dimanche 27 juin 2010

De Dunkerque à Ouessant, puis de Ouessant à Hendaye,

Philip Plisson,
appareil photo en main,
a fait un tour sur
les canaux de la
Venise provençale,
avant de mettre
le cap sur Marseille.



Photo E.G.


Le photographe Plisson craque pour le Miroir aux oiseaux
Publié le vendredi 25 juin 2010 à 16H00, cliquez sur le titre pour lire la source.

Ce grand photographe immortalise l'ensemble des rivages français

Son catamaran "Pêcheurs d'images"n'est pas passé inaperçu hier après-midi, navigant doucement dans le chenal de Caronte. Imposant, armé aux couleurs de la société nationale de sauvetage en mer (SNSM), il a fait une halte prolongée devant le Miroir aux oiseaux, s'est dirigé vers la pointe Saint-Christ, et les bassins de Ferrières. A bord, Philip Plisson, peintre de la Marine et photographe de renommée mondiale, qui poursuit depuis plusieurs mois un projet consistant à photographier la France vue de la mer.

De Dunkerque à Ouessant, puis de Ouessant à Hendaye, de Cerbère à Menton, avant un tour de Corse pour terminer en septembre prochain, son périple l'a mené hier au coeur de la Venise provençale. "Le Miroir aux oiseaux, c'est mon coin de poésie de la journée, confiait-il, à l'occasion d'une halte improvisée en face des locaux de La Provence. Avant, après la beauté de Collioure, tout était très plat. Mais je reviendrai faire les installations industrielles du port de Fos de nuit." Après avoir réalisé des centaines d'images en hélicoptère, Philip Plisson a décidé de mener ce projet en partant d'un parti-pris: "Ne réaliser des images qui ne peuvent être faites que depuis un bateau. Ensuite, je n'invente rien. Je photographie les côtes françaises telles qu'elles sont." Et même après des années passées à photographier les marins, les voiliers, les chalutiers, les bateaux de la marine nationale, la mer réserve toujours des surprises. "Hier, avant le Cap d'Agde, on est tombé sur un camp de naturistes... C'était hallucinant. Ils étaient des centaines agglutinés sur un même espace, alors que de part et d'autre, il y avait des centaines de mètres de plage libre. L'image est saisissante. On dirait un véritable essaim..."

De ce périple effectué "à l'allure d'un cyclotouriste, avec des paysages qui s'ouvrent comme des pages d'un livre, et en rendant visite à toutes les stations de la SNSM", Philip Plisson retire deux paradoxes: "Il faut quand même qu'on soit un pays sacrément riche pour que toutes ces maisons, villas, et appartements construits en bord de mer soient fermés les trois quarts du temps. Idem lorsqu'on voit tous ces ports de plaisance plein comme des oeufs, pour des bateaux de plaisance dont on sait qu'ils ne sortent, en moyenne, que 38heures par an!" Des falaises d'Etretat à la magie des côtes basques, du gigantisme du Mont Saint-Michel aux couleurs argentées de Collioure, du Miroir aux oiseaux au luxe de la Côte d'Azur, les milliers de photographies seront ensuite triées, puis publiées dans cinq livres. "Je fais les photos, Patrick Mahé les textes, et Arnaud Guérin se chargera des interprétations géographiques." Prochain projet? "Un autre challenge. Le tour des rives de la Méditerranée..."

Éric GOUBERT (egoubert@laprovence-presse.fr)

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