A Brest, l'Onyx risque d'agrandir la famille
des bateaux abandonnés
Photo/ AFP:
le 30.11.2009.
L'Onyx, un ferry finlandais hors d'âge a été remorqué cette semaine dans le port de Brest après être tombé en panne dans l'Atlantique, avec le risque d'allonger la liste des bateaux abandonnés qui rouillent dans les ports français.
« Ce bateau ne repartira jamais ! », s'indigne le président de l'association de défense du milieu maritime Mor Glaz Jean-Paul Hellequin.
L'association de défense de l'environnement Robin des Bois dénombre au total en France une vingtaine de navires abandonnés dans les ports.
En tête du palmarès selon l'association, le port de Brest se voit encombré par 7 bateaux à quai, saisis par la justice, en panne, déroutés pour pollution volontaire ou encore interdits de navigation.
L'Onyx, une coque blanche et noire de 129 mètres construite en 1966 et bourrée d'amiante, est tombé en panne lundi, lors de son transfert entre la Finlande et la Turquie, à quelques encablures du très fréquenté rail d'Ouessant.
Après inspection, le Centre de sécurité des navires chargé de contrôler 25 % des bateaux de passage, l'a jugé hors d'état de naviguer.
Selon Jean-Paul Hellequin, ce ferry acheté 1,4 million d'euros, était destiné à la casse en Turquie, mais le prix de la réparation sera probablement jugé trop élevé pour que son propriétaire ne le reprenne. Selon lui, les affaires maritimes finlandaises sont « responsables » de l'avoir laissé partir du port de Vaasa.
A Brest, rouillent également de vieux cargos de taille moyenne en surnombre sur le marché du fret mondial comme le « Captain Tsarev » en panne machine et le « Matterhorn » sans fret.
Des petits armateurs exotiques en situation financière délicate n'hésitent pas à abandonner navires et équipages au hasard d'une escale faute de client, explique Jacques Loiseau de l'AFCAN.
A cela s'ajoutent les retards dans l'entretien ou les réparations, qui rendent ces rafiots inaptes à la navigation. Résultat, des centaines de mètres de quai sont squattés.
A défaut d'adresser les factures à l'armateur ou à son représentant, c'est la Chambre de commerce et de l'industrie de Brest qui avance les frais, explique-t-on à demi-mot à la capitainerie du port qui gère les mouvements des navires.
La solution, selon le président de la CCI, concessionnaire du port, c'est la saisie comme « prise de garantie pour revenir dans nos fonds ».
lundi 30 novembre 2009
Des bateaux hors d'état de naviguer rouillent dans les ports français.
Publié par
Andréas Guyot.
à l'adresse
30.11.09
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