vendredi 25 juin 2010

Le bateau s'aventure également régulièrement vers Ouessant.

Manuel Geffroy,
patron-pêcheur
du Phénomène







mercredi 23 juin 2010
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Portrait

Grand, brun, Manuel Geffroy a le teint hâlé des gens qui passent leur vie en mer. Et un sourire éclatant. Six jours par semaine, il embarque, la plupart du temps seul, parfois accompagné d'un matelot ou de l'un des trois armateurs de son bateau, le Phénomène, pour une journée de pêche à la ligne. Un travail difficile et exigeant, qui réclame force physique et caractère bien trempé.

Pas par hasard

Cela fait deux ans que Manuel est pêcheur. Il a commencé comme matelot sur un fileyeur et caseyeur au Conquet. « Mais je ne ferai pas ce métier si je n'étais pas patron pêcheur, reconnaît-il. Prendre des décisions et faire des choix m'intéresse autant que pêcher ».

Ce Morlaisien de 35 ans a toujours eu une passion pour la mer. Très sportif, l'ex-prof de gym a fait beaucoup de plongée sous-marine et de surf. « Mais l'idée de devenir pêcheur me trottait dans la tête depuis longtemps. On ne vient pas à la pêche par hasard. J'ai vu des gens décider de devenir matelot sans connaître la mer... Ils n'ont jamais tenu plus de quelques jours. Moi, j'ai toujours eu cette passion. »

« Ethique »

Manu a choisi la pêche à la ligne pour son côté éthique, propre, qui ne met pas en danger la ressource. « Avec les filets, la perte en poisson est énorme, estime-t-il. Ce sont des jouets pénibles, on passe son temps à les remonter, à les réparer. » Il pêche à la côte, à des profondeurs allant de 50 à 80 m de fond, ou sur les épaves qui sont « comme une oasis au milieu du désert, car ce sont des espaces qui concentrent le poisson ».

Le lieu se réfugie à quelque 120 m de profondeur, il est pêché avec des vire-lignes, alors que le bar est pêché à la traîne. Le bateau s'aventure également régulièrement vers Ouessant, et plus le temps est gros, meilleure est la pêche. Mais Manu l'avoue : « On arrive à se faire peur ».

Mais le plus dur, c'est d'enchaîner les jours. « Je me lève vers 2 h 30 du matin, six jours par semaine. » La pleine saison dure huit mois. L'hiver, on sort moins longtemps - les journées sont plus courtes - et pas tous les jours. C'est selon la météo.

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