En mars 1980,
Jean Bulot
était à la barre de
« l'Abeille Languedoc »
quand ce remorqueur
réussit à sauver
la partie arrière
du pétrolier « Tanio »
cassé en deux par
la tempête, au large
de l'île de Batz,
en Bretagne.
mardi 16 février 2010, cliquez sur le titre pour lire l'info Ouest-France.
Au large de la Bretagne, il a évité plusieurs marées noires au littoral. Invité du salon de la littérature maritime, Jean Bulot était capitaine de remorqueur.
Trois questions à...
Jean Bulot est une figure du sauvetage en mer. 37 ans de navigation au compteur dont une centaine de sauvetages majeurs. Il a commandé des remorqueurs de haute mer pendant vingt ans pour le compte de la société des Abeilles international. Son vécu lui inspire des récits de mer et aussi des romans. Il était samedi, un des invités du salon de la littérature maritime.
Quelle est votre relation avec la mer ?
Avec la mer, c'est charnel. Je suis né sur une île du Morbihan où la population est en grande partie composée de capitaines au long cours. La mer, je suis né dedans, c'est une passion. J'ai eu, au cours de ma carrière, la chance de faire un métier très spécifique qui m'a permis de vivre un tas d'aventures à bord des remorqueurs de haute mer et de sauvetage. En 1957, j'ai fréquenté l'école d'apprentissage maritime, avenue de la plage, ici, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Parlez-nous de ce métier ?
C'est un métier qu'on apprend sur le tas. Et pas à l'école, sur les bancs de l'Hydro. Il faut savoir gérer la tempête, passer une remorque à un navire en perdition. C'est beaucoup moins intéressant par un temps de curé comme aujourd'hui où il n' y a pas de mer, qu'en pleine tempête. A bord de l'Abeille Flandre, l'Abeille Bretagne, l'Abeille Languedoc, nous avons parfois essuyé du force 12. Comme dit Olivier De Kersauson, il n'y a pas besoin d'aller dans les quarantièmes rugissants pour trouver des creux de 20 mètres. Il y a tout ce qu'il faut tout près de chez nous, en mer d'Iroise.
Ces tranches de vie vous ont inspiré des livres ?
J'ai commencé par un beau livre édité en 1985, au Chasse-Marée intitulé « Remorqueurs de haute mer et de sauvetage. » Quand j'étais dans le métier, je me suis aperçu qu'il y avait peu d'ouvrage sur ce sujet. J'ai attendu d'acquérir l'expérience du sauvetage avant de me documenter sur la question dans différents ports de France. Puis le virus de l'écriture m'a pris. J'ai écrit des récits de mer, puis maintenant des romans.
mercredi 17 février 2010
Les histoires salées du capitaine Jean Bulot.
Publié par
Andréas Guyot.
à l'adresse
17.2.10
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