A Ouessant
les rares bateaux
que l'on apperçoie
sont les ferry.
J'ai donc tracé
son parcours de
Bilbao à Portsmouth.
C'est aussi sur ce
parcours que j'organise
les stages de découverte
des baleines
et dauphins.
1 février 2010. cliquez sur le lien pour lire la source.
La France, l'Irlande, le Royaume-Uni et l'Espagne ont présenté avec succès à l'Onu une demande commune d'extension de 8O.000km² de leur plateau continental, au large du golfe de Gascogne, à 200 milles des côtes bretonnes. Reste à se mettre d'accord sur le partage.
Si on ne peut préjuger de l'issue des négociations sur le partage du plateau qui vont maintenant avoir lieu, sans date butoir, ce qui a précédé est intéressant. La demande concerne un secteur, avec des fonds d'environ 5.000m, situé au-delà de la ZEE (zone économique exclusive). Cette dernière s'étend, pour chaque pays, jusqu'aux 200 milles marins (370km). Dans le cas du golfe de Gascogne, des difficultés de périmètres ne sont d'ailleurs pas tranchées sur la ZEE, notamment entre la France et l'Espagne.
Appétits variés
Au demeurant, les demandes d'extension du plateau continental concernent quantité de secteurs dans le monde, pour plus de 25 millions de km², avec, en toile de fond tout de même, la raréfaction des ressources connues (minerais, pétrole, etc.). Les pays se positionnent par rapport à l'avenir, même si, dans le cas de fonds profonds, une exploitation de richesses éventuelles n'est pas encore technologiquement possible. Sur cette zone étendue, les droits exclusifs ne porteront que sur le sol et le sous-sol, pas sur la pêche et la colonne d'eau, à la différence de la ZEE. Il n'empêche: sur certains secteurs se croisent des appétits plus tendus ou de vieux désaccords patrimoniaux entre pays qui gèlent toute démarche commune.
Premier dossier commun
Cultiver la dissonance aurait renvoyé aussi aux calendes grecques tout examen d'extension. À cet égard, au large du golfe de Gascogne, les quatre pays ont été plutôt «bons élèves». Alors que la date limite de dépôt des dossiers était fixée au 13mai 2009, il a été remis en 2006 devant la commission de l'Onu des limites du plateau continental. C'était d'ailleurs la première des demandes conjointes, qui ne sont pas légion.
Prolongement naturel
Plusieurs réunions et va-et-vient ont suivi. «Nous avons obtenu 95% de ce que nous avons demandé», explique Walter R.Roest, d'Ifremer à Brest, responsable scientifique et technique Extraplac. C'est à travers ce programme de recherche de 18M€ (1), démarré en 2003, qu'a été nourrie la condition posée par la commission: l'extension demandée devait se situer effectivement dans le prolongement du plateau continental, un travail d'appréciation confié alors en particulier à des géologues et géophysiciens, avec des campagnes à la mer. «Sur la plupart des projets, les scientifiques travaillent ensemble, c'est dans notre culture», constate Walter R.Roest, une explication peut-être à cette première étape réussie. La suite? «Ce serait pas mal d'aller assez vite, ce serait gratifiant, je crois que les diplomates le voient un petit peu comme ça», répond le géophysicien.
Onze souhaits français
Plus largement, la France, qui compte déjà 11millions de km² de ZEE, pratiquement autant que les États-Unis, a déposé des demandes pour huit zones différentes, ainsi que trois lettres d'intention, pour au moins 1million de km².
(1) Ifremer, le Shom, l'IFP, l'Ipev et le Secrétariat général à la mer y ont participé.
Vincent Durupt
des cétacés.
lundi 1 février 2010
Atlantique. La France s'agrandit [La carte]
Publié par
Andréas Guyot.
à l'adresse
1.2.10
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