vendredi 15 janvier 2010

Union Maritime de Brest et de sa Région, les vœux du Président







Christian Petitfrère


14/01/2010. Un clic sur le titre pour lire la source.
Il y a des débuts d'année où il ne paraît pas trop hasardeux de former des vœux de vrai mieux et de vrai plus. Où l'on s'autorise un réel optimisme. Où les souhaits formulés ne ressemblent pas à ...... des vœux pieux ou à de vaines espérances. Où la raison ne réfrène pas trop l'envie.

Justement, ce mois de janvier semble nous donner raison d'y croire et envie de s'en convaincre. Après de trop longs mois plutôt désespérants pour les activités économiques et pour les perspectives sociales –qui ne sont d'ailleurs toujours pas passées au vert-, les indices semblent enfin se redresser et les frémissements se confirmer, dans la plupart des secteurs. Y compris dans ceux qui concernent directement la plupart des adhérents de l'UMBR.

On croise encore les doigts mais on se dit aussi qu'après avoir côtoyé le pire, on ne prend pas trop de risque à se persuader que les choses s'améliorent. C'est le cas. Alors permettons-nous de penser que ce mieux sera durable et que, en plus, 2010 va nous procurer de bonnes surprises. Bonne année !

2010 : anniversaire légitime

En 2010, l'UMBR va avoir 25 ans. Comment marquera-t-elle cet anniversaire ? Il est trop tôt pour le dire : le Bureau y réfléchit et, d'ores et déjà, un appel à idées et suggestions est lancé auprès de ses membres. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que l'année ne passera pas sans que, d'une manière ou d'une autre, l'accent soit mis sur l'évolution de l'association depuis sa création.

Travail en commun

Peut-être serait-il d'ailleurs plus juste de parler de mutation. Car d'une sorte de « club » un peu fermé à l'origine, l'UMBR s'est muée en un rassemblement représentatif de toutes les professions du port. D'un recrutement naguère orienté essentiellement vers les activités portuaires « lourdes », elle a suscité progressivement l'adhésion de toutes les composantes de l'activité économique et commerciale du secteur. D'une vocation plutôt défensive, elle est désormais passée à une vision délibérément constructive et prospective, pour être mieux entendue, mieux comprise et sans doute mieux perçue. Loin d'être un club fermé, l'association est ouverte à la concertation et au travail en commun avec toutes les parties prenantes du port : Ville, Département, Région, Marine Nationale, Administration, C.C.I., autres associations, autres usagers et autres acteurs du développement de la porte océane brestoise...

Des ambitions à partager

Cela ne signifie pas qu'elle baisse la garde. Au contraire. L'UMBR a, plus que jamais, des ambitions pour le port, pour ses entreprises et pour la région brestoise. Et elle considère qu'elle a aussi toute légitimité pour se faire entendre en amont des décisions et pour participer aux réflexions et aux projets, quelle que soit leur nature.

Cette légitimité est d'ailleurs bien reconnue et il suffit, pour s'en rendre compte, de citer les récentes réunions et rencontres auxquelles, au cours de ces dernières semaines, l'UMBR a été associée :

• les premiers travaux de préparation des festivités de Brest 2012 : l'association entend s'impliquer et participer activement aux grands choix d'organisation sur site, en mettant à la disposition des organisateurs matériels ou équipements et en faisant aussi en sorte que l'activité des entreprises puisse se poursuivre dans des conditions optimales, pendant le rassemblement des vieux gréements.

• Les ports de France : pour la première fois, l'UMBR –représentée par son président- a participé, à Paris, à la prestigieuse soirée annuelle de l'Association pour le Développement des Ports Français (ADPF) et de l'Union des Ports de France (UPF), au côté du président de la Chambre de Commerce et d'Industrie. Ces deux structures, qui ont des services communs, sont en relations permanentes avec les ministères et leurs administrations, avec les institutions européennes, avec les assemblées parlementaires et les collectivités territoriales, sur tout ce qui concerne les ports, les activités maritimes et l'ensemble de la filière portuaire.

• L'urbanisme du port : les représentants de l'UMBR sont associés, par la Ville et par Brest Métropole Océane (BMO), aux réflexions en cours sur les projets d'urbanisme dans la zone portuaire. Un thème de première importance et de grand intérêt pour tous les adhérents de l'association qui sont appelés, par leur président, à donner un avis sur la base du dossier qui leur a été adressé à la suite d'une première séance de travail.

• Les échanges avec la Marine Nationale : le Préfet Maritime a souhaité examiner plusieurs dossiers avec une délégation de l'UMBR, comme il l'avait fait précédemment avec la C.C.I. et la Région, notamment. A l'ordre du jour de cette réunion : l'extension des possibilités de mouillage en rade pour les navires marchands ; les entraves à l'activité des entreprises que sont les « bateaux-ventouses » immobilisés à quai pour diverses raisons (d'arraisonnement, de sécurité, de procédure…); le renfort, à l'occasion, des remorqueurs de la Marine pour fluidifier les mouvements dans le port ; les contraintes du rail d'Ouessant pour les petits caboteurs (7 à 8 heures supplémentaires de mer, dans certains cas).

• Les Assises de la Mer : l'UMBR a assisté aux deux journées de conférences, colloques et réflexions des Assises de l'Economie Maritime et du Littoral qui ont rassemblé au Quartz 1.600 spécialistes de tout ce qui touche à la mer, autour de nombreux chercheurs et experts. Parmi les intervenants, plusieurs sommités et aussi la présidente du Medef ainsi que 3 ministres dont le Premier d'entre eux.

Port des énergies marines

À cette occasion, François Fillon a annoncé officiellement le choix de Brest comme « plateforme technologique des énergies marines ». Un choix que les membres l'UMBR accueillent avec une grande satisfaction, tant ils savent que le développement de ces technologies (voir La Lettre de l'UMBR– n°1) peut avoir un impact considérable sur les activités du port de Brest comme sur celles de nombreuses entreprises, qu'elles soient implantées sur la zone portuaire, sur le polder, au technopole ou ailleurs.