mardi 22 juin 2010

L'ouverture de la ligne vers Ouessant, en 1954, mais aussi l'electricité.

L'événement va être fêté en famille, aujourd'hui. L'aéro-club du Finistère, basé à Guipavas, affiche 80 ans aucompteur et fait preuve d'une belle vitalité, avec près de 260 membres.

Un aéro-club sans aérodrome ni appareil. Ce fut le lot de l'association brestoise lorsqu'elle naquit, le 3avril 1930, à l'initiative de Charles-Yves Peslin, 17 ans à l'époque, et d'une poignée d'amis passionnés. «Leur but était, à l'origine, d'organiser la propagande en faveur de l'aviation et de promouvoir son développement au fin fond de la Bretagne», souligne le président actuel, Jean-Jacques Bian. Leur seul bien aux débuts: un hangar, rescapé du premier conflit mondial, servant initialement à abriter les dirigeables.

Premières ailes en 1936

Il faudra attendre mai 1936 pour voir l'aéro-club se doter de ses deux premiers avions, un Potez 58, triplace, et un P-60 école, offerts par la chambre de commerce de Brest. Entre-temps, l'aéro-club n'était pas resté inactif, organisant plusieurs meetings qui eurent un écho national et créant une piste dans la baie du Kernic, à Plouescat. Mais, surtout, en 1935, une convention entre Marine et CCI permit de libérer, puis d'aménager, les terrains jouxtant l'aérodrome. Seule la guerre stoppa brutalement le développement de l'aéro-club qui connut, du coup, dix années de sommeil forcé. «Tous les pilotes et les avions étaient mobilisés», rappelle Pierre Estève, 79 ans, le doyen des pilotes. Pour la résurrection, il faudra attendre septembre 1949 et les efforts d'un nouveau président, un certain Alfred Chupin ?
pilote de l'armée de l'Air et député-maire de Brest ? pour qu'un premier appareil soit acquis, un Mauboussin 129. Son moniteur, Marcel Bolleau, allait devenir pilote de ligne à Air-France. C'est d'ailleurs l'une des caractéristiques de l'aéro-club. «Nous avons formé nombre de pilotes quiontfait carrière ensuite, le plus célèbre étant Jean-Loup Chrétien, qui a obtenu son brevet ici, en 1958», relate Pierre Estève. «Parallèlement, grâce à la proximité de la Ban et du centre de Loperhet, nous comptons, aujourd'hui encore, beaucoup de militaires parmi nos membres ainsi que des aiguilleurs de l'aviation civile», précise Jean-Jacques Le Bian.

Une flottille de neuf avions

À partir des années 50, l'aéro-club a contribué à l'essor et au dynamisme de l'aviation. Quelques innovations en témoignent, comme l'ouverture de la ligne vers Ouessant, en 1954, ou l'apparition d'une aviation d'affaires, dans les années 60.
Et les Brestois ont su s'adapter au mieux aux innovations technologiques et aux réglementations de plus en plus drastiques apparues dans les années 70. Aujourd'hui, le club est riche d'une flottille de neuf appareils, Robin, Piper et Aquila.

Tous les adhérents ne sont pas pilotes.

Car l'aéro-club abrite aussi une section d'aéromodélisme, en plus de quelques mordus de construction d'appareils, affectueusement surnommés «les fous volants». Tous sont invités, aujourd'hui, pour évoquer leur passion, présenter leurs modèles. La Marine a également accepté deposer quelques-uns de ses avons. Quant aux invités d'honneur, ce seront les anciens présidents du club, tous ceux qui ontcontribué à la notoriété du site brestois.

Renseignements sur toutes les activités, du brevet aux baptêmes de l'air, en passant par les modèles réduits, au 02.98.84.61.86.

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