Communauté Urbaine de Brest - 01/04/2010 12:45:00; Cliquez sur le titre pour lire la source.
Les Nations Unies ont déclaré 2010 Année internationale de la biodiversité avec, pour principal objectif, le fait d'alerter sur le recul de la biodiversité à travers des manifestations qui se dérouleront aux quatre coins du globe.
Désignée capitale maritime de la biodiversité, Brest métropole océane et ses partenaires accompagneront, tout au long de l'année, de nombreuses initiatives.
Riche de son patrimoine naturel et de nombreux chercheurs spécialistes mondiaux sur ces questions et soucieuse de sensibiliser un large public aux grands enjeux de la planête, l'agglomération affi rme ainsi chaque jour un peu plus son caractère unique.
LA BIODIVERSITÉ EN QUESTION
La planète Terre est riche d'environ 1,8 millions d'espèces animales et végétales différentes recensées...
Pourtant plus de la moitié de ces espèces pourraient disparaître d'ici un siècle si le rythme de leur extinction - actuellement de 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel - ne s'infl échit pas.
En cause, la destruction des milieux naturels, la surexploitation des espèces, l'introduction de plantes exotiques invasives, les pollutions, le changement climatique... Autant de facteurs susceptibles de causer des dommages irréversibles à la biodiversité.
Par ce terme, on désigne l'ensemble des formes du vivant sur terre : la diversité des espèces (faune, fl ore, espèce humaine), la diversité des écosystèmes et des gènes mais aussi les interactions entre eux.
Pourtant la biodiversité est essentielle : à la fois source de nourriture, de matières premières, de médicaments, elle contribue à la qualité de l'air, des eaux et des sols, permet la pollinisation des végétaux...
Avec l'instauration de cette année 2010 de la biodiversité, l'ONU lance une campagne de sensibilisation planétaire, appel que relaye aujourd'hui l'agglomération brestoise. Tout au long de l'année des animations émailleront le quotidien des Brestois et susciteront l'intérêt de tous ceux que le vivant intéresse. Expositions, spectacles, conférences, sorties découvertes... : les formes seront éclectiques mais tisseront un même fi l rouge autour du thème de la biodiversité.
D'ores et déjà plus de cinquante manifestations sont annoncées, portées par une vingtaine d'acteurs issus du monde scientifi que, institutionnel, associatif ou culturel.
BREST : UN POSITIONNEMENT GÉOGRAPHIQUE UNIQUE, UNE GRANDE « DIVERSITÉ » DE PARTENAIRES ET DE PROJETS.
La forte mobilisation autour de cette année de la biodiversité témoigne de l'écho particulier que suscite cette thématique en terre brestoise, ce qui est en partie explicable par le positionnement géographique de la collectivité : tour à tour urbaine, maritime ou rurale, l'identité plurielle de l'agglomération en fait un réservoir contrasté du vivant.
Depuis Lapérouse et Bougainville, une curiosité intellectuelle perdure tandis que s'ancre à Brest un biotope toujours plus compact de scientifi ques soucieux de découvrir, d'étudier et de protéger la biodiversité, sur le territoire et l'international. Ensemble ils confi rment Brest dans son rôle de capitale européenne des sciences et techniques de la mer.
A côté d'Ifremer, acteur historique à Brest sur cette mission, d'autres organismes se sont enracinés en particulier l'Institut Paul Emile Victor, agence de moyens pour la recherche dans les régions polaires, l'Université de Bretagne Occidentale avec l'Institut Universitaire Européen de la Mer, le CEDRE, spécialiste des pollutions marines, le Pôle Mer, dont les projets visant à une exploitation durable de la pêche ou à la commercialisation de nouvelles peintures anti-salissures participent de la préservation de la biodiversité.
Sans oublier quelques acteurs plus récents : l'Agence des Aires Marines Protégées, établissement public national de protection du milieu marin qui a en charge notamment la création et la gestion des parcs marins ou encore CLIMSAT, centre associé à l'ONU en matière d'imagerie satellitaire, dédié à la lutte contre le changement climatique.
Le Parc Marin d'Iroise, de son côté, oeuvre à la protection d'un patrimoine génétique exceptionnel, composé, entre autre du plus grand champ d'algues marines au monde, de plus de 120 espèces de poissons présentes dans sa zone et d'un quart de la populations française de mammifères marins (phoques et dauphins).
Sur la terre ferme, elle s'enrichit aussi de l'expertise du Conservatoire Botanique National, premier conservatoire au monde spécialisé dans la conservation d'espèces végétales menacées. Il s'affi che du reste comme l'une des principales banques de semences internationales avec, pour mission, l'inventaire permanent de la fl ore, la conservation des espèces, l'assistance technique aux pouvoirs publics, l'information et la sensibilisation du public.
A l'actif du Conservatoire, on peut citer la réintroduction de plantes menacées d'extinction comme la tulipe sauvage dans le vignoble nantais ou encore la Normania de Madère, espèce la plus rare d'Europe, qui vient de retrouver son milieu naturel en 2009 avec l'aide du Conservatoire Botanique.
Par ailleurs, de nombreuses associations et organismes, parmi lesquels Bretagne Vivante, apportent depuis de nombreuses années leur expertise et savoir faire au travers d'actions pédagogiques et grand public.
jeudi 1 avril 2010
Brest 2010, capitale maritime de la biodiversité
Publié par
Andréas Guyot.
à l'adresse
1.4.10
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