Ribeye S 785 : L: 7,83 m; l: 2,50 m;
puissance maxi: 250 cv hors-bord;
prix: 63861€ avec le moteur
Yamaha 250 cv quatre temps.
Par Daniel Bru-Lehome, publié le 20/11/2009
Loin de la sophistication italienne et de la voie médiane à la française, les Britanniques ont créédes semi-rigides extrêmes qui associent les performances à des qualités marines exceptionnelles.
Carène étroite à l'étrave profilée, boudin au diamètre dégressif se terminant en pointe à l'avant, cockpit dépourvu de banquettes, de table et de solarium (du moins dans les tailles moyennes), les semi-rigides britanniques se présentent sous un aspect classique très dépouillé qui évoque les premières années du pneumatique. Ces bateaux combinent les qualités marines de coques étroites en V profond, largement inspirées par les bateaux de course offshore, et la stabilité qu'assure le boudin pneumatique. Leur équipement se réduit à une console de pilotage et à des sièges ergonomiques. La légèreté qui en résulte favorise les performances élevées sans pour autant nécessiter une motorisation d'une puissance extrême. Moins connus que les Italiens, les semi-rigides d'outre-Manche sont surtout représentés en France par la prestigieuse marque Revenger. Son dernier modèle, le R29 Mk2, était présent au dernier Grand Pavois de La Rochelle. Plus abordable, les Ribeye font aussi leur retour.
Loin d'une conception méditerranéenne de la plaisance, ces bateaux tournent le dos au farniente dans les criques. Ils ne s'adressent guère non plus aux plongeurs ou aux pêcheurs, en raison de leur faible surface de cockpit et de leur stabilité latérale limitée à l'arrêt. Ils visent plutôt les amateurs de raids qui ne rechignent pas à naviguer en ciré dans des mers difficiles. On les rencontre tout au long des côtes britanniques ou en Bretagne, à écumer la mer d'Iroise entre les îles de Sein et de Molène. Il est vrai que d'autres semi-rigides moins extrêmes sont capables des mêmes navigations, mais la finesse des carènes anglaises garantit une souplesse inégalée dans les vagues et autorise des vitesses élevées tout en procurant un réel plaisir de pilotage. Car ces bateaux se pilotent plus qu'ils ne se conduisent et nécessitent une prise en main sérieuse. Ce n'est pas le moindre intérêt de leur personnalité.
Un équipement spartiate
Quasiment vides de tout équipement superflu, les semi-rigides britanniques offrent cependant un confort fonctionnel à leurs passagers. Des sièges «jockey» sur lesquels on s'installe à califourchon remplacent souvent les assises habituelles de pilotage et les banquettes. Peu esthétiques, ces sièges sont cependant très rationnels grâce à leurs poignées de maintien. On peut cependant leur préférer un équipement plus classique en plaisance. La rareté des coffres obligera aussi à recourir à des sacs étanches. Quant à la motorisation, c'est le hors-bord deux temps à injection directe qui est le plus à même de mettre en valeur les qualités sportives de ce type de bateau.
dimanche 6 décembre 2009
Semi-rigides : l'école britannique; Idéal pour Ouessant...!
Publié par
Andréas Guyot.
à l'adresse
6.12.09
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire