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jeudi 21 janvier 2010.
Une mini ferme à l'ombre des pierres médiévales de Paimpol.
Outre un superbe site en bordure de mer et son abbaye, le domaine de Beauport abrite plusieurs pensionnaires. Vaches, moutons, poneys et même quelques poules y pâturent toute l'année.
L'air de ce matin de janvier est frisquet et les pâtures un peu humides. Indifférents au superbe paysage qui s'offre à eux et à la rigueur de l'hiver, les moutons qu'abritent les pâturages de l'abbaye de Beauport paissent tranquillement. Dans l'enclos qui leur est réservé, ils sont occupés à tondre consciencieusement la végétation. Ce sont des moutons avranchins ou roussins (du Nord-Cotentin).
À quelques centaines de mètres leurs homologues de l'île d'Ouessant - les plus petits moutons du monde - s'approchent de nous, curieux et peu farouches.
« Il y a plusieurs intérêts à avoir des moutons ici, explique Dominique Beauvais, garde littoral du site de l'abbaye de Beauport. Ils participent à l'entretien du site. Ce sont de véritables petites tondeuses écologiques ! Ils font vivre aussi le site. » Qu'ils soient d'Ouessant ou du Cotentin, ces races de moutons sont devenues très rares. De petits agneaux ne devraient d'ailleurs pas tarder à naître, d'ici la fin janvier, indique Dominique Beauvais. Ceux-ci seront vendus ensuite à des particuliers.
Des animaux rustiques
Un peu plus loin, les poneys shetland arborent leur toison d'hiver. « Ce sont des animaux très rustiques. Ils sont capables de vivre dehors toute l'année. C'est d'ailleurs un souci paradoxalement ! Ils sont constitués pour vivre d'une alimentation très maigre, ici avec nos prairies ils grossissent et tombent malades. » D'où l'interdiction formelle faite aux visiteurs de donner du pain aux animaux.
La petite arche du site s'est constituée petit à petit depuis une dizaine d'années. Avec d'abord un poney et quelques moutons. À présent, au bout de quelques reproductions et acquisitions, l'abbaye s'est enrichie de deux vaches laitières de la race pie noir bretonne. « Elles sont là en retraite après une carrière de laitière dans une exploitation agricole. » Quelques poules appartenant à des races en voie d'extinction aux noms évocateurs - le coucou de Rennes ou la gauloise dorée - complètent la ménagerie à l'abri des pierres centenaires. « Nous avons également une petite mission de conservation et de promotion de ces races », souligne Dominique Beauvais.
Hélène RONNÉ.
samedi 23 janvier 2010
Qu'ils soient d'Ouessant ou du Cotentin, ces races de moutons sont devenues très rares.
Publié par
Andréas Guyot.
à l'adresse
23.1.10
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