Du 15 mai au 21 juin 2009, de Strasbourg à l'île d’Ouessant via Paris, David Sire passera cinq belles semaines à sillonner les chemins de traverse, loin des sentiers battus, libre comme une chanson. Son équipage : un vélo et une carriole. Ce troubadour du 21ème siècle avec son drôle de cirque ambulant est tour à tour chanteur, clown, conteur, fabuliste, équilibriste, volcan, poussière, voix, geste, regard, silence, fou, paisible, amoureux, insatiable. De 7 à 107 ans. Ses bidules ? Une chanson pour voix et pompe à vélo, la métaphysique du nez bouché, la fable truculente de l’alambic, une sarabande onomatopéique. Au fil de cet univers, se dessine un horizon, celui d’un présent joyeux et généreux.

lundi 27 avril 2009

Philip Plisson, les yeux de la mer


Philip Plisson photographie de son bateau, « la plus belle des îles », dit-il, lui dont les images ornent les intérieurs français.





Photo: Thierry Creux

Ouest-France publie à partir de mercredi, et chaque mercredi suivant, huit numéros spéciaux consacrés à la mer, avec des photos de Philip Plisson, navigateur photographe, peintre de la Marine. Portrait du maître, dans un tableau.

Personnage.
Philip Plisson, c'est ce gamin des années cinquante, dont le monde s'effondre, chaque fin d'été, lorsqu'il quitte La Trinité-sur-Mer, dans le Morbihan. C'est ce premier communiant recevant son premier appareil et qui, découvrant les photos de Keth Beken, décide « de faire et d'être comme lui ». C'est ce jeune homme qui quitte son boulot de commercial, en 1974, et s'installe à La Trinité, avec femme et enfants, pour « vivre de mes deux passions, la mer et la photo ». C'est le même en sexagénaire, avec ses rêves de gosse intacts : « Je suis bien loin d'avoir comblé tous mes désirs d'enfant. »

Ciel doré.
Le personnage, à gauche de notre tableau, se découpe sur un ciel doré. Soleil levant ou soleil couchant, ciel de gloire. En 1991, Philip Plisson a été élevé au rang de Peintre de la Marine. Deux à trois millions de foyers vivent avec une photo de Plisson chez eux. Le Coup de vent sur les Poulains a fait le tour du monde. Mais le bonheur n'est pas dans la notoriété. « Il y a un besoin de tempête, de vagues, d'air du large. Si j'ai pu aider à faire entrer la mer chez les gens, c'est bien. » Modestie d'élite, excellence de l'exercice : « Doisneau l'a bien dit, c'est la nature qui fait tout. Il suffit d'être au bon moment au bon endroit. » Et encore : « Pour être photographe de la mer, il faut d'abord être marin. » ll en voit peu : « Deux Britanniques, deux Italiens... »

Ciel tourmenté.
À droite du ciel doré, un amoncellement de nuées menaçantes. Tout n'est pas bleu dans cet intérêt massif pour la mer. « Nos côtes sont couvertes de maisons aux volets clos dix mois de l'année, de bateaux affreux qui ne sortent que deux jours par an ! C'est abominable ! Je ne pourrais plus faire aujourd'hui les photos que j'ai faites il y a dix ans. » Sur ce fond d'encre passe aussi un nuage rose : « Pour trouver de l'authenticité, il faut désormais aller loin, vers le Maine, aux États-Unis, ou vers l'Italie du sud ! Là-bas, en baie de Naples, le dimanche, les gens sortent en famille sur leurs petites barques colorées, c'est admirable. »

Ombre.
On ne verra pas Philip Plisson défendre la mer, les côtes, l'authenticité, à la télé. « Aujourd'hui, on met en avant les vedettes du show-biz et de l'audiovisuel pour parler des grandes causes. Ça me désole ! Si mes images peuvent soutenir le travail d'un spécialiste, donner l'envie de défendre la mer, c'est très bien. Mais mon rôle s'arrête là. Hulot ? Il fait son boulot, il n'est pas un donneur de leçon, et il a raison. Moi, je positive. Il y a dix ans, la côte sauvage de Penthièvre, à Etel, était un dépotoir. Aujourd'hui, beaucoup moins. La nouvelle génération est plus consciente des enjeux. Elle a changé ses gestes. Ce qui compte, c'est de faire entrer la mer dans le coeur des enfants. On ne respecte que ce qu'on aime. » Le personnage ne cherche pas à être vu. Dans son ciel doré, il est de dos.

Bateau.
Le personnage est tourné vers le large. Sur la mer, un bateau aux charmes secrets, anciens mais vivaces. « Préparer, embarquer, naviguer, découvrir, accoster, c'est le même bonheur que j'éprouve, sur le Queen Mary, un porte-conteneurs, un bateau de la Royale ou sur mon petit bateau, quand on va de La Trinité à Port-Haliguen pour manger des crêpes. Et vous connaissez ces soirs ? Vous ne voyez pas encore la terre, mais vous la sentez : un vent thermique vous apporte ses odeurs, ses parfums. C'est un inventaire magique. Vous voyez apparaître de petites lumières et bientôt vous voyez la terre se lever. C'est la même émotion que j'éprouvais sur le bateau de mon père. »

L'horizon.
En fond de tableau, l'horizon. Incertain, fabuleux, ouvert. Comme il doit être. « J'ai toujours rêvé de partir vivre sur un bateau, et je m'endors chaque soir en rêvant des photos que je ferai le lendemain. Je ne suis pas un homme d'affaires et je suis toujours prêt à tout vendre. Pour mes 60 ans, j'ai dit à ma femme : 'on part, vivre sur le bateau, voir autre chose'. Elle a dit non, mais... » Mais il lui faut attendre. Écrire ses mémoires, avec pourquoi pas quelques chapitres taillés au sabre d'abordage, et s'attaquer à un projet d'inventaire digne d'un Peintre de la Marine : « Les côtes de France, en trois volumes, Boulogne-Ouessant, Ouessant-Hendaye, la Méditerranée. Vues de la mer, bien sûr. De mon bateau. Le bateau, c'est la plus belle des îles. »


Jean-François ERCKSEN.

vendredi 24 avril 2009

Théâtre sur cour. «Joyeuse pagaille» à Ouessant



Théâtre sur cour. «Joyeuse pagaille» à Ouessant.

La troupe Théâtre sur cour, dirigée par Jean-Luc Abarnou, rencontre un grand succès, avec sa nouvelle pièce, «Joyeuse pagaille». Après Plouzané et Ouessant, ce sera le tour de Ploumoguer,

24 avril 2009

Après le succès des représentations des deux pièces comiques tout public, «Salut Jeannot» mise en scène par Nicole Le Corvoisier et «Joyeuse pagaille» de Régis Porte, mise en scène par Jean-Luc Abarnou, l'association «Théâtre sur cour» s'est déplacée à Ouessant, l'autre week-end.
La troupe a reçu un accueil chaleureux et le public a pu apprécier un spectacle de qualité. Tout au long de la représentation, beaucoup de rires et d'applaudissements ont retenti. Il est vrai que «Joyeuse pagaille» ne manque pas de sel. Les tribulations de cette célibataire qui s'invente une famille (mari, enfants et belle-mère), pour échapper à un patron entreprenant, sont irrésistibles.
Dates de représentations.
La prochaine représentation est prévue demain, à 21h, à Ploumoguer.
De plus, Théâtre sur cour sera présent à la manifestation départementale des Théâtrales 29, proposée du 28 mai au 31 mai; elle jouera son spectacle le vendredi 29mai, à Brélès.
L'association accueillera également deux troupes (Boui Boui Théâtre, de Loperhet et Le Moulin à paroles, de Plouvien), le samedi 30 mai, au centre culturel.
Elle jouera aussi à Plougastel, le dimanche 31mai, pour venir en aide à l'association caritative «Le nez en l'air», puis le samedi 6juin, à la MPT de Brest - Saint-Pierre; la recette, cette fois, est destinée à l'association «Les Amis de Franck», qui oeuvre, cette année, pour la cause des enfants atteints de maladies lysosomales.

jeudi 23 avril 2009

Un croisiériste allemand hélitreuillé au large de l'île d'Ouessant

jeudi 23 avril 2009

Ce matin, le passager d'un navire de croisière battant pavillon des Bahamas a été hélitreuillé par un hélicoptère de la Marine nationale à 70 kilomètres au nord-ouest d'Ouessant. Les services hospitaliers de la Cavale Blanche à Brest l’ont pris en charge peu après midi. L'alerte a été donnée vers 10h. Le navire à passagers Albatros qui naviguait à destination de la Corogne a pris contact avec le CROSS Corsen. Un de ses passagers, un homme de 79 ans de nationalité allemande, souffrait de problèmes rénaux. Après une consultation téléphonique auprès du centre médical de Toulouse, l’évacuation du malade a été décidée.

lundi 20 avril 2009

De l’utilisation de l’énergie de la mer...pourquoi pas à Ouessant.!

courrier international; Lundi 20 avril 2009
Enquêtes et reportages / CO2 mon amour

Une armada de bouées et de serpents de mer
26.03.2009 | Anxo Lugilde | La Vanguardia

Les ingénieurs portugais et espagnols rêventà la domestication des vagues comme leurs ancêtres marins à la conquête des nouveaux mondes. Face à des obstacles tout aussi impressionnants.

DE PÓVOA DE VARZIM
Trois serpents métalliques rouges de 150 mètres de long et de 3,5 m de diamètre, semi-émergés, ondulent depuis plusieurs mois sur les puissantes vagues de l’Atlantique face à Póvoa de Varzim, une ville touristique du nord du Portugal. A l’intérieur de ces tubes articulés, composés de quatre cylindres, se trouve un mécanisme hydraulique capable d’approvisionner en électricité 1 600 foyers. Cette toute première centrale portugaise, le projet Pelamis, fonctionnant à l’énergie marine a été raccordée au réseau national à la fin septembre. Avec les bouées de Santoña (Cantabrie) et les turbines de Mutriku (Pays basque) – dont l’installation et la construction sont actuellement en cours – il s’agit, sur la péninsule Ibérique, de l’un des premiers projets d’utilisation de l’énergie de la mer. “Nous avons dépassé l’étape des prototypes, ce qui, dans l’histoire de l’aviation, correspond au passage des expériences des frères Wright à la phase commerciale”, déclare avec enthousiasme l’ingénieur portugais Rui Barros. C’est sur la côte ouest de l’Ecosse que les vagues atteignent la puissance la plus élevée d’Europe : selon les données de l’Union européenne, cette puissance peut aller jusqu’à 67 kilowatts par mètre de crête. Dans le golfe de Gascogne, la puissance des vagues est de 44 kilowatts, et en Galice, de 55 kilowatts. Elle diminue au fur et à mesure qu’on se dirige vers le sud jusqu’à atteindre 33 kilowatts à hauteur de l’Algarve. Pour être rentable, la technologie actuelle exige un minimum de 20 kilowatts.

“Concrètement, la Galice pourrait devenir autosuffisante”, avance José Luis García, responsable du secteur des énergies renouvelables chez Greenpeace Espagne. Aucun projet n’a cependant encore été mis en œuvre sur les côtes de la Galice, bien que certaines entreprises comme Norvento y travaillent et que le gouvernement de la communauté autonome finance la re­cherche pour de nouveaux équipements.

Outre les serpents de mer du Portugal, les projets en cours sur la péninsule utilisent deux autres mécanismes. Iberdrola Renovables (associée à d’autres entreprises comme la française Total, l’américaine Ocean Power Technologies et des organismes de Cantabrie) vient tout juste d’installer, à 4 kilomètres de Santoña, la première des dix bouées de la future centrale qui sera raccordée à un poste de transformation et permettra d’approvisionner 2 500 foyers. A Mutriku (Guipúzcoa), l’énergie des vagues sera captée par une digue équipée de turbines grâce à une technologie appelée “co­lonne d’eau oscillante”. Selon l’Agence de l’énergie du Pays basque (EVE), ce système pourrait être mis en service à la mi-2009. Un peu moins puissant, il permettra tout de même de fournir de l’électricité à 600 personnes pour leur consommation domestique grâce à une production annuelle de 600 MWh. Le projet de Mutriku est le moins apprécié des écologistes. Ceux-ci craignent en effet qu’il ne serve de prétexte pour construire plus de digues.

L’énergie marine n’est pas gratuite, loin de là ! A elle seule, la première phase du projet de Santoña, incluant la bouée et l’infrastructure électrique, représente 3 millions d’euros. Les projets de Mutriku et de Póvoa de Varzim ont respectivement coûté 6,1 et 9 millions d’euros. “Les coûts sont quatre fois plus élevés que ceux de l’énergie éolienne”, souligne, à titre de comparaison, l’ingénieur Rui Barros. Cela est dû, notamment, aux conditions hostiles de la mer, à la force des vagues, à la corrosion marine et à la nécessité de transporter l’énergie vers la terre ferme. Au Portugal, on espère que l’énergie des vagues finira – à moyen et à long terme – par faire con­currence à l’énergie éolienne. Selon les calculs réalisés, il faudrait pour y parvenir disposer de 1 gigawatt de puissance installée, soit 400 fois le parc de machines de Póvoa. Aucun impact sur l’environnement n’a pour l’instant été décelé sur les projets à petite échelle en cours.

Aléas

Les serpents de mer du projet Pelamis comptent parmi les victimes de la crise économique. Ils ont été retirés de la mer à la mi-novembre 2008 et attendent désormais sur les quais du port de Leixões, près de Porto. L’un des partenaires du projet, l’entreprise australienne Babcock & Brown, est en effet en quasi-faillite, tandis que deux participants, les portugais Energias de Portugal (l’EDF local) et EFACEC, se sont retirés.

Déchets en mer : ce phénomène n'est pas seulement côtier.

Déchets en mer : tout reste à faire !
Actu-Environnement.com - 19/04/2009

La pollution des mers par les macro déchets est difficile à évaluer. Détritus sur les plages, déchets flottants et décharges sous marines sont pourtant une réalité. Le Grenelle de la Mer devrait aboutir en mai à des recommandations sur ce sujet.

On connaît le drame des marées noires. Mais une pollution plus insidieuse impacte depuis des années les milieux marins : les déchets. En effet, la mer a longtemps servi de poubelle mondiale (déchets en mer, épaves coulées, munitions immergées…), sans qu'aucune réglementation ne vienne encadrer ces pratiques. Le Grenelle de la Mer, initié en décembre 2008, a créé un groupe de travail dédié à cette problématique déchets. Parmi, les dossiers prioritaires, celui des macro déchets. C'est un problème sociétal, qui concerne tout le monde. Ce n'est pas une problématique locale, explique François Galgani, chercheur à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), qui participe au comité opérationnel Déchets. La partie la plus visible de cette pollution est constatée chaque année au travers des plages souillées et des campagnes de nettoyage. Mais ce problème est beaucoup plus vaste et surtout beaucoup plus complexe à résoudre. Si pour l'homme, cette pollution est avant tout visuelle, les grands organismes marins sont victimes d'étouffement à la suite d'ingestions. Les planctons seraient également impactés par la présence de micro déchets (micro plastiques, plastiques en décomposition…).

Une pollution encore mal évaluée

Si la pollution des macro déchets est souvent constatée le long du littoral, ce phénomène n'est pas seulement côtier. Les déchets sont transportés par les courants océaniques, et si certains terminent leur course sur les plages, d'autres s'accumulent à la surface des eaux, dans des zones où il y a peu de courant, ou dans les fonds marins.
L'Ifremer a étudié cette pollution dès 1992. De 1992 à 1998, près de trente campagnes océanographiques ont été effectuées, complétées par des observations par submersibles habités. Les résultats ont mis en évidence l'existence de zones d'accumulation près des côtes mais aussi en profondeur, jusqu'à 2.000 mètres de fond. Il y aurait ainsi selon les estimations, entre la surface et 200 m de profondeur, 150 millions de débris pour la mer du Nord, 50 millions pour le golfe de Gascogne, 175 millions pour le bassin nord-ouest de la Méditerranée et 300 millions pour l'ensemble du bassin et 40 millions pour la mer Adriatique. Des campagnes menées dans le cercle arctique ont montré que l'on y trouvait la même densité de déchets que dans la Manche, soit 0,5 déchets par hectare. Dans certains canyons méditerranéens, on trouve des densités très fortes : 1.500 débris à l'hectare soit l'équivalent de deux terrains de football. Les déchets se concentrent dans des zones de faible turbulence, au large, dans des canyons très profonds, où la dégradation est d'autant plus lente qu'il y a peu d'oxygène et de lumière, note François Galgani.
Concernant les déchets flottants, il n'existe que très peu d'évaluations. Les déchets flottants dans le golfe du Lion, zone la plus touchée, sont estimés à 5,5 millions, avec de plus fortes densités à proximité des grandes métropoles. Pour l'ensemble de la Méditerranée, il s'agit de près de 750 millions de détritus qui circuleraient au gré des courants et des vents. Si la dénomination d'îles de déchets semble excessive, il n'est pas rare de retrouver au large des océans, des étendues de déchets sur 30 à 40 mètres, d'une épaisseur de 3 à 4 mètres.

Une origine diffuse

Les plastiques constituent l'essentiel des macro déchets, de 60 à 95 % selon les sites. Produits en grande quantité, les déchets plastiques sont légers et très mobiles : vents et courants les déplacent constamment. La durée de vie de ces déchets est longue et relativise beaucoup le pouvoir de dégradation attribué à la mer.
La localisation de zones d'abondance, a permis aux chercheurs de l'Ifremer de montrer que les fleuves (à leur embouchure) et les agglomérations urbaines situées sur le littoral, les zones touristiques ainsi que les navires (navires de commerce et navires de pêche essentiellement) sont responsables de la plupart des apports pour les côtes françaises. Contrairement aux idées reçues, ces déchets proviennent essentiellement de terre et sont drainés, via les bassins versants, vers la mer. Les déchets collectés en mer et sur le littoral sont de provenances diverses : abandons sur le littoral, rejets dans les ports, décharges, activités domestiques, agricoles et industrielles, trafic maritime, résidus de matériel de pêche…

Les moyens de lutte

Si une convention internationale (MARPOL), initiée par l'Organisation maritime internationale (OMI), vise à réduire la pollution par les ordures des navires, en exigeant que les pays signataires acceptent de recevoir les déchets de tous les navires qui font escale dans leurs ports, l'origine diffuse des macro déchets rend la résolution de ce problème complexe.
Une autre initiative, visant à interdire la distribution de sacs plastique à l'horizon 2010, devrait permettre de réduire à la source cette pollution. Le bilan pour l'environnement de cette mesure est favorable. Petit à petit, les apports diminuent, constate François Galgani.
Le Grenelle de la Mer se penche également sur la question des déchets. Un groupe de travail, piloté par l'association Robin des bois et réunissant l'ensemble des parties prenantes, planche depuis décembre sur la problématique des macro déchets. L'objectif du groupe est la réduction de la pollution à la source, explique Jacky Bonnemains, membre de l'association. Sur chacune des sources, nous allons proposer des recommandations. Les travaux complets du groupe de travail seront restitués le 7 mai prochain.
Quid de la réparation de cette pollution ? Si techniquement le nettoyage des fonds est possible, cela coûte très cher. Concernant le littoral, des modes de nettoyage existent aujourd'hui mais ils sont souvent mécaniques, ce qui pose problème. Cela détruit un habitat, la laisse de mer1, et un milieu qui enrichit les dunes et freine l'érosion. L'impact du nettoyage mécanique est souvent négatif, analyse Jacky Bonnemains.

S.FABREGAT

1/ La laisse de mer est l'accumulation par la mer de débris naturels (algues, bois flotté, coquillages, os de sèche, etc.)

Et si le terrain de jeu...! changait d'endroit...?

lundi 20 avril 2009

Finistère: le missile factice fait « plouf » dans l’océan

Il devait flotter, il a coulé… La Marine nationale a perdu samedi matin un missile factice tiré à partir d’un sous-marin à une trentaine de kilomètres au sud de la pointe de Penmarc’h, « le dispositif de flottabilité n’ayant pas fonctionné ». Une opération de récupération doit avoir lieu dans les prochains jours.

Nouveau missile balistique M51

En raison du danger pour la navigation, la préfecture maritime de l’Atlantique a pris un arrêté de restriction de certaines activités maritimes dans le secteur concerné. Elle se borne à indiquer qu’il s’agit d’un engin de «plusieurs tonnes ».

Officiellement, impossible d’en savoir beaucoup plus long. Comme tout ce qui concerne la dissuasion nucléaire, le silence est de mise. On peut penser que l’engin factice a une taille relativement importante, ce qui fait pencher pour une maquette du nouveau missile balistique M51, actuellement en cours d’essais.

56 tonnes

Ce missile mesure 12 mètres de long pour 2,3 mètres de diamètre. Il pèse 56 tonnes. A partir de 2010, il équipera les sous-marins nucléaire lanceurs d’engins basés à l’Ile-Longue, en face de Brest.

Plus bavard que la Marine nationale, et apparemment bien renseignée, l’encyclopédie en ligne Wikipedia indique : « Avant la mise en service du missile, planifiée pour 2010 dans sa déclinaison M51.1, moins de 10 tests sont programmés pour être effectués au large des côtes de Quimper (Finistère).»

vendredi 17 avril 2009

Menace sur le trafic maritime dans le rail d'Ouessant...?!

Communique de presse; Source : Région Bretagne, Porte parole: Odile Bruley
Publié le 17/04/09: RENNES/ROAZHON — Vendredi 17 avril 2009

cliquez sur le titre pour lire le lien source.

Jean-Yves Le Drian réagit face au projet de suppression des Affaires Maritimes en Bretagne

Suite à l'annonce d'un projet de suppression de la Direction Régionale des Affaires Maritimes en Bretagne, le Président de la Région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, réagit et sollicite le soutien des parlementaires.


Madame la députée, Monsieur le député,

Je viens d'apprendre que dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, les Directions régionales aux affaires maritimes (DRAM) existant actuellement pourraient être supprimées au profit de Directions de façades maritimes (DFM). Ces DFM seraient au nombre de 4 en France métropolitaine. La DRAM de Bretagne serait ainsi supprimée pour créer une DFM à Nantes.

Je souhaite attirer votre attention sur les conséquences de cette perte pour le territoire breton. Il ne fait en effet aucun doute que la Bretagne est le premier territoire maritime français avec 3.000 kilomètres de côtes.

Par ailleurs, 100.000 emplois dépendent de la mer, que ce soit dans la pêche (la moitié du chiffre d'affaire de la pêche française) et la conchyliculture, le transport maritime, la construction et la réparation navale, la défense, le nautisme, le tourisme, ou encore les biotechnologies marines. 2.000 étudiants sont formés chaque année dans les 4 lycées maritimes bretons (un tiers des établissements en France).

De plus, l'identité maritime est au cœur de l'identité bretonne. 95% de la population en Bretagne vit à moins de 60 kilomètres de la mer. Pour 75% des bretons, la mer est tout simplement le premier atout de la Bretagne. Le patrimoine maritime y est inestimable : à titre d'exemple 75% des bateaux d'intérêt patrimonial à usage collectif français s'y trouvent, ainsi que 80 phares en activité.

En terme de sécurité, la Bretagne compte deux centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) sous l'autorité des DRAM, sur un total de 5 en France métropolitaine. Ces centres contrôlent l'intégralité de l'activité de pêche en Atlantique et Manche Ouest, ainsi que le trafic maritime dans le rail d'Ouessant, l'un des passages maritime les plus fréquentés au monde.

Je suis donc stupéfait de constater que la maîtrise des affaires maritimes pourrait totalement échapper au territoire breton. Une telle décision serait d'autant plus surprenante que les travaux du Grenelle de la mer, qui devaient accorder une large place aux questions de gouvernance maritime, viennent à peine de commencer.

Vous trouverez ci-joint un document rappelant les missions actuellement confiées aux DRAM ainsi que des éléments détaillés sur l'importance des affaires maritimes pour la Bretagne.

J'espère pouvoir compter sur votre soutien et votre action en faveur d'une Bretagne qui conserverait la maîtrise de ses affaires maritimes. Je vous remercie des initiatives que vous pourriez prendre afin que le gouvernement reconsidère sa position.

Je vous prie d'agréer… ■


La région administrative Bretagne.
Administration régionale
Site Patton
283 avenue du général Patton, CS 21101,
35711 Rennes cedex 7
Tél. : 02 99 27 10 10 - Fax : 02 99 27 11 11
Service Presse de la Région Bretagne
T. 02 99 27 13 54, F. 02 99 27 13 34,
courriel : presse at region-bretagne.fr

mercredi 15 avril 2009

D'Ouessant à Compostelle. Jean-René marche d'île en île

14 avril 2009

D'Ouessant à Compostelle. Jean-René marche d'île en île
Après Ouessant, Molène, Sein, Jean-René Dagouat a fait une halte à Belle-Ile-en-Mer chez un ami marin, avant de poursuivre la route de Compostelle et traverser d'autres îles.

Photo Soisick Boulch

Chapeau noir, teint buriné, démarche assurée, Jean-RenéDagouat, passionné de patrimoine maritime, a choisi de faire le chemin de Saint-Jacques- de-Compostelle. À pied et en passant dans chaque île qui se profile à l'horizon.

Marin à ses heures, ce jeune retraité de la Caisse d'allocations familiales de Brest où il vit, est né sur le port, à Vannes, le jour de la Saint-Jacques. Marcheur invétéré, son nouveau périple le mènera au-delà de Saint-Jacques-de-Compostelle, jusqu'à Moros, en Galice. «Je suis parti le 9mars d'Ouessant. Je longe la côte par les sentiers douaniers tant que c'est possible», explique Jean-RenéDagouat. «Et je m'arrête dans toutes les îles si je trouve un passeur ou une liaison régulière». À ce jour il a parcouru 456km. Cet ancien scout marin a beaucoup navigué dans les eaux insulaires de Bretagne. «Elles étaient et sont toujours mon terrain de jeux». Avec l'autorisation de la préfecture maritime, ce marin fait tamponner son «passeport» auprès de tous les sémaphores rencontrés, sans oublier les capitaineries, les bateaux et même les musées. Des cachets qui tracent la route. Tout est mentionné sur son carnet de voyage: les rencontres avec la nature mais aussi avec le patrimoine et surtout les échanges avec les hommes et les femmes croisés au détour d'une fontaine, d'un sentier ou sur un navire. «Beaucoup m'accompagnent un bout de route».

«Ce voyage n'a rien de spirituel»

Sportif accompli, Jean-René a bien préparé ce voyage: 25km par jour d'entraînement, deux fois par semaine. «C'est le rythme que je dois maintenir, pour arriver en Galice comme prévu le 4juillet prochain». Homme de contact, il participe activement à l'association des marins du patrimoine. Il a aussi présidé l'association du Lougre de l'Odet qui a permis la mise à l'eau du Corentin. Jean-René manoeuvre également une yole, canot à misaine, construit aux chantiers du Guip, à l'Ile aux Moines. «Ce voyage n'a rien de spirituel», poursuit Jean-René Dagouat qui parle l'espagnol couramment. «En 2002, j'avais fait une partie du chemin et il fallait que je le réalise pleinement». Sac à dos, tente légère, il va d'un pas sûr, avec à la main «Velleda», en bois de noisetier et liane de chèvrefeuille ancrée, le tout retravaillé comme une sirène de mer. Sa fidèle canne ornée de la coquille doit le conduire au rassemblement traditionnel des bateaux de Galice, à Moros.

dimanche 12 avril 2009

Voir Ouessant depuis le ferry "Pride of Bilbao"

http://www.lacroisieredesbaleines.com/

DECOUVRIR LES CETACES DANS LE GOLFE DE GASCOGNE
Du 21 au 24 juillet,
du 11 au 14 Août (avec bus depuis Pau)
du 19 au 22 Septembre 2009.

Le Centre Social de la Pépinière de Pau organise trois traversées du golfe de Gascogne (les bénéfices iront pour l'association AFM du Téléthon.) sur le Ferry Pride of Bilbao entre Bilbao et Portsmouth aller et retour pour vous apprendre à identifier les cétacés.

Sur cette ligne régulière empruntée 2 fois par semaine, le ferry traverse une importante zone où vivent baleines et dauphins.

Le Pride of Bilbao est un ferry de onze ponts. « Un luxueux hôtel flottant », adapté pour les handicapés en fauteuil, avec de réelle possibilité d observer les cétacés, au pont 8

Le pont 11 est entièrement consacré à leur observation avec un panneau d explication sur les 17 espèces pouvant être observées.

TARIF: (ce tarif comprend uniquement le voyage sur le ferry et la cabine)

Adulte: 162 euros adhésion Pépinière comprise (130€. en septembre),
tarif avec enfant:
2 adultes et 1 enfant; 331 euros,
2 adultes et 2 enfants; 377 euros.

Les cabines sont de : 2, 3 ou 4 personnes (3 adultes: 363€., 4 adultes: 440€.). Paiement à l inscription (dans la limite des places disponible)
Libeller le chèque à l'ordre de AUP (Association des Usagers de la Pépinière).

Le voyage du mois d'Août ce fera uniquement en bus depuis Pau avec un supplément de 45 euro

Date limite d inscription le 20 juin 2009 (envoyer vos adresses, tel, et mail).

A : baleine@pau.fr; ou Pépinière voyage baleine, Centre Social de la Pépinière, 4 Avenue Robert Schumann, 64000 PAU.

Pour des renseignements complémentaires au 05.59.02.32.44 après 20h
ou soit sur mon portable 06 80 70 39 80 à Pau.

samedi 11 avril 2009

Victime d'un malaise un marin-pêcheur du Raguenes II hélitreuillé

11 avril 2009, au Large d'Ouessant.

Le Cross Corsen a été alerté, hier, vers 6h20, par l'équipage du navire de pêche Le Raguenes II: l'un des six marins à bord ressentait des douleurs à la poitrine, prémices d'un malaise cardiaque. Le bateau, immatriculé à Saint-Brieuc, progressait alors à quelque 60km au large d'Ouessant, au nord-ouest du phare de l'île Vierge. L'hélicoptère Dauphin a alors décollé de Lanvéoc pour se rendre sur place. Le matelot, âgé de 47 ans, a été hélitreuillé, puis pris en charge par un médecin pendant son transfert à La Cavale Blanche, à Brest, où il est arrivé aux environs de 9h.

vendredi 10 avril 2009

Le parc marin fait grogner la plaisance



La pêche de loisirs représenterait 2 % seulement des captures des professionnels. :







Thierry Creux

jeudi 09 avril 2009

Les pêcheurs de loisirs craignent que la multiplication des aires protégées menace leur activité.
« Ce que l'on nous propose dans le parc naturel marin d'Iroise n'est pas acceptable, s'inquiète Jean Kiffer, qui préside la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers. Le directeur du parc nous parle de permis de pêche, d'enregistrement des captures, de quotas... »

Jusqu'à présent intéressé par le parc marin, Jean Kiffer était très remonté, le week-end dernier, lors de l'assemblée générale de sa fédération (30 000 adhérents) à Saint-Brice-en-Coglès (Ille-et-Vilaine). « D'autres aires marines protégées sont en train de se créer. Nous nous mobilisons pour que la gestion envisagée dans le parc d'Iroise ne se généralise pas ailleurs . »

Autre pomme de discorde : la Fédération s'estime sous-représentée avec un seul membre au conseil du Parc naturel d'Iroise alors qu'une autre fédération, « très peu présente en Bretagne », siège au bureau.

« Nous ne sommes pas contre les aires marines protégées, explique-t-il. À condition qu'on puisse en faire un outil de concertation et d'expérimentation. Par exemple, pourquoi ne pas y instituer une zone pilote pour l'application de la nouvelle charte pêche responsable prévue par le Grenelle ? »

Même mobilisation face à la commission européenne. Elle prépare un règlement instituant des quotas de pêche de plaisance déductibles de ceux des professionnels : « Un bon moyen pour semer la zizanie en mer, peste la Fédération. Si nous avions été plus présents à Bruxelles, le projet ne serait pas peut-être pas allé aussi loin. »

La Fédération envisage donc d'adhérer à deux organisations très présentes auprès des institutions européennes : l'European Angling Association et la Fédération méditerranéenne pour une pêche responsable.

Ports trop chers

Grosse colère, enfin, contre des ports de plaisance qui augmentent leurs tarifs de 10 %, parfois 15 %, dans les Côtes-d'Armor, la Manche en Méditerranée, etc. « Jusqu'à 50 % en quelques années parfois, s'inquiète Jean Kiffer. On exclut les petits plaisanciers. À Saint-Mandrier dans le Var, une association a obtenu gain de cause devant les tribunaux contre le gestionnaire du port. Nous plaiderons aussi. Et si un port qui applique des augmentations excessives essaie d'organiser des manifestations nautiques, prévient le président de la Fédération,... on les perturbera. »


Raymond COSQUÉRIC.

mercredi 8 avril 2009

Molène va mourir...!?

Lîle de Molène qui abrite encore quelque 200 habitants sera rayée de la carte du monde très bientôt . Ce n’est plus que l’affaire de quelques décennies. A la période glacière, l’archipel de Molène était une gigantesque presqu’île de près de 300 Km carrés. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un île de moins d’1 km carré. Elle a près de 120.000 ans mais il ne lui reste plus qu’une centaine d’années, au maximum, à vivre.

Odile Guérin, géologue décrit le destin inéluctable de l’île dans un article du journal "Le Télégramme" et dans une vidéo associée.
(Pour voir la vidéo cliquez sur le titre lien source)

Ce n’est pas lié au réchauffement de la planète. La géologue nous explique que ce destin inéluctable est dû à l’oeuvre du temps et aux tempêtes ainsi qu’aux nuées de touristes qui, chaque été, accélèrent encore l’érosion des dunes.

Molène est une île du Finistère située entre Ouessant et la pointe Saint-Mathieu (à l’ouest de Brest). Son nom viendrait de "Molenez", c’est-à-dire "île chauve", en breton (étymologie donnée par Wikiepedia mais qui ne fait pas l’unanimité). Lîle est, comme Ouessant, habitée et fait partie des îles du Ponant située dans la mer d’Iroise au large de la côte ouest du Finistère. Ses habitants sont les Molénais.

Comme l’ensemble de l’archipel de Molène, l’île présente un environnement remarquable et fragile. Mais depuis la tempête du 10 mars 2008, l’île est quasiment coupée en deux. Les plages et les dunes de sable ne résisteront pas longtemps...

















Ci-dessus : Une petite semelle de roche sédimentaire (le loess) de près de 2 mètres de large permet encore à lîle de résister à l’assaut des vagues. Mais une conjonction de très grosses tempêtes et de gros coefficients de marée pourrait réduire l’espérance de vie de lîle à une trentaine d’années.

Molène produit sa propre électricité grâce à un groupe électrogène, fonctionnant au gazole. L’eau est recueillie dans un impluvium de 1 500 m3, et la plupart des habitations possèdent leur propre citerne alimentée par les eaux pluviales.

L’île est reliée au continent par des bateaux-navettes, qui assurent jusqu’à 5 traversées quotidiennes l’été, au départ de Brest (traversée : 2h), du Conquet ou de Camaret-sur-Mer.

Le site de Molène : Molène possède un excellent site Internet: http://www.molene.fr/
qui recouvre tous les aspects vivants de l’île et de ses habitants aujourd’hui.

Histoire de Molène

Molène : la pêche autrefois, avec de superbes photos.
En 1921, Molène comptait 673 habitants et la pêche était florissante.

Histoire d’un fait marquant dans l’histoire de l’île : le naufrage du navire anglais Drummon Castle.
Ce paquebot anglais a échoué à Molène le 16 juin 1896. En 1996, lors de la commémoration des 100 ans du naufrage du Drummond Castle, la reine du Royaume-Uni a offert aux Molénais un drapeau anglais, en signe d’amitié envers l’archipel et ses habitants.

Le sémaphore : Tout sur le sémaphore ! "Désaffecté depuis 1983, le sémaphore a été ensuite occupé par la station de sauvetage, qui y a exposé des maquettes et des documents historiques et l’a ouvert au public. En 2007, ce bâtiment est fermé, ne permettant plus l’accueil du public dans de bonnes conditions. Depuis cette année, une association Spered ar Mor a vu le jour. Elle œuvre à la restauration et à la mise en valeur du sémaphore."



"Qui voit Molène voit sa peine, qui voit Ouessant voit son sang" dit un proverbe bien connu des marins. Aujourd’hui, qui voit Molène mourir voit notre peine.

lundi 6 avril 2009

Le numéro4 de la revue littéraire «L'archipel des lettres»,

Archipel des lettres. Molène la Corse, les Ithaques et l'Écosse

6 avril 2009

Le numéro4 de la revue littéraire «L'archipel des lettres», publiée par l'association Cali qui organise le salon international du livre insulaire à Ouessant, est paru.
Cette revue semestrielle consacrée aux littératures insulaires, partie intégrante du projet culturel de l'association, comprend une part de création contemporaine des îles et des regards sur les littératures. Le sommaire du numéro4 annonce des textes de Christian Depraetere (Chronique d'une dépendance de l'insularité), de Marcu Biancarelli, un habitué du salon ouessantin, et de Jean-Charles Maout, qui raconte un épisode mouvementé de l'histoire de Molène, à la suite d'un raz-de-marée: «Molène et le raz-de-marée du 2février 1904». Ce récit est d'autant plus intéressant qu'il existe peu de textes sur l'histoire contemporaine de Molène.
La partie consacrée aux regards sur les littératures s'ouvre par un texte de Riccardo Pinéri, «Les Ithaques: naissance de l'île et expérience des limites», une traversée avec Ulysse des fondements des mythes occidentaux de la littérature. Éric Auphan revient sur les îles d'Écosse, invitées du salon 2007, et sur Stevenson. Gilbert David poursuit de son côté la saga de «L'île verte». Les textes des lauréats du concours de nouvelles 2008 figurent également au sommaire, de même que la présentation des ouvrages du prix du livre 2008. Pratique L'archipel des lettres, 144pages, 14 €. Abonnement: 25 € pour deux numéros. Revue disponible à la maison de la presse d'Ouessant, à la librairie Dialogues, à Brest, ou par correspondance: Cali, village de Toulalan, BP 10, 29242 Ouessant. Bulletin d'abonnement et liste complète des points de vente sur le sitewww.livre-insulaire.fr. Cali: 06.81.85.41.71.

Diverses animations du Cemo

Ouessant. Les ANIMATIONS de PRINTEMPS

6 avril 2009

Diverses animations du Cemo (centre d'étude du milieu d'Ouessant) sont proposées en avril sur l'île. Demain et vendredi 17, évolution du paysage, faune et flore de la côte nord (rendez-vous à l'écomusée du Niou, à 14h). Jeudi, mercredi15 et 22, les oiseaux des falaises (rendez-vous au phare du Stiff, à 14h). Mardi 14, faune et flore de la côte sud (rendez-vous au parking de Porz Goret, à 14h). Vendredi 24, algues et animaux du bord de mer (rendez-vous à Porz Goret à 10h30). Mercredi 29, les oiseaux migrateurs du littoral (rendez-vous au parking de Porz Goret à 14h). Durée des sorties: deux heures. Tarifs: Adulte, 4 €; enfant: 2,50 €; famille: 10 €.

jeudi 2 avril 2009

Mer d’iroise face île Ouessant...! pour 190 000 euro.

D'Andréas: au moins acheter sur le continent, laisse une chance aux fils et filles de Ouessantins de vivre sur l'ile..! et cela vous fixe le regard sur Ouessant et surtout Molène bien plus près et pile en face.
De chez mon cousin à toul an dour au Trezien, les éclas du phare éclair la chambre.

Plouarzel Trezien - [01/04/2009] - réf. PA30343

AV MAISON TRADITIONNELLE PLOUARZEL 29 - plage 300 m
http://vend-bretagne-maison-bord-mer.blogspot.com
A vendre maison traditionnelle Plouarzel Finistère T8 – Mer d’iroise face île Ouessant. Surface habitable environ 150 m2. Secteur côtier, 300 mètres des plages – Vue mer – 8 pièces dont 5 chambres. Prix location saisonnière très intéressant en été. 25 kms ouest de Brest.
2 niveaux ; RDC : Véranda 12 m2 orienté ouest/est offrant vue mer à l’ouest. Terrasse derrière. Cuisine aménagée. Salon – salle à manger. 3 chambres. WC et salle d’eau.
1er étage : salon offrant vue mer – cuisine – salle de bain – 2 chambres – grenier – combles.
Parking extérieur 4 places. Garage double avec 2 mezzanines.
Jardin arboré 830 m2 clos.

Non en lotissement – non mitoyen. Quartier très calme. Chauffage au fioul individuel avec radiateurs.
Année 1963. Couverture ardoises. Fenêtres et volets PVC. Assainissement : fosse septique (tout à l'égoût en 2009)
190 000 euros – libre de suite. tel ou portable

faite le lien source (titre) pour avoir le contact

Ouessant, un paysage qui cogne

Photo : DR
Ouessant, l'île aux phares, Arte, 18 h 15.

Ouessant, c'est un paysage qui cogne. Dans la lumière des phares. Une île posée au ras de flots. Boxée par les vents de l'Atlantique. Catchée par les courants. Météo fantasque, camaïeu de gris entrecoupé de trouées lumineuses. Paysage de creux et de tumultes. Ici, la mer impose son tempo.

21 décembre 1989, Théodore Malgorn est en poste sur le phare de la Jument. Au coeur de la tempête, il ose sortir. Au moment même où une vague s'apprête à recouvrir la tour de 47 mètres. Un hélicoptère, avec à son bord le photographe Jean Guichard, passe au même moment.


La photo fera le tour du monde avec cette silhouette fragile perdue dans l'océan. « Ça aurait pu me coûter cher », dit-il aujourd'hui.

Histoires de naufrages. Ici, un canot est toujours prêt à porter secours à d'autres marins. Comme cette nuit de brouillard en 1896. Un navire anglais, le Drummond Castle va se fracasser sur les rochers. Trois rescapés en tout et pour tout. Mais les Ouessantais mettront un point d'honneur à donner une sépulture à tous les noyés repêchés. Un geste qui vaudra à l'église de l'île de bénéficier enfin d'un clocher. Cadeau des Anglais. On embarque dans ce documentaire de Carola Wittrock. Et on voudrait ne plus remettre les pieds sur le continent.

Patrice MOYON.

mercredi 1 avril 2009

Jean-Yves Cozan rejoint le MoDem

lundi 30 mars 2009

Jean-Yves Cozan rejoint le MoDem

Le conseiller général d'Ouessant vient d'adhérer au MoDem. Ancien membre de l'UDF, il n'était plus encarté depuis plusieurs années. "Dans les moments troublés comme ceux que l'on vit aujourd'hui, il faut savoir revenir aux choses essentielles. Je suis un héritier du centre, et le MoDem est à la fois très enraciné ici et très ouvert. C'est ce qui m'a décidé." Avec Michel Canévet, conseiller général de Plogastel-Saint-Germain, le parti de François Bayrou compte désormais deux représentants parmi les élus du Finistère.

Miossec. Mais qui a sa veste ?






Miossec . Mais qui a sa veste ?
(Photo Jean-Luc Padellec)





Un homme s'est présenté récemment dans nos bureaux à Châteaulin (29) avec une révélation importante. Il a retrouvé une veste appartenant à Miossec. Le vêtement aurait été «égaré», un soir, par l'artiste lors de Brest 2004. Mais qui est cet homme, très connu dans le quartier de la Recouvrance, qui conserve ce trophée que jalousera sûrement le fan-club d'Ouessant? «J'offre une récompense à qui trouvera la bonne réponse», promet, joueur, l'intéressé. Les réponses sont à adresser à chateaulin@letelegramme.fr.