mercredi 19 août 2009

Iroise, Premier Parc naturel marin et le Parc naturel régional d'Armorique les richesses patrimoniales du Finistère

Communiqué du Conseil Général du Finistère - 19/08/2009 14:42:21

A la pointe de la Bretagne, entre Armor et Argoat ,se côtoient des espaces naturels très variés qui forment un environnement et des paysages uniques. L'existence de 2 parcs naturels dans le département du Finistère (le Parc naturel régional d'Armorique et le nouveau Parc naturel marin d'Iroise) traduit la diversité de ces habitats, mais aussi la volonté collective- et la nécessité - de préserver ce patrimoine intact pour le transmettre aux futures générations.

La nature préservée, c'est un peu la carte d'identité du Finistère
Dès 1969, le Parc naturel régional d'Armorique était le deuxième parc naturel à être créé en France. Un territoire recouvrant aujourd'hui plusieurs zones distinctes :

. les îles de la mer d'Iroise,
. la presqu'île de Crozon,
. l'Aulne maritime
. et les monts d'Arrée

La nouvelle charte du Parc, en cours d'adoption, se propose de renforcer ses actions dans le sens d'un développement durable au service de ces territoires et de la population.

En 1988, l'Unesco approuvait la création de quatre nouvelles réserves de biosphère dans le monde, dont celle de la mer d'Iroise (archipel de Molène-Ouessant) : un prestigieux label pour ces îles à la biodiversité exceptionnelle.

Un petit paradis pour les naturalistes, les ornithologues ou les simples observateurs de la nature : de multiples espèces d'oiseaux marins, mais aussi de grands mammifères marins, phoques gris, grand dauphins, marsouins, ou globicéphales... évoluent dans ces eaux.

En 2007, la création du Parc naturel marin d'Iroise, premier parc naturel marin français, est empreint de cette volonté de protection. L'aire protégée s'étend du nord d'Ouessant au sud de Sein, un espace maritime d'environ 3.500 km2, incluant 24 communes littorales, où les règles de gestion sont établies en commun, pour que la mer demeure un espace de liberté, sa vocation première.

Le but de la structure est d'intégrer la protection de l'environnement (habitats marins, espèces menacées et rares) dans la gestion de cet espace maritime, en prenant en compte les activités anciennes et traditionnelles (pêche, exploitation des algues) ainsi que les activités de loisirs et du tourisme.

La qualité reconnue de la production de pêcheurs, engagés dans une démarche d'exploitation durable de la ressource, représente aussi un aspect important de cette gestion moderne des ressources marines;

La nature, indissociable de l'homme
Le Conseil général s'est engagé directement pour protéger ses paysages.

En 1969, il a mis en place un fonds spécial pour acheter des sites naturels : en 2009, 3.200 hectares d'espaces naturels sont propriétés du Conseil général qu'il protège et met en valeur. Il soutient également l'action du Conservatoire du littoral. Ces propriétés, situées sur la bande côtière ou en Finistère intérieur, contribuent à garantir la richesse et la diversité des paysages du département, en visant un objectif : protéger pour mettre à la disposition du public des sites de grande qualité, des lieux de promenades et de découverte

Côté biodiversité, "l'Argoat -Finistère de l'intérieur" témoigne d'une grande qualité et d'une diversité des écosystèmes. Le dernier inventaire des paysages au sein du Parc naturel régional d'Armorique a permis d'identifier une dizaine "d'unités paysagères" différentes (y compris ceux du littoral) et quelque 18 sous-unités révélant une grande diversité, source de valorisation. Un patrimoine remarquable.

Si la forêt finistérienne est assez morcelée, les espaces boisés sont nombreux et couvrent environ 59.000 hectares (8,6 % de la surface du Finistère). La forêt domaniale du Huelgoat est la plus importante (1.168 hectares), devant celle de Carnoët qui compte 756 hectares.

Les tourbières, vestiges d'époques glaciaires qui peuvent capter de grandes quantités d'eau, abritent de nombreuses et très rares espèces botaniques et animales. Au nombre de 194 ( 3.300 hectares) elles s'étendent sur 55 communes du Finistère, dans les secteurs des monts d'Arrée, des Montagnes Noires, de la presqu'île de Crozon, du haut Léon et de la Cornouaille.

De l'intérieur au littoral, en mer ou sur les îles, le patrimoine naturel, les paysages, la faune ou la flore, riches et diversifiés, déterminent une identité forte. Il est de notre devoir de préserver cette richesse dont nous sommes les premiers utilisateurs, et que les visiteurs viennent admirer. Elle mérite d'être connue et respectée.

Le patrimoine bâti du Finistère façonné par les habitants au fil des siècles est composé d'une grande diversité qui reflète l'histoire, les activités, les arts, les traditions, les métiers du Finistère : phares, remparts, lieux de culte, maisons rurales, grandes demeures où se marient la pierre de Logonna ou le granite de Kersanton avec les ardoises des Monts d'Arrée...