mardi 27 octobre 2009

Pour ce prochain tour du monde au départ d'Ouessant,

Trophée Jules-Verne.
Groupama prêt à en découdre.


Groupama et ses dix
hommes d'équipage
sont bien décidés à
écrire une nouvelle page
de l'histoire de la voile
autour du monde.


Les amateurs de jolis bateaux se régalent actuellement à Brest. Le Belem quai Malbert, la Boudeuse au port du Château et, depuis hier après- midi, le Groupama de Franck Cammas avant son prochain défi autour du monde.

Pour être servi, on est actuellement servi, à Brest, avec trois bateaux aussi spectaculaires que différents. Les 31,50m (105pieds) du trimaran vert, blanc et orange en jettent, du haut de la grande digue du nouveau port. Le mât aile en carbone de 41m, encore plus! Le catamaran équipé de foils (de dérives courbes sur les flotteurs) ne pèse que 18t pour 22,50m de largeur. Pour ce prochain tour du monde au départ d'Ouessant, Franck Cammas bataillera aux côtés de neuf autres marins des plus expérimentés (Thomas Coville, Lionel Lemonchois, Frédéric LePeutrec, Steve Ravussin, Stan Honey, entre autres...). L'équipe guette les meilleures conditions météorologiques pour gagner au plus vite l'Équateur, soit un flux de nord soutenu pour atteindre en cinq ou six jours la fameuse ligne équatoriale.

Cinquante jours à battre

Le record du tour du monde en équipage remonte déjà à quatre ans. Bruno Peyron et son équipage avaient porté le trophée Jules-Verne à 50 jours et 16heures à bord d'Orange 2. Si l'on peut imaginer que Groupama est encore plus performant qu'Orange 2, les spécialistes s'accordent à dire que les conditions météo seront déterminantes pour passer sous la barre des 50jours, Bruno Peyron et son équipage ayant bénéficié d'exceptionnelles conditions météorologiques sur ce parcours de 40.000km dessiné à la limite des glaces.

À partir de dimanche

La période de stand-by devrait commencer à partir de dimanche et, connaissant l'impatience de Franck Cammas d'en découdre, l'équipage de Groupama ne devrait pas trop longtemps se morfondre à Brest. Un port de Brest qui renoue ainsi avec l'esprit de cette formidable aventure autour des caps, où comment dix hommes seront amenés à tenir des vitesses supersoniques dans des conditions extrêmes, pendant plus de 40jours. Les marins doivent avoir rejoint le bord au moins 24heures avant l'appareillage décidé un ou deux jours en amont.

Stéphane Jézéquel