mardi 29 septembre 2009

Il y a un siècle la vie dans les îles de Bretagne…

Il y a un siècle la vie dans les îles de Bretagne, éditions Ouest-France,
collection « Mémoires régionaux »,
128 pages, 2009
Texte : Nathalie Meyer-Sablé
Iconographie: Christian Le Corre
Prix : 15, 90 euros






par Thierry de Fages


« Les îles sont encore un autre monde », prophétisait Per-Jakez Helias… Dans un ouvrage des plus documentés, Nathalie Meyer-Sablé nous évoque la vie insulaire en Bretagne il y a un siècle. Une vie qui, de par sa situation d’isolation, implique une organisation sociale spécifique…

L’auteure de Il y a un siècle la vie dans les îles de Bretagne met l’accent sur la cohésion économique, sociale et spirituelle de ces communautés insulaires à la vie rude, soumises à un cycle de travail bien huilé : le labour en hiver, les semailles au printemps, les moissons en été, puis la fenaison et l’arrachage des pommes de terre.

La répartition des tâches est la suivante : les hommes, en mer [la plupart du temps] ; les femmes à la maison. Nathalie Meyer-Sablé précise : « La présence des hommes à terre a donc toujours quelque chose de provisoire : s’ils restent trop à la maison, ils se font traiter de « catélic », de « petite Catherine », et s’ils sont à terre, ce ne peut être que dans leur lit (malade ou mourant), au café, ou dans d’autres lieux « masculinisés ».

Le café, justement, tient une place centrale pour ces hommes de l’île. Les embauches s’y concluent ; les partages de l’argent de la vente des poissons s’y effectuent.

Chaque île possède quelque singularité. A l’île de Sein, un aristocrate philanthrope crée le premier « abri du marin ». A Ouessant, lorsque les corps des marins ne sont pas retrouvés, l’on procède à une cérémonie d’enterrement fictif, dite « la proëlla ».

Livre parsemé d’une riche iconographie, cette Vie dans les îles de Bretagne nous conte bon nombre de faits insolites comme l’invasion de cadavres de pieuvres en 1899 sur le littoral nord de l’île de Batz ou le naufrage en 1896 du Drummond Castle, un navire anglais sombrant au large des îles d’Ouessant et de Molène.

Vivre au milieu de la mer, comme le clamait Jean-Pierre Calloc’h (1888-1917), poète et figure réputée de l’île de Groix…

En voici un extrait :

Je suis né au milieu de la mer Trois lieues au large ; J’ai une petite maison blanche là-bas, Le genêt croît près de ma porte, Et la lande couvre les alentours Je suis né au milieu de la mer, Au pays d’Armor.

JE SUIS NE AU MILIEU DE LA MER (Me zo ganet é kreiz er mor)

A signaler : Ecomusée de l’île de Groix Port-Tudy 56590 Ile de Groix
http://ecomusee.groix.free.fr

Les océans sous haute surveillance

Un technicien observe une image écran de la pointe du Finistère et du rail d'Ouessant (graphique rose) captée par le nouveau radar Vigisat. Ce dernièr permet d'obtenir des images haute définition afin de mieux surveiller les océans.

Crédits photo : AFP
Jean-Michel Bader, envoyé spécial à Brest, 29/09/2009

Vigisat, la première station civile de réception d'images radar, est opérationnelle depuis quinze jours à Brest.

Grâce à Vigisat, une station de réception unique en Europe, montée en quatre mois à Brest, et opérationnelle depuis quinze jours, la France peut désormais surveiller les pollutions accidentelles ou les dégazages volontaires de pétroliers, étudier la houle et la forme des vagues, mesurer la force et la direction des vents, mais aussi traquer la piraterie ou la pêche illégale sur toutes les mers du globe.

Au départ, il s'agissait d'un projet d'ingénieurs : les satellites radars qui balayent heure après heure, jour après jour, les 70 % d'eau océanique qui couvrent la planète transmettent bien leurs données vers la Terre. Mais il faut généralement des semaines pour les trier, les nettoyer et les analyser avant d'obtenir des images utilisables. L'idée a germé en 2001 chez Vincent Kerbaol, alors ingénieur chez Télécom Bretagne, de créer une station de réception directe utilisant une grande antenne sous radome (sorte de bulle protectrice) ainsi que de gros ordinateurs ultrarapides à refroidissement liquide, qui «moulinent» les données grâce à un logiciel spécial, Start Tool, mis au point pour cette application.

Vigisat utilise quatre satellites radars : les européens ERS-2 et Envisat (qui a détecté cet hiver les icebergs pendant le Vendée Globe) plus les deux Radarsat canadiens. Du haut de leur altitude de 800 km, ils «labourent» à la vitesse de 7 kilomètres par seconde des bandes océaniques de 400 km de large et passent au-dessus de Brest cinq ou six fois par jour. À chaque passage, les images sont captées par le radome pendant 10 minutes. Elles sont traitées en direct et des images de carrés de 400 km de côté sont produites en moins d'une heure pour les «clients» publics ou privés (chaque «scène» radar vaut quelques centaines d'euros).

Depuis la catastrophe du Prestige en 2002 au large de l'Espagne, les rejets d'hydrocarbures en mer font l'objet d'une étroite surveillance, notamment depuis l'espace. À la surface de l'eau, une pollution donne une zone sombre sur une image radar : les satellites détectent en effet littéralement la «mer d'huile», plus lisse à l'intérieur de la trace d'hydrocarbures. Vigisat permet bien souvent de trouver, en tête de dégazage, le navire responsable : l'image radar constitue alors une preuve de culpabilité. Début 2009, Vigisat a ainsi rendu possible la détection au sud de l'Irlande des traces émanant d'un porte-avions russe et de ses navires d'accompagnement.


Investigation à grande échelle

Vigisat va également prêter main-forte à la lutte contre la pêche illégale dans les eaux territoriales françaises australes (Réunion, Mayotte…). Jusqu'en 2005, de nombreux bateaux étrangers sans autorisation de pêche venaient piller nos bancs de légines, servant de succédané au thon. Grâce à une station de réception directe d'images radars satellitaires, basée aux îles Kerguelen, les autorités pouvaient surveiller les intrusions illégales. Tous les points blancs d'une scène radar étant des bateaux, il suffisait de soustraire les bateaux de pêche français, qui ont l'obligation de déclarer plusieurs fois par jour leur position, pour traquer les contrevenants avec des vedettes de la Marine nationale. Vigisat reprend à grande échelle ce moyen d'investigation : d'ores et déjà nos «voisins» australiens sont clients de ce système unique de détection.

La surveillance du trafic maritime est également facilitée : la France reçoit chaque année 380 millions de tonnes de marchandises dans ses ports. La Manche, qui concentre 20 % du trafic, voit passer 600 navires par jour qu'il faut «radariser» pour pouvoir maîtriser le trafic.

Vigisat est également l'un des moyens utilisés par la Marine nationale pour lutter contre la piraterie. Couplés à des méthodes de surveillance optique, ces dispositifs sont à l'essai pour arrêter des trafiquants et des pirates en mer… Enfin, le Service hydrographique et océanographique de la Marine utilise les images produites par Vigisat pour prévoir la taille des vagues, la force des courants de surface et comprendre l'évolution des grands champs de houle.

samedi 26 septembre 2009

La Salamandre : la revue des curieux de nature













Photo: Andréas Guyot.


Pour le lire l'ensemble cliquer sur le titre.

extrait......
A découvrir également : les secrets du chêne, du lierre et du gui, une balade sur l’île d’Ouessant, le portrait de Jean-Claude Génot, forestier vosgien protecteur du lynx et du grand tétras… Sans oublier un Miniguide pour reconnaître 30 baies sauvages toxiques ou comestibles, bien utile en automne en forêt !

jeudi 24 septembre 2009

Atlantique jazz festival. Les chemins de traverse...

Invité de prestige
de cette édition 2009
de l'Atlantique jazz festival,
Archie Shepp se produira sur
la scène du Quartz le 23octobre.





Photo Roberto Cifarelli


La sixième édition de l'Atlantique jazz festival va sillonner les routes du Finistère à partir du samedi 3octobre. Au programme, trois semaines de jazz et de musiques de partout !

L'Atlantique jazz festival, en six éditions, a trouvé ses marques. La recette? Les partenaires - l'association brestoise Pennarjazz, des associations et des petites salles de concert du Finistère -, montent ensemble une programmation en tenant compte d'une dominante, tout en conservant la possibilité de glisser un projet qui leur tient particulièrement à coeur. Le festival 2009 va ainsi emprunter, en octobre, des chemins de traverse pour se balader d'Ouessant à Lannion, de Douarnenez à Langonnet, de Plougonvelin à Crozon, de Châteaulin à Saint-Martin-des-Champs, de Ploudalmézeau à Treffrin...

Croisements entre les musiques

Le jazz de ce festival va lui aussi prendre des chemins de traverse, comme le souligne Christophe Mével, responsable artistique: «On s'intéresse aux croisements entre les musiques, aux relations très étroites entre le jazz et les musiques traditionnelles». La tournée de l'Atlantique jazz festival sera donc largement ouverte sur ces musiques sarde, vietnamienne, africaine ou klezmer, sur les rencontres entre le jazz et le rock, le hip-hop... Le public qui a prouvé, lors des précédentes éditions, son intérêt pour un festival «qui prend un risque artistique et privilégie les contacts et les rapports humains entre spectateurs et musiciens», sera, une nouvelle fois, invité à voyager. Il pourra le faire en compagnie de la nouvelle formation du tromboniste Yves Robert et du contrebassiste Bruno Chevillon, dont le batteur n'est autre que CyrilAtef (le batteur de M!). Le duo de Doug Hammond, batteur, chanteur, compositeur et poète américain, et du saxophoniste Stéphane Payen offrira une autre escale. Tout comme Ballaké Sissoko et Thee, Stranded Horse, un duo bâti autour de la kora, offrant une sorte de folk utopique qui serait né de la rencontre entre le Mississipi et le fleuve Niger...

Final à Brest

La deuxième partie de l'Atlantique jazz festival va se dérouler à Brest, du 21 au 25octobre. D'une part, à la faculté Victor-Segalen, mais aussi sous un chapiteau installé en plein centre-ville, où seront proposés de nombreux concerts. En soirée, c'est le cabaret Vauban qui ouvrira ses portes, offrant un agréable écrin aux Américains de Pitom, sorte de quartet de jazz invité dans une fête juive, ou à Hué Circum, qui mêle jazz et musique Vietnamienne; ou encore au trio de Bill Carrothers, phénomène du piano... L'un des événements de ce festival 2009, Archie Shepp, saxophoniste de légende, devra, lui, séduire le public du Quartz. Chaque soirée, dans la pure tradition du jazz, se terminera par une jam-session. Avis aux amateurs! Pratique Site internet: www.penn-ar-jazz.com Contact: Penn ar jazz, Tél.02.29.00.40.01.

Guy Pellen

vendredi 18 septembre 2009

Le Muséum d'Histoire Naturelle de La Réunion primé au Salon International du livre insulaire de l'île d'Ouessant

Communiqué
Le Muséum d'Histoire Naturelle de La Réunion primé au Salon International du livre insulaire de l'île d'Ouessant

Conseil Général de La Réunion - 17/09/2009 18:45:00

Le coffret " Biodiversité de La Réunion " édité par le Muséum d'Histoire Naturelle de La Réunion, a été primé au Salon International du livre insulaire de l'île d'Ouessant en août 2009. Ce salon rassemble les écrivains et les éditeurs des îles.

Le concours s'adresse aux nouveautés parues dans l'année, et est ouvert aux publications d'auteurs insulaires (nés ou vivants dans une île), - et/ou aux ouvrages inspiré de l'insularité (réelle ou imaginaire)

Le Conseil Général de La Réunion qui, au titre de sa politique culturelle, édite régulièrement diverses sortes de publications en rapport avec les thématiques traitées par ses établissements culturels, et dispose à ce titre d'un riche catalogue d'ouvrages d'art, d'histoire et de sciences naturelles, a décidé de participer au concours 2009 en présentant deux beaux-livres parus en 2008 :

- le coffret « Biodiversité de La Réunion » ,

- le catalogue « Le Lazaret de la Grande Chaloupe - Engagisme et quarantaine » conçu par M. Jean Barbier, conservateur du Musée Historique de Villèle et Mme Michèle Marimoutou, historienne, à l'occasion de l'inauguration de la 1ère tranche de travaux de restauration du Lazaret et dans le cadre de l'Année Européenne du Dialogue Interculturel.

Dans la catégorie Beaux-Livres, le jury du Prix du Livre Insulaire 2009 a accordé le 1er Prix (exaequo) au coffret « Biodiversité de La Réunion», conçu par le Muséum d'histoire naturelle, sous la responsabilité de Mme Sonia Ribes-Beaudemoulin, conservatrice du Muséum.

Faire connaître la biodiversité insulaire aux réunionnais, tel est l'objectif des 6 fascicules publiés par le muséum d'histoire naturelle, respectivement consacrés aux milieux naturels, aux mammifères, reptiles et amphibiens, aux oiseaux, aux insectes, aux animaux disparus et aux baleines et dauphins. L'ensemble est complété par le catalogue de l'exposition photographique « Hymne à la nature réunionnaise » que le muséum d'histoire naturelle a organisé à la Réunion en 2008.

A une époque où le mot biodiversité se décline sous tous les tons, il est important de rappeler que la biodiversité s'appréhende d'abord par la reconnaissance des espèces. Or en ce domaine, les savoirs du public déclinent. Les jeunes urbains connaissent de moins en moins les milieux naturels et les espèces qui les peuplent. L'éducation environnementale devient donc indispensable et comment mieux aborder le vivant que par de riches illustrations, qui invitent à la découverte mais aussi à la contemplation et à la rêverie ? C'est ainsi qu'un livre de vulgarisation scientifique devient « beau livre ». L'ouvrage « biodiversité de la Réunion » est un modèle du genre.

Il ya eu 11 livres primés pour 97 titres.

Prix du livre insulaire 2009 : les Lauréats
Grand Prix des Îles du Ponant
Costumes de Corse de Rennie Pecqueux-Barboni (éditions Albiana)
Prix Fiction
L'immense abandon des plages de Mylène Durand (éditions Pleine Lune)
Prix Regard poétique
Zafimaniry intime, de Sophie Bazin et Johary Ravaloson (édition Dodo vole)
Prix Beaux Livres / 2 ex aequo
- Mentawaï, l'île des hommes fleurs (collectif), coédition IRD et Romain Pages éditions
- Biodiversité de la Réunion (collectif), éditions du Muséum d'Histoire naturelle de la Réunion
Prix Science / Essai
Sarrola 14-18 de Charlie Galibert, éditions Albiana
Prix Roman Policier
Ici finit la terre, de Gérard Chevalier, éditions Coop Breizh
Prix Jeunesse
Prix contes : Le phare de l'enfant algue de Hugues Mahoas, éditions coop breizh
Prix album découverte : Ali de Zanzibar de Salim Hatubou, Orphie éditions
Mentions spéciales : Joshua ou la mer des histoires , de D. Ratel et V Grosos,éditions Millefeuille, et Les orangers de Tahiti de R Galliez, E. Tchoukriel, C.Vasseur

Le Muséum d'Histoire Naturelle
http://www.livre-insulaire.fr/ présentation des ouvrages primés et biographie des auteurs

Contact Presse :
Michèle CAZAL
DEPARTEMENT DE LA REUNION
Direction de la Communication
0262 21 86 30
0692 974 222
michele.cazal@cg974.fr
Conseil Général de la Réunion

mercredi 16 septembre 2009

Ile-de-Sein. Enez Sun III indisponible à partir de lundi


Durant son absence de trois mois, l'Enez Sun III sera remplacé par l'André-Colin ou le Fromveur.






Photo archives Nelly Baron


Le conseil général du Finistère organise la desserte des îles de Molène, Ouessant et Sein. Il met ainsi à la disposition de son exploitant, la compagnie Penn Ar Bed, une flotte composée de sixnavires. Dans un communiqué, il tient à faire savoir que les deux principaux navires de la flotte, l'EnezSun III, qui assure la desserte de l'île de Sein, et l'Enez EussaIII, qui assure celle de Molène et Ouessant, vont subir une refonte importante, liée à l'application de nouvelles normes de sécurité.

4,1M€ de travaux

Ces travaux évalués à 4,1millions d'euros, intégralement pris en charge par le conseil général, vont entraîner une indisponibilité d'environ trois mois pour chacun des navires, annonce le propriétaire. L'Enez Sun III sera ainsi indisponible à compter de lundi prochain. La liaison vers Sein sera assurée par le navire André-Colin ou par le navire Fromveur, selon les conditions météo. Des rotations spéciales seront également prévues avec le Molenez pour le fret.
La reprise de service de l'Enez Sun III est prévue avant la fin de l'année.
En ce qui concerne l'Enez EussaIII, les travaux sont prévus au cours du 1er trimestre 2010.
Pratique Renseignements complémentaires auprès de la compagnie Penn Ar Bed,
tél.02.98.70.70.70.

Les îlophiles de l'Ilophone

L'Ilophone 2009 a affiché complet,
ce week-end à Ouessant.

Le public a assisté à un vrai feu d'artifice du groupe Red Cardell qui avait invité, entre autres, Thomas Fersen et Yann Tiersen qui a aussi accompagné les Paotred Eussa.

Photos Guy Pellen
et Jean-Michel Malgorn


La saison touristique joue les prolongations à Ouessant, où le festival l'Ilophone a attiré la foule depuis vendredi soir.

Propulsés par les premiers concerts de Yann Tiersen et de Miossec, Ouessantins d'adoption, Philippe Deniel, dit Fifi la Boulange, et une poignée de fans ont créé leur propre association et lancé l'an dernier le festival de l'Ilophone, avec les mêmes Tiersen et Miossec. Le coup d'essai fut un coup de maître et le gymnase de Lampaul afficha complet en accueillant 1.200 spectateurs. La salle peut en accueillir le double, mais il manquait une issue de secours. Un trou dans le pignon, sommairement bouché de portes en contreplaqué, a rapidement fait l'affaire. Banco, l'Ilophone 2009 a aussi affiché complet, mais avec cette fois 2.400 îlophiles. Après une solide introduction des Goristes et de Tzardas, Soldat Louis a fait un carton vendredi soir, 18 ans après un mémorable concert au pied du phare du Créac'h, et Craftmen Club a chauffé le public à blanc en deuxième partie de soirée. Samedi soir, la même foule bigarrée, mi-jeune et branchée, mi-familiale, s'est laissé rapidement embarquer par LesYeux d'la tête, jeune groupe parisien aux textes joliment troussés et à la musique très dansante.

Un feu d'artifice signé Red Cardell

Les Ouessantins de Paotre d'Eussa ont créé la surprise en interprétant avec conviction un répertoire de chants musclés en partie signés Tonnerre. Cerise sur le gâteau pour ces musiciens amateurs, la participation de Yann Tiersen à leur grand retour sur scène après un paquet d'années d'absence. Mais l'événement, énorme, qui a fait l'unanimité, ce fut la dernière du Banquet de cristal de Red Cardell. Jean-Pierre Riou et Jean-Michel Moal, les deux piliers du groupe, ont donné une fête monumentale en compagnie de leurs invités: Yann Tiersen, omniprésent, de Thomas Fersen et de Louise Ebrel, décidément très rock'n'roll, de Gérard Blanchard, capable de mettre le feu ailleurs qu'à Rocamadour, des frères Guichen, du discret Dan ar Braz, de Jim O'Neil des Silencers, de Farid Aït Siameur, de Tayfa... Un vrai feu d'artifice!

lundi 14 septembre 2009

Et si vous vous métiez à la "tondeuse écologique"!

13 septembre 2009

Est-ce que vous connaissez la tondeuse écologique? Ben, moi, il n'y a pas très longtemps que j'ai découvert ce type de "matériel" inhabituel qui a quatre pattes et une jolie fourrure noire, blanche ou brune: des moutons. Mais pas n'importe lesquels, il s'agit des "moutons d'Ouessant".

Alors, comme son nom l'indique, il s'agit d'une race de mouton naine spécifiquement bretonne qui vivait sur l'Ile d'Ouessant mais qui s'est également répandue sur la bretagne continentale. Au début du 20è siècle, des croisements ont eu lieu avec d'autres races, plus grandes : le mouton d'Ouessant était alors menacé de disparition. Dans les années 70-80, on en dénombrait plus que 2 à 300 individus répartis pour l'essentiel chez des particuliers. En 1976, s'est créé le GEMO (goupement des éleveurs de moutons d'ouessant) qui a réussi à sauvegarder cette race, aujourd'hui présente un peu partout en France et qui connait donc un certain succès, notamment à cause de sa réputation de "tondeuse écologique". Ces moutons mesurent moins de 50 centimètres au garrot pour un poid de 15 à 20 kg. Sachez-le, comme tout animal grégaire, le mouton d'Ouessant vit en troupeau. Si vous décidez d'en prendre chez vous, il vous en faudra au minimum deux, capables de "tondre" environ 25 ares avec un minimum de soins. Ils ont juste besoin d'un petit abri, d'une petite réserve de foin pour l'hiver, mais aussi d'être vermifugés. Bref, ce sont parait-il des petits animaux rustiques, robustes et très économiques puisqu'il vous en coûtera quelques dizaines d'euros (50 à 70 par mouton) à l'achat. Et puis, avec une tondeuse comme celle-là, pas de risque de nuisances sonores avec le voisinage.

Pour en savoir plus :
Groupement des éleveurs de moutons d'ouessant,
8 route de Tillou,
79170, Luche sur Brioux,
tel : 02.98.78.70.23.

dimanche 13 septembre 2009

«Finistériens». Le retour de Miossec [Vidéo]

Pour voir la vidéo cliquer sur le titre.

Le septième album de Christophe Miossec, «Finistériens», sort lundi. Un opus resserré, intense, co-composé avec un partenaire unique: Yann Tiersen.

Depuis la sortie de «Boire» en 1995, Christophe Miossec a chamboulé le paysage de la chanson française avec son écriture poétique à vif. Chacun de ses albums est devenu une référence. Sorti chez PIAS France, son septième opus sera disponible lundi. Un disque, cette fois, construit à deux, avec le musicien Yann Tiersen. Son nom: «Finistériens». «Le titre tombait sous le sens, confie Christophe Miossec. Yann est né à Brest, moi aussi. Le fait que je sois revenu vivre au bout du Finistère a également joué. Et puis c'est un joli mot. On n'a pas passé des nuits à gamberger».

Tension retenue

Un sens de l'évidence qui a marqué toute la réalisation de l'album. Dès que Yann Tiersen a proposé à Christophe Miossec de faire un disque ensemble, celui-ci a acquiescé, sans autre forme de discussion. «Mais je ne pensais pas que ça se passerait comme ça, rapporte-t-il. J'imaginais monter un groupe. Seulement, Yann a dit, non, on le fait vraiment à deux! Je savais qu'il jouait de nombreux instruments, mais quand même pas à ce point-là. Où il m'a bluffé, c'est lorsqu'il s'est mis aussi à la batterie!». Yann Tiersen a habillé les mots de son ami d'un pop-rock mélodique, où intros de piano, harmonies de cordes et gimmicks de guitare électrique naviguent entre mélancolie et tension retenue. Les chansons ont pris forme au studio parisien de Yann, celui d'Ouessant, pressenti au départ, ne disposant pas encore du matériel suffisant. Christophe Miossec a amené des paroles et des notes et ciselé d'autres textes sur les thèmes qu'apportait Yann Tiersen. «J'aime bien écrire sur une musique, avoue le chanteur. Je ne le vis pas comme une contrainte. C'est même mieux, on sait dans quelle direction aller». Les directions qu'il a empruntées dans «Finistériens» l'éloignent parfois de son registre habituel. «Je n'avais pas envie de revenir à mon fonds de commerce du bluesman malheureux, sourit-il. C'est facile de radoter. J'ai essayé de diversifier le propos».

Onze chansons

Sur les onze chansons de l'album, le sentiment amoureux demeure une source d'inspiration vive. Parce qu'il permet d'éclairer au plus profond l'âme humaine. Miossec chante la rupture, subie (avec rage dans «A Montparnasse»), ou choisie (la fuite sans désespoir de «Seul ce que j'ai perdum'appartient à jamais»). L'usure des vieux couples s'exprime à travers plusieurs morceaux: «Nos plus belles années»; «Fermer la maison», qu'il avait d'abord prévu pour Alain Bashung; «Hais-moi», avec son refrain «L'amour et la haine ne font qu'un parfois».

Dimension sociale

Le chanteur livre aussi des interrogations: sur la quête de chacun («Les joggers du dimanche»), sur l'avenir dans sa chanson «C.D.D.». Elle ouvre sur un inquiétant: «Jusqu'à présent, tout va bien». Autre titre à dimension sociale, «Les chiens de paille» plonge dans les tourments d'employés au bout du rouleau. Sans lourdeur, ni pathos. L'écriture de Miossec est trop fine et sensible pour enfoncer des portesouvertes. «Depuis le début, j'essaie de faire des chansons sociales, mais c'est super casse-gueule, commente-t-il... Il faut vraiment trouver un angle pour éviter une certaine démagogie. Je préfère le filigrane ou l'arrière-plan». Parsemés d'images fulgurantes, les mots de Christophe Miossec puisent ici leur force dans leur concision et leur simplicité. «Le fait d'avoir travaillé à deux donne quelque chose de très compact.J'ai l'impression que si on n'aime pas une chanson, on n'aimera pas l'album», pronostique-t-il. Mais si on en aime une...

Frédéric Jambon

Pétrole. Pas d'or noir en mer d'Iroise !

13 septembre 2009

Le 3 avril 1975, la société Elf Aquitaine obtient l'autorisation de procéder à des recherches de pétrole dans la Manche et en Atlantique, soit une zone incluant la mer Celtique, l'Armor et la mer d'Iroise. Treize forages auront lieu, mais tous infructueux.

Le krach boursier de 1974 sonne le glas des « Trente Glorieuses » de l'après-guerre, années ainsi dénommées par l'économiste Jean Fourastié, du fait de la croissance industrielle et de la prospérité qui les ont accompagnées. La France connaît alors le plein-emploi et doit faire appel à l'immigration pour répondre aux attentes des entreprises. Dans ce contexte, le prix du baril de pétrole brut flambe; idem pour celui de l'essence à la pompe. Au final, le pouvoir d'achat diminue. Et l'Hexagone est d'autant plus touché qu'il ne dispose pour ainsi dire d'aucune source naturelle d'«or noir » pour satisfaire ses propres besoins, contrairement à d'autres pays d'Europe tels que le Danemark, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la Roumanie. Tout juste parvient-on à extraire deux millions de tonnes par an dans le sous-sol du Sud-Ouest sur les cent millions nécessaires à la consommation. D'où ce slogan ironique de l'époque : « La France n'a pas de pétrole mais elle a des idées ». S'impose donc l'obligation de pratiquer par ailleurs des forages dans les secteurs susceptibles de pallier cette carence. Face à l'entrée de la rade de Brest, la mer d'Iroise est du nombre ainsi que l'Armor et la mer Celtique. Des études, effectuées en 1973 dans le cadre d'une campagne géologique, donnent à cet égard des résultats prometteurs. D'autant que cette zone maritime n'a fait, jusqu'à présent, l'objet d'aucune prospection de cette nature.

Un site litigieux

Sur la foi d'investigations préalables laissant entrevoir une réserve potentielle, et avec le feu vert du ministère, s'installe donc pour la première fois, au nord-ouest d'Ouessant, une plateforme française dénommée «Pentagone 84 » appartenant à une société joliment appelée Forex-Neptune. Problème toutefois : les contours du site d'exploitation, en limite des eaux territoriales de la France et de la Grande-Bretagne, sont imprécis. D'où un litige qui surgit entre les deux pays, chacun revendiquant la propriété. Il faudra donc attendre un arbitrage international avant que ne débutent les travaux de la compagnie Elf Aquitaine, à qui est dévolue une partie de la zone de forage, le reste étant du domaine d'autres compagnies. Toutes les conditions semblent donc réunies en ce printemps 1975 pour mener à bien les opérations. À ceci près, tout de même, qu'elles exigent une mise en oeuvre des moyens extrêmement délicate, notamment en raison des forts courants qui risquent de déstabiliser la plateforme et, par conséquent, de déranger le dispositif ancré sur le fond. Tel est, en tout cas, l'un des principaux soucis de Michel Richeux, l'ingénieur, basé au port de commerce de Brest, qui dirige la manoeuvre. En sorte que plusieurs semaines s'écouleront avant les premiers « coups de pioche », si tant est qu'on puisse utiliser cette expression s'agissant d'un forage à près de 4.500 mètres de profondeur.

400.000 francs la journée

«Pentagone 84» est un engin semi-submersible pourvu de compartiments étanches emplis d'eau qui lui permettent de s'enfoncer dans la mer et de lui assurer un certain équilibre, une fois amarré à des pieux plantés sur le terrain à sonder. Rien de plus simple donc, du moins si l'on ne tient compte ni des aléas possibles ni du montant de la facture : 400.000 francs la journée. Une bagatelle au regard du trésor escompté.

Des puits à sec

Hélas, la prospection n'est pas à la hauteur des espérances. Pas la moindre trace de pétrole, d'huile ou de gaz : le puits est absolument sec. Et il en sera de même des douze autres forages qui se succéderont jusqu'en 1985. Au point que les actionnaires qui avaient investi sur ce marché boursier en subiront le contrecoup. L'ultime tentative aura lieu, sur la plate-forme Ocean Bounty, à 260 km de Brest, non loin de la ligne de partage des eaux entre la France et la Grande-Bretagne. La compagnie Elf Aquitaine jouera ici son va-tout par 1.950 m de fond avec d'autres associés minoritaires dans le groupe, tous décidés à abandonner les recherches au large de la Bretagne en cas d'insuccès. Telle sera d'ailleurs la décision puisque, pas plus que les autres, les sédiments prélevés par l'Ocean Bounty, en dépit des prévisions optimistes, ne renferment d'or noir. Ainsi se terminera en mer d' Iroise cette fâcheuse aventure dont le coût total avoisinera un milliard deux cents millions de francs, sans compter les dégâts occasionnés sur les engins par les violentes tempêtes.

Le viol d'un sanctuaire

Trait d'union entre l'Atlantique et la Manche, la mer d'Iroise, qui s'étend de l'île de Sein à Ouessant, est considérée comme l'une des plus dangereuses d'Europe. D'où la présence de nombreux phares. En contrepartie, elle jouit d'une louangeuse réputation, qui en fait l'une des plus belles réserves sous-marines de la planète, un véritable sanctuaire de la faune et de la flore aquatiques. Dès lors faut-il déplorer l'absence de pétrole ou au contraire s'en féliciter ? Certes une exploitation pétrolière aurait constitué une plus-value économique pour la région, mais à l'évidence aussi un viol écologique. On imagine mal, en effet, la présence d'engins de forages dans ce décor de rêve orné d'environ trois cents variétés d'algues et peuplé de presque cent trente espèces de poissons et de grands crustacés, le tout représentant une indiscutable richesse en termes d'activités et d'emplois maritimes. À cela s'ajoute à présent le fait que la mer d'Iroise, déclarée réserve de biosphère en 1988, est désormais promue au rang de Parc naturel marin. Mais c'est une autre histoire. Pour en savoir plus L'insaisissable or noir de la mer d'Iroise par Yves Cariou (Hors-série Le Télégramme, 1999). «La recherche pétrolière» par Grau (éditions Hermès Science, 2002). «Quel pétrole demain ?» par Alain Perrodon (éditions Technip, 1999). «La vie après le pétrole» par Jean-Luc Wingert (éditions Autrement, 2005). «Pétrole et gaz naturel» par Pierre-René Bauquin (éditions Hirla, 2004). «Le plein s'il vous plait - La solution au problème de l'énergie» par Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean (éditions Points, 2007).

Claude Péridy

mercredi 9 septembre 2009

Per Pondaven, marin expérimenté, appréciait les balades en solitaire au milieu des rochers de l'archipel de Molène,

Yann Riou présente
les deux livres auxquels
Per Pondaven a collaboré,
et «Geriadur an arvor»
qu'il a rédigé seul et
qui vient d'être publié.




Photo G.P.


Éditions en langue bretonne. Trois livres signés Per Pondaven

Per Pondaven a disparu en mer le 1erjanvier 2008. Trois ouvrages publiés cette année portent sa signature. Per Pondaven, marin expérimenté, appréciait les balades en solitaire au milieu des rochers de l'archipel de Molène, dans les coins et les recoins de la côte du Nord-Finistère qu'il connaissait comme sa poche. Il savait le nom du moindre caillou, du plus petit trou à goémon. Des noms bretons qu'il a passé une bonne partie de sa courte vie à collecter auprès des pêcheurs et des habitants du Léon.

Une réédition

Les éditions du Télégramme ont réédité, en début d'année, «Trouz ar mor», un recueil de proverbes bretons lié à la mer qu'il avait écrit avec Yann Riou, autre collecteur infatigable.
L'ouvrage avait connu un succès important à sa sortie, en 2003, et avait vite été épuisé. La nouvelle édition, revue et augmentée, contient environ 250 proverbes de toute la Bretagne. Yann Riou y rend hommage à son ami Per Pondaven, biologiste de formation, maître de conférence à la faculté de Nantes.
Les deux complices ont réalisé avec un autre adepte du collectage, Mikael Madeg, un imposant ouvrage sur les noms de famille du Léon, «Anoiou famillou Bro-Leon», publié aux éditions Emgleo Breiz. «Ce livre est le résultat d'une vingtaine d'années de travail», explique Yann Riou. Chaque nom de famille y est présenté avec ses variantes, ses formes féminisées et plurielles, les noms de lieux, ainsi que quelques exemples de personnes et de leur commune d'origine.
Yann Riou, qui jouait plus ou moins le rôle d'archiviste de PerPondaven, s'occupe désormais des travaux qu'il avait entamés.
Il vient de publier, aux éditions AnAlarc'h Embannadurioù, un lexique très pointu, consacré au littoral, intitulé «Geriadur an arvor». Un mini-dictionnaire pour bretonnants avisés.
Dépositaire du disque dur de l'ordinateur de Per Pondaven, YannRiou cherche à publier d'autres textes de son ami, spécialiste de la toponymie nautique.

«Geriadur an arvor», An Alarc'h Embannadurioù, 10€,
«Anoiou famillou Bro-Leon», éditions Emgleo Breiz, 15,90€,
«Trouz ar mor», éditions Le Télégramme, 18€.

Guy Pellen

Triélen - Molène. La marche du courage


La 19e édition de la marche Triélen-Molène
a rassemblé plus d'une centaine de courageux.
Hommage aux ancêtres oblige...




Photo S.H.

Une eau à 15º tout au plus, un tapis de goémons, des rochers... partout. Voici ce qu'ont affronté les courageux d'un jour, hier. Ils ont parcouru 3,5km pour relier Triélen à Molène (29). Le tout, en une heure et quart. S'il vous plaît!

Une bonne dose de courage, un peu d'endurance, beaucoup d'équilibre et une overdose de motivation. Voilà la recette gagnante d'un bon marcheur. Pour relier l'île de Triélen à l'île Molène, à pied, il n'en faut certainement pas moins. Hier, l'Amicale molénaise organisait la 19e édition de cette marche de 3,5km.

Le but: rendre hommage aux habitants de Triélen, qui accomplissaient, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le parcours pour faire leurs courses à Molène «ou boire un coup»!

Une aventure atypique

Début des hostilités: 8h, au Conquet pour l'embarquement. Après 30 minutes de traversée sous un ciel menaçant, les randonneurs arrivent au port de Molène. Direction la cale du sherco, à pied bien sûr. Accueillis par Raymond Guillou, président de l'association, les valeureux sont invités à choisir leur bâton. «Ah celui-là, ça fait trois fois que je fais cette marche avec et je peux vous garantir que c'est mon meilleur ami», s'en amuse Christiane.
10h: Tous les participants sont amenés sur Triélen en bateau. «Le coeff est de 110 aujourd'hui, il faut que nous patientions jusqu'à midi avant de partir.
Prenez le temps de visiter l'île», annonce le guide. C'est si calme. La vue sur Molène est imprenable. 12h: l'aventure commence vraiment.

Dernières recommandations: «Ce n'est pas une course. Compris. Seulement il ne faut pas traîner non plus, la marée monte vite. On aura de l'eau jusqu'à la taille à certains endroits. Allez c'est parti», lance Sherko, le guide. À peine traversé le premier champ de goémons, l'eau saisit les mollets, les cuisses et... «Ah qu'elle est froide. Elle picote»! Le soleil se lève, c'est une chance. Première étape: l'île aux Chrétiens. L'occasion de récolter les premières impressions: «Il y a du courant et beaucoup de vent. La marche ne va pas être facile», explique un habitué.

Chahut dans les rangs

Malgré le parcours du combattant dans une eau à 15º, le moral des troupes ne mollit pas. Plus les mètres défilent, plus les rires résonnent: «C'est super, tout le monde parle avec tout le monde. On passe son temps à se marrer». À mi-parcours, une pause salvatrice attend les marcheurs. «Muscadet, jus d'orange, eau. Servez-vous». Ah le pied! Mais pas le temps de s'attarder. «Dommage, je n'ai pas pu finir mon verre». La marée n'en fait qu'à sa tête. Personne n'était tombé jusqu'à présent, mais maintenant c'est l'hécatombe.
La première gamelle signe le début d'une longue série. Éclats de rires généraux! On dirait bien que le parcours se complique. «La fin est dure.
Les laminaires glissantes ne nous font pas de cadeau», insiste un habitué. Qu'importe, on rit, on chante et on n'oublie surtout pas d'arroser son voisin au passage. Molène se rapproche. «J'adore cette vue». Les randonneurs sont accueillis, applaudis. Après une heure et quart de marche, place au repos bien mérité autour d'un repas copieux:ragoût et saucisses de Molène. Bon appétit!

Sophie Heren

samedi 5 septembre 2009

Sein et Molène, OUI, LA MER MONTE ET IL VA FALLOIR S’Y FAIRE !

pour lire l'article cliquez sur le litre.
extrait....

.....d'Yves Leers

Le niveau de la mer monte et va continuer à monter. C’est une des conséquences attendues du changement climatique. Les prévisions, régulièrement révisées à la hausse, font état d’une montée des eaux moyenne d’un mètre à l’horizon 2100.Voire davantage. Ce qu’on ne sait pas, c’est à quelle vitesse elle va monter…

Au cours du siècle dernier, le niveau de la mer s’est déjà élevé d’environ 20 cm. Et le rythme d’élévation a été deux fois plus rapide lors des deux dernières décennies que durant tout le XXe siècle sous l’effet de la fonte de la banquise et des glaciers, conjuguée à la dilatation de la mer, selon le Centre National d’Études Spatiales (CNES).

Aujourd’hui, le niveau de la mer s’élève pendant quelques heures ou quelques jours lors des fortes tempêtes, provoquant déjà de graves inondations. Ces surcotes exceptionnelles peuvent atteindre plusieurs mètres. Mais la mer se retire une fois la tempête passée. Avec le changement climatique, la mer inondera définitivement les côtes les plus basses. En France, les plus menacées sont des côtes sableuses comme en Aquitaine ou en Languedoc-Roussillon. Le changement climatique va également aggraver les phénomènes d’érosion et on s’attend à une augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes. En France, ce sont surtout les départements des Caraïbes qui risquent d’en souffrir. Enfin, les intrusions salines dans les aquifères côtiers risquent de rendre impropres à la consommation ou à l’irrigation ces nappes d’eau douce souterraines, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

Cette conjugaison de facteurs, confirmés par les scientifiques, montre à quel point la menace est réelle et qu’il faut la prendre au sérieux. Et pour prévenir le risque, il va aussi falloir suivre de près l’évolution du littoral afin de préparer l’adaptation. La région Aquitaine a ainsi créé, il y a une dizaine d’années, un observatoire de la Côte Aquitaine.

Dans plusieurs régions de côtes très basses, comme dans la baie de Somme, la population constate que ” ce n’est plus comme avant “, l’action des hommes n’ayant rien arrangé. Mais la prise de conscience est encore insuffisante. Que faire ? Expliquer et informer sans faire peur, car certains aménagements sont possibles. D’autres non et dans ces cas-là, il faudra a minima décider d’éviter toute nouvelle construction dans les zones à forts risques. Bien d’autres mesures, parfois douloureuses, devront être prises pour que les côtes restent agréables.

Réseau Penn ar bed. Plus de cars avec les bateaux reliant les îles de Sein, Molène ou Ouessant.

Pour lire l'article complet de Delphine Tanguy du télégramme cliquer sur le lien.
extrait.....
....Coup d'accélérateur sur le réseau finistérien de transport Penn ar Bed avec une offre décuplée, dès la rentrée, sur certaines lignes qui les rendent très attractives pour les déplacements domicile-travail.....
..... Quant aux lignes desservant les ports du Conquet et d'Esquibien, elles ont été adaptées pour proposer une correspondance, gratuite, quasi-systématique avec les bateaux reliant les îles de Sein, Molène ou Ouessant.
Cette offre est développée, par ailleurs, en bonne intelligence avec les communautés de communes avec la mise en place de services pour rabattre vers les lignes existantes.

Contact Site internet: www.viaoo29.fr
Tél.(nºAzur) 810.810.029.

Abeille-Bourbon. Portes ouvertes demain.













Si la météo le permet et si un avis de coup de vent ne l'appelle pas à prendre la veille du côté d'Ouessant ou en baie de Camaret, l'Abeille-Bourbon ouvrira sa passerelle, demain dimanche.

La visite du bateau est organisée afin de recueillir de l'argent pour l'association «Petit prince du soleil» et la «Lutte contre la mucoviscidose».
Il sera, à cet effet, demandé 2€ aux visiteurs, l'entrée à bord étant gratuite pour les enfants jusqu'à 12ans. Une tombola, organisée grâce à la participation des commerçants, sera également organisée.
Le remorqueur du groupe Bourbon, affrété par l'Action de l'État en mer, sera amarré à son poste habituel, quai Malbert. Construite en Norvège, l'Abeille-Bourbon (ci-contre, lors de son voyage inaugural) assure la veille depuis quatre ans à Brest. Les visiteurs auront l'opportunité de visiter le remorqueur de sauvetage de la salle des machines à la passerelle et de bénéficier des explications de Charles Claden, le commandant, et de son équipage. Pratique Demain, quai Malbert.
Les visites débuteront à 14h et se poursuivront jusqu'à 18h30.

mardi 1 septembre 2009

L'abeille noire d'Ouessant

Apiculture.

Des sentinelles sur le
toit du conseil général.




Six ruches,
cela représente
300.000 abeilles en été.
photo DT.


Apiculture. Des sentinelles sur le toit du conseil général
De Delphine Tanguy, le 1 septembre 2009

Six ruches viennent d'être installées sur le toit du conseil général du Finistère qui a, désormais, ses sentinelles de l'environnement. Première récolte de miel au printemps prochain.

«Le paradoxe, c'est que les abeilles se portent mieux à Paris que dans des zones de cultures céréalières», constate Henri Clément, président de l'Unaf (Union nationale des apiculteurs de France) qui a lancé, en 2005, l'action «Abeille, sentinelle de l'environnement» pour alerter le grand public sur cette situation inquiétante. «Ce n'est pas une guerre contre les agriculteurs, mais il s'agit d'apprendre à travailler ensemble autrement», précise l'apiculteur, installé en Lozère, qui est aussi élu à la chambre d'agriculture.

Un acte militant
«Installer des ruches est un acte militant en faveur de la biodiversité et des générations futures», a défendu Henri Clément devant les élus finistériens qui l'ont rejoint dans ce combat.

«Quand on parle des abeilles, il n'y a pas que le miel, il y a aussi le problème de la pollinisation des cultures pour maintenir la diversité des espèces», souligne-t-il. Et de citer, pour appuyer ses dires, les chiffres récemment publiés par l'Inra et le CNRS, qui ont fait grand bruit: «35% de la masse alimentaire sur la planète provient de la pollinisation des abeilles ainsi que 65% de notre diversité alimentaire».

L'abeille noire d'Ouessant

Au-delà du symbole, c'était pour lui un «grand bonheur» d'installer ces six ruches, soit 300.000abeilles en été, sur le toit du conseil général. Une première en Bretagne et dans un département qui a la chance d'avoir, à Ouessant, un conservatoire de l'abeille noire, «le plus beau patrimoine pour l'apiculture française et européenne». «On a pu constater que les ruches de ville donnent bien plus que les ruches de campagne. Dans le Finistère, le rendement est de l'ordre de 15kg par ruche contre 50 à 80kg pour une ruche urbaine. Il y a beaucoup de mortalité, cela représente 20 à 30% du cheptel par an», commente, par ailleurs, DominiqueFabriano, secrétaire du syndicat départemental des apiculteurs. À Quimper, comme dans toutes les villes où l'expérience a été tentée, le miel va être analysé pour savoir combien de types de plantes ont été visitées et les résultats sont parfois étonnants.