lundi 27 juillet 2009

Phare du Stiff.
Visite depuis le 1er juillet.






Le public peut désormais gravir les 104 marches du phare du Stiff.
Photo Thomas Dao

Le petit phare blanc d'Ouessant, construit à la toute fin du XVIIesiècle, ne mesure que 32mètres de haut, mais il culmine à 90 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Jusqu'en 1993, date de l'automatisation, les gardiens du Stiff disposaient d'une vue imprenable sur Ouessant, ses sentiers côtiers, sa lande et ses hameaux. Depuis peu, ce sont les touristes qui peuvent gravir les 104marches du phare pour admirer ce panorama.
La tour est en effet ouverte aux visiteurs, depuis le 1erjuillet dernier. L'originalité du Stiff, c'est sans nul doute son architecture. Composé de deux tours accolées «à la génoise», il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2006, comme le phare d'Eckmühl, à Penmarc'h.
La tour la plus large, surplombée de la lanterne, accueillait autrefois les chambres des gardiens.
Sa jumelle, plus fine, renferme l'escalier circulaire, qui compte 104 marches.
Elle est surmontée d'une belle coupole en granit de l'aber Ildut.
Ce n'est qu'en 1830 que le phare fut équipé d'une lentille de Fresnel, avant d'être électrifié en 1957.
Aujourd'hui, dès la tombée de la nuit, il émet deux éclats rouges toutes les 20 secondes.
Pratique Visites, tous les jours, de 10h à 12h et de 14h à 17h.
Tarif: 2€ par personne.
Visites par groupe de quinze personnes au maximum.

samedi 25 juillet 2009

Et si la vache de Jersey ressemblait à celle d'Ouessant..?

Cliquez sur le titre pour lire le lien source.

extrait....
.....Créée il y a une quinzaine d'années, « la Ferme de Bécassine » réunit un cheptel de 50 animaux de la ferme, venus de toute l'Europe, et qui ont la particularité d'être tous miniatures : vaches de Jersey, moutons d'Ouessant, plusieurs races de chèvres, de cochons, une magnifique basse-cour...

La ferme de Bécassine.
Bormes-les-Mimosas, Var.
Renseignements au 06.15.28.68.75. ou 06.07.53.66.99.

D'Andréas, j'ai toujours entendu dire que la vache d'Ouessant n'existait plus et qu'il n'y avait plus aucune trace; Voilà peut-être une piste.

Ouessant. Le salon du livre traverse l'Atlantique

Le salon international du livre insulaire d'Ouessant met le cap à l'ouest, du 19 au 23août. Direction Saint-Pierre-et- Miquelon, les îles de la Madeleine, l'embouchure du Saint-Laurent...

Voilà une bonne occasion de découvrir l'activité littéraire des «îles d'en face», où il n'est pas toujours facile de se faire éditer en français dans un environnement anglophone. Eugène Nicole, originaire de Saint-Pierre-et-Miquelon, professeur de français à l'université de New York, spécialiste de Proust, est l'un des invités d'honneur du salon 2009. Les éditions de l'Olivier ont rassemblé plusieurs romans en un seul volume («L'oeuvre des mers», «Les larmes de pierre», «Le caillou de l'Enfant-Perdu», augmenté d'une quatrième partie inédite, «La ville sous son jour clair»), publié en 2004, et ont également édité en 2007 son dernier roman, «Alaska». Le poète Alexis Gloaguen, auteur de «L'envol de l'ours», «Le roc et la faille», «Petit Nord», installé à Saint-Pierre-et-Miquelon depuis une vingtaine d'années, fait également partie des invités.

Hommage à Kazantzaki

Lieu de rencontre entre éditeurs de tous horizons et de nombreux écrivains insulaires, ou auteurs inspirés par la figure de l'île, le salon d'Ouessant braque aussi cette année les projecteurs sur l'auteur d'«Alexis Zorba», Nikos Kazantzaki. Cet immense auteur, originaire de Crête, homme de lettres et d'engagement, s'est souvent inspiré des mythes insulaires (Ulysse, L'Odyssée). Plusieurs conférences et lectures lui seront consacrées. Le prix du livre insulaire 2009, annoncé comme un grand cru, sera remis dès le premier jour du salon, suivi du prix du livre jeunesse, du concours de nouvelles et de la dictée insulaire. Le salon d'Ouessant, qui s'intéresse de plus en plus à l'édition numérique, ce sont aussi des expositions sur Saint-Pierre-et-Miquelon et Nikos Kazantzaki, des ateliers pour les enfants, des animations musicales, des spectacles de contes...

Résidence d'écrivains

L'association Culture, arts et lettres des îles (Cali), organisatrice du salon, poursuit par ailleurs ses différents projets culturels. Le numéro5 de la revue «L'archipel des lettres» sortira au moment du salon, et les résidences d'écrivains vont enfin pouvoir démarrer dans le sémaphore, dont la restauration s'achève.
Un site exceptionnel, au Créac'h, qui devrait inspirer les écrivains...
Pratique:
Salon international du livre insulaire, du mercredi19, à 16h, au 23août à 13h, bourg de Lampaul, Ouessant.
Entrée gratuite.
Renseignements: 06.81.85.41.71.
www.livre-insulaire.fr
Cie Penn ar bed: 02.98.80.80.80.

Guy Pellen

Une électricité sept fois plus chère...!

Iles Molène compte 230 habitants sur 75 hectares,
Ouessant, 850 habitants sur 1 500 hectares,
Sein, 250 habitants sur 50 hectares.

L'été, les trois îles multiplient leur population par cinq ou six.

Connexion Distances trop longues, fonds marins trop accidentés : Sein, Ouessant et Molène font partie de la zone non interconnectée d'EDF, alors que les autres îles bretonnes comme Houat, Hoëdic, Belle-Ile, Groix, Bréhat ou Batz sont raccordées au réseau électrique continental grâce à des câbles sous-marins.

Coût Produire de l'électricité coûte en moyenne sept fois plus cher à Ouessant ou à Molène que sur le continent. Le surcoût est compensé par la contribution au service public de l'électricité payée par tous les abonnés.

Les îliens payent le même prix que les consommateurs du continent.

Les îles bretonnes, laboratoires de maîtrise d'énergies

Ouessant (Finistère) Envoyé spécial; Grégoire Allix
Article paru dans l'édition du 26.07.09.

Cet été, un étrange ballet se répète chaque jour sur les petites routes qui serpentent dans le décor sauvage de l'île d'Ouessant, sur l'Atlantique, à 20 kilomètres à l'ouest de la côte du Finistère. Maison après maison, des techniciens sillonnent l'île, entrent, inspectent, remplacent cinq ampoules par des modèles à basse consommation et équipent chaque robinet de mousseurs qui divisent par trois l'arrivée d'eau, puis repartent sans rien faire payer.

A 6 milles de là, de l'autre côté des eaux turbulentes du passage du Fromveur, le même manège se produit sur l'île de Molène. A l'origine : un programme d'économies d'énergie qui réunit les collectivités locales, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et EDF. "C'est important pour des raisons de coût et pour garantir notre sécurité énergétique. Et puis notre image touristique est liée à la nature et à l'environnement", explique le maire d'Ouessant, Denis Palluel.

Non raccordées au réseau EDF, les deux îles du Ponant brûlent 2,3 millions de litres de fioul chaque année pour produire leur électricité. Toutes les semaines, l'Enez- Eussa ravitaille en carburant les trois groupes électrogènes de Molène et les quatre d'Ouessant pour satisfaire une demande dopée par les résidences secondaires et le tourisme. "Une hérésie totale !", résume Gilles Petitjean, directeur régional de l'Ademe.

En plus de l'équipement gratuit en ampoules et en plomberie, les résidents de Molène et Ouessant se voient proposer une subvention plafonnée à 300 euros pour remplacer leurs vieux réfrigérateurs et congélateurs par des appareils de classe A+. "Cette incitation est essentielle : beaucoup d'habitants sont âgés et ont des revenus modestes, ils gardent leur matériel plus de vingt ans parce que tout dans les îles est plus cher et plus compliqué", estime M. Palluel.

Le dispositif a déjà fait ses preuves. Dans l'île de Sein, à la pointe sud du Finistère, où il a été testé dès 2005, la consommation d'électricité a chuté de 15 %.

L'ambition du programme démarré cet été est de diminuer les consommations d'énergie de 26 % à Ouessant et de 16 % à Molène, pour économiser 615 000 litres de fioul par an, soit 1 649 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère.

Pour atteindre cet objectif, les partenaires projettent de mieux isoler les petites maisons de l'île. Un programme qui démultiplierait les économies d'énergie, mais qui s'annonce compliqué. La rénovation coûte 40 % plus cher que sur le continent. "Beaucoup de gens auront du mal à suivre, même avec des incitations. Il y a encore sur les îles quelques maisons avec un sol en terre battue et sans sanitaires", prévient le maire de Molène, Jean-François Rocher.

Les expériences de Sein, Molène et Ouessant serviront pour d'autres îles, aux Antilles ou à La Réunion, mais pas seulement. La terre ferme est elle aussi concernée. "Ce qui nous intéresse, c'est de tester ces mesures dans un milieu clos : les actions et les résultats sont faciles à mesurer, explique Gilles Petitjean. Mais notre objectif est d'utiliser ces enseignements pour mener des opérations sur le continent : il y a urgence sur la situation électrique de la Bretagne, or mieux vaut investir dans les économies d'énergie plutôt que dans des lignes à haute tension."

Car, sur le plan énergétique, la Bretagne n'est pas si différente de ses îles. "La production bretonne d'électricité ne couvre que 8 % de la consommation de la région, et le réseau présente de grandes fragilités, indique Vincent Denby-Wilkes, délégué régional d'EDF. D'autres zones, en Provence -Alpes Côte d'Azur, par exemple, sont dans la même situation. Il sera possible d'y transférer le modèle testé dans les îles."

Le dernier volet du programme prévoit de remplacer une partie du fioul brûlé dans les îles par des énergies renouvelables. Des chauffe-eau solaires ont fait leur apparition à Ouessant, sur la déchetterie flambant neuve ou l'ancienne maison des gardiens de phare de Kernigou, transformée en logements sociaux. Pour le reste, pas sûr que la route vers les énergies propres se fasse sur une mer d'huile.

"Il faudra faire les choses intelligemment : on nous incite à faire attention à notre paysage, la majorité de nos côtes sont classées, nous enterrons les lignes électriques... Ce serait étrange de nous demander d'implanter des éoliennes ou de défigurer les maisons traditionnelles avec des panneaux solaires", défend M. Palluel, qui vient de faire classer Ouessant en zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager.

"Les habitants vont se battre contre l'éolien, mais ils n'ont pas le choix", tranche M. Petitjean, pour qui il faudra "associer éoliennes, photovoltaïque et biomasse", grâce à des plantations de saules sur ces îles rases couvertes de landes et d'arbustes. Les îliens, eux, veulent croire au potentiel de l'hydrolien, une technologie encore expérimentale qui puiserait l'électricité sous la mer, dans le courant du Fromveur.

Centre d'étude du milieu ouessantin. Quarante photos sous-marines exposées











Photo Paul Marec

25 juillet 2009

Quarante photos sous-marines sur la biodiversité des fonds sous-marins de l'île d'Ouessant, réalisées par des plongeurs du Club de plongée Ouessant Subaqua, sont actuellement exposées au centre d'étude du milieu marin (Cemo), route du phare du Créach.
Elle est ouverte tous les jours, de 9h à 12h et de 14h à 17h. Entrée gratuite. Renseignements: tél.02.98.48.82.65.
Ci-dessus, un pied de corail jaune colonial; la photo a été prise par 38 mètres de profondeur, à Locqueltas, en baie de Lampaul.

vendredi 24 juillet 2009

Ouessant, l'île encore secrète

22.07.09 - n° 3334
Ouessant, l'île encore secrète
par Marie Chaudey

Une balade à thème culturel sur l'île d'Ouessant.

Dans l’air vif et pur de l’aube, un petit groupe de marcheurs progresse sur la lande sauvage. Pas une habitation à l’horizon, nulle âme qui vive. Comme un début du monde. Seuls des lapins en ribambelle détalent sous les bruyères. Les marcheurs font halte devant un cercle de pierres levées, un cromlech tout droit sorti de l’âge du bronze. Et là, celui qu’ils sont venus voir apparaît enfin à l’est : un délicat trait d’aquarelle se mue au fil des secondes en une sphère mandarine. Il est 6 h 15 et le soleil se lève en majesté au-dessus de la mer d’Iroise. Chacun retient son souffle, conscient de goûter à un instant privilégié qui le lie aux forces du cosmos et à la nuit des temps. Une manière originale de découvrir l’attrait mystérieux de l’île d’Ouessant, que l’on doit à une jeune guide de 25 ans, Ondine Morin, frêle sirène blonde, passionnée et volontaire. Depuis l’été dernier, en pionnière, elle organise des balades à thème culturel sur une île à l’animation touristique encore fruste, une à deux heures de « marche intelligente » sur les traces de la civilisation ouessantine, qu’elle nourrit de grandes et petites histoires très documentées.

Au pied des mégalithes, Ondine Morin rompt le silence : « Cet endroit, le plus élevé de la pointe de Penn Arlan, a sans doute été utilisé par les Celtes comme observatoire astronomique. Ouessant fut un berceau de la civilisation druidique. » On apprend ainsi que, tout près du bourg de Lampaul, qui est aujourd’hui le centre névralgique de l’île avec ses commerces et ses restaurants, existait déjà un village de 400 âmes à la période néolithique. Des cabanes de bois voisinaient avec un sanctuaire mis au jour par les archéologues à la fin des années 1980 : « On y pratiquait des banquets rituels en gardant comme offrande la partie droite des animaux sacrifiés, explique la guide. Même si c’était en 5000 avant J.-C., le paysage d’alors n’était pas si différent de celui que vous avez sous les yeux… » Les marcheurs, fascinés, progressent en rêvant dans les sentiers qui ondulent entre les fou­gères. Arrivés à la croix de pierre de Saint-Pol-Aurélien, ils continuent le voyage de la christianisation avec le saint navigateur, débarqué du pays de Galles en 517 et qui devint le premier évêque du Léon. La légende veut que la roche au pied du calvaire ait gardé l’empreinte des incessantes méditations de Pol face à la mer. La guide pointe du doigt le spectacle grandiose du puissant courant du Fromveur, à l’assaut des centaines d’îlots qui forment l’archipel voisin de Molène.

À Ouessant, tous les héros sont forcément des navigateurs, des hommes de Dieu à ceux du diable, des saints aux pirates. Et si Ondine Morin a décidé de revenir à Ouessant après ses études sur le continent, c’est parce que toute petite déjà, en cabotant sur le bateau paternel, elle a compris qu’elle serait à jamais liée à la sauvage et singulière beauté de son île. Le grand-père François était le patron de l’ancien canot de sauvetage d’Ouessant. Lui-même, après avoir sauvé des centaines de vies, a disparu en mer un jour de pêche, en 1955. Le père, marin de commerce, comme c’est la tradition dans l’île, a entretenu chez Ondine le goût de l’aventure. Le défi pour la jeune femme ? Imaginer un moyen de gagner sa vie ici en mettant en valeur « un tourisme à taille humaine, sensible et respectueux des équilibres ». Elle a ainsi baptisé son association Kalon-Eusa, cœur d’Ouessant. L’île encore préservée possède le défaut de sa qualité : rude et fière, elle a du mal à retenir sa jeunesse. Depuis que les champs d’orge et de pommes de terre se sont effacés avec la fin de l’agriculture, les paysages sont entretenus par le Conservatoire du littoral. La grande époque de la marine marchande s’est envolée avec le XXe siècle. Il reste 850 habitants à l’année et plus de la moitié des maisons sont désormais des résidences secondaires. « Mais l’école primaire compte encore 50 élèves. Un jeune paysan bio vient de s’installer pour relancer céréales et maraîchage. Et ma consœur Katia, 35 ans, a monté un centre équestre », insiste Ondine Morin. À ses yeux, la culture insulaire, c’est « d’abord l’ouverture et les échanges ».

Avec le caractère bien trempé des Ouessantines, la jeune femme cornaque ses petits groupes de visiteurs aux quatre coins de l’île, attachant le passé au présent, mêlant géologie, botanique, économie, Histoire ou spiritualité, décryptant in situ l’empreinte de la culture insulaire sur la lande, l’habitat ou les grèves – Ondine Morin se définit d’ailleurs comme « guide interprète du paysage »… En l’écoutant égrener le long chapelet des naufrages qui, depuis des siècles, ont rythmé la vie locale, on se rend compte à quel point Ouessant est une île sentinelle, sur une mer bardée d’écueils et de courants. La mort vient par la mer, mais aussi la manne… Ici, il est toujours de tradition de faire le tour des grèves le matin, pour voir ce que la marée a apporté. Et si, dans les siècles passés, les îliens récupéraient des tonneaux de rhum, des boisseaux de bougies et de savons, ils ramènent aujourd’hui des baskets Nike ou des jouets en plastique échappés des porte-conteneurs. Le fameux rail d’Ouessant – 150 navires en file indienne chaque jour – a été éloigné de 6 à 24 milles des côtes pour éviter la trop grande pollution. Mais les Ouessantins gardent un œil éternellement rivé sur l’horizon. Et, quand arrive la nuit, les cinq phares de l’île s’allument les uns après les autres pour guider les navires dans leur grand virage vers la Manche.

C’est l’heure à laquelle Ondine Morin emmène ses protégés au pied du Stiff, le phare donjon bâti par Vauban en 1695, avec lequel rivalise aujourd’hui une tour radar au clignotement frénétique. Et la guide de commenter la ronde des lumières à l’horizon, Kéréon à l’est, la Jument à l’ouest – le phare rendu fameux par le film de Philippe Lioret, l’Équipier. Le comédien Philippe Torreton a depuis pris fait et cause pour les phares qui, presque tous automatisés, se détériorent désormais à grande vitesse. « GPS ou pas, la technique, ça tombe parfois en panne et les hommes demeurent indispensables », opine Ondine Morin, qui finit sa tournée au pied du Créac’h, le phare le plus puissant d’Europe. Feu d’artifice garanti chaque nuit…


Des balades originales

Kalon-Eusa propose aux visiteurs une nouvelle approche d’Ouessant avec de passionnantes balades à thème : aurores au cromlech, phares de nuit, naufrages et traditions maritimes…
De 6 à 13 €.
Tél. : 06 07 06 29 02. www.kalon-eusa.com

MANIFESTE POUR LES ÎLES

Grenelle de la mer
de Bruno NOURY
Maire de l’Ile d’Yeu

A l’attention de M. BORLOO
Ministre de l’Écologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.
A l’issue du Grenelle de la mer, force est de constater qu’un pan essentiel de la politique de la mer a tout simplement été occulté. Les îles côtières métropolitaines n’ont pas été intégrées dans les propositions des groupes de travail.
Pourtant, sur les îles, les problématiques du littoral sont exacerbées. L’insularité, par la complexité sociale, économique, environnementale et culturelle exige des solutions politiques d’envergure pour pallier ces handicaps structurels. Si, en revanche, les autres territoires ultramarins ont été mis très légitimement au coeur de ce Grenelle, les îles côtières métropolitaines en ont été les grandes absentes.
Comment a-t’on pu oublier que l’insularité entrave l’éducation et la formation professionnelle ? Quid de l’égalité des chances pour un îlien ? Pourquoi n’a-t’on pas ainsi évoqué des expériences comme le collège des îles du Ponant dispensant les cours pour les enfants des petites îles de l’atlantique ? On aurait dû pointer l’urgence dans ce Grenelle, d’installer le très haut débit sur les îles pour que puissent se développer les systèmes de "visioconférence" et l’économie numérique.
Comment a-t’on pu oublier les problématiques particulières de santé publique et d’accès aux soins pour les îles ? Comment assurer le maintien de personnel médical sur place ? Quid de la gestion du handicap sur les îles ?
A-t’on seulement imaginé le coût et les contraintes générés par les visites chez un spécialiste sur le continent ? L’urgence de la mise en place de la télémédecine sur les îles implique l’installation du très haut débit.
Pourquoi le droit aux évacuations sanitaires dans les îles n’a-t’il pas été énoncé ? Savez-vous seulement, monsieur le ministre, que dans le cas précis de l’Ile d’Yeu, vous êtes responsable de la remise en cause de notre propre système d’évacuations sanitaires (« évasan ») alors que, partout ailleurs en France, il est assuré ?
Que penser de l’oubli d’aborder le droit au déplacement des îliens ? Des politiques d’accessibilité et de désenclavement des îles ? De la continuité territoriale qui n’existe pas à l’heure actuelle pour les îles dans le droit français.
Le maintien de la population des 15 000 habitants des îles de l’Atlantique et de la Manche aurait dû être un postulat !
Comment vivre aujourd’hui sur une île quand le logement coûte plus cher ? Chaque île développe des solutions innovantes dans les politiques foncières. L’exiguïté et l’attrait de nos territoires imposent des politiques à très long terme en urbanisme. Pourquoi n’en a-t-on pas parlé ?

Comment vivre sur une île quand les salaires sont moins élevés que sur le continent et que tout coûte plus cher ? Par exemple, les îles ont le triste privilège d’avoir l’essence et le fuel domestique le plus cher de France.
Comment vivre sur une île quand il devient trop onéreux pour les parents des insulaires de venir voir leur famille ? Habiter une île, c’est accepter de devoir payer à chaque fois pour seulement aller ailleurs : voir sa famille, se soigner, effectuer un déplacement sportif ou culturel, bref se déplacer.
Comment vivre sur une île quand l’accès aux services publics devient difficile voire impossible ?
Pourquoi n’a-t’on pas parlé de développement économique sur les îles ? La problématique de la logistique condamne les économies insulaires à un rayonnement local. Le principe de concurrence équitable pour aider les entreprises insulaires dans l’accès aux marchés continentaux aurait dû être adopté.
Le maintien des activités primaires : pêche et agriculture, sur les îles, où les possibilités de reconversion sont limitées auraient dû être posé. Si nous ne sommes plus légitimes à pêcher sur les îles personne ne l’est !
Pourtant, L’Ile d’Yeu, dernière petite île européenne de moins de 5 000 habitants, qui a su garder une pêche structurée avec une criée, s’est vue à plusieurs reprises directement visée par les politiques des pêches :
- interdiction du filet maillant dérivant à thon, dont chacun s’accorde à dénoncer aujourd’hui l’absurdité ;
- menaces sur la pêcherie de requin taupe dont les islais sont les derniers pêcheurs en Europe ;
- absence de prise en compte de la reconversion de la part de l’Etat après l’arrêt du filet maillant dérivant qui condamne les pêcheurs de l’île à un accès à la ressource le plus limité de France.

Pourquoi n’a-t’on pas mis en avant les écosystèmes préservés des îles, loin des pollutions continentales ? Les îles disposent d’une richesse exceptionnelle en faune et en flore, aussi bien à terre qu’en mer. Chaque île dispose de son chapelet d’espèces endémiques. _ Des réflexions sur l’implantation de laboratoire de biodiversité sur les îles auraient dues être à l’agenda du Grenelle de l’environnement. Il s’agissait déjà d’un enjeu national. Le Grenelle de la mer n’en fait pas mention non plus. Pourtant, les îles cumulent les règlements (ZNIEZZ, Natura 2000, site classé, parc marin, loi littorale, etc…) et demanderaient des approches éco-systémiques.
L’importance de la gestion des déchets sur les îles ne méritait-elle pas qu’on s’y arrête ? Allez-vous continuer de seulement survoler ces problématiques cruciales pour les îles ?
Pourquoi les politiques de l’eau et de l’assainissement sur les îles n’ont-elles pas été soulignées ?
Comment a-t’on pu oublier de parler de capacité d’accueil sur les îles ? Comment gérer les afflux touristiques estivaux ?
Pourquoi attend-on toujours à Yeu le droit des collectivités à l’expérimentation que nous avons demandé il y a maintenant deux ans ?
Pour rappel, il s’agissait d’ d’instaurer une taxe additionnelle au prix du passage des véhicules à l’instar de ce qui existe déjà pour les passagers afin de financer notre réseau de transport en commun et ainsi lutter contre l’envahissement des véhicules l’été. Il s’agissait aussi de se doter de moyens pour financer la mise en place de véhicules propres.
Quelle meilleure zone pour tester d’autres types d’énergie qu’une île, où le parc de véhicules est captif et où il suffit de n’équiper qu’une seule station service ? Pourquoi cette question n’est-elle toujours pas traitée alors que le président de la République lui-même, dans son discours de clôture du grenelle de l’environnement disait :
" Il appartiendra, par exemple, aux collectivités de librement décider de créer des péages urbains ...Et celles qui voudraient aller plus loin pourront demander une loi d’expérimentation".
Nous sommes la première commune de France à demander un droit à l’expérimentation. Nous avons fait cette demande un mois avant le discours du président de la République, notre demande à transité de commission post Grenelle en ministères. Où sont donc passées ces propositions dans ce Grenelle de la mer ?
Par ailleurs, on le sait bien, les sites potentiels pour les énergies marines sont notamment autour des îles.
L’enjeu pour les insulaires est aussi de viser l’autonomie énergétique. Le grenelle de la mer qui développe cette idée pour la Réunion doit être étendue à toutes les îles, chacune avec ses propres spécificités.
Les îles, laboratoires et vitrines des politiques publiques, sont une alternative majeure au tout tourisme. Les enjeux industriels français en la matière sont d’ordres mondiaux. _ D’autres pays européens l’ont bien compris et il suffit de citer le cas de l’île de Samsoe, vitrine du développement durable danois.
Le groupe de travail 4 a débattu des questions de gouvernance. _ Pourquoi les problématiques spécifiques des communes insulaires dans la réforme des collectivités locales ne sont-elles pas apparues ?
Comment réaliser des intercommunalités sur certaines îles éloignées du continent disposant d’une seule commune? L’urbanisme des îles doit-il vraiment être géré depuis le continent ? Le meilleur niveau de gouvernance pour une île, c’est souvent l’île elle-même.
La subsidiarité ne doit-elle pas s’appliquer pour les îles ?
Les îles qui ne disposent pas d’intercommunalité perdent environ 80 € par habitant et par an de dotation de l’état alors que, pour elles aussi, tout coûte plus cher que sur le continent (30 % sur les investissements pour l’Ile d’Yeu). La commune se doit souvent suréquiper sans pouvoir mutualiser avec d’autres. La dotation globale de fonctionnement des communes insulaires devrait être légitimement abondée pour tenir compte de ces spécificités. L’Ile d’Yeu doit-elle se diviser en deux communes et réaliser une intercommunalité pour bénéficier des dotations qui s’y rattachent ? Puis demander à fusionner en une seule entité dans le cadre de la réforme des institutions et bénéficier de nouvelles dotations ?
Comment le groupe de travail 4 qui a développé l’idée de "l’archipel France" a-t-il pu omettre les îles dans ses réflexions ?
Le groupe de travail 3 avait pour thème "partager la passion de la mer" avec la question "comment faire venir la mer à l’intérieur du pays ?". Pourquoi n’a-t’on pas pensé aux îles ?
Qui ne connaît pas Ouessant, Belle-Ile, Sein, Groix, Molène, Aix, Arz, Ile aux moines, Houat Hoëdic, Yeu, Batz, Bréhat, Chausey, Les Glénan ? Ces bouts de terre au milieu de l’océan évoquent à tous les continentaux une part de rêve et de mystère. Leur notoriété a fait le tour du monde. Quels meilleurs endroits symbolisent mieux "la mer" pour les Français ?
Seulement, aujourd’hui, les îles se réduisent à l’image d’Epinal ou à l’exotisme des traversées. Leur image est pourtant copieusement utilisée aujourd’hui comme vecteur de publicité pour les littoraux continentaux.
Les territoires insulaires ne sont-ils pas l’archétype du titre même du groupe de travail 1 "La délicate rencontre entre la terre et la mer" ?

Comment a-t’on pu oublier le travail de l’association des Iles du ponant, qui existe depuis 40 ans et défend toutes ces thématiques insulaires. ? Comment a-t’on pu négliger 40 ans de travail politique ?
Pourquoi le président de l’association des îles du ponant n’a-t-il pas été convié dans les groupes de travail nationaux ?
Enfin, comment a-t’on pu négliger les engagements internationaux de la France, notamment le traité de Lisbonne qui stipule " une attention particulière est accordée aux […] régions qui souffrent de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents telles que les régions […] insulaires" ?
Les îles n’ont pas été intégrées dans le dispositif du zonage AFR (aides à finalité régionale) alors que l’union européenne demandait que les îles de moins de 5 000 habitants y soient.
Les enjeux du développement durable sur les îles sont des enjeux nationaux. Les îles auraient dû être, à l’instar des territoires d’outre mer, la clé de voûte du Grenelle de la mer, être au coeur de la plupart des propositions.
Il aurait fallu poser les problématiques insulaires comme l’égalité des chances, l’accès à la santé ou le droit au développement. Il s’agissait d’équité républicaine et de solidarité nationale. Bref, il était question des valeurs même de notre démocratie française, de diminuer la fracture territoriale !
La loi sur la montagne a permis de mettre en valeur la culture montagnarde et d’aider le désenclavement. A l’heure du Grenelle de la mer, une loi pour les îles aurait été de bon aloi. Les insulaires doivent-ils se contenter d’être des citoyens de seconde zone ?
Vous avez dit en ouverture de ce grenelle de la mer : "la mer sauvera la terre" ; je vous réponds oui, mais le salut viendra des îles !
Je crains qu’il ne soit plus possible de réintégrer l’ensemble des réflexions insulaires dans les propositions des groupes de travail. Tout au plus sera-t-il fait mention des îles dans le rapport final. Ni complètement littorales, ni complètement ultramarines, les îles côtières métropolitaines sont-elles condamnées à rester noyées dans les limbes du Grenelle de la mer ? L’ensemble des problématiques spécifiques des îles ne laissait pourtant pas la place à l’oubli. Serait-il possible que l’on nous ait simplement ignorés ?
Sachez entendre, Monsieur le ministre, la juste mesure de ma perplexité.
Bruno NOURY
Le Maire de l’Ile d’Yeu
Vice Président de l’Association des Iles du Ponant

Elsa Grether, fait escale à l’île d’Ouessant...


Elsa chez ses parents, Jackie et Bernard Grether, à Brunstatt.






Photo:
Jean-François Frey


Avant de rejoindre le festival Musica à Strasbourg, la jeune virtuose mulhousienne fait escale à l’île d’Ouessant et… dans la maison de son enfance à Brunstatt.

Vladimir Jankélévitch, reviens, ils sont devenus… « un peu trop musicalement corrects, et c’est triste », se désole Elsa Grether. Elle qui, côté influences, cite avec fougue la « présence » d’une Ginette Neveu, la « beauté absolue » chez Arthur Grumiaux ou la « pureté » de jeu du tzigane Vasa Prihoda, regrette que l’époque et les musiciens d’aujourd’hui soient tant marqués par la « globalisation du style », au détriment de « l’identité sonore ». « Elle me manque, cette identité, dit-elle. Tout est un peu aplani ».

« Proche du silence »

Sur la page d’accueil de son blog, la violoniste de 29 ans a donc convié Jankélévitch et mis en exergue cette belle phrase du philosophe et musicologue russe : « Seule la musique peut exprimer l’inexprimable : elle est le logos du silence. »
Une formule dont Elsa a fait son viatique et qui lui va comme un gant. Ou plutôt comme une sonate de Bach ou de Szymanowski, deux de ses compositeurs de prédilection. Ou mieux encore, comme la 3 e de Martinu, « une de mes pièces préférées ». Car, interroge-t-elle, « à quoi sert la musique, si ce n’est à extérioriser des émotions qui sont communes à tout le monde et qui ont traversé les siècles ? Paradoxalement, la musique est très proche du silence. L’une et l’autre nous assortissent à quelque chose qui nous dépasse totalement et qui nous fait entrer en vibration avec l’essentiel. » Belle, souriante, épanouie, toute dévouée à sa carrière et à son Landolfi de 1746, le violon italien pour lequel elle a eu le coup de foudre il y a deux ans « parce qu’il a du chien », Elsa Grether, venue passer quelques jours de vacances chez ses parents à Brunstatt, est une authentique fille d’Alsace et de son patrimoine musical, ouvert et inventif. Une province qui l’a vue naître en juin 1980. Dont elle aime ce qu’elle appelle la « Gemütlichkeit » et où elle joue à chaque occasion qui se présente. La dernière fois, c’était en mars 2009, pour une tournée de neuf concerts en compagnie de la pianiste Éliane Reyes et de la violoncelliste Béatrice Reibel, ses deux amies du trio Agapè, qu’elles ont créé il y a un an.
Une partie de sa jeune vie d’artiste est ainsi déjà gravée dans le grès des Vosges : le Concerto pour violon de Joseph Haydn en mai dernier à Sélestat, en solo et à la direction d’orchestre avec la Follia ; le Concerto en sol mineur de Max Bruch à Mulhouse, en 2008, et celui de Johannes Brahms à Strasbourg, la même année. En attendant Musica, le festival de musique contemporaine de Strasbourg, où elle interprétera le 29 septembre prochain, avec l’ensemble In Extremis, une œuvre d’un jeune compositeur strasbourgeois de sa génération, Christophe Bertrand, à peine 28 ans.
Elle dont un des premiers maîtres, le violoniste Ruggiero Ricci, au Mozarteum de Salzbourg, avait apprécié « le feu en elle », a fini 2008 avec une quarantaine de récitals, où la musique contemporaine était de plus en plus souvent présente, et poursuit 2009 avec une palanquée de rêves.
Dans le désordre : rester free lance, « parce que c’est la liberté, celle, notamment, de jouer avec les gens que j’aime, comme les pianistes Delphine Bardin ou Feren Vizi », mais trouver un « bon agent ». Enseigner à mi-temps. Se lancer dans des récitals de violon seul. Rencontrer Gidon Kremer, qu’elle « admire ». Interpréter le Concerto pour violon de Benjamin Britten, réputé injouable. Ou encore former un duo avec la joueuse de pipa (une cithare chinoise) Liu Fang.
Un autre de ses projets n’est déjà plus un rêve puisqu’il va se concrétiser en 2010, l’année de ses 30 ans : ce sera l’enregistrement de ses deux premiers disques, l’un de sonates russes, l’autre d’œuvres d’Europe centrale, pour lesquels elle « cherche encore quelques fonds », mais apprécie le sponsoring de la Fondation Alliance à Mulhouse.
Bientôt trentenaire, donc, et un long parcours d’excellence derrière elle. Découverte sitôt passionnée du violon à l’âge de 5 ans à Mulhouse. Études musicales à Paris. Sept ans et demi à l’étranger, dont deux en Autriche et cinq aux États-Unis, qui lui apprennent à décliner ad libitum la maxime de son mentor salzbourgeois : « La musique, c’est comme un ascenseur, ça monte et ça descend. Rien n’est jamais acquis. »
Une formule qu’elle décline à son tour sous d’autres formes, comme « Il faut se remettre en question constamment », ou « Savoir qu’on apprend tous les jours », en faisant référence à « l’idée de la perfectibilité de l’homme » chère à Tocqueville.
« Tout ce qui me reste de mes cours de philo », sourit-elle. Vraiment ?

Lucien Naegelen

Intermodalité car/bateau avec la compagnie maritime Penn Ar Bed

lundi 20 juillet 2009

Conformément au nouveau contrat signé avec la compagnie Penn Ar Bed depuis le 1er janvier 2009, les lignes desservants les ports du Conquet et d’Esquibien Saint Evette seront adaptées pour proposer systématiquement une correspondance avec les bateaux reliant les îles de Sein, Molène et Ouessant.

Cette nouvelle organisation nécessite un aménagement de la circulation et du stationnement au port du Conquet (l’installation d’un feu rouge tricolore : 15 000 €)

Le Cg29 prendra en charge la gratuité du transport terrestre de cette nouvelle intermodalité.

mardi 21 juillet 2009

Queen Mary 2. Escale brestoise pour le cinq étoiles des mers








Le Télégramme
Photo Eugène Le Droff.


article publié le 20 Juillet 2009

Il faisait encore nuit, hier, lorsque le Queen Mary 2 a accosté quai des conteneurs, à Brest. Et malgré l'heure matinale, 5h30, de nombreux flashes crépitaient au-delà des clôtures du port afin de capter une image du géant. Un engouement qui n'a fait que croître tout au long de la journée, créant même des embouteillages

On a pris l'habitude de voir de plus en plus de paquebots fréquenter le port de Brest, et même parmi les plus gros. Pourtant, voir l'impressionnante silhouette illuminée du Queen Mary 2 se détacher sur l'horizon et mettre le cap sur le goulet ne manque pas d'impressionner.

Un bateau hors normes
Ici, tout est hors normes. Les 345mètres de long, bien sûr, 25mètres de plus que la tour Eiffel, qui en ont fait, lors de son lancement, le plus grand paquebot du monde, mais peut-être plus encore sa hauteur, avec un mât qui culmine à 62m de haut.

C'est une conséquence des principes qui ont présidé à sa conception, à la fois transatlantique et navire de croisière, d'où aussi, cette silhouette particulière, rappelant à la fois le Normandie et le Queen Mary 1, proue effilée, arrière arrondi.

Ce fut une prouesse aussi pour les chantiers nazairiens qui achevèrent en trois ans sa réalisation, deux fois plus vite que pour le Queen Mary 1 ou le France. Avec, à la clé, une facture, en 2005, de près de 620millions d'euros.

Ce qui frappe également, c'est le silence qui règne lorsque l'on monte à bord: pas un bruit, à peine une légère vibration lors des manoeuvres.

Ville flottante
Bien entendu, avec de telles dimensions -
le Queen Mary 2 affiche également 10m de large de plus qu'un paquebot classique-, les équipements mis à la disposition des 2.600 passagers (3.090 au maximum) sont à la mesure du géant.
Il y en a pour tous les goûts et tous les âges. Une aire de jeux pour enfants, une discothèque de 244 places, mais aussi un jardin d'hiver pour des concerts de musique classique ou un salon pour des concerts de jazz.
On ne compte plus les bars et restaurants - 17.000 repas servis journellement -, mais aussi un théâtre, un centre d'affaires, des piscines dont une couverte à toit coulissant ou un centre de thalassothérapie.
Plus original, le simulateur de golf, le chenil avec une aire d'exercice pour les animaux et un planétarium qui se transforme en cinéma.
Côté hébergement, on n'est pas en reste, avec des suites royales avec un accès par ascenseur privé, des appartements et suites, 1.310 cabines dont 955 avec balcon. Parti de Cherbourg, le QM2 effectue actuellement un périple de dix jours qui a conduit les croisiéristes, dont 170 Français, en Espagne et au Portugal.
L'accueil d'un navire aussi prestigieux est une belle satisfaction pour les services du tourisme de la CCI et de la ville de Brest, et ses agents, les courtiers maritimes.

Fan du Queen Mary
Parmi les 170 Français à bord, Luc Watin Augouard, chirurgien à Paris, et son épouse.
Il est intarissable sur le sujet. «Les paquebots sont les cathédrales du XXIesiècle. Des objets industriels et artistiques». Il a effectué à bord la traversée inaugurale, bien sûr, mais aussi les voyages les plus marquants du géant.
Et à l'horizon, un projet qui se concrétise, un livre intitulé «Les reines de l'Atlantique», en collaboration avec Daniel Hillion et Gilles Barnichon.

dimanche 19 juillet 2009

Ouessant; l'île qui attire les myhtes.....!

Lu dans un article de Sud-Ouest du Dimanche 19 Juillet 2009.
L'ENTRETIEN DE L'ÉTÉ de Stéphane Douady.
Savez-vous que le sable a comme un petit grain?

.....Comment voyage-t-il ?

Par l'air et par l'eau. Le vent le soulève, emmenant parfois le sable loin des plages, sur un fleuve de dunes comme sur la côte de Port Juby, au Maroc. En mer, les courants le portent. À Ouessant, ils sont si puissants qu'ils peuvent soulever un sable très épais....

D'andréas; Pourtant l'île ne possède que trois lieux avec du sable deux minuscules plages, Arland* et Yusin, et enfin la plage du Corz..!

*Et sur cette plage, j'y ai vu des camions verser un sable blanc très fin.

Exposition à Ouesant

Circuit des artistes. Des ateliers s'ouvrent

19 juillet 2009; extrait....

.....à Ouessant, qui accueille depuis hier samedi, une exposition de tableaux sur le thème des rochers Ouessantins. Cette exposition s'en ira ensuite à Concarneau.....

samedi 18 juillet 2009

Ile de Sein. Le phare en pleine lumière

A 53 ans, M. l'adjoint au maire n'a connu que ce métier taillé sur mesure, qui risque de disparaître après lui.







Photo: Gérard Classe

C'est l'un des trois derniers phares bretons encore habités: depuis hier, la vigie de Sein est ouverte au public. Des visites avec guides et en présence des gardiens. Parmi eux: Serge Coatmeur, 35années de pratique d'un métier en voie de disparition.

Le phare de l'île de Sein peut désormais être visité. Pas Ar Men, ni La Vieille, désertés depuis l'automatisation et toujours aussi inaccessibles au commun des mortels. Mais celui qui, fièrement planté à la proue du «caillou», guide, du haut de ses 49 mètres, une navigation qui doit souvent une fière chandelle à son ampoule. Bichonné par deux binômes se relayant chaque semaine, l'édifice, reconstruit en 1952, après son dynamitage de 1944 par l'occupant allemand, est l'un des trois derniers phares bretons encore habités.
Dans son logement de fonction attenant, Serge Coatmeur y est d'autant plus à l'aise qu'il est né au coeur d'une maison de gardien à Plogoff (29), en 1956. Petit-fils de gardien et petit-neveu d'un grand-oncle qui veillait à La Vieille, dans le terrible Raz, il est carrément revenu sur les lieux de son enfance. «Mon oncle officiait à Sein où je passais mes vacances dans ce qui représentait pour moi un grand espace de liberté. Lorsque j'y ai été affecté en 1997, j'ai retrouvé toutes les odeurs avec une certaine émotion».

Un ensemble vital

Avant ce retour aux sources, Serge aura commencé sa longue carrière aux Pierres Noires, au large du Conquet (29). Premier bachelier gardien de phare, il travaillera ensuite sur Ar Men et La Vieille (trois ans) avant d'émigrer huit années en Corse autour de la lanterne du Revellata de Calvi. Le retour au pays passera alors par Penfret, aux Glénan (29), jusqu'à son automatisation («C'est moi qui ai mis la clef sous la porte en 1993»). Être gardien à Sein, pour le contrôleur des Phares et balises de la DDEA, consiste en une maintenance pointue d'un ensemble vital.
Non seulement pour la navigation, mais aussi pour les îliens eux-mêmes. Le complexe comprend effectivement les trois groupes électrogènes fournisseurs de toute l'électricité et le centre de désalinisation de l'eau de mer.
Adjoint au maire, Serge Coatmeur est d'autant plus concerné par leur bon fonctionnement qu'il l'est forcément par l'ouverture des phares au public en partenariat avec les communes. Celle de Sein, qui embauche deux jeunes guides pour la circonstance, se réjouit de cette initiative qui a pris effet officiellement hier et qui durera jusqu'à fin août. Le restant de l'année, seuls les groupes ayant pris rendez-vous via la mairie, y seront accueillis.

Deux euros la visite

Moyennant deux euros, le visiteur pourra ainsi contempler une expo photos retraçant les étapes de la construction ainsi que divers objets concernant l'activité. Il restera alors à escalader les240 marches qui mènent à la lanterne, avec vue imprenable vers l'Amérique.
Avant de pouvoir déguster, au milieu de l'été, la toute nouvelle «huître de Sein», réintroduite au pied du phare après dix ans d'interruption. Et, l'an prochain, les premiers ormeaux élevés dans l'écloserie municipale récemment réhabilitée. «Des produits haut de gamme» en salive déjà celui qui vit pleinement son «métier traditionnel en voie d'extinction».

Mairie de l'île de Sein: 02.98.70.90.35

vendredi 17 juillet 2009

Molène. À la découverte de la Maison de l'environnement insulaire

À la découverte de la Maison de l'environnement insulaire







(Photo: Photothèque
Bretagne Vivante)

Au coeur de Molène, une exposition permanente permet de découvrir l'archipel de Molène et la réserve naturelle d'Iroise, gérée par Bretagne Vivante, à travers les usages et les paysages modelés par la faune, la flore et les hommes qui ont dû déployer des trésors d'imagination pour survivre et s'adapter aux forces de la mer et du vent...
Une animatrice fait le guide pendant près de deux heures autour de l'île et dans la maison de l'environnement insulaire, du jeudi au samedi, en été.
Il est possible d'y découvrir la faune et la flore si particulières du littoral breton: goélands argenté (ci-dessus), brun et marin, huîtrier pie, gravelot... armérie maritime, chou marin, algues, coquillages, etc.

Maison de l'environnement insulaire, tél: 02.98.07.38.92, ou
Domitille Lefèvre, animatrice, tél: 06.71.50.56.87.
mail: rn-iroise@bretagne-vivante.org

Le Ouessant : 9000 heures de plongée au profit des Malaisiens

Le sous-marin Ouessant












crédits : DCNS

15/07/2009

Dernier sous-marin à propulsion diesel en activité en France, le Ouessant a regagné Brest le 9 juillet à l'issue de son ultime mission de formation.

Mis en service en 1978 et désarmé en 2001, le bâtiment a repris du service en novembre 2005, après un grand carénage (6 mois de préparation, 14 mois de travaux et d'essais dont 20 000 matériels visités) réalisé par DCNS. Le groupe naval a remis le sous-marin à niveau dans le cadre du contrat signé en 2002 avec la Malaisie.

Le pays avait alors signé l'acquisition de deux sous-marins du type Scorpène. Or, la marine malaisienne ne disposant pas, jusque là, de « sous-marinade », un important volet de ce programme fut consacré à la formation des équipages devant armer les Tunku Abdul Rhaman et Tun Razak. Outre des entrainements sur simulateurs, l'Ouessant a servi d'école embarquée pour les élèves de la Royal Malaysian Navy, formés par DCI/Navfco.
Au total, 146 marins malaisiens ont obtenu leur qualification de sous-marinier lors des 42 sorties à la mer et plus de 9100 heures de plongée du Ouessant.
La DCNS a fourni près de 500 jours de disponibilité à la mer à ce sous-marin, sur une durée de 4 ans.
Formé sur l'Ouessant, le premier équipage de la Marine Royale Malaisienne a pris les commandes du Tunku Abdul Rahman, livré le 26 janvier 2009 et en partance pour la Malaisie après une ultime campagne d'entrainement à Toulon

jeudi 16 juillet 2009

Une nouvelle vedette

La vedette Nevez Amzer









(Photo Jean-Michel Malgorn)

Une nouvelle vedette a été affrétée par la compagnie Penn ar Bed: il s'agit de la vedette Nevez Amzer, construite au chantier Gléhen de Douarnenez (29).
Elle est dévolue au transport de passagers. Longue de 24m, large de 7,50m, elle est propulsée par deux moteurs de 650cv.
Sa vitesse maxi est de 18 noeuds, sa capacité de 196 passagers.
Cette vedette effectuera une liaison maritime jusqu'au 23août entre le port de Lanildut et Ouessant (29) les mercredi, jeudi, samedi et dimanche au départ de Lanildut à 11h, retour Ouessant 18h30 (ci-dessus, la vedette Nevez-Amzer en escale au port du Stiff, à Ouessant).
Escale à l'île de Molène le samedi matin, avec retour le soir.

Réservations: compagnie maritime Penn ar Bed, tél.02.98.80.80.80. www.pennarbed.fr

mercredi 15 juillet 2009

Chute de dix mètres: un homme grièvement blessé

15 juillet 2009

Il était presque 17h, hier en fin d'après-midi, quand l'alerte a été donnée. Sur l'île Keller, toute proche d'Ouessant, un homme âgé de 34 ans aurait glissé sur de l'herbe et a fait une chute de 10m, tombant en contrebas, dans les rochers. Les pompiers et les sauveteurs en mer ont aussitôt essayé d'intervenir mais les conditions d'approche, ajoutées au mauvais temps, ne leur ont pas permis de pouvoir secourir la victime au plus vite.
L'hélicoptère du Samu a tenté, à son tour, de récupérer l'infortuné, sans plus de succès. Il a alors fallu faire appel aux services de Dragon56 pour pouvoir approcher le jeune homme, Dragon 29 participant aux festivités du 14-Juillet. L'hélicoptère de la sécurité civile a embarqué à son bord des membres du Grimp, spécialisés dans ce type de sauvetage.
La côte escarpée de cette île, partagée entre 53 propriétaires et dominée par un manoir, n'a pas rendu la tâche aisée. Pourtant, peu avant 18h45, les secours ont pu approcher de la victime. Elle a été intubée sur place, placée sur un matelas coquille, puis hélitreuillée vers le CHU de la Cavale-Blanche, à Brest.
Hier soir, le sort de Bruno Madelin, âgé de 34 ans, ami de l'une des propriétaires de l'île Keller, inspirait les plus vives inquiétudes. Le pronostic vital est en effet engagé.

mardi 14 juillet 2009

Les randonneurs découvrent Ouessant

Les randonneurs découvrent Ouessant.











Pour le plaisir de randonner et celui de la découverte, 41 randonneurs du Pays de Landi, sous la direction de Jane Meudec, se sont retrouvés, le week-end dernier, à Ouessant.
Hébergés à l'auberge de jeunesse, chacun a pu apprécier la convivialité du lieu et l'accueil sympathique. Grâce à ses 32km de sentiers côtiers et ses sentiers transversaux, pas de problème pour le choix des circuits.
Sur la côte nord-ouest, direction la pointe de Pern, passage par le fort de Laqueltas puis à la pointe du Pern, vue sur le phare de Nividic relié à la terre par téléphérique; ensuite passage au phare du Créach, un des plus puissants au monde.
Ses bandes blanches et noires marquent la frontière entre la Manche et l'Atlantique; toujours en longeant la côte, arrivée face à l'île Keller, où nichent d'importantes colonies d'oiseaux tels que petits pingouins, macareux, goélands, mouettes, puis retour par le chemin intérieur pour admirer les hameaux. L'île possède 92lieux-dits d'une à dix maisons.

lundi 13 juillet 2009

Ce sont des moutons nains d'Ouessant....!

La mairie de Lambersart compte sept nouveaux employés un peu particuliers : des moutons nains.

Installés devant la mairie, ils sont en charge de l'entretien de la pelouse. L'idée de remplacer tondeuse et désherbants est écolo : « Nous voulions mettre en place une action lisible et visible de la thématique ville verte », explique le maire de Lambersart, Marc-Philippe Daubresse.
Depuis vendredi, et pour cinq mois, les moutons ont une mission : paître, arracher, dévorer, pour mieux désherber. Mais attention, il ne s'agit pas de simples ovidés. Ce sont des moutons nains d'Ouessant qui ont la particularité de tondre uniformément le gazon sans l'abîmer.
Mais cette opération symbolique s'inscrit dans un projet plus large : la mise en place d'une dizaine de moutons, de chèvres et d'oies dans un terrain en friche de la ville.
En plus d'être écologique, ludique et pédagogique, la démarche est, aussi, économique. L'opération revient à 1500 E par mois pour la location et le suivi des animaux. Un autre projet est, déjà, à l'étude : des poneys-tondeuses dans les jardins du Colysée. •

lundi 13.07.2009, 04:46 - La Voix du Nord

Feux d'artifice. Où se rendre ce soir...!

Ouessant : dans le cadre de la fête de l'Amicale des sapeurs-pompiers, il aura lieu à 23 h.
Il sera surement tiré au dessus du port de Lampaul...!

Par contre ce qui peut-être sympa, c'est de placer auprès de la tour du stiff, et de regarder ceux tirés sur le continent.

Andréas.

dimanche 12 juillet 2009

Séjourner sur une île...

12 juillet 2009

extrait d'article de presse, pour lire le texte complet allez sur le lien source en cliquant sur le titre.

Les îles restent très prisées des touristes, mais il reste des places à prendre.

A Ouessant (29), l'hôtel Roc'h Ar Mor, qui donne sur l'océan, dispose encore de chambres et propose, pendant la saison, les mêmes prix que durant le reste de l'année. Formule encore plus économique: il reste aussi des places au camping municipal, au tarif de 6,20€ par jour et par personne pour planter la tente.

A Groix (56), quelques studios et studettes sont encore disponibles aux «Cabines de la mer», jusqu'au 18juillet et, après le 22août, à des prix se situant entre 445 et 468€ la semaine.

mercredi 8 juillet 2009

L'inventaire des fonds côtiers français en voie de généralisation

08/07/09, MATTHIEU QUIRET, Les Echos

Les biologistes répertorient la faune et la flore benthiques bretonnes depuis 2003. Une première qui va s'étendre en France.

Un « Google Map » des fonds côtiers sera bientôt disponible. Dans quelques jours, la vedette « Haliotis » bouclera une campagne d'observation dans la baie de Morlaix. Cette étude conclura le premier inventaire de la biodiversité des fonds côtiers bretons, débuté en 2003. L'opération « Rebent » passe ainsi du stade expérimental à la routine. Grâce à elle, la Bretagne dispose désormais d'un état de référence pour ses côtes, une année zéro qui servira à mesurer dans le futur l'impact du réchauffement climatique et de l'action de l'Homme. Ces données déboucheront bientôt sur une cartographie numérique de la faune et de la flore du rivage. Le succès de Rebent en fait désormais un modèle pour les autres rivages, un travail similaire débute en Normandie, en Méditerranée et en Aquitaine.

L'idée de ce réseau est née après le naufrage du pétrolier « Erika » en 1999. « On ne savait pas à l'époque s'il fallait nettoyer les sites, lesquels étaient prioritaires, à quels experts faire appel, etc. », explique Sandrine Derrien-Courtel, l'une des animatrices du réseau au MNHN.

Depuis, les biologistes se sont organisés en réseau pour effectuer une surveillance commune du littoral. L'Ifremer et ses partenaires ont réuni les stations marines de la région puis établi un protocole commun. La région Bretagne et la Fondation Total pour la biodiversité et la mer ont abondé les financements de l'opération. Les chercheurs ont concentré leurs observations sur le benthos, cet ensemble des êtres vivants de plus de 1 mm de long et habitant le fond côtier balayé par les marées (50 m de profondeur maxi). Ces populations sont les premières victimes des pollutions subies par le rivage, qu'elles viennent de la mer, des estuaires ou des terres. Environ 900 espèces de faune et de flore ont été répertoriées depuis trente ans en Bretagne. Le réseau Rebent s'efforce de cartographier systématiquement leur répartition. Simple quand il s'agit d'espèces fixées au sol comme les algues ou les éponges, la tâche est plus ardue pour les espèces semi-fixées, tels les oursins.

Les océanographes travaillent à deux échelles pour couvrir la Bretagne. La cartographie des milieux a été réalisée avec l'aide des satellites, mais surtout grâce aux navires côtiers équipés d'instruments acoustiques, comme la vedette « Haliotis ». A plus petite échelle, les biologistes ont retenu 31 sites choisis pour englober tous les types d'habitat. Certains secteurs représentent les zones rocheuses, comme l'archipel des Glénan, d'autres des fonds sableux, comme à Dinard. On retrouve aussi des vasières, des herbiers, etc. Tous les trois ans, une équipe de biologistes retourne sur chaque site et met l'inventaire à jour.

Crises locales
En mer, des plongeurs professionnels délimitent l'aire à étudier à l'aide d'une quarantaine de cadres plombés de 25 cm de côté. Au fond de l'eau, les plongeurs vont épuiser plusieurs journées fastidieuses à compter le nombre d'individus de chaque espèce présente dans les cadres. Sur l'estran, le travail se fait à pied. Généralement les opérateurs sont suffisamment expérimentés pour reconnaître visuellement les espèces, mais 15 % des identifications doivent se faire en laboratoire par biologie moléculaire.

Les premiers inventaires ont déjà permis de repérer des crises locales. L'été dernier, les plongeurs ont identifié une nécrose généralisée de l'algue laminaire Laminaria hyperborea en mer d'Iroise, à la pointe de la Bretagne. Les biologistes ont depuis collecté de nombreux échantillons pour privilégier aujourd'hui deux pistes : une pollution chimique des eaux ou une propagation de bactéries ou de virus. Des analyses approfondies en laboratoire devraient, cet été, exclure l'une des deux hypothèses.

Petit cheval, moutons d'Ouessant et petit cochon noir vivent en harmonie.

Rédéné 56/29. Près de Quimperlé: Balade chez le Promeneur des Fées.

"d'Andréas, sur Ouessant il y avait des fermes qu'avec des petits animaux, si aujourd'hui la vache semble avoir complétement disparue, certain sont encore visible ". Renseignements:
Tél.02.98.96.70.34, ou06.17.53.46.07. Horaires d'ouverture: de9h à 18h30.

La ferme de Rosbigot, en Rédéné (56), a de nombreux locataires. Un fileur de verre et un sculpteur y ont notamment élu domicile et ouvrent les portes de leur atelier-exposition. Visite tous les jours.

Derrière le nom de Promeneur de Fées se cachent deux artistes, Brigitte et William, qui ont ainsi baptisés leurs ateliers. Ils se sont installés dans un cadre de verdure enchanteur. Petit cheval, moutons d'Ouessant et petit cochon noir vivent en harmonie.
Les Korrigans accompagnent le visiteur au fil de sa déambulation, dans une atmosphère empreinte de magie, de légèreté. Les curieux sont invités à découvrir les expositions extérieures, intérieures et les ateliers. Les oeuvres sculptées en terre par Brigitte et celles du fileur de verre, William.
Mais aussi celles de la céramiste Zabou Herview, du tourneur sur bois Pascal Petit et du ferronnier d'art Guy Girardin. Bijoux, lampes, objets décoratifs, il y en a pour tous les goûts, pour tous les prix et bien souvent la Bretagne reste la source d'inspiration des artistes.
Brigitte et William organisent également des stages de sculpture.

Revue de presse autour d'Ouessant.

d'Andréas, voici 4 articles qui évoquent soit des visites, soit des attaches à Ouessant, dans les deux cas même si l'information n'est pas indispensable, culturellement elles offrent un plus.

Pour lire les articles avec le lien source, cliquez sur le titre.

Le Télégramme - ‎5 juil. 2009‎
Il est également possible de s'inscrire aux mini-camps à Ouessant (1eret 2août) ou à Telgruc-sur-Mer (15 et 16août) aux stages (secourisme, vidéo, graff), ...Marche et gymnastique. Un goûter pour finir la saison

Le Télégramme - ‎4 juil. 2009‎
L'année prochaine, nous viserons Ouessant», a expliqué Louise Esvan, l'animatrice. La reprise aura lieu début septembre.

François Cuillandre (PS), un maire 100 % local
Le Monde - ‎7 juil. 2009‎
... la marine marchande, un grand-père marin pêcheur au Conquet, l'île de Molène, proche d'Ouessant, comme berceau familial, aujourd'hui son refuge estival. ...

La cité du Ponant à la reconquête de son port
Le Monde - ‎7 juil. 2009‎
... occupent un créneau porteur : la flotte mondiale a été multipliée par deux en vingt ans, 150 navires empruntent chaque jour le rail d'Ouessant. ...

Et l'ornithologue, ce drôle d'oiseau, a pris la plume

« Les oiseaux, comme indicateur de la santé de la planète, je ne connais pas mieux », assure Yvon Guermeur.







: Thierry Creux

C'est une petite armée de l'air, pacifique et militante. Constituée d'engagés volontaires, de fantassins amateurs et de quelques officiers d'active. L'ornithologie, la science des oiseaux, a aussi ses gros calibres. Comme Yvon Guermeur. Ce savant rigoureux et zélé a enfin pris la plume. Pour nous dresser l'impressionnant inventaire de la Bretagne qui vole.
Les Bigouden l'appellent « la rivière sans nom ». Elle louvoie de Pont-l'Abbé à Loctudy, lèche le granit hors d'âge du menhir de Penglaouic, abrase l'île aux rats et a bien du mal, comme partout, à se dépêtrer des maudites algues vertes qui retirent le pain du bec aux huîtriers pie et aux tourne-pierres.

Ce samedi-là, le petit groupe de profanes et de curieux se tourne illico vers celui qui a sorti ses inusables jumelles Zeiss « made in RDA » et ne s'en sert pas vraiment. L'ornithologue avisé « regarde les oiseaux à l'oreille ». Qu'il a musicienne. Oui, là-haut dans les pins qui caressent le ciel du Finistère, il y a bien un héron au nid. Et tout autour, ces boules blanches ? Des aigrettes. Cette silhouette, plus loin ? Sans abuser, c'est une buse. Et cette querelle à saute-nuages ? Un goéland brun disputant un poisson plat à un sterne goulu.

Il est incollable cet Yvon Guermeur, grand échassier encyclopédique, barbu et peu loquace comme le sont les gens qui passent le plus clair de leur temps à se faire tout petit, attendre, trouver, déterminer, compter, défricher le ciel et le mettre en fiche.

Des paysages nicheurs de Bretagne, il sait tout : les roselières d'Audierne, les splendeurs lacustres de Grand-Lieu, les à-pics vertigineux du Cap Sizun. Il en connaît les pensionnaires et les passagers, au couple près. On s'en étonne. Il hausse les épaules avec l'orgueil des modestes : « C'est ma vie ». À quoi repère-t-on une grande pointure? A ce qu'elle reste dans ses petits souliers.

Sa vie a commencé à Brest, il y a soixante-deux ans. La ville est encore fumante de la guerre qui l'a mise à bas. Le petit Guermeur est un « zef » : un petit poulbot de la cité du Ponant : « C'était plein de ruines et de chants d'oiseaux ». Armé d'un lance-pierres, il balance des coups fatals dans l'aile de sa future passion. Il n'en n'a ni regret ni remord : « La passion de l'oiseau, ça commence comme ça. Avec une élingue. Et puis, un jour, tu te demandes comment s'appelle le piaf sur lequel tu tires. Mettre un nom sur ce que l'on voit est une sacrée clef dans l'existence. Ton père te le dit, le nom. Et tu plonges. » Comment s'appelait son premier oiseau sorti de l'anonymat ? « Une bergeronnette des ruisseaux. » Inoubliable. Tatouée.

Au carrefour des migrations

Après, le temps passe. Yvon Guermeur est instituteur côté cour. Et coureur de grèves côté jardin. Un jour poisseux de 1978, un pétrolier vient dégueulasser les macareux et les cormorans de Portsall : « On m'a demandé de dresser le bilan de l'Amoco Cadiz. J'ai été détaché à Ouessant ». Ah ! Ouessant... Si la gent plumée a une capitale, c'est cette île qui monte la garde au large de la vieille Europe. Une île, Ouessant ? Un nichoir. Une volière. Là-bas, le maître d'école affecté à l'école buissonnière s'est régalé : « J'ai eu trois fois un albatros dans mes jumelles, mais l'oiseau le plus beau n'est pas le plus coloré ni le plus rare. Les oiseaux qui marquent, ce sont ceux qui vous offrent des instants dans leur décor à eux. »

Lui, désormais en retraite très active, va passer son temps à partager ce qu'il sait. Il va dire et répéter que la Bretagne est gâtée par sa géographie et dorlotée par son climat : « Nous sommes au carrefour des migrations et des températures. 462 espèces d'oiseaux en profitent. Et les oiseaux, comme indicateur de la santé de la planète, je ne connais pas mieux. Ils nous obligent à lever le nez là-haut. Et nous rappellent que nous vivons chez eux, un peu. »

Nous y voilà : Comment va la planète ? Guy Guermeur n'est pas un marchand d'apocalypse. Il est prudent, mesuré, ne nous annonce pas la fin imminente du monde : « Même si le sterne de Dougall et le macareux ne sont pas brillants. Le petit pingouin ne va guère mieux ». L'ornithologue sourcilleux nous le dit aussi : « Il n'y a plus de bécassines en Bretagne. »

Ceci dit, il en reste, des oiseaux. Il leur manque juste la considération à laquelle ils ont droit. Et puis, il y a Ouessant. Ouessant, le check point Charly de ces formule 1 légères qui traversent la mer ou la vieille Europe. Ouessant, le rare lieu improbable où un pinson américain et une grive d'Ukraine peuvent se croiser à tire d'aile.


François SIMON

vendredi 3 juillet 2009

Iles et tourisme. Un couple assez méconnu...

3 juillet 2009

On parle beaucoup des îles et du tourisme mais finalement, avec très peu d'outils, d'évaluation. Un récent séminaire tenu sur l'île d'Ouessant l'a montré.

Une étude peut balayer des idées reçues. Celle effectuée sur les îles de Chausey, par le laboratoire brestois Géomer (Institut universitaire européen de la mer) a montré que la fréquentation la plus forte ne venait pas des visiteurs empruntant les navettes, mais des plaisanciers. Ce labo étudie d'autres sites dans le cadre du programme «Liteau», du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire. C'est le cas, notamment, du Mont Saint-Michel, à travers un observatoire de la fréquentation, en cours de montage. Histoire de mieux cerner le chiffre de troismillions de visiteurs par an, dans le cadre du réaménagement en cours. Liteau s'est intéressé aussi, dans le Morbihan, à l'île d'Arz, à l'île-aux-Moines, aux alignements de Carnac, ou encore, plus au sud, à Porquerolles.

Une méthodologie

L'approche intéresse l'association des îles du Ponant, co-organisatrice du séminaire. «La méthodologie qui se met en place ailleurs peut nous être utile», commente son président, Denis Palluel, qui parle pour Ouessant, dont il est le maire. «Les évaluations sont souvent celles issues des bateaux, mais ce n'est pas suffisant. Qu'est-ce que font les gens sur l'île? Il y a là tout un aspect qualitatif. Ce qui manque aussi, ce sont les croisements de points de vue entre les dimensions économique et environnementale». Placer au bon endroit le curseur, entre «trop» et «pas assez de tourisme», est assez subjectif aussi. «Ce qui est valable sur une île ne l'est pas sur une autre», observe Pierre-Philippe Jean, directeur de l'association des îles du Ponant. Le problème n'en est pas moins récurent. «Nous souhaitons un mieux touristique, pas un plus, 200.000, c'est déjà beaucoup», commente Daniel Lorcy, maire de l'île d'Arz.

Étaler le flux

L'étalement est un moyen. «Le tourisme hors saison augmente globalement, il y a bien une raison. Tout le monde y trouve intérêt», constate, pour sa part, Denis Palluel. Accueillir les touristes ne consiste pas non plus à céder n'importe comment à n'importe quelle demande. «Si vous les écoutez, il faut installer des consignes, des toilettes et, à la limite, qu'il n'y ait plus de marées!», remarque, volontairement lapidaire, Louis Brigand, de Géomer.

Vincent Durupt

Le sous-marin Ouessant restera-t-il la France ?


Le sous-marin Ouessant, à Brest








crédits : MER ET MARINE


03/07/2009

C'est le 9 juillet que le sous-marin Ouessant achèvera officiellement sa mission de formation des sous-mariniers malaisiens. Désarmé par la Marine nationale en 2001, ce bâtiment, du type Agosta, a été remis en service en 2005 afin d'assurer la formation, à Brest, des équipages amenés à armer les deux sous-marins du type Scorpène commandés par la Malaisie. A cet effet, il a été affrété par DCNS et Navfco. Alors que le Tunku Abdul Rhaman, construit par DCNS, s'apprête à quitter Toulon pour la Malaisie et que le second bâtiment de la série, le Tun Razak, sera livré par les chantiers espagnols Navantia dans quelques mois, l'avenir de l'Ouessant est sujet à interrogations. Le bateau doit normalement être acquis par la Malaisie, pour servir à l'entrainement de ses marins. Se pose, toutefois, le problème du transfert jusqu'en Asie. Apparemment, il ne serait pas question de laisser l'Ouessant réaliser ce périple par ses propres moyens. Or, les alternatives sont limitées. Le tirant d'air du bâtiment de 1500 tonnes ne serait pas compatible avec un transport dans un radier de BPC ou même TCD. Il resterait alors l'option d'une barge semi-submersible, solution qui aurait un coût certain. Si aucune solution n'est trouvée, le sous-marin resterait en France, où il serait intégré dans la filière de déconstruction.

jeudi 2 juillet 2009

Pollution maritime : amendes records pour deux armateurs reconnus coupables de rejets d’hydrocarbures

Les capitaines de l'Al Esraa et du Valentia ont été reconnus coupables de rejets d’hydrocarbures. Ils ont été condamnés à des amendes record de un et deux millions d'euros par le tribunal correctionnel de Brest. Jusque-là, la peine la plus élevée n'était que de 800 000 euros.

L’armateur du cargo égyptien, l’Al Esraa, devra payer 90 % de l'amende de un million d'euros. Les 10 % restants seront pris en charge par le commandant. Le bateau avait été repéré en septembre 2008 par un avion des douanes avec dans son sillage une nappe d'hydrocarbure longue de 14 km. De son côté, l’armateur libanais du Valentia devra payer 90 % de l'amende de deux millions d'euros. Le cargo libérien a laissé derrière lui une trace de 18 km au large des côtes bordelaises.

« Avec ces nouveaux montants d'amende, on risque d'avoir des dépôts de bilan dans les petites compagnies qui ont des bateaux en mauvais état. Mais il vaut peut-être mieux faire le ménage... », a déclaré Jacques Mangold, directeur de Vigipol, association environnementale qui réunit une centaine de communes littorales. Une nouvelle législation, entrée en vigueur en août 2008, a relevé les montants maximum des amendes pour pollution volontaire de 1 à 15 millions d'euros.