mercredi 30 juin 2010

Le sémaphore de l'île d'Ouessant; Toute la presse en parle...!

Alexandre Ponomarev,
subjugué par ce
bout du monde.




Depuis près d'un an, une demi-douzaine de créateurs - écrivain, illustrateur, auteur de BD, peintre ou plasticien - se sont succédé au sémaphore du Créac'h réaménagé en résidence d'artistes.

Délaissé par la marine nationale qui y surveillait le rail d'Ouessant, le sémaphore a été racheté par le département du Finistère pour devenir un lieu de résidence à une heure du continent. Sensations fortes assurées dans ce site exceptionnel battu par les vents.
Le Russe Alexandre Ponomarev, 53 ans, occupe actuellemnt le sémaphore situé à 3 kilomètres du village.
« Fantastique, fantastique ! ». Ce plasticien obsédé par l'océan n'a que ce mot à la bouche depuis son arrivée. L'ingénieur naval, ancien officier de marine, s'immerge doucement dans ce paysage minéral du bout du monde qu'il décrit comme « lunaire ».
Dans un réflexe de marin, il a étalé sur la table de la salle d'observation ses cartes marines en cyrillique qui décrivent le rail d'Ouessant.
L'artiste - connu pour sa performance en 2000, Maya, l'île perdue, au cours de laquelle il a fait disparaître dans un nuage de fumée l'île de la mer de Barents -, a tout juste griffonné quelques projets.
Rudes conditions de vie
Unique en Europe, cette résidence perpétuelle est gérée par plusieurs associations dont la ouessantine CALI (Cultures arts et lettres des îles) à l'origine du projet. Les créateurs sont sélectionnés sur dossier pour des résidences de un à quatre mois.
Les artistes, avertis des conditions de vie difficiles, consacrent quatre demi-journées aux écoles et au club des anciens de l'île. Avec ces échanges, les 800 habitants, connus pour leur caractère trempé, peuvent rencontrer ces visiteurs inhabituels. •

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