mercredi 30 juin 2010

Mer d'Iroise. Le pêcheur devenu naturaliste

Jean-Yves Le Gall
prend sa retraite
aujourd'hui après
avoir veillé
dix-sept ans sur
les îlots de Trielen,
Bannec et Balannec.





Photo V.D.


Pendant dix-sept ans, Jean-Yves Le Gall a été gardien animateur de la réserve naturelle de la mer d'Iroise, trois îlots situés dans l'archipel de Molène. Une sorte de grand écart pour cet habitant de Molène, né sur l'île, qui était auparavant pêcheur et pour qui la tâche n'a pas toujours été facile.

Qui se souvient de levées de boucliers dans les îles contre la naissance encore récente du parc marin d'Iroise, comprendra que la création de la réserve naturelle, en 1992, ait pu être vécue par certains comme un «empiétement», à plus petite échelle. Il fallait alors probablement un peu de doigté. «Jean-Yves Le Gall, ferme sur les principes, souple dans l'application, a su faire accepter la réserve», juge François Cuillandre, le maire de Brest, qui a une maison à Molène. «C'est bien que ce soit quelqu'un du coin, qui a du coeur d'ailleurs, qui ait fait passer le message», estime, pour sa part, Sami Hassani, responsable des mammifères marins à Océanopolis, À une époque, la mer a été prodigue. «On a pêché jusqu'à 142 langoustes dans la journée», se souvient Jean-Yves Le Gall. Puis c'est devenu plus difficile. À la réserve naturelle, le gardien va construire son poste. Au bout d'un an, l'ancien pêcheur se demandait encore: «Qu'est-ce que je fous là?». Et se disait: «Si tu restes, faut que tu ailles en formation». La greffe va prendre.

Royaume préservé

Le territoire de Jean-Yves Le Gall est une sorte d'écrin, préservé et à entretenir. Les îlots de Trielen, Bannec et Balannec appartiennent au conseil général du Finistère qui en a confié la gestion à la SEPNB-Bretagne Vivante. L'accès est réglementé. En été, le paysage est somptueux, en hiver, inhospitalier. En toutes saisons, la mer reste mal pavée pour y arriver. Sur l'eau, il arrive que l'on croise des dauphins ou que l'on aperçoive des phoques. La réserve compte, également, la plus importante colonie en France d'océanites tempête, espèce connue aussi sous le nom de satanique car elle suit les bateaux quand cela va barder. Cordons de galets, lochs, lichens sur les murets, vestiges archéologiques, témoignages de goémoniers plus récents: la découverte à pied est instructive. L'empreinte humaine reste modeste, le dépaysement est grand. Jean-Yves Le Gall se souvient de bons moments, comme d'avoir identifié un bécassin à long bec, un migrateur. «Il est resté deux heures, j'étais fier». Ou d'avoir vu un étourneau roselin en plumage nuptial ou des couples de hérons cendrés, qui nichaient... à terre. Il n'y a d'ailleurs pas vraiment d'arbres sur les îlots. Le pêcheur est-il devenu naturaliste? «Un peu», répond Jean-Yves Le Gall, modeste. Il connaît les îlots et les abords comme sa poche. Mais le marin n'est pas vantard; «Ce qu'il faut, c'est être prévoyant». Sur le bateau de la réserve, il a imaginé des améliorations. Cela n'empêche pas un brin de fantaisie. Du côté de Bannec, il a nommé des rochers «oreilles de lapin», un hôte peu pri
sé en mer.


«Une ligne de conduite»

Durant ces dix-sept ans, Jean-Yves Le Gall n'a pas joué au «shérif». Pas de PV mais une bonne dizaine d'avertissements. «J'ai une ligne de conduite. Si je dois aller quelque part, j'y vais, et un jour ou l'autre, je tombe dessus». Louis Brigand, conservateur de la réserve et professeur à l'université, évoque un homme «loyal et intègre». Jean-Yves Le Gall part aujourd'hui à la retraite. «Ça va me faire drôle de voir passer le bateau devant la maison», se doute le Molénais. À bord, il y aura sa remplaçante, Hélène Mahéo, 29 ans, biologiste et titulaire d'un master en expertise et gestion des littoraux. Autre temps, autre profil. «Cela m'a toujours intéressée de bosser dans les réserves naturelles», prévient la relève qui habitera aussi Molène.
C'est dans le contrat.

Vincent Durupt

18 juin : commémoration du départ de La Mouette - Ile-de-Batz

Ils étaient onze
qui quittèrent
l'Île de Batz
ce 25 juin 1940
à bord de La Mouette,
le bateau « emprunté »
à Pierre Chapalain.






samedi 19 juin 2010
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Répondant à l'appel du Général de Gaulle du 18 juin, rediffusé le 22 juin, une quarantaine de bateaux quittèrent les côtes du Finistère dans les 15 derniers jours de juin 1940.

La mouette, un bateau ordinairement dédié au passage entre l'île et le continent, fut l'un d'entre eux. Parmi ces onze « évadés » figuraient quatre îliens. L'ensemble de la population s'était rassemblé à l'Île aux Moutons. La Mouette partit vers l'Angleterre accompagnée des accents de La Marseillaise. Elle y parvint deux jours plus tard à Darmouth. Le bateau n'est jamais revenu vers sa terre d'origine.

Détournement de bateau

En cette journée de célébration de l'appel du Général de Gaulle, un émouvant hommage a été rendu à l'ensemble de ces hommes. Il s'est déroulé auprès de la plaque commémorative de ce départ au débarcadère de l'Île aux Moutons, sur l'Île de Batz, avec les enfants de Skol Ar Vugale, l'école publique insulaire.

Cette commémoration fut également l'occasion de rendre hommage à un autre héros, Jacques Herry, récemment disparu. Il avait à peine 18 ans quand il s'est embarqué le 19 juin à bord d'un navire lituanien, amarré dans le bord de Roscoff et piloté par Théodore Gilet. Il rejoignit également les Forces Françaises Libres en Grande-Bretagne.

Ces quatre îliens embarqués à bord de La Mouette se nommaient Pierre Bohic, Urbain Kerrier, Jean Lévêque et François Creff. Ce dernier ne reverra jamais son île. Il décédera au cours des combats de 1942 à Plymouth. Pierre Chapalain fut incarcéré durant quelques jours à la prison de Rennes, les forces d'occupation ayant eu quelques difficultés à concevoir le détournement vers l'Espagne du bateau par un groupe de séminaristes catholiques.

La partie de pêche se finit en sauvetage de dauphins - Ile-de-Batz













mardi 22 juin 2010
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Alors qu'ils terminaient leur partie de pêche à pied hier matin, Christian Gantin et Gérard Denis, deux habitués des plages du nord de l'île, ont aperçu sur le sable de Porz Melloc cinq dauphins échoués. Encore vivants. Après les avoir réconfortés en les aspergeant d'eau, les deux sauveteurs ont entrepris de remettre les cinq mammifères à l'eau. Ce ne fut pas une mince affaire, le plus petit pesant aux environs de 60 kg.

L'un d'entre eux, probablement à bout de forces, est décédé presque immédiatement. Ses quatre comparses, affaiblis, refusaient de se diriger vers la haute mer et s'obstinaient à revenir vers la côte. Sans doute pour y rechercher le dernier élément de leur groupe.

Il aura fallu l'intervention de David Glidic, responsable du corps des sapeurs pompiers de l'Île de Batz et déjà confronté à des situations de ce type, pour que les quatre dauphins consentent à rester en pleine eau. Finalement, c'est Jean-Jacques Mallegol qui, à l'aide de son canot, est parvenu à « repousser » les quatre rescapés vers le large. Il aura fallu à nos quatre sauveteurs près de deux heures pour parvenir à sauver ces quatre dauphins.

Un événement de ce type n'est pas rare sur nos côtes. L'année passée, un banc de dauphins s'était déjà échoué sur le banc de sable de Ty Saozon, en face de Roscoff. Il avait fallu l'intervention des sapeurs pompiers de Saint-Pol et de ceux de l'Île de Batz pour dégager les poissons.

Le sémaphore de l'île d'Ouessant; Toute la presse en parle...!

Alexandre Ponomarev,
subjugué par ce
bout du monde.




Depuis près d'un an, une demi-douzaine de créateurs - écrivain, illustrateur, auteur de BD, peintre ou plasticien - se sont succédé au sémaphore du Créac'h réaménagé en résidence d'artistes.

Délaissé par la marine nationale qui y surveillait le rail d'Ouessant, le sémaphore a été racheté par le département du Finistère pour devenir un lieu de résidence à une heure du continent. Sensations fortes assurées dans ce site exceptionnel battu par les vents.
Le Russe Alexandre Ponomarev, 53 ans, occupe actuellemnt le sémaphore situé à 3 kilomètres du village.
« Fantastique, fantastique ! ». Ce plasticien obsédé par l'océan n'a que ce mot à la bouche depuis son arrivée. L'ingénieur naval, ancien officier de marine, s'immerge doucement dans ce paysage minéral du bout du monde qu'il décrit comme « lunaire ».
Dans un réflexe de marin, il a étalé sur la table de la salle d'observation ses cartes marines en cyrillique qui décrivent le rail d'Ouessant.
L'artiste - connu pour sa performance en 2000, Maya, l'île perdue, au cours de laquelle il a fait disparaître dans un nuage de fumée l'île de la mer de Barents -, a tout juste griffonné quelques projets.
Rudes conditions de vie
Unique en Europe, cette résidence perpétuelle est gérée par plusieurs associations dont la ouessantine CALI (Cultures arts et lettres des îles) à l'origine du projet. Les créateurs sont sélectionnés sur dossier pour des résidences de un à quatre mois.
Les artistes, avertis des conditions de vie difficiles, consacrent quatre demi-journées aux écoles et au club des anciens de l'île. Avec ces échanges, les 800 habitants, connus pour leur caractère trempé, peuvent rencontrer ces visiteurs inhabituels. •

L’art s’invite au sémaphore d’Ouessant

En cliquant sur le titre vous observerez que le journal qui parle d'Ouessant à confondu St Mathieu avec le Créac'h.

dimanche 27 juin 2010

Le continent et ses algues vertes: Amendement et moratoire de porcherie









Dimanche 27 Juin 2010
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Vers un moratoire européen sur les porcheries et une étude épidémiologique, le moratoire sur les porcheries est passer inconnu dans le grenelle de l'environnement

Si l'amendement des députés bretons est adopté en séance plénière par les députés, le 30 juin prochain, tout projet de création ou d'extension de porcherie jusqu'à 2.000 places de cochons (5.000 porcs par an) serait dispensé d'étude d'impact.
«Alors que l'investissement public n'a jamais été aussi important (120M€ pour le plan algues vertes) et que la France est sous la menace de sanctions de l'Europe pour la qualité de ses eaux, ce genre de mesure illustre la difficulté à mettre en oeuvre des politiques cohérentes»

Un moratoire pour rétablir l'équilibre en phosphore des terres saturées de lisier porcin, conséquence d'un épandage abusif .
Un nouveau règlement sur les exploitations agricoles qui puisse assurer la protection de l'environnement, de l'eau et du sol contre la pollution causée par l'élevage d'animaux, principalement le porc mais aussi le bétail et la volaille.

Règlement ou pas, sur les terres déjà saturées, l'épandage va continuer.

Pour arriver à faire un inventaire ferme par ferme, faudrait embauché des centaines de personnes.
Pour les grands projets d'agrandissement de plus de 250 porcs qu'en est-il?
Pour protéger les cours d'eau, il faudrait un règlement qui interdit pour la première fois l'épandage à moins d'un mètre du bord des ruisseaux et des fossés, soit une bande qui, mise bout à bout.
De même, l'épandage n'est pas être permis à moins de trois mètres de la rive d'un cours d'eau ou d'un plan d'eau.
Le gouvernement va t-il commandé une vaste étude épidémiologique dans les bassins versants en surplus de fumier .
L'«acceptabilité sociale» des porcheries, un euphémisme pour dire que les gens n'en veulent pas.
Il faudrait une commission qui se pencherait aussi sur le phénomène de déforestation qu'entraîne la recherche effrénée de nouvelles terres pour l'épandage.

On pourrait exiger une «étiquette verte».
La FAO ont averti que l’augmentation de la production intensive de porc augmentait le risque de développement et de transmission de maladies.
«Simplification administrative de projet de création ou d'extension de porcherie »
Selon Jean-Pierre Le Bihan, vice-président de la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor il s'agit que d'une simplification administrative permettant de réduire de moitié les délais d'instruction. C'est aussi un alignement sur les autres pays européens.

De Dunkerque à Ouessant, puis de Ouessant à Hendaye,

Philip Plisson,
appareil photo en main,
a fait un tour sur
les canaux de la
Venise provençale,
avant de mettre
le cap sur Marseille.



Photo E.G.


Le photographe Plisson craque pour le Miroir aux oiseaux
Publié le vendredi 25 juin 2010 à 16H00, cliquez sur le titre pour lire la source.

Ce grand photographe immortalise l'ensemble des rivages français

Son catamaran "Pêcheurs d'images"n'est pas passé inaperçu hier après-midi, navigant doucement dans le chenal de Caronte. Imposant, armé aux couleurs de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM), il a fait une halte prolongée devant le Miroir aux oiseaux, s'est dirigé vers la pointe Saint-Christ, et les bassins de Ferrières. A bord, Philip Plisson, peintre de la Marine et photographe de renommée mondiale, qui poursuit depuis plusieurs mois un projet consistant à photographier la France vue de la mer.

De Dunkerque à Ouessant, puis de Ouessant à Hendaye, de Cerbère à Menton, avant un tour de Corse pour terminer en septembre prochain, son périple l'a mené hier au coeur de la Venise provençale. "Le Miroir aux oiseaux, c'est mon coin de poésie de la journée, confiait-il, à l'occasion d'une halte improvisée en face des locaux de La Provence. Avant, après la beauté de Collioure, tout était très plat. Mais je reviendrai faire les installations industrielles du port de Fos de nuit." Après avoir réalisé des centaines d'images en hélicoptère, Philip Plisson a décidé de mener ce projet en partant d'un parti-pris: "Ne réaliser des images qui ne peuvent être faites que depuis un bateau. Ensuite, je n'invente rien. Je photographie les côtes françaises telles qu'elles sont." Et même après des années passées à photographier les marins, les voiliers, les chalutiers, les bateaux de la marine nationale, la mer réserve toujours des surprises. "Hier, avant le Cap d'Agde, on est tombé sur un camp de naturistes... C'était hallucinant. Ils étaient des centaines agglutinés sur un même espace, alors que de part et d'autre, il y avait des centaines de mètres de plage libre. L'image est saisissante. On dirait un véritable essaim..."

De ce périple effectué "à l'allure d'un cyclotouriste, avec des paysages qui s'ouvrent comme des pages d'un livre, et en rendant visite à toutes les stations de la SNSM", Philip Plisson retire deux paradoxes: "Il faut quand même qu'on soit un pays sacrément riche pour que toutes ces maisons, villas, et appartements construits en bord de mer soient fermés les trois quarts du temps. Idem lorsqu'on voit tous ces ports de plaisance plein comme des oeufs, pour des bateaux de plaisance dont on sait qu'ils ne sortent, en moyenne, que 38heures par an!" Des falaises d'Etretat à la magie des côtes basques, du gigantisme du Mont Saint-Michel aux couleurs argentées de Collioure, du Miroir aux oiseaux au luxe de la Côte d'Azur, les milliers de photographies seront ensuite triées, puis publiées dans cinq livres. "Je fais les photos, Patrick Mahé les textes, et Arnaud Guérin se chargera des interprétations géographiques." Prochain projet? "Un autre challenge. Le tour des rives de la Méditerranée..."

Éric GOUBERT (egoubert@laprovence-presse.fr)

Evacuation d'une passagère d'un ferry, dans le nord d'Ouessant.

Durant la nuit de vendredi à samedi, un hélicoptère Dauphin médicalisé de la Marine nationale, basé à Lanvéoc-Poulmic (29), a procédé à l'évacuation d'une passagère d'un ferry. Le Cap Finistère, appartenant à la Brittany Ferries, effectuait la traversée Plymouth-Santander.
Peu avant 21h, alors que le bateau naviguait dans le nord d'Ouessant, le médecin de bord a signalé au centre de consultation médicale maritime de Toulouse qu'une passagère britannique de 42ans était malade.
Soupçonnant un début de méningite, ce dernier a décidé une évacuation.
Elle a été orchestrée par le Cross Corsen.
La malade a été prise en charge à l'hôpital de La CavaleBlanche à Brest.

Dernière sortie kayak pour les scolaires.












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dredi 25 juin 2010


En cette fin d'année, les écoliers ont participés hier matin à leur dernier entrainement.
Jean-françois Saliou instituteur à Saint-Anne quitte en effet Ouessant, et les apprentits navigateurs l'ont remercié de les avoir invités à cette activité durant la période scolaire

A midi; Les 30 ans du club des anciens.

Club des anciens

Les 30 ans du club des anciens.
Dimanche 27 juin, 12 h 30, salle polyvalente.
La fête est réservée aux adhérents uniquement.

samedi 26 juin 2010

Leurs camarades de sixième ont séjourné sur l’île d’Ouessant,

Collège du Ponant. Le temps des voyages.
40 jeunes insulaires de quatrième et troisième, originaires des six îles du Ponant, ont effectué un périple au sud de l’Angleterre.
Leurs camarades de sixième ont séjourné sur l’île d’Ouessant, alternant les ateliers théâtre.
Les jeunes de cinquième exploraient la rade de Brest à la voile.

Le Télégramme 26/06/10

Sémaphore de l'île d'Ouessant: ambiance à la Hitchcock pour artistes invités

"J'ai flippé à mort!". La plasticienne Camille Goujon n'est pas sortie indemne de son séjour sur l'île d'Ouessant (Finistère), au sémaphore du Créac'h réaménagé en résidence d'artistes, dans un décor digne d'un film d'Hitchcock.
Depuis près d'un an, une demi-douzaine de créateurs, écrivain, illustrateur, auteur de BD, peintre ou plasticien, se sont succédé dans ce bâtiment qui domine la mer à la pointe ouest de l'île, non loin du fameux phare du Créac'h, le plus puissant d'Europe.
Sensations fortes assurées.
Dans ce site exceptionnel battu par les vents, Camille Goujon qui n'avait aucune expérience du monde marin, s'est sentie parfois en danger, seule dans cette tour face au violent vent du large. La jeune femme, pourtant habituée aux résidences extrêmes notamment dans le désert, a posé son sac à la vigie entre mars et avril, avec tempêtes et coups de vent.
Délaissé par la Marine nationale qui y surveillait le rail d'Ouessant, le sémaphore a été racheté par le département du Finistère pour devenir un lieu de résidence, à une heure du continent.
Camille Goujon confie avoir été impressionnée par le vacarme de l'océan déchaîné, le hurlement du vent dans les mâts, le long meuglement de la corne de brume les jours de brouillard, les intrusions nocturnes des rayons de lumière du phare voisin.
"J'ai adoré, la solitude, la peur.
Ce séjour m'a fait revivre des peurs enfantines qu'on ne sait pas comment gérer", explique la plasticienne de 33 ans. Fascinée par ce paysage surréaliste et changeant, elle a laissé libre cours à son imagination et à "ses fantasmes", dopés par l'angoisse de certains instants et le délire de la solitude.
Elle a regagné le continent avec quelque 500 dessins, 30 aquarelles et six dessins animés où des vagues en forme de mains bleutées dansent autour des rochers qu'elle compare aux statues géantes de l'île de Pâques.
Le Russe Alexandre Ponomarev, 53 ans, occupe à son tour le sémaphore situé à 3 km du village. "Fantastique, fantastique!". Ce plasticien obsédé par l'océan n'a que ce mot à la bouche depuis son arrivée.
Cet ingénieur naval, ancien officier de marine, s'immerge doucement dans ce paysage minéral du bout du monde qu'il décrit comme "lunaire". Dans un réflexe de marin, il a étalé sur la table de la salle d'observation ses cartes marines en cyrillique qui décrivent le rail d'Ouessant.
L'artiste - connu pour sa performance en 2000 "Maya, l'île perdue" au cours de laquelle il a fait disparaître dans un nuage de fumée l'île de la mer de Barents -, a tout juste griffonné quelques projets.
La pointe de Créac'h baignée du soleil d'été n'a pas encore opéré son sortilège sur ce colosse à la crinière poivre et sel: le baroudeur est ici dans son élément, nullement troublé par les silhouettes inquiétantes des rochers effilés où vient se briser la houle du large.
Unique en Europe, cette résidence perpétuelle est gérée par plusieurs associations dont la ouessantine CALI (Cultures arts et lettres des îles) à l'origine du projet. Les créateurs sont sélectionnés sur dossier pour des résidences de un à quatre mois. Les artistes, avertis des conditions de vie difficiles, consacrent quatre demi-journées aux écoles et au club des anciens de l'île.
Avec ces échanges, les 800 habitants, connus pour leur caractère trempé, peuvent rencontrer ces visiteurs inhabituels.

vendredi 25 juin 2010

Le NSRS, premier système européen de sauvetage de sous-marins

Le Submarine
Rescue Vehicle (SRV)
du système NSRS





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crédits Photo:
JEAN-LOUIS VENNE


Du 17 au 25 juin, l'exercice « Soleil du Sud » a permis de qualifier le bâtiment d'assistance, de soutien et de dépollution (BSAD) Jason à la mise en oeuvre du Nato Submarine Rescue System (NSRS), développé par la France, la Grande Bretagne et la Norvège. Premier dispositif européen de sauvetage de sous-marin, le NSRS a été conçu pour pouvoir porter assistance à un bâtiment en détresse partout dans le monde, en moins de 72 heures.
L'idée de réaliser un tel engin est née dans les années 90 au sein de l'OTAN, lorsque les Etats-Unis ont annoncé leur intention de désarmer les Deep Submergence Rescue Vehicle (DSRV) Avalon et Mystic. Auparavant, des pays comme la France avaient, en effet, conclu des accords avec les USA afin de pouvoir disposer, en cas d'accident sur un de leurs sous-marins, des DSRV de l'US Navy.
Des essais avaient d'ailleurs eu lieu à Brest en 1994 et 1999, le Mystic étant à l'époque embarqué sur le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Tonnant (qui servait de bâtiment porteur). Après une étude de faisabilité démarrée en 1996 et une phase de définition débutée en 2000, le NSRS a été lancé en 2003.
Ce programme tripartite, d'un coût d'environ 170 millions d'euros, est porté par la Direction Générale de l'Armement (DGA) et ses homologues britannique (DE&S) et norvégienne (NDLO). La conception et la réalisation du système ont été confiées à Rolls-Royce, qui a réalisé le NSRS au Royaume-Uni et le met désormais en oeuvre, pour le compte des trois pays, depuis la base des sous-marins britanniques de Faslane, en Ecosse.

Des interventions jusqu'à 610 mètres de profondeur.


L'ensemble du système NSRS pèse la bagatelle de 300 tonnes. Le principal élément du dispositif est le sous-marin de sauvetage (Submarine Rescue Vehicle - SRV). D'une longueur de 8.3 mètres pour une largeur de 3.5 mètres et une masse de 30 tonnes en plongée, le SRV est doté de deux propulseurs alimentés par des batteries Zebra (Rolls-Royce).
Un câble ombilical en fibre optique permet de transmettre en temps réel communications, informations et images, auxquelles il faut ajouter un téléphone sous-marin en secours. Opérant à une vitesse de 4 noeuds, le NSRS peut intervenir jusqu'à des profondeurs de 610 mètres.
Il s'agit là d'un compris entre le coût du système et les probabilités d'intervention. Un certain nombre de sous-marins peuvent, en effet, plonger jusqu'à 1000 mètres (voire plus). Toutefois, si le bâtiment « coule » en dehors du plateau continental ou de hauts fonds, sa perte est assurée car le fond de l'océan se trouve à plusieurs milliers de mètres.
Il n'y aura donc plus personne à aller sauver. Le système de sauvetage européen tient compte de cette donnée, tout en présentant des capacités d'immersions importantes par rapport à des plateaux continentaux comme le golfe de Gascogne, qui ne plonge qu'à environ 250 mètres. « Il fallait fixer des limites.
Si nous étions, par exemple, passé de 600 à 700 mètres, il aurait quasiment fallu changer de technologie de coque pour le SRV et le coût aurait pu être bien plus élevé », explique-t-on à la DGA.

Le bateau s'aventure également régulièrement vers Ouessant.

Manuel Geffroy,
patron-pêcheur
du Phénomène







mercredi 23 juin 2010
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Portrait

Grand, brun, Manuel Geffroy a le teint hâlé des gens qui passent leur vie en mer. Et un sourire éclatant. Six jours par semaine, il embarque, la plupart du temps seul, parfois accompagné d'un matelot ou de l'un des trois armateurs de son bateau, le Phénomène, pour une journée de pêche à la ligne. Un travail difficile et exigeant, qui réclame force physique et caractère bien trempé.

Pas par hasard

Cela fait deux ans que Manuel est pêcheur. Il a commencé comme matelot sur un fileyeur et caseyeur au Conquet. « Mais je ne ferai pas ce métier si je n'étais pas patron pêcheur, reconnaît-il. Prendre des décisions et faire des choix m'intéresse autant que pêcher ».

Ce Morlaisien de 35 ans a toujours eu une passion pour la mer. Très sportif, l'ex-prof de gym a fait beaucoup de plongée sous-marine et de surf. « Mais l'idée de devenir pêcheur me trottait dans la tête depuis longtemps. On ne vient pas à la pêche par hasard. J'ai vu des gens décider de devenir matelot sans connaître la mer... Ils n'ont jamais tenu plus de quelques jours. Moi, j'ai toujours eu cette passion. »

« Ethique »

Manu a choisi la pêche à la ligne pour son côté éthique, propre, qui ne met pas en danger la ressource. « Avec les filets, la perte en poisson est énorme, estime-t-il. Ce sont des jouets pénibles, on passe son temps à les remonter, à les réparer. » Il pêche à la côte, à des profondeurs allant de 50 à 80 m de fond, ou sur les épaves qui sont « comme une oasis au milieu du désert, car ce sont des espaces qui concentrent le poisson ».

Le lieu se réfugie à quelque 120 m de profondeur, il est pêché avec des vire-lignes, alors que le bar est pêché à la traîne. Le bateau s'aventure également régulièrement vers Ouessant, et plus le temps est gros, meilleure est la pêche. Mais Manu l'avoue : « On arrive à se faire peur ».

Mais le plus dur, c'est d'enchaîner les jours. « Je me lève vers 2 h 30 du matin, six jours par semaine. » La pleine saison dure huit mois. L'hiver, on sort moins longtemps - les journées sont plus courtes - et pas tous les jours. C'est selon la météo.

Cela c'est passé à Ouessant.

Visite guidée : algues et mer Réservation à l'office du tourisme.
Vendredi 25 juin, 10 h 45, rendez-vous devant l'office du tourisme.
Payant. Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Visite guidée site archéologique Réservation à l'office du tourisme.
Jeudi 24, 11 h, rendez-vous près du site.
Payant. Tél. 06 07 06 29 02. www.kalon-eusa.com

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Balade contes et légendes de l'Armor Inscriptions à l'office du tourisme.
Jeudi 24 juin, 17 h 30, rendez-vous devant l'église.
Payant. Réservations : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

jeudi 24 juin 2010

Bienvenue sur le blogue de la ferme insulaire de Quéménès


Engrais vert,
jaune et mauve







Photo du blog,
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Les parcelles que nous avions cultivées l'an dernier sont au repos cette année ; et pour aider le sol à se régénerer, nous y avons semé un engrais vert : c'est une plante que l'on sème volontairement, qui va capter l'azote de l'air et que l'on va ensuite réintégrer au sol (en labourant) ce qui va permettre d'apporter de l'azote à la terre sans utiliser de produit chimique. En plus le sol est du coup couvert, ce qui va limiter la prolifération de plantes que l'on ne souhaite pas trop voir comme le rhumex ou les chardons ; et le mieux, c'est que c'est très joli quand c'est en fleur !

Nous avions semé de la moutarde blanche et de la phacélie, ce qui fait que nos champs sont maintenant jaunes et mauves :

Les sauveteurs d'Ouessant au bord du lac Léman












mardi 22 juin 2010
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La station SNSM de l'île jumelée, depuis l'an dernie, r avec Ouchy (à côté de Lausanne), a entrepris dernièrement un grand voyage sur les rives du Léman.
La délégation était conduite par Alex Bars, président de la station d'Ouessant. Accueillis en Suisse par Alain Bart, président de la station d'Ouchy, les Ouessantins étaient reçus en mairie par les autorités locales, puis ils ont visité le port d'Ouchy et la station à bord de la vedette de sauvetage.

Ils ont également navigué et dîné sur le lac, à bord des somptueux bateaux à roues à aubes, puis sur un voilier traditionnel La Vaudoise au son de cinq cors alpins.
Mais la Suisse ne peut être vraiment découverte qu'en parcourant ses montagnes, en empruntant un petit train à crémaillères, vers les sommets majestueux.
Des souvenirs inoubliables pour une amitié franco-suisse.

mercredi 23 juin 2010

Les observateurs de l'Atlantique au rapport.


En 1996, l'Aquarium de La Rochelle,
le Centre de recherche sur
les mammifères marins
et l'université rochelaise
ont lancé l'opération
"Devenez observateur des pertuis".




Cette année, les trois acteurs élargissent cette initiative à toute la côte atlantique, de Biarritz à Dunkerque. Objectif : sensibiliser les navigateurs à la sauvegarde des espèces.

Tous les navigateurs sont concernés par cette nouvelle campagne : pêcheurs professionnels, plaisanciers, brigades nautiques de la gendarmerie, sportifs (véliplanchistes, kitesurfers...), etc. "Plus nous aurons d'observateurs, plus nos données seront fournies", précise Florence Dell'Amico, chargée développement au CESTM (Centre d'études et de soins pour les tortues marines) de l'Aquarium de La Rochelle. Ainsi, les instigateurs de l'opération "Devenez observateur des pertuis" ont décidé d'élargir leur champs de recherche.

Désormais, plus de 2 000 affiches sont placardées et des fiches techniques sont accessibles dans toutes les capitaineries, les centres nautiques, les coopératives maritimes... de Biarritz à Dunkerque. Avant de partir en mer, il est donc fortement conseillé aux navigateurs de s'emparer d'une fiche d'observation qui permettra de noter toutes les indications utiles en cas de rencontre.

Dauphins, marsouins, globicéphales, tortues...

Deux catégories sont concernées par cette campagne : les tortues marines (principalement des tortues luth observées majoritairement dans le pertuis breton) et les mammifères marins. Dans ce deuxième cas, seules les espèces les plus couramment rencontrées sont notées : le grand dauphin (5 observations dans les pertuis charentais en 2009 et 1 depuis le début de l'année 2010), le globicéphale noir (5 en 2009 notamment à la pointe des Baleines et 2 en 2010), le dauphin commun (4 en 2009 et 1 en 2010), le marsouin commun, plutôt difficile à observer (1 en 2010) et les phoques, communs et gris (5 en 2009 principalement autour d'Oléron et 2 en 2010).
Si les tortues sont facilement identifiables, il n'en est pas de même pour les mammifères marins. Des croquis dessinés sur les fiches d'observations permettent de mieux les identifier. De plus, dans la mesure du possible, les équipes de l'Aquarium de La Rochelle et du CRMM conseillent aux navigateurs de s'équiper d'appareils photo afin d'immortaliser ces rencontres inattendues.
La plupart des observations ont lieu aux mois de juillet et août. Une donnée qui est loin d'être surprenante, les mois d'été concentrant la majorité des activités nautiques. Plusieurs autres facteurs interviennent également dans l'observation des espèces marines, à savoir la météo, la "discrétion" des groupes, certains animaux étant plus difficiles à repérer que d'autres.
Enfin, d'autres espèces que celles inscrites sur les fiches techniques peuvent être observées près de nos côtés, à savoir les poissons lunes ou les requins pèlerins.

Retrouvez toutes les informations sur l'opération "Devenez observateur de l'Atlantique" (affiche, fiche d'observation...) sur le site Internet de l'Aquarium de La Rochelle (www.aquarium-larochelle.com) ou celui du CRMM (http://crmm.univ-lr.fr)

Article rédigé par: Julie Loizeau, cliquez sur le titre pour lire la source.

mardi 22 juin 2010

L'ouverture de la ligne vers Ouessant, en 1954, mais aussi l'electricité.

L'événement va être fêté en famille, aujourd'hui. L'aéro-club du Finistère, basé à Guipavas, affiche 80 ans aucompteur et fait preuve d'une belle vitalité, avec près de 260 membres.

Un aéro-club sans aérodrome ni appareil. Ce fut le lot de l'association brestoise lorsqu'elle naquit, le 3avril 1930, à l'initiative de Charles-Yves Peslin, 17 ans à l'époque, et d'une poignée d'amis passionnés. «Leur but était, à l'origine, d'organiser la propagande en faveur de l'aviation et de promouvoir son développement au fin fond de la Bretagne», souligne le président actuel, Jean-Jacques Bian. Leur seul bien aux débuts: un hangar, rescapé du premier conflit mondial, servant initialement à abriter les dirigeables.

Premières ailes en 1936

Il faudra attendre mai 1936 pour voir l'aéro-club se doter de ses deux premiers avions, un Potez 58, triplace, et un P-60 école, offerts par la chambre de commerce de Brest. Entre-temps, l'aéro-club n'était pas resté inactif, organisant plusieurs meetings qui eurent un écho national et créant une piste dans la baie du Kernic, à Plouescat. Mais, surtout, en 1935, une convention entre Marine et CCI permit de libérer, puis d'aménager, les terrains jouxtant l'aérodrome. Seule la guerre stoppa brutalement le développement de l'aéro-club qui connut, du coup, dix années de sommeil forcé. «Tous les pilotes et les avions étaient mobilisés», rappelle Pierre Estève, 79 ans, le doyen des pilotes. Pour la résurrection, il faudra attendre septembre 1949 et les efforts d'un nouveau président, un certain Alfred Chupin ?
pilote de l'armée de l'Air et député-maire de Brest ? pour qu'un premier appareil soit acquis, un Mauboussin 129. Son moniteur, Marcel Bolleau, allait devenir pilote de ligne à Air-France. C'est d'ailleurs l'une des caractéristiques de l'aéro-club. «Nous avons formé nombre de pilotes quiontfait carrière ensuite, le plus célèbre étant Jean-Loup Chrétien, qui a obtenu son brevet ici, en 1958», relate Pierre Estève. «Parallèlement, grâce à la proximité de la Ban et du centre de Loperhet, nous comptons, aujourd'hui encore, beaucoup de militaires parmi nos membres ainsi que des aiguilleurs de l'aviation civile», précise Jean-Jacques Le Bian.

Une flottille de neuf avions

À partir des années 50, l'aéro-club a contribué à l'essor et au dynamisme de l'aviation. Quelques innovations en témoignent, comme l'ouverture de la ligne vers Ouessant, en 1954, ou l'apparition d'une aviation d'affaires, dans les années 60.
Et les Brestois ont su s'adapter au mieux aux innovations technologiques et aux réglementations de plus en plus drastiques apparues dans les années 70. Aujourd'hui, le club est riche d'une flottille de neuf appareils, Robin, Piper et Aquila.

Tous les adhérents ne sont pas pilotes.

Car l'aéro-club abrite aussi une section d'aéromodélisme, en plus de quelques mordus de construction d'appareils, affectueusement surnommés «les fous volants». Tous sont invités, aujourd'hui, pour évoquer leur passion, présenter leurs modèles. La Marine a également accepté deposer quelques-uns de ses avons. Quant aux invités d'honneur, ce seront les anciens présidents du club, tous ceux qui ontcontribué à la notoriété du site brestois.

Renseignements sur toutes les activités, du brevet aux baptêmes de l'air, en passant par les modèles réduits, au 02.98.84.61.86.

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lundi 21 juin 2010

Atelier théâtre pour les 6e des îles du Ponant.












samedi 19 juin 2010
cliquez sur le itre
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Cette semaine, les collégiens des six îles du Ponant ont rallié Ouessant avec leurs professeurs afin de participer à un stage théâtral.
L'accent a été mis sur le travail de la voix, du chant, les cours étant dispensés par Béatrice Cheramy.

Cette initiative a vu le jour grâce à un partenariat avec le Quartz et le conseil général.
Les collégiens avaient participé cet hiver à un stage à Brest en relation avec les spectacles.

C'est autour du travail sur le théâtre que la semaine a vite passé.

dimanche 20 juin 2010

Cela c'est passé à Ouessant.

Balade contes et légendes de l'Armor Inscriptions à l'office du tourisme.
Vendredi 18 juin, 17 h 30, rendez-vous devant l'église. Payant.
Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Balade découverte naufrages et traditions maritimes Inscriptions à l'office du tourisme. Samedi 19 juin, 14 h, rendez-vous au parking, pointe de Pors-Doun.
Payant. Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Visite guidée : algues et mer Réservation à l'office du tourisme. Vendredi 18 juin, 10 h 45, rendez-vous devant l'office du tourisme. Payant.
Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

samedi 19 juin 2010

L'André Colin bientôt en service


l'André Colin
est en arrèt technique
(c'était programmé)
jusqu'au 21 juin.











Mais qui etait André Colin ? vous le serez en cliquant sur le titre.

La vision du tourisme anglais, sur la Bretagne et nos îles.












The World Heritage
Site of Carnac


Traveller's guide: Brittany: en cliquant sur le titre.

In the last of our six-part series produced in association with Footprint Travel Guides, Wendy Mewes reveals the highlights of the wild north-west of France

Will I love Brittany?

Brittany has a distinctive identity, symbolised by vibrant Celtic culture and the Breton language, but you'll be right at home with the croissants, coffee, unspoilt countryside and relaxed pace of life. A stunning coastline provides all the beaches, boats and water-sports anyone could desire, as well as menus of fresh fish and shellfish in most restaurants. The interior of diverse landscapes offers megaliths and rich religious architecture round every corner. Another advantage is that Brittany is only a short hop away by sea or air.

Once part of the Roman territory Armorica, Brittany ("little Britain") came into being in the 6th century. Immigrants from south-west England and Wales, escaping population pressures and incursions by the Irish and Anglo-Saxons, settled in the north and west of the peninsula. Contact had been close since the Neolithic period when trade routes were well established. The blend of in-comers' speech and existing local language formed Breton, which has many similarities with Cornish and Welsh. By contrast, the eastern part of Brittany developed under stronger Roman, and then Frankish, influences, with its own Latin-derived language Gallo. Loire-Atlantique – a department on the west coast of France – and the city of Nantes were part of historic Brittany up until the Second World War

Finistère – "the end of the earth" – remains the most traditionally Breton département, markedly different from the more commercially developed east of the region.


In the beginning

Brittany has the largest collection of Neolithic remains in Europe. Highlights include the Menhir de Kerloas, the tallest standing stone in France (at nearly 10 metres), north-west of Brest, and the great Cairn of Barnenez (c4800BC) near Morlaix, one of the earliest European structures.

Menhir ("long stone") and dolmen ("stone table") were 19th-century names given to New Stone Age standing stones and burial places. Before scientific dating techniques, it was wrongly believed these monuments were a product of Celtic civilisation. Theories of usage abounded – Druid sacrifices, snake cults and astrological temples being the most popular. Flaubert wryly asserted he had studied all the arguments and had come to an irrefutable conclusion: they were very large stones.

These monuments are evidence of the huge advances in social cohesion, skills and practical techniques from 5,000BC. Houses were built of wood and clay, pottery and weaving developed, and high-quality decorative objects like polished axes were crafted.

Carnac has been awarded World Heritage status for its spectacular alignments of standing stones stretching over three kilometres. Don't miss ducking into the passage of the atmospheric Tumulus de Kercado or the alignment of Petit Mené, left untouched in its woodland setting.

Artefacts at the superbly presented museum in the town of Carnac (00 33 297 52 22 04; museedecarnac.com) give a true sense of this progress. The museum is open all year; April to June, plus September, 10am-12.30pm and 2-6pm (longer in July and August), and is closed on Tuesdays.

Saint-Just is a less well-known but equally compelling site with open access on a high plateau near Redon. As well as alignments and unusual burial sites, there is a unique structure called the Tribunal. This may well be a Neolithic calendar, with a single marker facing a semi-circle of stones. If you are interested in how menhirs were raised and Neolithic houses built, visit the restored alignments of Monteneuf, north of Redon, where there is an outdoor educational section demonstrating these and other processes.


Water, water everywhere

Nearly 2,800km of sensational coastline draw visitors to Brittany's beaches and bays. Islands, lighthouses and boats provide constant reminders of the region's traditional maritime skills.

You won't be short of sheltered bays for safe swimming, especially on the Channel and southern coasts. A notable haven for family holidays is the Côte de Goëlo, shaped by its strong fishing history, north of Saint-Brieuc.

If you prefer powerful rolling breakers and high cliffs, make for the Atlantic littoral around the Crozon peninsula or Cap Sizun. Surfing, wind- and kite- surfing and sand-yachting are popular sports around the Pointe de la Torche in the vast Bay of Audierne. It attracts exponents from all over the world. For a less hectic adventure by water, sea canoeing is a good way to explore the marine grottos of Morgat.

Sea on three sides is a joy for sailors, while those seeking calm waters can enjoy the semi-inland Rade de Brest or the Gulf of Morbihan. On an even more placid note, Lac de Guerlédan in the heart of Brittany has sailing facilities and a water-ski school. Alternatively, drop into the centre nautique at Jugon-les-Lacs near Lamballe – also a prime location for anglers (00 33 2 96 50 60 04; maisondelapeche22.com).

You can find a comprehensive introduction to water-based activities in Brittany at nautismebretagne.fr.

Brittany's inland waterways (canaux-bretons.net) are increasingly popular. You can hire boats on the Nantes-Brest canal, the Rance or the Blavet to enjoy a leisurely look at attractive historic towns such as Pontivy, Josselin and Malestroit.

Boats are rented out for a weekend, week or two weeks in the Redon region of Brittany by Loca-boat (00 33 3 86 91 72 72; locaboat.com/39/bretagne.html).

Can I go island-hopping?

Easily. The Ile de Batz (iledebatz.com), under 10 minutes by boat from Roscoff, is top of the list. In the church you can see the bishop's stole used by St Pol to subdue a marauding dragon, or visit the Jardin Georges Delaselle with plants from the five continents (00 33 2 98 61 75 65; jardin-georgesdelaselle.fr; Apr-Oct 2-6pm, July/August 1-6:30pm; closed Tuesdays; €4.60).

Another good single-day destination is Molène, where Queen Victoria rewarded islanders for their brave but futile efforts to save lives from the ill-fated Castle Drummond liner, which sank nearby in 1896. Balmy Bréhat and the almost flat Ile de Sein are worth seeing. If you have more time, make for Belle-Ile, with an imposing Vauban fort; this was once home to Sarah Bernhardt.

Most remote and atmospheric is Ouessant, way out in the Atlantic (00 33 2 98 48 85 83; ot-ouessant.fr). You can reach the island by a ferry which leaves from Le Conquet with Penn Ar Bed (00 33 2 98 80 80 80; pennarbed.fr; €30.20 return) or by plane from Brest with Finistair (00 33 2 98 84 64 87; finistair.com; €93 return).

Getting on track

Brittany is excellent walking territory. The GR34 coastal footpath is based on the former coastguards' beat in the 17th and 18th- centuries. Tea, tobacco, wine and spirits were regularly whisked across the Channel by smugglers to avoid England's high import duties. The Sentier des Douaniers near Perros-Guirec is an easy way to view the Pink Granite coast with its impressive and strangely shaped rocks.

The Forêt de Paimpont – sometimes said to be the Arthurian Brocéliande with all its legends – has a wealth of walking paths. Wander past Merlin's tomb (actually a former dolmen) to the Fountain of Eternal Youth or take your chances in the Valley of No Return. Huelgoat's forest has an incredible granite confusion of tumbling boulders, some bigger than houses. It also offers shady paths and a canal walk out to what was once the largest lead and silver mine in France. If you prefer hill walking, the Monts d'Arrée are the highest, with stony trails over open moorland above a vast bowl of peaty marsh, and views over most of Finistère. Brittany Walks offers information and advice (brittanywalks.com).


On two wheels?

To conserve the coastal path, cycling is not allowed along much of it. But cyclists are well-catered for by the Green Ways – also open to walkers and horse riders – which are based on old railway tracks and canal towpaths. These make long-distance journeys right across Brittany easy going. Details of the routes can be found at randobreizh.com. Brittany's tourist board can also help (00 33 2 99 36 15 15; brittanytourism.com).

What will I eat?

Fish and shellfish are the specialities of Brittany. Coquilles St-Jacques (scallops) and moules frites (mussels with thin chips) are everywhere, but the best bet is a platter of fruits de mer.

For real hands-on eating, try the Crabe et Marteau in Brest (00 33 2 98 33 3857; crabe-marteau.free.fr) where you get what the name promises: a crab and a mallet.

Brittany is pancake country. In the traditionally Breton-speaking west, the term crêpes is used for both sweet and savoury, being the nearest French equivalent to the Breton krampouez. In eastern Brittany, galettes often used for the savoury version.

You can choose your own fillings or go for a composed special: expect peasant staples ham, sausage, egg and cheese as standard, with fishy variations and vegetarian choices. Local honey or salted caramel is good for dessert.


Brittany's metropolis?

Much of the centre of the regional capital, Rennes (tourisme-rennes.com), was destroyed by fire in 1720. Today a network of medieval streets to the west has an opulent neo-classical zone alongside. In the splendid Hotel de Ville, go upstairs to peek at the gorgeous marriage room.

The highlight of a visit to Rennes is a tour of the former Parliament building, now the Palais de Justice (00 33 2 23 20 43 28; parlement-bretagne.com; 8.45am-noon and 1.45-5pm Monday-Friday). This 17th-century wonder was intended to impress the Bretons by the sophisticated skills of French craftsmen. Their services were abruptly withdrawn when the Breton parliament was exiled to Vannes in 1676, leaving some decorative work unfinished to this day. Little curtained windows provided the King's Eye, a means of spying on political deliberations.

Lavish restoration followed a devastating fire in 1994, caused by a firework thrown during a fishermen's demonstration.

The Champs Libres (00 33 2 23 40 6600; leschampslibres.com; open noon-7pm daily except Mondays; €4) houses the superb modernist Musée de Bretagne and the Espace des Sciences. In the latter, you can carry out experiments in Merlin's laboratory.

Rennes hosts two big music festivals: Les Tombées de la Nuit in July (lestombeesdelanuit.com) and Transmusicales (lestrans.com) in early December. These help keep up the city buzz year-round.

Coastal cities?

Start at the accessible and handsome port of St-Malo (00 33 2 99 56 64 43; saint-malo-tourisme.com). The citadelle (old town) is protected by stout ramparts that provide a splendid high-level walk. The city museum (10am-noon and 2-6pm daily from April to September; €5.40) charts the city's prosperity and champions Jacques Cartier, coloniser of Canada.

Brest has a prime naval site on the inland sea of the rade de Brest. Cardinal Richelieu first designated this as the Atlantic base of France's navy in 1631. In the Second World War the Allies tried to disable the large German submarine base. Success came late when the Tallboy bombs finally made an impact in 1944. Most of the rest of the city was destroyed. What stands today was mostly thrown up quickly to house a displaced population. Amazingly the medieval chateau overlooking the Penfeld river survived and today hosts a maritime museum (Apr-Sep 10am-6.30pm; €5).

Quimper, the small capital of Finistère, hosts one of the best festivals in Brittany, the Festival de Cornouaille (festival-cornouaille.com). Breton music is performed in the streets, in colourful local costumes. The medieval centre of the town is dominated by the ancient cathedral of St-Corentin. Inside, the nave takes a curious slant, compensated by a half-chapel on the south aisle. This deviation reflects disparate stages of building; money ran out during the traumas of the 14th-century Wars of Succession. By the time work resumed, the Bishops Palace had been built alongside. Now it houses the Departmental Museum; 00 33 2 98 95 21 60; museedepartementalbreton.fr; 9am-6pm daily June-September; €4.


Additional research by Laura Ridgers


Wendy Mewes wrote Footprint's new guide to Brittany, which is out now. To purchase any of the Footprint France series at a special rate of just £10 including P&P, visit www.footprinttravelguides.com and enter Inde01 in the coupon code at checkout.

Medieval splendour: Fortresses

Castles don't come more fabulous than Fougères (00 33 2 99 94 88 67; chateau-fougeres.com), located in the Marches of Brittany – the old frontier territory with France. An early version was demolished by Henry II. What stands today is a lesson in the development of castle architecture. It uses modern technology to provides an insight into medieval warcraft. Open all year except January; €7.50.

Other fine examples in the same area, such as Vitré, Combourg and Châteaubriant attest to the importance of maintaining a dominant hold on this divisive area.

For a sense of medieval splendour, visit the Chateau de Suscinio (open 10am-7pm from April to Sept, otherwise 10am-noon and 2-5 or 6pm; €7), a favourite ducal hunting spot on the Gulf of Morbihan.

Brittany en fête Food and fishing

Brittany has a festival for everything, whether it's chestnuts, Breton dancing, cod-fishing, comic strips or a British Film Festival in Dinard in October. Even the humble onion has its own fête in Roscoff, commemorating the journeys of the men who set sail for England with their bicycles and strings of onions.

Yves, the patron saint of Brittany, has his celebration in May at Tréguier, with lawyers from around the world coming to pay tribute to their professional patron.

Despite August being very wet in recent years, this is the month that brings the largest number of visitors to Brittany's resorts. Whenever you go you'll find something happening, from music and cultural extravaganzas such as the Festival Interceltique (festival.interceltique.com) at Lorient in August to the characteristic and authentic religious pardons. Here statues of the saints are carried in costumed procession after mass, and priests bless everything – from the sea to horses and tractors.

Travel essentials: Brittany

Getting there and around

*Brittany Ferries (0871 244 0744; brittanyferries.com) sails from Portsmouth to St-Malo (from £109 each way for a car and two adults) and from Plymouth to Roscoff (from £93 for a car and two adults). Alternatively, cross the eastern end of the Channel and then drive. Ferrysavers (0844 371 8021; ferrysavers.co.uk) is worth a consulting for good deals. Ryanair (0871 246 0000; ryanair.com) and Flybe (0871 700 2000; flybe.com) fly from a range of UK airports to the Breton airports of Dinard, Brest and Rennes.

Eurostar (08432 186 186; eurostar.com) trains run from London St Pancras to Paris Gare du Nord. A slightly awkward cross-Paris transfer takes you to Gare Montparnasse, from where there are high-speed services to the major towns and cities in Brittany: Rennes takes just over 2 hours, Brest and Quimper twice as long.

Where will I stay?

*Brittany has an excellent range of accommodation to suit all budgets. For traditional country homes with local food products, staying on a farm is an option (bretagnealaferme.com, accueil-paysan-bretagne.com).

More information
brittanytourism.com.

Ile de Molène. 700.000 EUR de travaux pour refaire le balisage

La tempête du
10 mars 2008 avait
détruit les balises
de Roche Goulin
et Basse Real,
à l'entrée du chenal
d'accès au port
de Molène.




Photo
Jean-Michel Malgorn

La tempête du 10mars 2008 a entraîné la destruction des dispositifs de balisage qui assuraient l'aide à la navigation à l'entrée du chenal de Molène.
La compagnie Penn Ar Bed, qui assure le service public de desserte des îles pour le compte du conseil général du Finistère, a alerté le département et la subdivision des Phares et Balises sur les risques qu'entraînait cette situation pour l'activité de transport de passagers et sur la nécessité d'établir un balisage fixe et définitif à l'entrée du chenal.

Après les premières investigations techniques, le service maritime interdépartemental de Bretagne a estimé que la reconstruction à l'identique de la tourelle BasseReal et de la bouée Roche Goulin n'était pas envisageable.
Les Phares et Balises ont donc choisi de rétablir le balisage d'entrée de port de l'île de Molène en mettant en place deux pieux avec une balise au plus près des dangers de part et d'autre de la passe d'accès.

50% du coût pris en charge par le conseil général

C'est une entreprise de travaux publics maritimes, «Armor travaux maritime» qui a été retenue pour faire ces travaux.
Le coût est estimé à 700.000 EUR.
La maîtrise d'ouvrage est assurée par l'État. Toutefois, dans la mesure où ce balisage assure la sécurité d'un chenal menant à un port départemental, Didier Le Gac, conseiller général de Saint-Renan, lors du conseil portuaire de Molène du vendredi 28mai, a annoncé que le conseil général du Finistère prenait en charge une participation financière de 350.000?.
La durée des travaux, des premières études jusqu'à la réalisation du chantier, est de l'ordre de sixmois.
Le chantier lui-même est prévu pour durer environ un mois.

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Un voilier secouru, hier soir, entre Roscoff et l’Ile de Batz

Les sept passagers
du voilier de location
ont été secourus
par la SNSM.
Le voilier, lui,
a été remorqué
ce matin vers
le port de Roscoff.








Faits divers mercredi 16 juin 2010, en cliquant sur le titre.

Hier soir, d’importants moyens de secours ont été déployés entre Roscoff et l’Ile de Batz pour venir en aide à un voilier en difficulté.
À 23 h 10, les sept occupants du Saquerlotte, un voilier de 16 m, ont lancé un message de détresse. Les passagers de ce voilier de location étaient échoués entre Roscoff et l’Ile de Batz.
Les vedettes de la Société nationale de secours en mer (SNSM) de l’Ile de Batz et de Roscoff se sont rapidement rendues sur place.
Deux hélicoptères de la sécurité civile et de la Marine nationale, en opération en baie de Douarnenez, ont aussi été dépêchés sur les lieux.
Finalement, malgré une mer formée, les sept passagers du voilier de Granville, dans la Manche, ont été ramenés en zodiac, sains et saufs, à bord de la vedette de l’Ile de Batz.
Le voilier, lui, a été remorqué, ce matin, à la faveur de la marée haute, vers le port de Roscoff.

Livre: L'Ile d'Arthur, Dominique Poussielgue.

Ce n’est qu’à partir
de l’arrivée dans
l’île de Batz
que l’action prend
un tour vif et pétillant








Ils sont trois, au départ, du moins. Trois jeunes, la vingtaine, qui vivent sous les toits de Paris, pris entre adolescence finissante et vie d’adulte hésitante. Hugo, Corentin et Baptiste.
Ce trio n’était en fait que duos avant que n’émerge la Mission. Hugo, pour l’occasion, décide de réunir Corentin, connu sur les bancs de la fac, et Baptiste, un ami d’enfance.

L’existence d’un défi à relever, ce qui organise l’action, est le principe même de cette collection de l’éditeur Pierre Téqui. Cet opus signé par Dominique Poussielgue, par ailleurs éditrice, est le 31ème de la collection.

On retrouve dans le mode de narration choisi comme dans la patte de l’illustrateur Emmanuel Beaudesson la marque des Signes de piste qui ont pu marquer notre enfance.

Je pense là bien évidemment à la saga inoubliable du Prince Eric écrite par le maître du genre, Serge Dalens (1910-1998) et illustrée par Pierre Joubert.

Pour nos trois compères, il s’agit d’embarquer, pour une semaine de vacances un peu spéciale, le jeune Arthur et sa maman Sylvie.
Ce sera au mois d’août sur l’île de Batz, en Bretagne. Le défi : aider Arthur, à peine âgé de cinq ans, à retrouver l’envie de communiquer avec les autres.

En effet, depuis la disparition en mer de son père deux ans auparavant, l’enfant ne parle plus.
Jeune mais déjà veuve, Sylvie a dû quitter la côte bretonne pour aller chercher du travail comme secrétaire médicale à Rennes, ville où elle a aussi trouvé une institution propre à s’occuper d’Arthur.

Au sein d’un livre qui compte 146 pages, on pourra cependant regretter la lenteur de la mise en place de l’intrigue.
Il faut dépasser le tiers du roman pour véritablement se prendre au jeu de ce défi.

Ce n’est qu’à partir de l’arrivée dans l’île de Batz que l’action prend un tour vif et pétillant.
Les rencontres et les découvertes s’enchaînent alors et les ingrédients disséminés dans les cinquante premières pages commencent donnent alors toute sa saveur à ce défi profondément humain.

Même si les volumes de cette collection sont d’abord destinés aux adolescents, il est aussi dommage que les relations entre les différents personnages ne restent que dans l’esquisse. De même pour ce qui est de leurs échanges.

On demeure sur l’impression d’une porte entrebâillée, non franchement ouverte en direction du destin de ces jeunes amenés, le temps d’un défi, à croiser leur chemin

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l'Ilophone: succès de la Soirée des îles au Vauban.







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Photo:
Jean-Michel Malgorn

Depuis maintenant trois ans, l'île d'Ouessant, avec l'association l'Ilophone, organise un grand festival de musique au mois de septembre qui connaît un beau succès avec environ 1.500 festivaliers chaque année et un plateau relevé (Christophe Miossec, Yann Tiersen ou encore Da Silva...).

Cette année, le festival aura lieu les 10, 11 et 12septembre. Gwennyn et Mask ha Gazh y seront, aux côtés de Thomas Fersen, Gold, Abba Stories, Diegos Umbrella, Michel Tonnerre et bien d'autres.
Avant cela, les Ouessantins sont venus à Brest, pour une grande soirée au Vauban avec, notamment, le pianiste Didier Squiban, Gwennyn, le groupe ouessantin Paotred Eussa, Smoke Fish, Mask ha Gazh...
Environ 250 personnes avaient fait le déplacement. Festival l'Ilophone, à Ouessant, du 10 au 12septembre.
Vente de Billets à l'office de tourisme d'Ouessant.
Tél.02.98.48.85.83 et chez Dialogues Brest.

Cela c'est passé à Ouessant.

Visite guidée : algues et mer Réservation à l'office du tourisme.
Vendredi 18 juin, 10 h 45, rendez-vous devant l'office du tourisme. Payant.
Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Visite guidée site archéologique Réservation à l'office du tourisme.
Jeudi 17 juin, 11 h, rendez-vous près du site. Payant.
Contact : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Découverte culinaire de l'Estran Réservation à l'office du tourisme.
Jeudi 17 juin, 15 h, rendez-vous à Pors-Noan. Payant.
Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Maîtrise de l'énergie Réunion mercredi 16, 11 h, salle polyvalente.
Organisateur : Ville d'Ouessant.
En partenariat avec l'ADEME et EDF, afin de poursuivre l'effort des îliens, les partenaires lancent une campagne de sensibilisation, destinée aux usagers de l'île, cet été, avec la participation de M. Vincent Denby-Wilkes, directeur régional d'ED

Silence on tourne avec TV Residence !












mercredi 16 juin 2010
Cliquez sue le titre
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La semaine dernière, une équipe de tournage conduite par Nicole Auffret de TV Résidence (beaucoup de lecteurs ont déjà vu le magazine de « Chemins de traverses » sur France 3) est allée à la rencontre d'anciens de la marine marchande, afin de mettre en valeur, un volet de leur patrimoine insulaire : la cuisine sous les mottes de tourbe et plus spécialement le fars oaled (chez un retraité qui reproduit avec passion les gestes d'autrefois, et les transmet aux nouvelles générations).

Le tournage brosse un portraits de seniors ouessantins contant leur vie de marin au long cours ponctué de congés et puis la retraite sur leur île

vendredi 18 juin 2010

L'ensemble des articles de presse sur la commémoration sur l'île de Sein


















Photo:
Jean-Pierre Keller.


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Emotion et recueillement sur l'île de Sein
France 3 - ‎Il y a 9 heures ‎
Habitants de l'île de Sein et sénans expatriés sur le continent se sont rassemblés hier devant le monument aux morts. Ils ont rendu hommage aux 128 pêcheurs ...

18-Juin. De la Bretagne à Londres
Le Télégramme - ‎Il y a 16 heures ‎
Il ya 70 ans tout juste, le Général De Gaulle lançait, depuis Londres, son Appel, resté le moment fondateur de la France Libre. Des Bretons ont été parmi ...

Ile de Sein (29). Emouvante commémoration de l'appel du 18-Juin
Le Télégramme - ‎17 juin 2010‎
Environ 350 personnes ont participé à une première commémoration de l'appel du 18-Juin 1940, ce jeudi à l'île de Sein (29). Le secrétaire d'Etat aux anciens ...

L'île de Sein se remémore l'appel du 18 juin
Le Point - ‎17 juin 2010‎
ILE DE SEIN, Finistère (Reuters) - L'île de Sein, située à l'ouest de la Pointe du Raz, dans le Finistère, a célébré jeudi la mémoire des 126 îliens qui ...

L'Île de Sein commémore l'Appel du 18 juin
Ouest-France - ‎17 juin 2010‎
Aujourd'hui 17 juin 2010. La Cérémonie de l'Appel du 18 juin par le Général De Gaulle s'est déroulé ce matin en présence d'Hubert Falco, secrétaire d'Etat ...

Ile de Sein (29). Emouvante commémoration de l'appel du 18-Juin.

Environ 350 personnes
ont participé à
une première
commémoration
de l'appel du
18-Juin 1940,
ce jeudi à
l'île de Sein.











Photos:
Jean-Pierre Keller


Le secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Hubert Falco, a remis trois légions d'honneur. Les récipiendaires et leurs proches étaient visiblement très émus.
Des écoliers ont participé à l'événement.
Cinq jeunes Sénans sont partis en fin d'après-midi de l'île pour Paris, via l'aéroport de Pluguffan.
Ils doivent joindre Londres en Eurostar demain matin pour participer à la commémoration de demain vendredi.

En juin 1940, plusieurs bateaux avaient quitté l'île de Sein pour rejoindre le général De Gaulle, dans la foulée de son appel à la résistance, diffusé par la BBC.

Ce qui fera dire à son auteur que la petite île avait représenté le quart de la France.
Ce vendredi, 18 juin, se déroulera, sur l'île, une deuxième cérémonie, départementale cette fois.

18-Juin: André Quelen avait 19 ans.









18 juin 2010
Cliquez sur le titre
pour lire la source.

«La flamme de la résistance ne s'éteindra pas». Il y a 70ans, le général De Gaulle appelait les Français à se battre. André Quelen est l'un des jeunes Brestois qui ont rejoint Londres enjuin1940.

«Nous étions quelques jeunes Brestois bien décidés à se battre pour sauver notre France». André Quelen, 19ans en 1940, était l'un des rares à ne pas perdre espoir face à l'occupation allemande. À l'époque, il étudie au lycée naval de Brest. «On savait que ça allait mal. Beaucoup de mes camarades ontembarqué dès le 17 juin sur les derniers bateaux anglais ou polonais qui partaient de Brest».

De Brest à Londres

Le lendemain, c'est un camarade qui le décide à rejoindre lui aussi l'Angleterre. «L'Appel du 18-Juin, je ne l'ai pas entendu. Et je n'ai jamais rencontré le général De Gaulle!». Avec son ami, ils tentent de faire démarrer la voiture familiale pour rejoindre Le Conquet, en vain. «Nous avons donc commencé à marcher de Saint-Pierre jusqu'au Conquet. Vingt kilomètres, un bout de chemin!». Ils sont finalement conduits en voiture par l'oncle d'un ami, qui les croise sur la route. «Nous avons embarqué avec des marins et des soldats sur un petit bateau, mais il ne continuait pas au-delà d'Ouessant. Le curé de l'île nous a accueillis». On les réveille dans la nuit: un bateau part pour l'Angleterre. Ils embarquent sur le Mousse-Le Moyec et atteignent Plymouth, au terme d'une journée de navigation.

Reçu par le prince Charles

«Les Anglais nous ont bien accueillis, ils n'ont pas posé de questions». À Londres, André Quelen s'engage aux Forces française libres (FFL) et intègre la première Compagnie des chasseurs, où il apprend à manier les armes. «Lorsqu'on nous a demandé de nous engager, pas un seul d'entre nous n'a refusé. Les plus jeunes étaient âgés d'à peine 16ans, ils avaient accompagné leurs frères aînés». C'est le début, pour André et tous les autres, de plus de quatre ans de combats. La guerre du désert en Afrique du Nord puis des batailles en France. La 1re DFL, dont fait partie André Quelen, débarque en Provence, le 16août 1944, pour libérer les parties sud et est de la France. La 1re DFL est dissoute un an plus tard. «Lorsque je suis rentré à Brest après la guerre, l'état de la ville m'a fendu le coeur», se rappelle André. Aujourd'hui, à 89 ans, André Quelen est président de l'Amicale de la 1re DFL. Il a d'ailleurs apporté sa collaboration au livre de Guy Crissin qui raconte l'épopée de cette division (lire ci-dessous). Aujourd'hui, il est reçu à Londres par le prince Charles. «J'y suis déjà retourné à deux reprises, invité par la Reine». Cette fois, c'est pour célébrer le 70e anniversaire de l'Appel du 18 juin 1940.

mercredi 16 juin 2010

Bientôt à Ouessant.

Feu de la Saint-Jean Samedi 19 juin, 19 h, aux abords de la salle omnisports. Ouessant sports loisirs organise un concours de pétanque en doublettes,
inscriptions sur place à 14 h.
Le feu sera allumé à la tombée de la nuit, possibilité de se restaurer sur place.
Pour ceux qui auraient du...

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lundi 14 juin 2010 Service social maritime
- assistante sociale des marins du commerce et de la pêche
Permanence jeudi 17 juin, 11 h à 12 h, mairie.
Contact : 02 98 43 44 93.

Journée spéciale France Bleu Breizh Izel en direct de l'Ile de Sein

Vendredi 18 juin de 6h00 à 14h30 : 70 ans après l'Appel du 18 juin, France Bleu Breizh Izel vous fera revivre l'épopée des hommes de l‘île de Sein avec des invités, des portraits, des reportages, des sons d'archives et des témoignages de personnalités et d'auditeurs.

L'appel du 18 Juin est le premier discours prononcé par le Général De Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940 dans lequel il appelle à ne pas cesser le combat contre l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Cet appel, rapidement entendu sur l‘île de Sein provoquera le départ vers la Grande Bretagne de tous les hommes de l‘île en âge de se battre.
Le premier voyage le 26 juin 1940, à bord d'un sloop langoustinier, verra débarquer 28 sénans dans le petit port de pêche de Newlyn à l'extrême Ouest de la côte anglaise.

Cette matinée spéciale de 6h à 14h30 retracera cette page de l'Histoire avec de nombreux invités dont l'historien Alain Boulaire, avec des sons d'archives, des reportages et des témoignages.

Cette émission spéciale sera aussi l'occasion d'aborder 3 thématiques :

- L'esprit de Résistance : Sein, Plogoff, Amoco, Carhaix,… quand la géographie fait l'histoire, le destin de la pointe bretonne est-il celui de la Résistance ?
- Le sens de l'appel du 18 juin en 2010 : de juin 1940 à Xynthia et Haïti, la radio média de l'exceptionnel.
- L'insularité : les îles bretonnes, Sein, Molène, Ouessant… quel avenir pour quelle population ?

Enfin, les auditeurs pourront faire partager leurs témoignages en direct sur l'antenne en appelant le 02 98 53 65 65.

mardi 15 juin 2010

île de Groix: La base intercommunale reprend du service.















Le fil rouge sera la découverte des territoires et l’éducation à l’environnement. Deux camps se dérouleront sur l’île : du 5 au 9 juillet, les enfants de 8-10 ans se verront proposer le thème du peuple celte et la semaine suivante ce sera les Vikings pour les 11-13 ans.
Ouest-France 15/06/10
Base de loisirs. La convention signée pour cet été
«Les finalités éducatives dans lesquelles s’inscrit ce projet s’articulent autour des concepts de démocratie, de citoyenneté, de développement local et durable et visent l’intégration sociale de l’enfant», dit Fred Le Dorner, tél.06.38.82.73.46.
Le Télégramme 15/06/10

Kervignac remet un chèque à la SNSM
« Depuis, la répercussion par voie de presse de notre initiative a incité d’autres clubs nautiques à en faire de même. Et pourquoi Groix ? Parce que l’île est notre jardin et qu’entre la SNSM et nous, c’est une longue histoire d’amour » dit G. Paulic.
Ouest-France 15/06/10

Les pêcheurs veulent deux bateaux neufs par an
Deux bateaux neufs par an, ce serait aussi un signe formidable pour tous les jeunes marins qui espèrent se mettre à leur compte un jour. Car le métier reste rémunérateur. En moyenne, un matelot gagne 2 500 € par mois. Patron, c’est le double.
Charles JOSSE Ouest-France 15/06/10

Ingénieurs en aménagement. Rencontres entre ria et Lorient
Diagnostic territorial, gestion des espaces naturels protégés, reconversion de sites, problématiques des communes insulaires, etc. Ces thèmes étaient au programme des cinq journées d’étude et de rencontres entre le pays de Lorient, la ria d’Etel et Groix.
Le Télégramme 15/06/10

Temps Fête sur Douarnenez. Les enfants d’abord !
S. Lassaigne : « Sur les îles, il y a une vie quotidienne, une vie économique, une jeunesse. C’est cela que nous voulons montrer, en invitant les enfants des écoles à s’exprimer. À Sein, Ouessant et Groix, des jeunes préparent des choses qu’ils viendront nous montrer ».
Le Télégramme 15/06/10

32h de travail et huit déclarées : la gérante du bar à l’amende
Quand les policiers examinent leurs bulletins de salaire, ils constatent un décalage entre les heures déclarées et celles réellement effectuées par les deux salariées. L’une d’elles travaille régulièrement 32heures par semaine alors qu’elle est déclarée pour 8heures.
Le Télégramme 15/06/10

Les milliards des marchés internationaux
R. Van Ruymbeke : «Depuis 1996, il n’y a eu aucune volonté politique d’éradiquer sérieusement les paradis fiscaux.» La preuve avec ces fortes suspicions de corruption et de financement de partis politiques à l’occasion de ventes d’armes françaises à l’étranger.
H.C. Le Télégramme 15/06/10

Le 1er juin, elles ont touché l'île d'Ouessant :

Fanny (à gauche)
et Mathilde
se sont lancées,
le 21 septembre dernier,
dans un tour
d'Europe à pied.


La semaine dernière,
elles étaient dans
les Côtes-d'Armor,
sous la pluie.!


Photo: David Adémas

On les a rejointes sur la départementale 127, à la sortie de Ploeuc-sur-Lié, dans les Côtes-d'Armor. Mathilde et Fanny ont 15 kg sur le dos et 5 000 km dans les chaussures. Elles sont dans la longue dernière ligne droite d'un tour d'Europe bouclé à la semelle. Dix mois d'odyssée pour deux jeunes femmes parties copines et revenues soeurs.
Il pleut comme vache qui pisse. Les gouttes perlent sur les capuches et la chaussure droite de Fanny Truilhé a presque rendu l'âme. Fanny, c'est la petite, la plus jeune du haut de ses 22 ans. Mathilde Gibelin est son aînée : 24 ans, architecte diplômée. Elles marchent, les deux amies de Nîmes et d'Orange. Voilà neuf mois qu'elles marchent dans le sens contraire des aiguilles d'une montre et à rebrousse poil de nos sociétés motorisées. Et qu'elles dorment dans des campings, la nature, les montagnes, les forêts... Ou chez l'habitant quand elles sont invitées.
Elles arrivent du Conquet (Finistère) à 6 km/h, via Rome, Athènes, Budapest, Vienne, Copenhague, Glasgow. Le 1er juin, elles ont touché l'île d'Ouessant : « On a fait du bateau-stop en Irlande. Des Bretons nous ont pris sur leur voilier. Ils nous ont déposées en baie de Lampaul. » Quand elles ont débarqué, le clocher carillonnait. Elles ont embrassé l'herbe. Et ont poussé la porte de la première boulangerie. Pour satisfaire une envie de neuf mois : « On voulait manger un croissant ». Au port du Stiff, Fanny et Mathilde se sont offert une autre gâterie : des crêpes de blé noir au goût d'ici. Quand on voyage loin, on apprend surtout d'où l'on vient.

Elles sont parties le 26 septembre 2009, les demoiselles. Du haut des 1 910 m du Ventoux, le géant de leur chère Provence, avec une idée un peu foldingue en tête : faire un tour d'Europe à pied. Pourquoi ça ? « Parce que l'Europe ce n'est ni un marché, ni même l'argent que nous avons dans nos porte-monnaie. C'est une idée, une civilisation. Fanny venait de décrocher sa licence d'histoire, moi mon diplôme d'archi. On avait l'âge de faire ça et le temps de le faire », sourit Mathilde. Fanny a une citation en tête : « Il me faut vivre comme je pense sinon, tôt ou tard, je finirais par penser comme j'aurai vécu ».

Sur leurs épaules, 15 kg d'indispensable : une cuillère, une brosse à dents, deux soutiens-gorge, une tente igloo, des bouquins, des gants, une gamelle, un réchaud, des carnets pour tenir leur journal. Et une petite bombe lacrymogène pour éloigner les chiens méchants et les mecs barbants : « Elle est restée au fond du sac ». Fanny et Mathilde nous ramènent une nouvelle rassurante du bout du continent : deux filles peuvent traverser l'Europe sans se faire enquiquiner.

« On ne prend pas un gramme »

Qu'ont-elles appris en route ? Que le scoutisme auquel elles adhèrent depuis l'enfance et où elles se sont connues est une fameuse école de marche et de débrouille. Qu'à raison de 30 km par jour, on mange beaucoup, on dort énormément et « on ne prend pas un gramme ». Que marcher dans la plaine danoise est plus fatigant que de monter les Alpes autrichiennes : « L'ennui épuise davantage que les pentes ». Que chanter à tue-tête, réciter de la poésie à voix haute en mettant un pied devant l'autre donne du souffle. Que passer sept jours sans prendre une douche est une épreuve. Et démêler des cheveux longs une douleur. Que face à l'eau qui tombe du ciel, rien ne vaut une bonne paire de guêtres pour garder les pieds au sec. Que les hivers sont longs à mourir en Allemagne.

Et que les gens ne se rendent pas compte : « Quand ils apprenaient qu'on avait fait 30 km dans la journée, ils trouvaient ça normal. 30 km en auto, c'est 20 mn ».

Dans 40 jours et 800 km, elles arriveront dans l'Aubrac, ligne d'arrivée de leur odyssée. Elles déchausseront. Pour l'heure, au moment de traverser l'Ouest, elles font des yeux comme des billes si on leur dit qu'elles parachèvent un fameux exploit physique : « C'est comme sauter en parachute, il faut se lancer ». Même pas un peu fières, les deux copines ? « Non. Contentes. Nous avons découvert l'Europe. Et un peu de nous-mêmes par la même occasion ».

Sur la route, elles se sont engueulées parfois, mais jamais longtemps. Elles se sont dit tout ce que deux copines savent se dire, ont usé tout leur répertoire de chansons. Et elles se sont tues autant qu'il le fallait sans que ce soit gênant : « Deux meilleures amies sont parties ensemble. Nous revenons comme si on était deux soeurs ».

À l'automne, elles seront colocataires du même appartement à Paris. Elles sont devenues indispensables l'une à l'autre. Sur les 800 km de la diagonale de fou qu'il leur reste à avaler, Fanny et Mathilde vont ruminer une phrase empruntée à un livre de Paul Morand qui leur va comme un gant et bien au teint : « Partir c'est gagner son procès contre l'habitude ». Deux jeunes femmes peu habituelles s'éloignent sur une route mouillée des Côtes-d'Armor.

François SIMON.

lundi 14 juin 2010

Voile : Top départ pour le Fastnet

Les 68 équipages
ont pris le départ
pour rejoindre
le phare myhtique
du Fastnet.












Photo:
Daniel Sainthorant


Mini Fastnet.
Sous le soleil et portés par une légère brise, les 68 équipages ont pris le départ de la course à Treboul hier en début d'après midi.
« La première chose est de réussir la traversée de la Baie de Douarnenez ».

Peu avant le départ, Bertrand Delesne (Raging Bull) soulignait l'importance stratégique des premières heures de course afin d'appréhender au mieux le passage du Chenal du Four.
Bertrand Quéré, directeur de course, abondait dans le même sens: « ce passage est moins délicat à négocier que le Raz de Sein, mais les concurrents devront quand même tenter de le franchir avant la renverse du courant, à 18h30 ce soir , sous peine de devoir lutter à la fois contre vent et courant ».
A 13h hier, les équipages ont donc quitté la baie de Douarnenez pour une double traversée de quatre jours et quatre nuits qui va les mener jusqu'à l'extrémité sud de l'Irlande et le phare myhtique du Fastnet.

En début de soirée, Riechers Jorg et Pierre Brasseur (Mare.de) étaient en tête de course en prototypes, devant Sébastien Rogues et Matthieuy Souben (Eole Génération - GDF Suez). Bertrand Delesne et Stéphane le Diraison (Prati' Buches) complétaient le podium. Derrière, Thomas Normand et David Sineau (Financière de l'Echiquier), Guillaume Le Brec et Yann Rioux (Eva Luna), Vincent Barnaud et Remy Beauvais (Sex' n Sun - Système D) suivaient de peu. En série, Bruno Simonnet et Jonas Gerkens (El Nono), Davy Beaudart et Pierre Derjean (Nauty'Mor) ainsi que Jean-Marc Allaire et Charlie Pinot (Bakker Tilly -AG2R La Mondiale) composaient le podium provisoire.

Les Minis devaient atteindre la Manche hier à la tombée de la nuit. Passant par le rail d'Ouessant, les équipages s'attendaient à affronter des conditions plus difficiles que prévu. Face à des vents de 25 à 30 noeuds, l'expérience pourrait bien s'avérer cruciale afin de négocier au mieux la journée de lundi.


Josselin BREMAUD de Ouest-France, cliquez sur le titre pour lire la source.

Dans les petits papiers de Yann Tiersen.

Voir la vidéo en cliquant sur le titre.

Interviewer Yann Tiersen serait une entreprise casse-gueule, parait-il. Le musicien vagabond est un brun lunatique avec les médias, nous dit-on.

A croire que nous sommes passés entre les gouttes, ou que tout ceci n'est que foutaise. C'est un artiste tranquille, définitivement globe-trotter et impatient de sortir son disque qui s'est présenté à nous, avant d'honorer aux « 3 Eléphants » l'une de ses deux seules dates françaises de sa saison de festivals.

Un chevalet de post-it curieux s'est dressé face à lui. Il est question de Christophe Miossec, de Ouessant, du web, de son amour du rock, et de… Silverster Stallone.

18 juin 1940. Le devoir sacré des Sénans.

En juin 1940,
François Hervis
n'avait que 15 ans
mais il était
sur les quais de
l'île de Sein,
prêt à rejoindre
les partisans de
De Gaulle,
Outre-Manche.
Il embarquera en
octobre 1943.





Photo:
Hervé Queillé


14 juin 2010,Cliquez sur le titre pour lire la source.

«À Sein, le devoir de secours, c'est sacré. On se devait d'y aller; c'est tout.» Entre le 19juin 1940 et le 3octobre 1943, 133 habitants de l'île de Sein sont partis rejoindre le Général de Gaulle en Angleterre. François Hervis était de ceux-là.

On a beaucoup écrit sur Sein et ses marins, figure emblématique de la France Libre. Sans doute trop et parfois n'importe quoi, estime François Hervis, aujourd'hui retiré à Primelin (29). «Il a été dit que le départ des Sénans s'était fait dans la confusion et la précipitation; cela est totalement inexact», affirme-t-il, soulignant le rôle essentiel joué par le maire, Louis Guilcher, et le recteur, Louis Guillerm, «qui s'entendaient à merveille». En tout cas, sur l'île, ce fameux 18juin 1940, personne n'entend le fameux appel. Pour autant, les Sénans ne sont pas coupés du monde: «Par les journaux et la TSF, on suivait l'avancée de l'armée allemande. On voyait aussi de la fumée noire qui venait de Brest, les cuves de fioul ayant été vidées et incendiées. Ça a été la première marée noire sur Sein...»

Débarquement de chasseurs alpins

Le lendemain, surprise: «On a vu arriver sur le ?courrier? de nombreux jeunes civils et des chasseurs alpins. C'était le monde à l'envers. Les bérets, ça a fait sourire sur le coup», confie François. Mais, à l'époque, l'heure n'est pas à la rigolade. L'ArZénith doit poursuivre sa route vers Ouessant. À20h, il lève l'ancre, avec 75 militaires à bord. À la demande du maire, le Velleda, ravitailleur des phares en mer, commandé par Jean-Marie Porsmoguer, l'accompagne avec 32 civils. Le lendemain, seul le Velledaest de retour: «Jean-Marie Menou et ses trois marins de l'Ar Zénith ont mis le cap sur Plymouth avec d'autres bateaux (il ne rentrera à Sein qu'après la guerre, pour apprendre la mort de son fils unique, tombé lors de la libération d'Audierne, en août1944). Jean-Marie Porsmoguer nous explique qu'alors Ouessant est le lieu de rendez-vous de tout ce qui flotte et le point de ralliement de tous ceux qui désirent gagner l'Angleterre».

«On a des bateaux, il faut s'en servir !»

Le samedi22 juin 1940, François et de nombreux îliens, regroupés sur le quai sud, entendent enfin l'appel du Général de Gaulle: «Il y a peu de réactions sur le coup. En rentrant chez moi, près de la cure, je rapporte au recteur ce que je venais d'entendre. En fin d'après-midi, des groupes de jeunes se forment sur les quais. On apprend que des départs isolés ou en nombre ont déjà eu lieu de la côte finistérienne. On a des bateaux, il faut s'en servir dit quelqu'un... Mais un départ de cette nature ne s'improvise pas surtout que les candidats au départ, des classes 40et plus, sont nombreux... Le recteur nous encourage tout en nous demandant un peu de patience».

Une prière avant de partir

Mais les événements se précipitent: le dimanche23juin, l'armistice est signé. «Le recteur et le maire craignent une prochaine arrivée des Allemands. Le lendemain, la gendarmerie d'Audierne demande au maire de recenser les jeunes gens et les hommes valides. «Il n'y a plus à tergiverser. À la suite d'une réunion à la cure, deux bateaux prennent la mer, le soir même à 22h, pour ne pas se faire repérer: le Velleda et le Rouanez ar Mor, de ProsperCuillandre, embarquent 55 jeunes gens et hommes mariés. Une prière, bénédiction des bateaux et c'est parti, sans chants ni grandes phrases mais avec beaucoup de recueillement et de tension». Mais tout le monde n'a pas pu embarquer. FrançoisFouquet, Martin et Joseph Guilcher décident alors de réarmer le Rouanez ar Paeo'ch, le Maris Stella et le Pax Vobis, finalement remplacé par Le Corbeau des Mers, de Pierre Cuillandre, pour cause de panne de moteur. Ils prennent à leur bord plus de 50 nouveaux volontaires, le mercredi26 juin au soir. «Je me souviens avec émotion de ce confiteor récité avec le recteur par les gars, pas tous des assidus de la grand-messe pourtant...», confie François.

Un sujet sur lequel on ne plaisante pas

François, malheureusement, n'a pas pu embarquer(*):«J'avais ma valise mais, vu notre nombre, le recteur a dit stop: priorité aux plus de 16 ans! De mon âge (15 ans), seuls Joseph Porsmoguer et François Guéguen (avec ses frères sur l'ArZénith) ont pu partir. Louis Fouquet, 14 ans, s'est caché dans la cale du bateau de son père! Sitôt les volontaires partis, une vieille îlienne demande en breton:-?Et maintenant monsieur le recteur?? - ?Nous ferons de notre mieux?, répond celui-ci». «Aidé par des bonnes volontés, il fera le maximum, avec de pauvres moyens durant toute l'occupation où on crevait de faim; notamment à l'égard des171enfants qui ne reverront pas leur père avant la fin de la guerre et jamais pour certains». Une solidarité qui fait toute la fierté et l'honneur des Sénans et avec lesquels il ne faut pas plaisanter. Après guerre, une équipe de tournage avait commencé à prendre quelques libertés avec les événements:«Ça a failli tourner à la bagarre. Ils ont dû plier bagages».

* Il partira le 3octobre 1943 avec quatre camarades dans des conditions périlleuses.

Hervé Queillé

dimanche 13 juin 2010

Vingt lycéens brestois en immersion à Molène.












mercredi 02 juin 2010
cliquez sur le titre
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Un groupe d'élèves du lycée professionnel de la Croix-Rouge, de 1 re et 2 e années de CAP Elec et 2e année MVA (Maintenance des véhicules automobiles), vient de passer trois jours sur l'île avec quatre accompagnateurs.

Sur le bateau, ils se sont relayés pour effectuer des relevés GPS pour contrôler la position et la vitesse, exercices de mathématiques en grandeur nature.

Arrivés sur l'île, en chemin vers le terrain de sport du Théven où ils étaient hébergés par la municipalité, ils ont fait une halte pour visiter la centrale électrique.

Le premier jour, deux groupes se sont constitués. Pendant que le premier découvrait l'archipel en kayak, le second a entrepris de ranger et nettoyer le sémaphore.

Le second jour, par petits groupes le matin, les élèves ont arpenté les grèves et plage de l'île pour ramasser les déchets.
Les bouteilles plastiques représentent l'essentiel des déchets collectés, ainsi que les restes d'un vieux tracteur sur le site d'une ancienne décharge en bord de mer.

L'après-midi a été consacré à l'installation d'une station météo automatique à l'ancien abri du canot de sauvetage et à la suite du nettoyage du sémaphore pour un groupe, tandis que l'autre découvrait à son tour l'archipel en kayak, sous la houlette de Quentin Cuillandre, allant à la rencontre d'une colonie de phoques sur un îlot.

Les élèves de CAP MVA avaient proposé aux îliens de contrôler les véhicules circulant sur l'île (il y en a 6). Cela n'a pas été possible, mais ce n'est que partie remise pour l'année prochaine. Les cardans tiendront jusque-là.

Une rencontre est prévue en juin entre les professeurs et la municipalité pour faire le bilan du séjour et envisager une suite au projet. Plus de 500 kg de déchets ont été collectés au cours des trois jours.