vendredi 28 août 2009

Une passion pour l'île d'Ouessant, Yann Tiersen

YANN TIERSEN, Un Breton à Paris. OLIVIER NUC, 28/08/2009.

En moins d'une dizaine d'années, Yann Tiersen est parvenu à imposer sa petite musique bien à lui. Rompu à la culture classique (il a suivi des études de violon au conservatoire), ce Breton a dévié d'une trajectoire de concertiste le jour où le rock a surgi dans sa vie.
Depuis lors, il ne cesse d'alterner entre pièces intimistes et déluge d'énergie. Sa route d'auteur d'albums célébrés par des fidèles de plus en plus nombreux a croisé celle du très grand public lorsqu'il a prêté plusieurs de ses morceaux à la bande originale du Fabuleux Destin d'Amélie Poulain. Depuis, il n'a pas cessé de déjouer les attentes, affirmant sa voix singulière et écumant les routes avec un projet foncièrement rock.
Complice de longue date de Miossec, avec lequel il partage une passion pour l'île d'Ouessant, Yann Tiersen vient de collaborer avec le Brestois sur une série de chansons qu'ils ont inaugurées sur scène voilà un an avant de les enregistrer.
Le résultat de ces séances s'intitule Finistériens et sera disponible le 14 septembre prochain.
Ce week-end, Yann Tiersen sera à l'affiche du festival francilien Rock en Seine *, sans album à promouvoir ni autre enjeu que de faire parler la poudre avec ses accompagnateurs de prédilection.

jeudi 27 août 2009

GROUPEMENT DES ELEVEURS DE MOUTONS D'OUESSANT.


GROUPEMENT DES ELEVEURS DE MOUTONS D'OUESSANT

8 route de Tillou 79170 LUCHE SUR BRIOUX

TEL. 02 98 78 70 23
carre.gemo@wanadoo.fr
coutant.gemo@wanadoo.fr







pour un accès au site
cliquez sur le titre.
extrait....

......QUELQUES ETAPES DANS LA VIE DE LA RACE
d'après les recherches de M. G. Tronson

De longue date, les voyageurs, marins ou pêcheurs ont eu leur attention attirée par les moutons broutant au bord des grèves tout au long des côtes d'Ouessant.

Dès 1754, les moutons d'Ouessant sont signalés comme étant excellents mais de très petite taille.

En 1899 ces ovins sont décrits de la façon suivante : " Une épaisse toison les recouvre, sorte de crin imperméable à la pluie, qui les fait paraître, non tondus, d'une grosseur raisonnable. Mais quand les ciseaux ont passé sur eux il ne reste plus que des bêtes au dessous de la taille d'un chien. Deux personnes mangent facilement un de leurs gigots dont la chair est très savoureuse. De très petite taille, d'une race particulière à l'île, ils ont de grandes cornes enroulées comme les cornes des mouflons ".

En 1852, on recense 6000 moutons sur les 1562 hectares de l'île. Les moutons étaient marqués à l'oreilles par des entailles (en 1970, 510 marques étaient déposées à la mairie).

A la fin du XIX ème siècle, des essais d'introduction d'animaux de plus grande taille furent entrepris avec peu de succès.

En 1920, la race d'Ouessant est décrite comme suit : "C'est une race de petite taille et à développement lent, dont la taille ne dépasse pas 35 à 40 centimètres. La couleur de la toison est noire, marquée parfois de taches blanches sur la tête ; les mâles sont munis de cornes plates, minces, recourbées en arrière. La laine est courte et frisée. La chair passe pour être d'assez bonne qualité ".

En 1935, un bateau grec, le Mikonos, s'échoua libérant un bélier et deux brebis. Le métissage commencé dans la première moitié du XXème siècle s'est poursuivi ensuite et l'extinction de la race ouessantine est considérée réalisée dans les années 1970....

....La vie du GEMO

Depuis 1976, les objectifs du GEMO ont évolué. Si à la création du groupement il était vital de remonter les effectifs, il a fallu ensuite fixer le standard (1981 puis 1991).L'incitation à la sélection et la présentation à un public toujours plus large est passé par l'organisation d'un concours national annuel.Les années 90 à 2000 ont été les années de présentation au salon de l'agriculture pour l'aspect communication et déclaration des élevages et identification des animaux compatible avec les exigences européennes....

Mouton d'Ouessant, Saint-Rivoal carbure au naturel.

Dimanche, Saint-Rivoal accueillera
le 21e concours national du mouton d'Ouessant.
















Photo archives Eugène Le Droff


Pour la septième année consécutive, l'Écomusée des monts-d'Arrée, l'association Bro an Are et le Civam (Centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural) reconduisent leur marché des énergies paysannes, à Saint-Rivoal.
Il aura lieu dimanche, dès 11h, sur le thème du bois comme ressource énergétique en campagne. L'association Bro an Are profitera de la journée pour faire valoir ses produits, en présence des fermiers et artisans locaux de la coopérative.
Les métiers liés au bois et les stands associatifs animeront la journée, autour de démonstrations et de discussions ouvertes.
Avec la collaboration du Gemo (Groupement des éleveurs de moutons d'Ouessant), le 21econcours national du mouton d'Ouessant rassemblera 80sujets de l'espèce, dans le cadre de l'action du parc d'Armorique en faveur des races à faible effectif. Pratique Entrée libre, rendez-vous dimanche, de 11h à 19h, à Saint-Rivoal, près de la maison Cornec.

La visite de la maison sera par ailleurs gratuite ce jour-là, tél.02.98.81.40.99.

dimanche 23 août 2009

Enez Eusa e brezhoneg ! Ouessant a dit oui à la langue bretonne !

De droite à gauche, Lena Louarn, Denis Palluel, Jean-Yves Cozan et Yvette Duval, Conseillère régionale
photo 2 Isabelle Le Bal et Lena Louarn photos L.G.)






De notre correspondant de ABP:
Louis Gildas
Publié le 23/08/09


OUESSANT — « Nous, c'est dans le détail que chaque jour on se bat » c'est par un de ces formules dont il a le secret que Jean-Yves Cozan, a commenté la signature de la charte « Ya d'ar brezhoneg » par la municipalité de son île préférée : Ouessant ! Plus avant il s'était félicité que l« île soit la 110 e commune à s'engager ouvertement pour la langue bretonne. De son côté Denis Palluel, le maire, après avoir affirmé (qu') »une langue de s'use que si on ne la parle pas" a invité ses homologues bretons de l'association des îles de Ponant a signer la charte. La présidente de l'Office de la langue bretonne, Lena Louarn, après avoir salué J-Y Cozan, pour son action en faveur de la langue et notamment pour la création de Ofis ar Brezhoneg a rappelé que si Ouessant est un des lieux les plus sacrés d'Occident on y parle aussi breton depuis quelque 1 500 ans. Un peu plus tard, sur le site du Salon international du livre insulaire, la présidente d'honneur, Isabelle le Bal et Joël Richard, le président en exercice de la manifestation, dont s'était la 11 e édition, s'engageaient également officiellement en faveur du brezhoneg.

Louis Gildas est un reporter indépendant. Il a contribué à Bretagne Hebdo, Armor magazine et Ouest France, Les Terroirs de France, AQUI TV, Radio Périgueux, Le Journal du Périgord, L'Express

jeudi 20 août 2009

Rodney Saint-Éloi, le poète et le sémaphore


Surplombant l'océan, Rodney Saint-Eloi peut se pencher sur son écriture insulaire. :







Ouest-France


Le poète haïtien est le premier écrivain en résidence dans le sémaphore de l'île d'Ouessant (Finistère). Il surplombe le Salon du livre insulaire, ouvert hier.
Il a l'imaginaire ancré au fond du coeur et l'immensité de l'océan devant lui. Dans l'ancienne vigie du sémaphore du Créac'h, transformée en salle de travail pour des résidences d'écrivain, Rodney Saint-Eloi a le regard qui brille. Encore un peu étonné de se retrouver là, à Ouessant, seul dans cet « espace réservé à la surveillance, pris entre un monde qui finit et un autre qui commence. » Un rôle de « guetteur », que le poète reprend à son compte.

L'exil et le royaume

Depuis la semaine dernière, l'écrivain a pris ses quartiers dans ce lieu rétrocédé par la Marine au conseil général du Finistère. Depuis de nombreuses années, les organisateurs du Salon du livre insulaire d'Ouessant souhaitaient en faire un lieu privilégié de résidence pour les écrivains. Rodney Saint-Eloi est le premier à transformer ce rêve en réalité durant un mois et demi. Un privilège ? « Une promesse plus qu'un confort », tempère le poète haïtien, exilé à Montréal depuis 2001.

Auteur et éditeur, ancien lauréat du prix poésie au salon d'Ouessant, Rodney Saint-Eloi a l'esprit insulaire chevillé au corps. « Être ici, c'est me rappeler mon insularité. C'est comme si je rentrais chez moi. Il y a comme une sorte de symbiose, mais on ne peut pas tricher. On est ici à l'extrême de soi-même, il faut donc donner le meilleur. » Être partie prenante des éléments, de la nature et de cet espace « dédié à être un pont entre les hommes. »

Dans ce territoire du bout du monde et avec « le regard tourné vers l'Amérique », le poète peut s'adonner sans retenue à son travail d'écriture baignée d'atmosphère insulaire. L'exil, l'appel à l'enfance et aux « puissances cosmiques » font partie de ses thèmes de prédilection. Son projet de création ne dérogera pas à ce souffle. « Je suis parti sur une écriture polyphonique et fragmentaire. C'est un ensemble de voix qui doit prendre corps. »

Après l'agitation des cinq jours du salon du livre qui s'est ouvert hier, Rodney Saint-Eloi se retrouvera vraiment seul dans le sémaphore. Solitaire, mais solidaire de la terre des hommes. Un moment propice à la réflexion sur le « risque de fragmentation du monde. » Dans son exil, le poète a trouvé un autre bout de royaume.


Rémi MORVAN.

Salon du livre insulaire. Rennie Pecqueux-Barboni lauréat

Rennie Pecqueux-Barboni lauréat.
Nivoelisoa Galibert, originaire de Madagascar,
docteur ès lettres à Paris Nord,
et membre du jury du Salon du livre insulaire,
à Ouessant, présente «Costumes de Corse»,
l'ouvrage de Rennie Pecqueux-Barboni
qui a obtenu le grand prix.

Photo Eugène Le Droff

Le grand prix du Salon du livre insulaire, à Ouessant, a été attribué, hier, à Rennie Pecqueux-Barboni, pour son ouvrage illustré intitulé «Costumes de Corse».

Le onzième salon international du livre insulaire, présidé par l'écrivain Marie-Célie Agnant, a débuté, hier, à Ouessant, sous le soleil et au son du biniou et de la bombarde, par la remise du prix du livre, premier de la rentrée littéraire 2009. Le grand prix des îles du Ponant a été attribué au livre de RenniePecqueux-Barboni, «Costumes de Corse», publié aux éditions Albiana. L'ouvrage, minutieusement illustré par l'auteur lui-même, représente 40 ans de travail sur l'histoire de l'île, l'évolution de la société, qui entraîne le lecteur dans un merveilleux voyage à travers les mots, la culture et le temps. Le prix fiction a récompensé le roman de la jeune auteure québécoise Mylène Durand, «L'immense abandon des plages» (éditions Pleine lune), présenté comme «une véritable petite perle de littérature».
En l'absence de recueils de poésie de qualité, le jury a décerné un prix du regard poétique à l'ouvrage de Sophie Bazin et Johary Ravaloson, «Zafimaniry intime, Zaho Zafimaniry» (éditions Dodo vole). Deux prix ont été remis dans la catégorie beaux livres. Le premier à «Mentawaï, l'île des hommes fleurs», ouvrage collectif coédité par l'IRD et Romain Pages, un livre sur un archipel situé à l'ouest de Sumatra en Indonésie. Le second prix est attribué à un coffret consacré à la «Biodiversité de la Réunion», ouvrage collectif publié par le muséum d'histoire naturelle de la Réunion. Enfin, le prix de la catégorie science et essai est revenu à «Sarrola 14-18», de Charlie Galibert, aux éditions Albiana. Une étude anthropologique sur la Première Guerre mondiale dans un village Corse.

Pratique Salon international du livre d'Ouessant,
toute cette semaine, de 9h30 à 19h.
Entrée gratuite. Tél.06.81.85.41.71.
Compagnie maritime Penn ar Bed: 02.98.80.80.80.

mercredi 19 août 2009

Groix (56). Embarquement pour le festival du film insulaire

18 août 2009 -

(d'Andréas) C'est pas Ouessant, mais cela le vaux bien...!

.Terre d'accueil en vue. À partir de demain et jusqu'à dimanche, Groix va se trouver au centre du monde insulaire. Films, documentaires, débats, spectacles... C'est parti pour le Fifig!

D'aucuns diront que ça tombe sous le sens, mais la principale particularité d'une île, c'est d'en être une. Depuis neufans, le festival international du film insulaire de Groix (Fifig) s'évertue à dresser des ponts entre les îles du monde. Des passerelles qui permettent de dépasser cette principale particularité et d'en faire découvrir de multiples. Parfois exceptionnelles, souvent communes. Car des Caraïbes à la mer d'Iroise, en passant par l'océan Indien, les îles du monde se ressemblent plus qu'on ne le pense.
Réchauffement climatique, sauvegarde de la culture, ou encore pêche. Autant de problématiques que les insulaires ont en commun et qui, finalement, ne sont que des échos souvent amplifiés, comme le souligne Gwénaël Legras, président du Fifig: «Les îles présentent un concentré des problèmes des continents». Des problèmes qui seront au centre des projections et des débats du festival.

Le Sri Lanka invité d'honneur
C'est le Sri Lanka qui est l'invité d'honneur cette année. Il y a peu de temps encore, le thé de Ceylan avait un goût bien amer pour les Sri Lankais, déchirés par la guerre entre le gouvernement central et les Tigres tamouls. De guerre, des Tigres, mais surtout de paix, il en sera question à travers des documentaires et des films. En tout, quatorze documentaires seront en compétition et une soixantaine de films programmés sur quatre jours.

Plusieurs îles en une
Le temps du festival, Groix s'habille en Cubaine, en Martiniquaise, en Islandaise ou encore en Haïtienne. Des histoires d'hommes, de résistance, d'engagement et de passion. Histoires de luttes aussi, avec la part belle laissée à la Martinique et surtout à la Guadeloupe, marquées au printemps dernier par un important mouvement populaire. Ce sera le «coup de projo» du festival.
Au-delà des découvertes, du cinéma et des débats, le Fifig c'est aussi de la musique avec des concerts et plus largement, un espace ouvert sur les arts vivants.
Le tout dans le cadre exceptionnel de Port-Lay.

Pratique Festival international du film insulaire à partir de demain et jusqu'à dimanche, à Groix.
Traversée aller-retour:13,85€.
Retours à Lorient jusqu'à 1h du matin (sur réservation).
Forfait journée: 18€, réduit: 7€.
www.filminsulaire.com

Gaël Bocandé

Iroise, Premier Parc naturel marin et le Parc naturel régional d'Armorique les richesses patrimoniales du Finistère

Communiqué du Conseil Général du Finistère - 19/08/2009 14:42:21

A la pointe de la Bretagne, entre Armor et Argoat ,se côtoient des espaces naturels très variés qui forment un environnement et des paysages uniques. L'existence de 2 parcs naturels dans le département du Finistère (le Parc naturel régional d'Armorique et le nouveau Parc naturel marin d'Iroise) traduit la diversité de ces habitats, mais aussi la volonté collective- et la nécessité - de préserver ce patrimoine intact pour le transmettre aux futures générations.

La nature préservée, c'est un peu la carte d'identité du Finistère
Dès 1969, le Parc naturel régional d'Armorique était le deuxième parc naturel à être créé en France. Un territoire recouvrant aujourd'hui plusieurs zones distinctes :

. les îles de la mer d'Iroise,
. la presqu'île de Crozon,
. l'Aulne maritime
. et les monts d'Arrée

La nouvelle charte du Parc, en cours d'adoption, se propose de renforcer ses actions dans le sens d'un développement durable au service de ces territoires et de la population.

En 1988, l'Unesco approuvait la création de quatre nouvelles réserves de biosphère dans le monde, dont celle de la mer d'Iroise (archipel de Molène-Ouessant) : un prestigieux label pour ces îles à la biodiversité exceptionnelle.

Un petit paradis pour les naturalistes, les ornithologues ou les simples observateurs de la nature : de multiples espèces d'oiseaux marins, mais aussi de grands mammifères marins, phoques gris, grand dauphins, marsouins, ou globicéphales... évoluent dans ces eaux.

En 2007, la création du Parc naturel marin d'Iroise, premier parc naturel marin français, est empreint de cette volonté de protection. L'aire protégée s'étend du nord d'Ouessant au sud de Sein, un espace maritime d'environ 3.500 km2, incluant 24 communes littorales, où les règles de gestion sont établies en commun, pour que la mer demeure un espace de liberté, sa vocation première.

Le but de la structure est d'intégrer la protection de l'environnement (habitats marins, espèces menacées et rares) dans la gestion de cet espace maritime, en prenant en compte les activités anciennes et traditionnelles (pêche, exploitation des algues) ainsi que les activités de loisirs et du tourisme.

La qualité reconnue de la production de pêcheurs, engagés dans une démarche d'exploitation durable de la ressource, représente aussi un aspect important de cette gestion moderne des ressources marines;

La nature, indissociable de l'homme
Le Conseil général s'est engagé directement pour protéger ses paysages.

En 1969, il a mis en place un fonds spécial pour acheter des sites naturels : en 2009, 3.200 hectares d'espaces naturels sont propriétés du Conseil général qu'il protège et met en valeur. Il soutient également l'action du Conservatoire du littoral. Ces propriétés, situées sur la bande côtière ou en Finistère intérieur, contribuent à garantir la richesse et la diversité des paysages du département, en visant un objectif : protéger pour mettre à la disposition du public des sites de grande qualité, des lieux de promenades et de découverte

Côté biodiversité, "l'Argoat -Finistère de l'intérieur" témoigne d'une grande qualité et d'une diversité des écosystèmes. Le dernier inventaire des paysages au sein du Parc naturel régional d'Armorique a permis d'identifier une dizaine "d'unités paysagères" différentes (y compris ceux du littoral) et quelque 18 sous-unités révélant une grande diversité, source de valorisation. Un patrimoine remarquable.

Si la forêt finistérienne est assez morcelée, les espaces boisés sont nombreux et couvrent environ 59.000 hectares (8,6 % de la surface du Finistère). La forêt domaniale du Huelgoat est la plus importante (1.168 hectares), devant celle de Carnoët qui compte 756 hectares.

Les tourbières, vestiges d'époques glaciaires qui peuvent capter de grandes quantités d'eau, abritent de nombreuses et très rares espèces botaniques et animales. Au nombre de 194 ( 3.300 hectares) elles s'étendent sur 55 communes du Finistère, dans les secteurs des monts d'Arrée, des Montagnes Noires, de la presqu'île de Crozon, du haut Léon et de la Cornouaille.

De l'intérieur au littoral, en mer ou sur les îles, le patrimoine naturel, les paysages, la faune ou la flore, riches et diversifiés, déterminent une identité forte. Il est de notre devoir de préserver cette richesse dont nous sommes les premiers utilisateurs, et que les visiteurs viennent admirer. Elle mérite d'être connue et respectée.

Le patrimoine bâti du Finistère façonné par les habitants au fil des siècles est composé d'une grande diversité qui reflète l'histoire, les activités, les arts, les traditions, les métiers du Finistère : phares, remparts, lieux de culte, maisons rurales, grandes demeures où se marient la pierre de Logonna ou le granite de Kersanton avec les ardoises des Monts d'Arrée...


Jean Guichard
devant le phare
de la pointe
Saint-Mathieu









Depuis plus de vingt ans, ce Breton de Paris tire le portrait des phares sur toutes les mers du globe. Celle du phare de la Jument, au large d'Ouessant, l'a rendu célèbre.

Portrait
Son nom est peu connu du grand public. Pourtant, ses photos ont fait le tour du monde. Le phare de la Jument dans la tempête, c'est lui. Sur l'image, une déferlante de plusieurs mètres de haut vient s'écraser sur l'arrière de la tour de pierre, tandis que le gardien est sorti au pied du phare. « Il y a même eu des rumeurs disant que le gardien du phare avait été emporté par la vague juste après que je le prenne en photo », s'amuse Jean Guichard.

Un travail de témoignage
Depuis plus de vingt ans, ce Breton de Paris il est né dans la capitale mais a passé ses vacances chez ses grands-parents à Plumelec, dans le Morbihan sillonne les côtes du globe pour coucher sur papier glacé les phares dans toute leur diversité. Un univers bien éloigné des portraits de politiques ou des conflits qu'il a couverts dans sa carrière de photojournaliste.

Dans les années 80, les phares commencent à s'automatiser. Le temps des gardiens de phare touche à sa fin. « Je voulais prendre en photo ce métier en voie de disparition », explique Jean Guichard. Et par conséquent photographier les phares. Un thème jusque-là délaissé par ses collègues. « Quand j'ai dit que je me lançais là-dedans, on s'est bien foutu de moi ! », explique en riant ce quinquagénaire au parler direct.

Alors, avec un hélicoptère et ses appareils photos argentiques il refuse de travailler avec des numériques , Jean Guichard mitraille ces bâtiments si particuliers.

Son travail aurait pu rester dans l'ombre, n'était cette fameuse journée du 21 décembre 1989. Depuis un mois, Corinne Régnier, son assistante, guette une fenêtre météorologique permettant d'aller prendre en photo le phare de la Jument, situé à quelques milles de l'île d'Ouessant.

Les conditions sont loin d'être réunies ce jeudi matin : vent de force 10, visibilité quasi-nulle. Pourtant, Jean Guichard et son pilote prennent la décision d'aller jusqu'au phare en hélicoptère. « Quand j'ai appuyé sur le déclencheur, j'ai tout de suite su que c'était une bonne photo, se souvient-il. Mais je ne pouvais pas prévoir la folie mondiale qui allait suivre. »

Pendant plusieurs années, cette photo fait partie des plus grosses ventes mondiales dans le domaine. Jean Guichard va poursuivre l'aventure, qu'il partage avec le grand public à travers ses livres illustrés.

Plus de deux décennies qu'il suit l'histoire de ces tours érigées en pleine mer et désormais rendues désuètes par les GPS. Mais l'image romantique du gardien de phare, seul face aux éléments, tend à l'agacer : « C'est très parisien ça. Il ne faut pas oublier que les gardiens préfèrent largement être à terre plutôt que de faire des ronds dans des conditions précaires. »

Entre eux, les gardiens appelaient les phares de haute mer les « enfers ». Ceux situés sur terre étaient appelés les « paradis ». Grâce au talent de Jean Guichard, ces « enfers » perdus dans l'océan n'auront jamais eu l'air aussi beaux.


Thibaud LE FLOCH.

La seconde vie de la cloche de L'Okawango

La seconde vie de la cloche de L'Okawango







Photo Paul Marec
Ouessant Subaqua

Repérée au mois de juin dernier par les membres de l'association Ouessant Subaqua, la cloche de l'Okawango, vient d'être remontée à la surface.
Ce vapeur allemand de 2.765 tonneaux de jauge brute, immatriculé à Hambourg, avait coulé le 23 mai 1913, au nord du phare de la Jument.
Ses 25 passagers avaient tous été sauvés. Le bateau avait été lancé en 1894, dans le port britannique de Sunderland, sous le nom de Omba. C'est ce dernier nom qui est gravé sur la cloche.
L'épave repose au fond d'un couloir rocheux entre 20 et 45m de profondeur.
Pour la cloche récupérée, c'est une nouvelle vie qui commence.
Elle devrait prochainement être traitée par électrolyse, avant d'être présentée au musée des Phares et Balises du Créac'h où elle enrichira le patrimoine culturel sous-marin ouessantin.

mardi 18 août 2009

lu dans le Match avec Ségolène en couverture

Bonjour, mon épouse m'a fait voir un article du Match N° 3143 du 13 au 19 Août 2009
un article d'Irène Frain, avec de superbe photo de Benoit Gysembergh, avec en 1er plan l'ile Keller et surtout l'ile de Sein son ile préférée...! Bref; tout çà de la page 70 à 75.

Bonne lecture.

lundi 17 août 2009

Rodney Saint-Eloi

inaugure la résidence
d’écriture d’Ouessant

Ouessant (France), 15 aout 09 [AlterPresse] --- L’écrivain haitien Rodney Saint-Eloi inaugure la résidence d’écrivain, que lance cette année le salon du livre insulaire international d’Ouessant, dans le sud de la France.

La résidence de création est une nouveauté de cette manifestation littéraire, qui se déroule du 19 au 23 août. Elle a lieu dans le célèbre sémaphore du Créac’h (photo-logo).

Déjà sur les lieux à Ouessant, Rodney Saint-Eloi participera au salon du livre, animera quelques conférences sur l’île et à Brest, et rencontrera d’autres écrivains, selon ce qu’indique l’écrivain à AlterPresse.

S’attelant à son travail d’écriture, Saint-Eloi considère sa résidence d’écriture à Ouessant comme « un évènement heureux ».

« Etre avec soi-même et ses propres silences et fantômes. Vivre cette expérience est une chose d’une grande beauté. Le soir en regardant cette vaste mer, tous ces phares majestueux, ces lanternes, qui éclairent mon chemin, je me sens une âme de vigie. Et du coup, monte en moi de manière presque tragique cette identité bretonne, si forte, si combative », déclare-t-il.

« Avec cette résidence, s’ajoute en moi l’île d’Ouessant, après Cavaillon, Port-au-Prince, Montréal, Cayenne, Saint-Laurent du Maroni, et je vis ce grand désir géo-poétique qui grandit mon corps. »

Cédé par la Marine nationale au Conseil général du Finistère, le sémaphore du Créac’h a été spécialement aménagé au coût de 200 000 euros pour accueillir ces résidences d’écriture allant de deux à quatre mois. Installé sur un point culminant de la côte, le sémaphore domine l’île.

Rodney Saint-Eloi, auteur haïtien vivant à Montréal, est également l’éditeur de Mémoire d’encrier. Il est un habitué du salon du livre d’Ouessant. C’est aussi un grand voyageur qui rompt avec « la question identitaire, nationaliste, étriquée qui empêche trop souvent une véritable altérité. » Son œuvre se veut un pont entre les villes et les êtres humains. [gp apr 15/08/2009 09 :40]

vendredi 14 août 2009

CARGO RUSSE MYSTÉRIEUSEMENT DISPARU après Ouessant..!?


Le cargo Arctic Sea était attendu le 4 août à Béjaïa,
en Algérie


© Pekka Laakso
LEHTIKUVA


extrait....
.....Le cargo était attendu le 4 août à Béjaïa, en Algérie. Il s'est signalé dans la nuit du 29 au 30 juillet lors du passage du "rail" d'Ouessant, au large des côtes nord-ouest françaises, selon le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) Corsen, proche de Brest. L'Autorité maritime maltaise (MMA) a indiqué, mercredi, que le cargo "pourrait s'être dirigé vers la haute mer, dans l'Atlantique, car il n'a pas traversé le détroit de Gibraltar".....

Phares. Des colosses bien fragiles

Des milliers de visiteurs gravissent
chaque saison les marches des phares bretons.
Ici Eckmühl, qui détient le record de fréquentation
(50.000 visiteurs en moyenne).





Photo Le Télégramme

Il n'y en a pas deux identiques mais ils sont tous magnifiques. Les phares bretons, qui enluminent un littoral déjà fort bien loti en caractère, méritent bien une visite durant les vacances. L'occasion de découvrir un riche patrimoine qui, toutefois, a besoin d'entretien.

Depuis le satellite, ils ne sont plus seuls à baliser le littoral. Mais les phares demeurent le puissant symbole de la sécurité en mer, anges gardiens des marins. Des géants de 50 à 90m, taillés pour affronter les assauts de la mer et résister aux déferlantes les plus effrayantes.

Patrimoine menacé

Pourtant, leur fière silhouette paraît bien frêle en mer. Et le ballet des pinceaux lumineux des puissantes lanternes qui trouent la nuit rappelle que le danger est encore plus sournois dans les ténèbres. C'est cette ambiance, cet imaginaire, nourri par les récits des gardiens et navigateurs, qui transpire de chaque bloc de pierre poli par les éléments. Témoins aussi de l'épopée que fut la construction de ces édifices en pleine mer. Et, que dire alors des lanternes, subtiles et géniales pièces d'orfèvrerie qui éblouissent immanquablement le visiteur. Malheureusement, ce patrimoine est menacé: «L'automatisation (*) fait que l'entretien courant est délaissé, particulièrement en mer», affirme Marc Pointud, président de la Société Nationale pour le patrimoine des Phares et Balises (SNPB). Quant à la maçonnerie, le péril menace: «Les joints d'Ar Men sont à refaire. De même que sa plate-forme, sinon il tombera, un jour. Cela dit, on sait que l'administration n'a pas le budget suffisant pour faire face à ces gros travaux. Automatiser les phares, pourquoi pas? Ça marche bien. Mais on n'a pas pensé à l'après-gardiennage. Pourquoi ne pas habiter les phares, l'été, ce qui permettrait au moins, de les aérer, de refaire les peintures?».

Une action nationale ?

L'association, créée il y a sept ans, s'est fait connaître en empêchant le morcellement du phare du Stiff à Ouessant, le Conservatoire du Littoral rachetant les deux maisons pour un euro symbolique. Elle vient aussi d'obtenir une décision politique importante. Suite au rapport qu'elle a remis au Grenelle de la Mer, l'Etat vient de reconnaître les phares comme patrimoine national. Un historien, chargé de patrimoine, a également été nommé auprès des Affaires maritimes. «Reste à structurer les travaux. La SNPB est prête à coordonner une action nationale. Sachant qu'il ne s'agit pas de prendre la place des associations locales qui mènent déjà un travail sur le terrain», commente Marc Pointud. Quant au financement, «pourquoi, par exemple, ne pas y affecter une partie des droits de ports ou une part des entrées des visites des phares?». Non sans écarter le mécénat: «Ce serait une belle image pour une entreprise.»

Un lieu unique pour se ressourcer

Marc Pointud estime aussi que les phares en mer recèlent un fort potentiel touristique: «Pour des raisons de capacités physiques, ce ne peut être un tourisme de masse. Mais on peut tout imaginer. Il y a un Japonais qui était prêt à mettre le prix pour se marier sur Ar Men... Et puis, ce peut être de fabuleux centres de ressourcement intellectuel. Ar Men, le roi des phares, c'est magique. On se sent tout petit, entouré par la mer, avec des vagues qui peuvent vous submerger, fragile face à l'immensité. C'est une sensation unique.»

(*) Il reste un seul phare gardienné en mer: celui de l'île

Ouessant aurait aussi perdu 10% de ses oiseaux communs nicheurs

Biodiversité:
la France a perdu 10% de
ses oiseaux communs nicheurs















Source : Ouest France


En vingt ans, la France a vu sa population d’oiseaux nicheurs diminuer de façon inquiétante, selon le Muséum national d’histoire naturelle qui a lancé une étude sur le Suivi temporel des oiseaux communs (STOC). Le chercheur Frédéric Jiguet, qui coordonne ce programme, explique au journal Ouest France, que ce déclin est dû à une dégradation de leur habitat. “En particulier dans les campagnes avec l’intensification des pratiques agricoles, comme le recours aux pesticides qui tuent les insectes dont se nourrissent les oiseaux, l’arrachage des haies et la culture de nouvelles variétés”, rapporte-t-il. Sur île d’Ouessant par exemple, l’arrêt de l’agriculture est la cause de la disparition d’espèces spécialisées. A leur place, aujourd’hui, on observe des espèces d’oiseaux généralistes, comme la mésange charbonnière, en nette augmentation.

Les changements climatiques sont aussi responsables de cette diminution des oiseaux nicheurs. Les quinze espèces les plus sensibles au réchauffement comme la fauvette des jardins ou le roitelet, ont vu leur nombre décroître. En revanche, les oiseaux bien adaptés aux climats chauds, comme la perdrix rouge, vont certainement dans l’avenir augmenter. “Depuis 2000, ce déclin tend à se stabiliser”, constate Frédéric Jiguet. Les mesures du Grenelle de l’environnement en agriculture (réduction des pesticides, engrais) et les corridors végétaux mis en place pour permettre aux oiseaux de se déplacer vers le Nord, favorisent certainement cette tendance. Toutefois, l’ensemble de la biodiversité n’est pas encore en stade de stabilisation. “On ne sait rien, prévient Frédéric Jiguet, des 1000 espèces d’abeilles, en France, alors qu’elles jouent un rôle majeur dans la pollinisation.”

La France en ratifiant la convention sur la diversité biologique, “reconnue comme une préoccupation commune à l’humanité”depuis la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement en 1992 à Rio, s’est engagée à assurer la conservation de la biodiversité. BirdLife International signalait en 2008 qu’une espèce d’oiseau sur huit est menacée de disparition dans le monde à cause surtout du changement climatique et de la déforestation auxquelles s’ajoutent en autres l’introduction d’espèce exotiques envahissantes.

lundi 10 août 2009

Grands jazzmen bretons : Didier Squiban

Didier Squiban










photo: Michel Thersiquel.

Voilà un compositeur musicien qui fait l’unanimité en raison de son style qui sait toucher un grand public. Certes, il s’est formé au classique, certes, il fait du jazz et de la musique celtique mais les mélanges qu’il fait sont savoureux.Vous n’imaginez pas le plaisir que l’on éprouve à faire découvrir cet artiste. Un de ces plaisirs que l’on brûle de partager.

Le "Petit air marin" de Didier Squiban est une oeuvre simple et touche au coeur immédiatement. Cette musique touche à l’universel et en toutes les langues, les auditeurs la plébiscitent. Didier Squiban fait partie de ces magiciens qui créent et interprètent avec une âme et un toucher bien à eux. Mais faisons silence et écoutons ensemble, vous voulez bien :

Cliquez sur le titre pour entendre; "Petit air marin"......... Alors, des frissons ?

En 1997, en poète, en fou total, Didier Squiban interprète sa musique au milieu de la mer ! A Molène, une île chère à son enfance. Son album "Molène" sera un splendide hommage à la musique traditionnelle bretonne. Il reçoit le « Grand Prix du Disque Produit en Bretagne » (100 000 ventes).

Didier Squiban est né en 1959 à Ploudalmézeau en Bretagne. Il découvre d’abord le jazz de Bill Evans, rencontre John Surman, Toots Thielemans, Eric Barret et crée son big band « Sirius ».

Dans le même temps, il poursuit des études de musicologie et passe avec succès l’agrégation.

Il travaillera avec Dan Ar Braz pour l’« Héritage des Celtes ». Cette coopération engage son travail avec Yann-Fañch Kemener. Suivent trois superbes albums que la presse spécialisée ne manquera pas de louer : « Enez Eusa », « Ile-Exil » et « Kimiad ».

En 1999, « Porz Gwenn » fait 80 000 ventes. On y trouve des variations sur des thèmes traditionnels, des improvisations et des compositions originales. Sa notoriété internationale s’étend avec le plébiscite de la critique (Jazz Award 2003 en Allemagne). Sa renommée internationale grandit encore avec « Ballades » (2003), qui le fait connaître notamment au Japon.

Un jour, le quotidien Ouest-France, ému, renversé par tant de beauté, titre à la Une : « la Bretagne chavire pour sa Symphonie … » à propos d’un récital de la "Symphonie Iroise" qui d’ailleurs sera diffusée à plusieurs reprises par les chaînes Mezzo et France 3.

Après une série de concerts en Allemagne, en Chine, au Japon, en Italie, en République Tchèque et en Suisse, Didier vient d’enregistrer son dernier disque « La plage » en trio et en quartet, formules qui connaissent un vif succès en concert. Chaque été, lors de la traditionnelle « Tournée des Chapelles », le grand public peut retrouver Didier dans la proximité des églises bretonnes, lieux d’inspiration qu’il affectionne particulièrement.

Didier présente quelques concerts avec le groupe Sheer.k, prépare sa Tournée des Chapelles et écrit actuellement pour son nouveau groupe « Breizh Connection », formule étendue du quartet. Cette création sera présentée en 2009

On peut trouver sur son site officiel:
http://www.loz-production.com/2008/01/25/squiban-bio/
de superbes vidéos à écouter.
Vous cliquez sur le titre, c'est bas de page.

Ainsi que sa biographie dont cet article n’est que le résumé.../...Didier Squiban est né en 1959 à Ploudalmézeau en Bretagne. Il trouvera en ce lieu une source précieuse d’inspiration : la mer. Son œuvre musicale est un subtil et singulier alliage des musiques traditionnelles bretonnes, de l’improvisation jazz et du romantisme classique.

C’est à 8 ans qu’il exécute ses premières gammes sur l’orgue de l’église paroissiale. Il y découvre la musique traditionnelle et un avant goût de la représentation scénique : la passion du piano s’installe.

En 1977, il découvre Bill Evans. Dès lors, il perfectionne son style avec la complicité d’artistes bretons, rencontre John Surman, Toots Thielemans, Eric Barret… Il crée son big band « Sirius », orchestre de jazz régional et poursuit parallèlement des études de musicologie. En 1988, il passe avec succès l’agrégation.

Cinq ans plus tard, Dan Ar Braz le sollicite pour participer à l’« Héritage des Celtes ». Cette coopération engage son travail avec Yann-Fañch Kemener. La rencontre avec Gilles Lozac’hmeur, ami et producteur, est déterminante. Il en résultera trois superbes albums que la presse spécialisée ne manquera pas de louer : « Enez Eusa », « Ile-Exil » et « Kimiad ».

En 1995, Didier compose « Penn Ar Bed », musique officielle de l’événement maritime « Brest 96 » réunissant des artistes comme Manu Lann Huel, Ronan Le Bars, Dan Ar Braz, Eric Le Lann …

En 1997, il réalise un nouveau rêve : interpréter sa musique au milieu de la mer sur une île chère à son enfance. L’aventure est audacieuse, la magie opère de nouveau. « Molène », splendide hommage à la musique traditionnelle bretonne reçoit le « Grand Prix du Disque Produit en Bretagne » (100 000 ventes). En 1999, Didier enregistre « Porz Gwenn » (80 000 ventes), suite composée de variations sur des thèmes traditionnels, improvisations et compositions originales, il est de nouveau plébiscité par la critique (Jazz Award 2003 en Allemagne). Deux ans plus tard, les images de « Rozbras » clôturent de façon magistrale et émouvante la « trilogie pour piano ».

« Ballades » (2003), dernier album en piano solo est une véritable invitation au voyage. Appuyé par de nombreux concerts où l’artiste se révèle chaque soir, « Ballades » conforte définitivement sa renommée internationale notamment au Japon.

A la demande de son producteur, Didier développe parallèlement son écriture pour orchestre. Il compose la « Symphonie Bretagne », œuvre emblématique pour l’an 2000, passerelle musicale entre avenir et tradition. Cette symphonie concertante pour piano avec l’Orchestre de Bretagne, chœur et instruments traditionnels rassemble 80 musiciens. Devant le triomphe des représentations de Lorient, Brest et Rennes, le quotidien Ouest-France titrera à la Une : « la Bretagne chavire pour sa Symphonie …». C’est en juillet 2004 que Didier présente sa deuxième symphonie, la « Symphonie Iroise », à Brest 2004 et au Festival de Cornouaille à Quimper, ovation unanime du public et de la critique. La « Symphonie Iroise », diffusée à plusieurs reprises par les chaînes Mezzo et France 3 est disponible en CD et DVD.

Après une série de concerts en Allemagne, en Chine, au Japon, en Italie, en République Tchèque et en Suisse, Didier vient d’enregistrer son dernier disque « La plage » en trio et en quartet, formules qui connaissent un vif succès en concert. Chaque été, lors de la traditionnelle « Tournée des Chapelles », le grand public peut retrouver Didier dans la proximité des églises bretonnes, lieux d’inspiration qu’il affectionne particulièrement.

Didier présente quelques concerts avec le groupe Sheer.k, prépare sa Tournée des Chapelles et écrit actuellement pour son nouveau groupe « Breizh Connection », formule étendue du quartet. Cette création sera présentée en 2009.

Ouessant et Molène sur un mur de super marché...!

Nicole Madec.









Le pays d'Iroise en 52 mètres

Nicole Madec, artiste peintre, réalise une fresque de 52 mètres sur le mur du parking, à la demande de Joël Agard, directeur du magasin Intermarché.
Débutée mi-juillet, cette fresque de deux mètres de haut représente une perspective du pays d'Iroise, de Porsmilin en passant par la pointe Saint-Mathieu, Ouessant, Molène, Béniguet; pour prendre la direction des Blancs-Sablons.
L'artiste, dont l'atelier est basé à Saint-Mathieu, devrait finir son oeuvre au mois de septembre.

Nicole Madec, tél.02.98.89.05.21;
site Internet, http://nicole.madec.free.fr

dimanche 9 août 2009

Deux livres de Hervé Hamon


De l'Abeille à l'Abeille:
La relève de l'Abeille Flandre



94 pages - Seuil


On se souvient de L'Abeille d'Ouessant, récit dans lequel Hervé Hamon racontait une année passée à bord du remorqueur de sauvetage Abeille Flandre. Ce dont personne ne se souvient, c'est que, lorsque ce dernier a pris en remorque l'épave de l'Erika, il avait le même âge que le pétrolier brisé en deux. L'armateur a donc décidé de renouveler ses navires. Et mis en chantier un prototype absolu : le plus puissant remorqueur du monde exclusivement dédié au sauvetage, l'Abeille Bourbon, suivi d'un " sister ship ", l'Abeille liberté. Hervé Hamon a suivi la naissance de ce bateau exceptionnel depuis la première tôle. Il raconte le travail des fils de Vulcain en Pologne, les essais dans les fjords, le premier voyage du navire entre la Norvège et Brest. Anne Smith a suivi le même parcours. Ses dessins et ses tableaux, réalisés sur le motif (parfois sous la neige dans l'hiver norvégien) sont témoins d'une double aventure, maritime et industrielle.



Le Livre des tempêtes:
A bord de l'Abeille





192 pages - Seuil

L'abeille Flandre et son homologue l'abeille Languedoc sont deux remorqueurs d'assistance et de sauvetage affrétés par l'état français, l'un à Brest pour défendre Ouessant et son célèbre "Rail" - l'autoroute maritime la plus passante et la plus dangereuse du monde -, l'autre à Cherbourg où les courants et les brumes ne sont pas moins exceptionnels.

Durant deux hivers, Jean Gaumy, photographe membre de l'agence Magnum, et Hervé Hamon, écrivain (familier du bord, auteur de L'abeille d'Ouessant), ont partagé la plupart des opérations marquantes de la Flandre, notamment le remorquage, afin qu'elle ne s'écrase pas sur la côte, de la poupe du pétrolier Erika.

En images et en mots, ils évoquent la zone des tempêtes qu'est la mer d'Iroise, le travail méticuleux des sauveteurs, les heures de veille patiente et les minutes d'adrénaline déchaînée.

Leur livre est le livre du courage et de la peur. Le témoin, aussi, d'une culture maritime généreuse et vigilante.

samedi 8 août 2009

Sémaphore du Créac'h : Rodney Saint-Eloi sera le premier écrivain en résidence.

vendredi 07 août 2009
Le salon du livre insulaire d'Ouessant, qui se déroule du 19 au 23 août, s'offre une grande nouveauté : le lancement de la première résidence d'écrivain dans le sémaphore du Créac'h. C'est Rodney Saint-Eloi qui va inaugurer cette opération entre la mi-août et fin septembre. Ancien lauréat du prix de poésie du salon international d'Ouessant, ce poète québécois d'origine haïtienne a publié une dizaine de recueils et des essais sur la littérature et peinture.

Cédé par la Marine nationale au Conseil général, le sémaphore du Créac'h a été spécialement aménagé pour accueillir ces résidences d'écriture allant de deux à quatre mois.

http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=15838&title=R%C3%A9sidence%20d'%C3%A9crivains%20%C3%A0%20Ouessant
De Louis Gildas*, Publié le 9/08/09.

ENEZ EUSA — Evénement d'importance dans la République bretonne des lettres, la première résidence d'écrivains en Finistère aura Ouessant et son sémaphore du Creac'h, pour cadre. Cette résidence, émanation naturelle du Salon du livre insulaire, s'inscrit dans un projet culturel global dont la promotion de la culture et de la littérature insulaire sera la clef de voûte. Pour postuler les écrivains intéressés devront être nés, vivre ou travailler sur une île et proposer dans leurs ouvrages une inspiration marqués par l'insularité. Un comité composé de personnalités du monde culturel finistérien et breton ainsi que d'autres issues du paysage insulaire francophone seront chargées de sélectionner et de désigner les projets lauréats. Ces résidence se dérouleront sur des périodes allant de 2 à 4 mois. Pour postuler, les écrivains devront avoir été au moins une fois édité par un éditeur professionnel - sauf cas spécifiques- et éligibles aux bourses de créations du C.N.L.. La résidence d'Ouessant sera de création et se déroulera en cohérence avec les objectifs culturels de l'association CALI. Le premier écrivain reçu sera l'Haïtien Rodney Saint Eloi qui séjournera sur l'île en août et septembre. ww.livre-insulaire.fr (Photo, Isabelle le Bal, présidente d'honneur et créatrice du Salon du livre insulaire) ■


*Louis Gildas est un reporter indépendant. Il a contribué à Bretagne Hebdo, Armor magazine et Ouest France, Les Terroirs de France, AQUI TV, Radio Périgueux, Le Journal du Périgord, L'Express

Le sous-marin Ouessant sera transféré à la Malaisie

Par Gilles Corlobé. Publié le 7 août 2009,

Après 4 ans de bons et loyaux services pour former les futurs sous-mariniers malaisiens, le dernier sous-marin classique français a été désarmé le 1er aout dernier.

Le bulletin officiel des armées publie une décision du chef d’état-major de la marine, l’amiral Forissier, qui répond à la question qui se posait sur son avenir.

Cette décision confirme que le Ouessant, après que les opérations de mise en réserve aient été effectuées, sera cédé à la Malaisie.

Reste à régler un problème : comme se fera le transfert vers la Malaisie qui souhaitait l’utiliser comme musée ? Car il n’est plus en mesure d’effectuer le trajet par ses propres moyens.

vendredi 7 août 2009

«Le ciel bleu au dessus de l'île d'Ouessant»

L'été pourri des météorologues.....
pour lire le lien source cliquez sur le titre.
extrait....

......200km de visibilité à l'Ouest

À Météo-France, on admet qu'il était délicat d'établir des prévisions fiables ces derniers temps. «En plus des animations satellites, nous possédons un radar qui nous permet de voir 200km à l'ouest des côtes. Au delà, on peut avoir du mal à voir précisément ce qui se trame 24heures à l'avance». De plus, nous étions dans une situation de blocage d'un régime de sud-sud-ouest qui a particulièrement touché le Nord-Finistère. «De l'air humide et assez chaud venant du golfe de Gascogne qui a provoqué les pluies que nous avons connues», poursuit MarcelLe Stum. Parfois, une fenêtre s'ouvrait. Pour se refermer quelques heures plus tard. Cet immobilisme des éléments sur notre région serait dû en fait au régime très stable (du soleil comme s'il en pleuvait) qui règne sur le reste de l'Hexagone. En clair:s'il pleut en Bretagne, c'est la faute au reste de la France! C'est dit.

«Le ciel bleu au dessus de l'île d'Ouessant»

D'ordinaire, en cette période de l'année, les vents d'est et du nord-est se chargent des masses nuageuses qu'ils envoient, en quelques heures, pleuvoir ailleurs. À Guipavas, on a attendu, en vain, que ces brises salvatrices se mettent à l'ouvrage. Mais à présent, toujours d'après Marcel Le Stum, un professionnel à l'optimisme communicatif, on sort vraiment du tunnel. «Le ciel bleu n'est pas loin. Il touche l'île Ouessant». Des paroles qui pourraient entraîner, dans les jours à venir, d'énormes mouvements de population vers l'île du Ponant. «Sérieusement, l'anticyclone des Açores devrait se regonfler dans les prochaines heures. En tout cas, les pluies, c'est fini et le soleil sera bien présent dans les jours à venir». Petite précision, Marcel Le Stum s'apprête à partir en vacances. Il laisse donc l'entière responsabilité de ses propos à ses collègues !

jeudi 6 août 2009

L'exposition archéologique bat son plein

L'exposition archéologique se situe dans le musée situé sous le phare, dans l'ancienne salle des machines.









L'exposition «Ouessant au vent de l'Histoire» continue d'attirer les visiteurs au musée des Phares-et-balises d'Ouessant.
Si les chercheurs tiennent à communiquer leurs découvertes à la communauté scientifique internationale, le Parc naturel régional d'Armorique et le Centre de recherche archéologique du Finistère n'oublient pas qu'il s'agit là de l'histoire des Ouessantins, et plus largement des Bretons.

Reconstitutions grandeur nature

Le public est invité à découvrir les trouvailles étonnantes faites au cours de ces fouilles. Pour cela, les organisateurs se sont donné les grands moyens avec des reconstitutions grandeur nature, des maquettes, des clichés et un film vidéo, qui complètent les vitrines chargées des poteries, bijoux et outils mis au jour sur le site, le tout dans une présentation à la fois pédagogique et esthétique.
On découvre le mode de vie, l'habitat, les activités économiques prospères des habitants de l'île pendant plus de 2.000 ans, de l'âge du bronze à la fin de l'Antiquité romaine.
Les visiteurs sont initiés aux religions et aux pratiques rituelles des hommes des régions atlantiques de cette époque, dont la plupart étaient ignorées des chercheurs jusqu'à ces fouilles.
Ils sont invités à suivre la route des navigateurs qui déposaient, dans le sanctuaire, toutes sortes d'offrandes venues d'Égypte, d'Italie ou de la Mer Baltique.
Une plaquette est proposée aux visiteurs (13€).

Le musée du Créac'h reçoit 20 000 visiteurs par an.






Photo: J.-P. Guilloteau
LExpress



Cinq phares et un musée rappellent que l'île est un haut lieu de la signalisation maritime.

Sur votre gauche, le phare de Kéréon», crachotent les haut-parleurs du bateau de la Penn Ar Bed, une poignée de minutes avant d'accoster. Le ton est donné: bienvenue à Ouessant, l'île où les phares sont stars. Pas moins de cinq d'entre eux encerclent les lieux : trois en mer et deux à terre.

Kéréon, au sud-est, marque l'entrée du chenal du Fromveur. Surnommé le «Palais» par ses gardiens, qui appréciaient la qualité des aménagements intérieurs, il porte le nom de l'aïeul d'une généreuse donatrice, qui souhaitait lui rendre hommage. La Jument, au sud-ouest, construit trop rapidement, dut être renforcé à plusieurs reprises.

C'est lui qui figure sur la fameuse photo de Jean Guichard, où une immense vague enveloppe le phare au moment même où le gardien entrouvre la porte... Nividic, à seulement 900 mètres à l'ouest de l'île, fut conçu dès le départ comme un phare automatisé: un câble, supporté par deux tourelles en béton, devait l'alimenter et permettre le transport des hommes chargés de son entretien. Il est désormais équipé d'une plate-forme d'hélicoptère et fonctionne à l'énergie solaire.


Le Stiff, bâti par Vauban, est l'un des plus vieux de France

De l'autre côté de l'île, au nord-est, le Stiff est l'un des plus vieux phares de France, construit par Vauban voilà plus de trois siècles. Il connaît une seconde jeunesse depuis que le Conservatoire du littoral gère l'enceinte du phare et les deux bâtiments annexes. Pour la première fois cet été, il s'ouvre même à la visite. Un sentier côtier a été créé l'an dernier pour se rendre au Créac'h, dans l'ouest d'Ouessant. L'un des derniers phares de France avec gardiens accueille une station de télécontrôle pour surveiller quelque 115 feux dans le Finistère. Six gardiens s'y relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Voilà vingt ans, le musée des Phares et Balises s'est installé dans l'ancienne salle des machines du Créac'h. Chaque année, il reçoit 20 000 curieux - soit 1 visiteur de l'île sur 5 ! Ses 800 mètres carrés d'exposition font définitivement de l'île un haut lieu de la signalisation maritime...

Pratique

Y aller : pour se rendre sur l'île d'Ouessant, il faut prendre l'une des vedettes de la compagnie Penn Ar Bed au départ de Brest, du Conquet ou, à certaines dates, de Camaret. Réservations et renseignements : 02-98-80-80-80 et www.pennarbed.fr

Manger : la crêperie du Stang, dans le bourg de Lampaul, avec sa grande salle et sa terrasse au milieu des ruines, propose d'impeccables galettes, dont celle, très recommandée, à la saucisse fumée d'Ouessant. Environ 15 euros à la carte. 02-98-48-80-94.

Dormir : l'hôtel Ti Jan Ar C'hafé, à quelques encablures de Lampaul, offre huit chambres, toutes différentes, baroques et charmantes... et sans télévision. Chambres à partir de 68 euros. 02-98-48-82-64.

Visiter : le musée des Phares et Balises, au pied du phare du Créac'h, ouvert tous les jours, de 11 heures à 18 heures (4,30 euros), 02-98-48-80-70 et www.parc-naturel-armorique.fr. Le phare du Stiff se visite depuis le 1er juillet (2 euros), 02-98-48-80-06.

mercredi 5 août 2009

Musiciennes à Ouessant. Église comble pour l'ouverture.

Amanda Favier (violon),
Elsa Grether (violon),
Ryoko Yano (violon),
Cécile Grenier (alto),
Ingrid Schoenbaud (violoncelle)
et Sarah Lavaud (piano)
ont interprétées quintette en do mineur opus 40,
de Louise Farrenc
et Les quatre saisons, d'Antonio Vivaldi.


Photo Jean-Michel Malgorn


Lundi soir, le concert d'ouverture de la 9e édition du festival Musiciennes à Ouessant a fait église comble. La soliste Amanda Favier, soutenue par un quatuor composé pour l'occasion d'Elsa Grether, Ryoko Yano, Cecile Grenier et Ingrid Schoenbaud ont interprété une quintette en do mineur de Louise Farrenc d'excellente facture.
Louise Farrenc, pianiste et compositrice du XIXe siècle est mise à l'honneur cette année.
L'objectif de ce festival, créé et toujours dirigé par la concertiste Lydia Jardon étant de retrouver des compositrices et des oeuvres injustement méconnues.
Cette oeuvre était suivie d'une pièce plus connue Les quatre saisons de Vivaldi mais comme l'a rappelée la pianiste Sarah Lavaud: «Il y a cinquante ans Les quatre saisons était totalement inconnue».
Il reste à espérer que grâce à l'apport du festival Musiciennes, certaines compositrices pourront sortir un peu des oubliettes de l'histoire. Ravi, le public a apprécié l'excellente qualité des artistes et leur simplicité, ceux-ci venant à leur rencontre à l'issue du concert.

Pratique Aujourd'hui et demain,
concerts à 17h et 21h en l'église Saint-Pol Aurélien. 15€/concert, 25€ les deux le même jour.
Gratuit -10ans.
Tél.02.98.48.85.83.
www.musiciennesaouessant.com

lundi 3 août 2009

Le festival des Musiciennes débute aujourd'hui.

La concertiste Lydia Jardon, directrice artistique du festival.














À partir d'aujourd'hui et jusqu'à jeudi se tient à Ouessant la 9e édition du festival des musiciennes, consacré cette année à la pianiste et compositrice Louise Farrenc. Virtuosité féminine àl'honneur.

Monté il y a neuf ans en hommage à Ouessant, l'île aux femmes, le festival des musiciennes, organisé par l'association Ondine, rouvre ses portes au grand public, dès aujourd'hui et jusqu'à jeudi. Invitant sur l'île de très grandes musiciennes issues de concours internationaux divers, Lydia Jardon, créatrice et directrice artistique du festival, voue cette 9e édition à Louise Farrenc, pianiste et compositrice du XIXe siècle.

Diversité des instruments
L'originalité du festival, cette année, tient à la diversité des instruments proposés, joués par des femmes. Une corniste, une trompettiste et une accordéoniste seront notamment entendues aux côtés des habituels instruments à cordes et voix de femmes. Comme chaque année avant le festival, une académie d'été s'est ouverte hier : de très grands amateurs se réunissent pour six jours autour de Lydia Jardon, pédagogue reconnue dans le domaine artistique.

Sur quatre jours
Cette année, le festival ne s'étalera que sur quatre jours, répondant à une volonté politique de resserrer l'événement. Ainsi, chaque jour sera l'occasion d'un ou de deux concerts en l'église Saint-Pol-Aurélien. D'ores et déjà installés à Ouessant, les sept pianos transportés par bateau sont prêts à accueillir ces musiciennes virtuoses, ainsi que les festivaliers à la recherche d'un tourisme hautement culturel.

AUJOURD'HUI. Concert à 21h àl'église Saint-Pol-Aurélien
DEMAIN. Conférence gratuite sur Louise Farrenc par Feriel Kaddour, professeur assistante àl'École normale supérieure, à 15h, salle polyvalente.
À 21h, concert à l'église Saint-Pol-Aurélien.
MERCREDI.
Concert à 17h àl'église Saint-Pol-Aurélien
JEUDI.
Concert à 17h à l'église Saint-Pol-Aurélien

Pratique Places en vente à l'office de tourisme et sur place.
Tarif: 15 €;
les six concerts, 75 €.
Pass famille un concert (deux adultes et deux enfants de plus de 10ans): 50€.
Deux concerts dans la même journée: 25 €.
Gratuit pour les moins de 10 ans.

dimanche 2 août 2009

Peu après 16h, du côté de l'ile d'Ouessant

Pour lire le lien source cliquez sue le titre.
extrait....
...Son maxi trimaran a franchi le Cap Lizard à 16h19. Pari réussi et record pulvérisé pour cette transatlantique à la voile....

....Près de 13h d'avance sur le précédent record (4jours, 3h, 57').
Un véritable exploit pour le skipper basque et son équipage à bord du Banque Populaire V partis jeudi matin à 00h47 de New-York avec la ferme intention de battre le record de la traversée de l'Atlatique Nord. Vitesse moyenne : 32,94 noeuds pour parcourir près de 2900 miles.....

....Le maxi trimaran est maintenant en route vers Brest où il est attendu aux alentours de 21h....

.....La dernière ligne droite a été très technique. Le vent mollissant, l'équipage a constamment cherché des astuces pour alléger le bateau et optimiser la vitesse. "On est tous sur le qui-vive, on sent le vent mollir, j'aurais préféré finir avec 25 noeuds de vent à fond la caisse" regrettait Pascal Bidegorry dans sa dernière vacation aux alentours de midi.....

.....Entre le phare d’Ambrose au large de New-York et la ligne d’arrivée entre Ouessant et le Cap Lizard, le temps de référence à battre est de 4 jours 3 heures 57 minutes et 57 secondes. Il a été établi par Franck Cammas qui tente en ce moment même de battre sa propre performance........

.....LE RECORD DES 24H BATTU
Pascal Bidegorry n'en revient pas lui-même. La vitesse de son trimaran a atteint les 46 noeuds (85km/h) dans la nuit de vendredi à samedi. Epoustouflant. Avec une telle rapidité son équipe a réussi à battre le record de la distance parcourue sur l'eau en 24h : 907 miles, soit 1459km, avec une vitesse moyenne avoisinant les 37,8 noeuds....

d'Andréas, vaux mieux pas qu'une baleine traverse sa route!

samedi 1 août 2009

Gardiens de phare.
«Qu'ont-ils vu, qu'ont-ils vécu?».










Avec l'automatisation des phares en mer, ces moments d'approche particulièrement périlleux ont disparu. Dans «Ar Veret», on peut les revivre en direct aux côtés des gardiens de phare et des équipages des vedettes de relève.


Un document sonore et musical unique, sur les dernières relèves de phares en mer d'Iroise vient de sortir, à l'initiative de notre confrère Noël Le Hénaff. Retour sur une histoire de passionnés.

Baptisé «Ar Veret» (le cimetière, en breton), ce document se présente sous la forme d'un CD audio. Il s'agit de la reprise d'un précieux travail de collectage sonore réalisé, début des années 1990 par Olivier Beurotte, chef opérateur du son à Radio-France, peintre à ses heures, mais aussi marin, passionné de phares. «Je me suis fait naturaliser Breton», plaisante cet ingénieur du son parisien, avant de raconter comment est né Ar Veret.

Pas question de nostalgie

«Noël Le Hénaff travaillait alors avec le Chasse-Marée sur ce livre magnifique qui est sorti sur les phares et, dès que cela était possible, je l'accompagnais dans ses déplacements avec mon magnéto. Pendant trois-quatre ans, j'ai ainsi collecté une foule de sons. Je les ai mis en forme, j'y ai ajouté des illustrations musicales et j'en ai fait une émission d'une heure et demie qui a été diffusée sur France Culture. Mon angle de travail était très clair. Il n'était pas question d'en faire un document nostalgique en pleurant sur la mort d'un rêve. Le monde évolue, il faut l'accepter, ne pas pleurer. Rester digne, comme l'étaient ces gardiens de phare».

«Mon pote, c'est à toi!»

Comme Olivier Beurotte est son propre producteur, il a souhaité que son travail revienne aux gardiens de phare. «Ça leur appartient à tous ces gars! Alors un jour j'ai dit à Noël: «Mon pote, c'est à toi!». Je savais qu'il saurait trouver la solution pour le transmettre».

Avec l'Esat de Landudec

Et Noël a trouvé. Avec la complicité, cette fois, de Gérard Le Dors, responsable de l'atelier multimédia de l'Esat de Ty Varlen, à Landudec, en Pays bigouden. Un centre d'aide par le travail qui a la particularité d'abriter un atelier de PAO et de vidéo. «Nous avons dupliqué le CD, nous avons réalisé le livret qui l'accompagne, la jaquette et nous avons conditionné le tout à 200 exemplaires pour l'instant», détaille Gérard Le Dors.
Le livret, indispensable complément du document sonore, présente des photos des gardiens et des vedettes au moment de la relève. Des photos qu'on ne prendra plus, accompagnées d'un très beau texte de Noël Le Hénaff, qui se demande, à propos de ces gardiens de phare, «qu'ont-ils vu, qu'ont-ils vécu?». Un disque à écouter les yeux fermés, la fenêtre ouverte au vent des goélands.

Pratique «Ar Veret», document sonore et musical sur les dernières relèves de phares en mer d'Iroise, par Olivier Beurotte.

En vente 10 € à l'Espace Culturel Leclerc à Tréboul, à l'office de tourisme du pays de Douarnenez et à l'office de tourisme de Beuzec-Cap-Sizun.

Marie-Line Quéau

SNSM Mer d'Iroise.Un voilier et un fileyeur secourus

1 août 2009 -

Le fileyeur Ludivine, avec cinq personnes à son bord, s'est retrouvé en panne moteur, hier matin, vers 9h45, dans la double voie du rail d'Ouessant, à douze milles nautiques de l'île d'Ouessant. Le canot de sauvetage Jean Cam, basé à Molène, est intervenu et a conduit l'équipage et les passagers à Brest.

Par ailleurs, la vedette SNSM du Conquet, La Louve, a porté secours, hier vers 15h30, à un voilier de onze mètres qui subissait une avarie de barre alors qu'il se trouvait devant le Conquet. Le voilier a été conduit à Camaret.