vendredi 9 avril 2010

Sonars : Un poisson perdu dans le golfe de Gascogne.

Mise à l'eau d'un
sonar remorqué 2087
sur une frégate britannique









crédits: ROYAL NAVY


Mi-mars, un « poisson » a été perdu au cours d'une campagne d'essais dans le golfe de Gascogne.
Au cours de ces tests, un bâtiment civil avait mis à l'eau un corps remorqué devant abriter le nouveau sonar CAPTAS 4249, conçu par Thales et devant équiper les frégates multi-missions (FREMM) italiennes.
Selon les informations que nous avons recueillies chez Thales, seule une antenne en céramique a été perdue, aucun équipement électronique ne se trouvant à l'intérieur. « Il n'y a aucun risque de divulgation d'informations sensibles », indique-t-on chez l'électronicien, où l'on précise que l'incident s'est produit lors d'essais constructeur.
L'engin, coulant à plusieurs milliers de mètres de profondeur, a sans doute été détruit par la pression de l'eau. Aucun équipement électronique n'étant à l'intérieur, on peut subodorer que les essais concernaient plutôt la mise en oeuvre du poisson.
Pour mémoire, ce type de sonar remorqué est conçu pour abriter un sonar actif à très basse fréquence, capacité complétée par une antenne passive, destinée à l'écoute, qui se trouve soit accrochée au poisson, soit indépendante de ce corps remorqué.

Leader mondial dans ce domaine, Thales a vendu sa nouvelle génération de sonar remorqués à immersion variable (VDS) à la Royal Navy, qui a doté une partie de ses frégates du type 23 d'un sonar 2087.
La France a, quant à elle, opté pour le 4229 afin d'équiper ses futures FREMM dédiées à la lutte anti-sous-marine.