samedi 31 juillet 2010

Après Ouessant, j'ai fait l'erreur de passer au large de l'île de Sein

Etape 1: déclarations: 31/07/2010. Cliquez sur le titre pour lire la source.

Voici ce qu'ont déclaré les principaux protagonistes à l'issue de l'Etape 1 de la Solitaire du Figaro, à Gijon.

Armel Le Cléac'h (Brit Air, vainqueur) : "C'est une belle victoire car depuis le début, j'étais souvent aux avant-postes. J'ai toujours été dans les bons coups même si je n'ai pas toujours été le meilleur partout mais au final, je passe en tête à Portsall. C'était important car je savais que ça partirai par devant à un moment ou à un autre. Dans le golfe de Gascogne, une fois traversée la dorsale, c'était les premiers qui touchaient le vent. Plus on avançait et plus ça allait vite. Au fil de la journée, je voyais les bateaux derrière moi devenir plus petits, je savais que c'était bon signe (…) Ça a été assez dur les deux premières journées : je crois que je n'ai quasiment pas dormi pendant 48 heures… A la fin, j'étais dans le rouge. Je commençais à délirer un peu à bord, j'oubliais que j'étais en course, je ne voyais plus bien les afficheurs, je ne savais plus trop où j'étais. Mais les autres étaient dans le même cas de moi. Après, heureusement, la nuit dernière, je me suis bien reposé pour préparer cette dernière ligne droite. C'est vrai que je suis dans l'euphorie. Quand on est devant, c'est plus facile de tenir la fatigue. Aujourd'hui, je n'ai pas du tout dormi. J'ai l'impression de ne pas être fatigué alors qu'en fait, je suis très très fatigué ! (…) Je n'avais pas forcément la rage au ventre, c'était surtout l'envie de bien faire sur l'eau, de ne pas faire d'erreur. J'étais vraiment concentré sur ce que je faisais. A chaque fois que je prenais une décision, je pesais le pour et le contre. Cette nuit, quand il a fallu empanner, il ne fallait pas se tromper, j'ai passé beaucoup de temps à réfléchir à tout ça. Pour gagner, il faut être présent sur tous les coups. Il faut prendre les bonnes décisions et parfois, on a une minute pour les prendre."

Yann Eliès (Generali-Europ Assistance, 2e à 14 min 32 sec) : "L'alarme ne s'est pas mise en route et j'ai fini à la côte (au début de l'étape). C'est une grosse erreur, j'hypothèque peut-être mon Figaro là-dessus alors qu'aujourd'hui, je serai idéalement placé. Mais c'est le jeu, ça fait partie des histoires de La Solitaire du Figaro. Après, je me suis dit qu'il fallait faire comme Damian Foxall en 1999. Il était tombé à l'eau. On l'avait ramené sur son bateau et il s'était dit qu'il fallait gagner la manche et il l'avait gagnée. Mon objectif, c'était ça, la gagner et je ne suis pas loin. Je n'ai pas à rougir de ma course. J'ai super bien navigué, je suis content de moi. Ça n'a pas été facile de se remettre de mon échouement sur la plage. J'ai bien compris qu'il s'était passé quelque chose de grave et que ce n'était pas bien pour la course. J'ai eu le sentiment que c'était terminé. Je me suis même demandé s'il fallait que je continue et puis j'ai réussi à rebondir. Ce qui veut peut-être dire que j'ai du caractère (…) Pour le golfe de Gascogne, le briefing de Jean-Yves Bernot nous a bien aidé. J'avais la situation bien en tête. Je sais qu'il y en a qui aiment bien faire tourner des routages, mais pour moi le scénario était clair. J'ai allumé l'ordinateur pour passer dans les cailloux mais c'est tout, je n'ai jamais fait tourner un routage. Après, quand on a un lièvre comme Armel [Le Cléac'h] et qu'on a la vitesse, il n'y a pas grand-chose à tenter de plus (…) On va attendre Brest la décision du jury pour savoir à quelle sauce je vais être mangé. Il va falloir que je porte ça jusqu'à l'arrivée mais ce qui est sûr, c'est que j'ai encore envie de me battre. Je me sens à l'aise, je sens que je peux faire quelque chose de bien. Je suis confiant."

Eric Peron (Skipper Macif 2009, 3e à 22 min 50 sec) : "J'étais dans le bon tempo dès le début, tout allait bien. Après une petite boulette au large des côtes bretonnes je suis revenu à l'attaque dans le Four. J'étais bien aussi aujourd'hui. J'y croyais… j'étais bien revenu sur Armel et puis hop, le vent est arrivé et il s'est échappé. Mais bon, je suis très content de cette place. D'autant qu'il y a un peu d'écart derrière donc c'est parfait pour la suite. Cette étape c'est pour le moment mon meilleur souvenir de toutes les étapes de Figaro que j'ai faites, c'était magique. Il y avait un mélange de tactique, de stratégie. Les conditions étaient vraiment clémentes donc on a pu s'éclater. Il y avait des coups à jouer tout le temps, sans arrêt. Et puis c'était épuisant, mine de rien. On en a parlé un peu à la VHF. Les hallucinations, tout ça. Je croyais que j'avais la musique allumée alors qu'elle était éteinte. Après, je m'endormais et je croyais que j'étais sur l'autre bord. Ce n'est pas évident d'aller dormir car on a envie de ne rien rater, chaque mètre, chaque seconde… Ca rassure quand on réussi trois ou quatre coups tactique d'affilée, on se dit bon, je suis dans le match, le bateau va bien, le bonhomme aussi. Après, tout s'enchaîne. Je suis en confiance. Je savais où j'en étais avant de venir sur La Solitaire mais là, maintenant, je sais que je n'ai plus rien à craindre des autres. Et je m'autoriserai à rêver… Comme tout le monde !"

François Gabart (Skipper Macif 2009, 4e) : "C'est la plus belle étape de Figaro que j'ai jamais faite de ma vie. Une sacrée bagarre, magnifique. On a tout eu : du côtier, des coups à jouer. Je suis super content car le bateau va bien, je suis capable de faire plein de belles choses, de remonter des places, doubler du monde. J'ai pris vachement de plaisir et je sais que je suis capable de refaire ça sur les prochaines étapes. Pour moi, c'était vraiment positif, je savoure (…) Je me suis bien cramé. Entre l'île de Batz et le Four, c'était hallucinant. Il pleuvait, il faisait froid, j'étais crevé et pourtant je continuais à naviguer comme si de rien était. C'était un peu limite… Je pense que mon cerveau ne fonctionnait qu'à moitié. Il y avait juste les bras qui fonctionnaient. Il ne fallait pas que ce soit beaucoup plus compliqué parce que je n'aurai pas pu tout gérer."

Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne, 5e à 49 min) : "Et voilà, tout ça pour ça ! (Il rit) Les écarts sont faibles en tête, je fais une bonne place, pas trop loin des vainqueurs… Quand on y pense, c'est fou de s'être mis sur la figure à ce point pendant les deux premiers jours pour se retrouver groupés comme ça au final ! J'ai essayé de récupérer le dernier jour mais c'est vraiment difficile. Il va falloir surtout bien se reposer ici, à l'escale, pour attaquer la suite. Vu les étapes qui se profilent, 45 minutes, ce n'est pas grand chose."

Gildas Morvan (Cercle Vert, 6e à 58 min 58 sec) : "C'était une étape magnifique. Il y avait des coups à jouer quasiment à chaque pointe. A Barfleur, à Cherbourg, à l'Ile de Batz, dans le Four puis le raz de Sein, il ne fallait pas trop les louper. Moi, je n'étais pas bien dans le match à ce moment là. J'ai plus joué le vent que le courant, alors qu'il fallait faire l'inverse : jouer le courant et ne pas s'occuper du vent. Après, j'ai réussi à revenir en essayant de bien naviguer dans le golfe de Gascogne. J'arrive à sauver une 6e place. Les deux premières nuits, on n'a pas réussi à dormir, la journée non plus d'ailleurs...C'était une étape assez dure. Il fallait réfléchir, faire avancer le bateau, il y avait des cailloux, du courant, le vent pas comme on voulait. Il fallait gamberger mais c'était super intéressant. J'arrive à sauver une sixième place, ça fait une heure avec Armel (58 minutes et 58 secondes très exactement) donc ça reste encore raisonnable."

Yohann Richomme (DLBC, 7e à 1 h 11 min 28 sec, premier bizuth) : "Tout le début d'étape j'étais super bien, à la pointe Bretagne j'étais même dans le trio de tête, toujours devant, alors avec Armel Le Cléac'h et Jérémie Beyou. Après, j'ai optionné avec Jérémie Beyou… Et j'ai attaqué, attaqué, attaqué tout le temps. On a une belle bagarre avec Bernard Stamm qui est 14 minutes derrière moi : deux bizuths en un quart d'heure, c'est sympa… L'étape a été incroyable avec des renversements de situation tout le temps… Erwan Tabarly et Armel Le Cléac'h sont impressionnants… Et je dois dire merci à Jérémie Beyou, sans lui je n'aurais jamais pu faire ça, en fait je l'observais en permanence sur ses réglages de tangon, de spi, ça j'ai beaucoup appris sur comment faire marcher le bateau ! Dix fois j'ai tenté, je suis passé dans les premiers, les autres revenaient, il fallait tout recommencer… Quand tu as 45 bateaux comme ça, un coup de raté c'est 15 bateaux qui te passent devant ! Quand j'y repense, cette option à l'Ouest sur 280 milles, en fait à la base elle est toute petite, c'est juste la largeur de l'île de Molène."

Corentin Douguet (E. Leclerc Mobile, 8e à 1 h 11 min) : "Ça fait du bien de faire une étape devant ! Trois ans que cela ne m'était pas arrivé. C'était une étape géniale, super dure mais absolument géniale, avec des coups à jouer tout le temps des retournements de situation… D'accord on n'est pas super frais en arrivant ici, mais ça c'est de la régate ! La fatigue ? Pour te donner une idée, j'ai une alarme de fou dans mon bateau et bien une fois j'ai dormi une heure d'affilée, c'est à dire… deux fois plus que le temps programmé… j'ai dormi 30 minutes toutes sirènes allumées ! Septième à un peu plus d'une heure, c'est bien… je regrette juste de n'avoir pas fait comme Armel (Le Cléac'h) alors que j'y ai pensé – après Batz il fallait aller à Portsall en deux bords. Je n'ai pas osé, peut-être parce que je venais de revenir de très loin pour retrouver le trio de tête. C'est comme ça, parfois on a tort de mettre de la tactique dans notre stratégie."

Jeanne Grégoire (Banque Populaire, 11e à 1 h 14 min 50 sec) : "C'était génial ! Il y a une superbe ambiance entre les concurrents. C'est exceptionnel. Il m'a fallu un peu de temps pour me remettre dans le match (absente de la Solitaire en 2009), mais une fois dedans ça a été le bonheur. Cette première étape était passionnante techniquement, tactiquement. La redistribution des cartes a été quasi permanente et tout le monde a eu son heure de gloire. Même moi j'ai été en tête à l'île de Batz. Par contre physiquement ça a été super dur. Il était prévu qu'on fasse toute la Manche au reaching et en fait on a tiré des bords tout du long (…) Au raz de Sein, je me suis dit que j'étais mal placée mais que le jeu était tellement distribué qu'il y aurait des choses à faire jusqu'au bout et qu'il ne fallait surtout pas baisser les bras. Je me suis aussi dit que ça allait mollir à l'arrivée et qu'il fallait rester fraîche pour la fin... et en fait, il n'y a pas eu ce ralentissement. J'ai peut-être un peu mal géré ma fatigue sur ce point précis, mais en dehors de ça le fait d'avoir sans doute dormi plus que les autres m'a permis de ne pas me mettre dans le rouge. Et même si ça ne paie pas maintenant, ça paiera sur la longueur de savoir gérer le sommeil".

Fabien Delahaye (Port de Caen Ouistreham, 12e à 1 h 15 min) : "Le jeu reste ouvert. Cette étape était étonnante et difficile, aussi parce qu'on a rarement eu ce qui était prévu par la météo. Le fameux bord de reaching qui s'est transformé en du près à tirer des bords, par exemple."

Anthony Marchand (Espoir Région Bretagne, 18e à et 1 h 28 min 28 sec, 3e bizuth) : "J'ai été content de ma descente de la Manche. J'ai pris une petite option à l'île de Batz qui m'a permis de bien remonter au classement. Après Ouessant, j'ai fait l'erreur de passer au large de l'île de Sein. J'avais le même écart avec Yohann Richomme (premier bizuth) qu'à l'arrivée alors que j'ai été plus ralenti que lui dans le golfe de Gascogne, preuve que j'ai bien avancé tout de même ! A l'approche de la dorsale, il y a eu une grosse molle avec un grain pendant une heure, ça a été fatal. Je suis déçu de ne pas avoir choisi la bonne option mais je suis heureux quand-même parce que 17 minutes, ce n'est rien."

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Pour le travail des marins d'Ouessant sur les ferry.

SeaFrance : Pierre Fa s'explique sur le redressement judiciairePar Alain Simoneau | Journal Marine marchande |15/07/2010|. cliquez sur le titre pour lire la source.

Le président du directoire de SeaFrance détaille les raisons pour lesquelles la compagnie en est arrivée à ce point et affirme qu’elle fera face. L’été 2010 sera crucial. D’autres acteurs que la SNCF sont attendus.

Le président du directoire de SeaFrance, Pierre Fa, s'est expliqué le 2 juillet 2010, deux jours après que, à la demande de la compagnie, le tribunal de commerce de Paris ait converti la procédure de sauvegarde en redressement judiciaire. En CE, les organisations syndicales ont donné unanimement leur accord.

Deux administrateurs judiciaires ont pris les rênes. Un endettement à court terme de l'ordre de 13 à 14 millions d'euros est figé. Une première période d'observation prendra fin au 15 septembre 2010. Dans ce nouveau cadre, trois CE extraordinaires sont programmés. Le 20 juillet, le nouveau plan industriel (NPI) doit être bouclé et acté par le CE et les instances paritaires. Si la SNCF, actionnaire, a la conviction que le NPI est vraiment accepté et sera exécuté sans heurts sociaux, il sera présenté au choix du tribunal de commerce. Les administrateurs judiciaires en place dans l'entreprise auront tout loisir de tester cet accord et ses premiers effets, en pleine haute saison. Les réservations de l'été 2010 s'annoncent plutôt bonnes, mais dans une atmosphère très compétitive.


Le test de l'été

Dans cette hypothèse, l'actionnaire s'engage à assurer la trésorerie jusqu'à la fin de la période d'observation. Il est certain qu'il sera sollicité au-delà de la fin juillet 2010. La convention de trésorerie d'un montant de 70 millions d'euros mise en place avec la SNCF sera alors dépassée. D'autant plus que le 21 juillet, le financement du SeaFrance Berlioz, acquis en 2005 par le biais de GIE fiscaux doit être dénoué, pour 21,2 millions d'euros.

Le 15 septembre, si le tribunal choisit la solution SNCF, celle-ci financera la recapitalisation de la compagnie "au compte-gouttes", prévient le président Fa, jusqu'à hauteur de 190 millions d'euros. Avec pour objectif, un plan social apuré, un retour à l'équilibre au mieux fin 2013, début 2014. Mais d'autres hypothèses sont possibles. "Il est très probable que des repreneurs vont se manifester", suppute Pierre Fa. Le tribunal aura à choisir la meilleure offre. Ou, si une alliance crédible se dessine entre la SNCF et un repreneur, à y acquiescer. Le critère social pèsera lourd.

Dans un cas comme dans l'autre, il restera l'arbitrage de l'Union européenne. Celle-ci peut repousser le NPI, l'accepter, ou plus probablement l'"amender", en imposant une cure d'amaigrissement supplémentaire, assortie d'une perte de parts de marché. Par exemple, en imposant la vente à la concurrence d'un des navires. "Dans ce cas, ce serait l'un des trois car-ferries", commente Pierre Fa. Il reste donc bien des inconnues à lever.

La fin du tramway transmanche

Cette situation, explique le président, se comprend d'abord par une situation de fond : un métier à faible marge, mais des investissements très élevés, et un révélateur brutal, la crise économique. SeaFrance était armée pour un marché en croissance et une concurrence modérée. "Aujourd'hui, l'excès d'offre sur la demande sur la route courte est de l'ordre de 180%", calcule Pierre Fa. La crise a immédiatement étranglé SeaFrance.
"Nous faisons face", assure-t-il. "Il est possible de s'en sortir, à condition de travailler autrement."

Le NPI, avec un effectif global ramené de 1 590 à 865 postes équivalent temps plein, soit 725 suppressions d'emplois, 243 de plus que prévu par l'accord de médiation de janvier 2010, propose un armement à quatre navires, et un coefficient d'armement de 2,73. En jouant sur les renforts internes (personnel non affecté) et les CDD, l'armement sera adapté au plus près des besoins.

Ce n'est pas tout. "La guerre des prix est mortelle pour les compagnies", dénonce Pierre Fa. Un assainissement de l'offre est donc nécessaire. L'entrée en flotte par les soins de P&O Ferries de deux ferries de nouvelle génération fin 2010 et fin 2001 doit "s'accompagner d'une restructuration de flotte, et de la fin du système tramway sur le transmanche", prévient-il. Moins de navires, moins de navettes, moins de départs, sinon pas de marge. L'effort de Seafrance ne suffira pas.

Deux évacuations médicales sur des ferries le même jour

16/07/2010, clquez sur le titre pour lire la source.

Mardi, l'équipage du Dauphin de Service Public et les équipes médicales de la base d'aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic n'ont pas chômé.

Ils ont, en effet, assuré coup sur coup deux évacuations médicales à bord de ferries naviguant au large de la Bretagne.
La première s'est déroulée en matinée au profit d'un passager du Pride of Bilbao, un navire de P&O Ferries assurant une liaison entre l'Angleterre et l'Espagne, avec 665 passagers et 201 membres d'équipage à bord. A 10H30, le CROSS Corsen a reçu un message d'alerte du ferry, l'informant qu'un passager britannique de 9 ans était malade. A l'issue d'une conférence téléphonique avec le centre de consultation médicale maritime (CCMM) de Toulouse, une évacuation médicalisée est décidée. Le Dauphin SP de Lanvéoc reçoit l'ordre de décoller avec une équipe médicalisée pour rejoindre le Pride of Bilbao, qui se trouve à 40 nautiques à l'ouest de la base. A 12H30, l'hélicoptère dépose l'équipe médicale à bord, qui se charge d'établir un bilan de santé et de conditionner le patient afin de l'évacuer en civière.
A 13H40, l'équipe médicale, l'enfant et sa mère à bord, le Dauphin se dirige vers le stade Foch, à proximité de l'hôpital Morvan, où le jeune malade est pris en charge par le service des urgences pédiatriques un quart d'heure plus tard.

Après cette première opération, une seconde évacuation médicale en mer est lancée dans l'après midi.
Il s'agit alors de prendre en charge un passager du Cap Finistère, de Brittany Ferries. Alors que le navire assure une liaison entre Portsmouth et Santander avec 544 personnes à bord (dont 102 membres d'équipage), le CROSS Corsen est alerté à 17H48 qu'un passager de 50 ans se plaint de douleurs thoraciques.
Là aussi, le CCMM de Toulouse préconise une évacuation médicale. A 17H55, le CROSS Corsen fait décoller le Dauphin SP basé à Lanvéoc-Poulmic. Le Cap Finistère se trouve alors à 50 nautiques dans le Nord de Ploumanach. A 18H57, l'hélicoptère dépose l'équipe médicale à bord du ferry pour conditionner le patient et préparer le patient à être évacué sur une civière. Passager et personnel hélitreuillé, le Dauphin met le cap à 19H27 vers Brest.
Il se pose à l'hôpital de la Cavale Blanche, où le patient est confié au service des urgences à 19H55.

Au large de Crozon, un garçon dans le coma évacué d’un ferry

mardi 13 juillet 2010, cliquez sur le titre pour lire la source.

Ce mardi après-midi, à 75 km à l’ouest de Crozon, une opération d’évacuation médicale a eu lieu sur le paquebot à passagers Pride Of Bilbao pour transporter un garçon britannique de 9 ans, dans le coma, à l’hôpital de Brest.

Une encéphalite est suspectée. L’appel à assistance a été passé vers 10 h 30. Une équipe médicale est arrivée sur site vers 12 h 30 à bord d’un hélicoptère Dauphin de la Marine nationale de la base de Lanvéoc-Poulmic. À 13 h 40, l’hélicoptère a atterri à Brest et le garçon a été pris en charge par le service des urgences pédiatriques de l’hôpital Morvan.

Le bateau appartient à la compagnie P & O Ferries. Battant pavillon des Bahamas, il fait 177 mètres de longueur. Il assure la liaison entre Potsmouth et Bilbao et transporte 665 passagers et 201 membres d’équipage.

Découverte des courants marins avec Ifremer












jeudi 29 juillet 2010
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Ceux qui habitent Ouessant connaissent bien le terrible « Fromveur », qui souligne les différences climatiques entre Ouessant et le continent.
Afin de mieux comprendre ces phénomènes, Françoise Even, organisatrice de l'événement, et Louis Marié, océanographe physicien, sont venus décrypter la complexité des courants marins dans le golf de Gascogne et plus spécialement en Mer d'Iroise.

Dans cette mer, il se déroule notamment de « drôles » de phénomènes : en 2006, c'est en novembre que l'eau de mer était la plus chaude de l'année autour d'Ouessant, tandis que dans le Fromveur, même par morte-eau, le courant attend 4 noeuds.
Louis Marié a évoqué le programme sur lequel il travaille, intitulé « FromVar ». Plusieurs étapes sont ainsi effectuées : tout au long de l'année, prélèvement de la température et de la salinité de l'eau aux différentes profondeurs, extraction de planctons et lâchers de colorants dans les courants, afin de connaître leur destination, leur évolution, et la hauteur des vagues.

Rendez-vous sur : www.previmer.org

vendredi 30 juillet 2010

Voile - Figaro: La flotte au ralenti

Le 30/07/2010 à 22:27; Cliquez sur le titre pour lire la source.

Si Armel Le Cléac'h (Brit Air) restait leader de la première étape de La Solitaire du Figaro vendredi en fin de journée, l'ancien vainqueur de l'épreuve (2003) n'était pas mieux loti que ses adversaires.
La flotte est confrontée à une zone sans vent dans le Golfe de Gascogne, à moins de 70 milles de l'arrivée à Gijon. «Cela fait du bien d'avoir eu une nuit où on a pu mettre le pilote et se reposer régulièrement car les deux premières journées ont été assez dures», a-t-il expliqué vendredi.
Eric Péron (Skipper Macif 2009) a désormais le même retard sur Le Cléac'h que le deuxième et ancien leader, Yann Elies (Generali Europ Assistance). (Avec AFP)

Le classement à 19h00 :
1. Armel Le Cléac'h (Brit Air/FRA) à 48,8 milles de l'arrivée
2. Eric Peron (Skipper Macif 2009/FRA) à 1,4 milles du premier
3. Yann Elies (Generali Europ Assistance/FRA) à 1,4
4. François Gabart (Skipper Macif 2010) à 4,0
5. Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne/FRA) à 4,2
6. Erwan Tabarly (Nacarat/FRA) à 5,4
7. Corentin Douguet (E. Leclerc Mobile/FRA) à 5,8
8. Jeanne Grégoire (Banque Populaire/FRA) à 6,0
9. Adrien Hardy (Agir Recouvrement/FRA) à 6,2
10. Alexis Loison (All Mer Ineo FDF Suez/FRA) à 6,3

Molène. La belle santé du champ d'algues géant












Photo: Yves Gladu
Agence des
aires marines


Pour d'innombrables espèces, le champ d'algues de Molène est un habitat dans un état de conservation remarquable. Il abrite d'ailleurs une grande biodiversité. Ici, un labre dans une forêt de laminaires. protégées

Le champ d'algues molénais est le plus important de France. Il fait actuellement l'objet d'une radiographie complète, y compris par moyens aériens.

Après les champs de blocs et les herbiers zostères, suite de notre balade en mer dans le parc naturel marin d'Iroise. Avec, cette fois, une halte prolongée à Molène dont l'archipel héberge le plus grand champ d'algues français et l'un des plus diversifiés d'Europe.

Des algues norvégiennes et portugaises!

Alors docteur, comment va-t-il? «Il se porte bien, diagnostique Philippe Le Niliot, responsable scientifique du Parc marin. Alors que nous assistons à une certaine régression de champs d'algues dans le Sud-Bretagne, celui de Molène est en bonne santé et semble bien supporter l'exploitation goémonière qui dure depuis déjà 170 ans.
Pour d'innombrables espèces, c'est un habitat dans un état de conservation remarquable et la biodiversité qu'il abrite (allant jusqu'aux phoques et dauphins) témoigne de la bonne qualité du milieu. La durabilité semble assurée». Philippe Le Niliot ne délivre pas son diagnostic au doigt mouillé mais sur la base d'un vaste programme lancé dans le cadre du Parc marin pour tout connaître de ce champ d'algues situé à la rencontre des eaux froides du nord et des eaux chaudes du sud.
Au point qu'y cohabitent des algues jadis venues de Norvège (laminaria digitata et hyperborea) et du Portugal (saccorhira polyschides). Les Nordiques et les Ibériques prenant racine sur le même site breton, c'est dire s'il est accueillant! Ce programme de connaissance du champ d'algues molénais mobilise de gros moyens parmi lesquels une cartographie, réalisée en collaboration avec le Shom (Service hydrographique de la Marine) à partir d'un avion capable de balayages électroniques sur 240m de largeur et jusqu'à 20m de profondeur.
Ce procédé technique nécessite bien sûr des conditions météo optimums et même s'il n'est pas encore efficace à 100%, il est d'une grande utilité dans un archipel s'étendant sur plus de dix kilomètres. Des levés bathymétriques avec Ifremer et des actions de terrains menées par les agents du parc vont compléter le processus pour établir la première étude complète de ce champ d'algues unique par sa longueur et sa densité.

Le peigne après le scoubidou

L'exploitation goémonière semble bien supportée et le fameux «scoubidou» extrait, chaque année, environ 50.000 tonnes de laminaria digitata, algue située à un niveau peu profond (jusqu'à cinq-six mètres). Mais la demande de laminaires a tellement explosé ces dernières années (cosmétique, alimentaire...) que les goémoniers sont passés à l'exploitation de l'espèce hyperborea que l'on trouve jusqu'à 30m de profondeur. 12.000 tonnes environ de cette espèce sont actuellement récoltées avec un procédé de «peigne» encore trop récent pour pouvoir en mesurer tous les effets sur la biomasse.
Cette vaste photographie du champ d'algues molénais va permettre d'en suivre l'évolution au plus près et de prendre des mesures d'adaptation, si nécessaire, avec les professionnels qui sont représentés au sein du Parc marin. L'exemple du maërl des Glénan est là pour attester de l'impérieuse nécessité d'une surveillance de la ressource.
Longtemps surexploité pour des sous-produits (comme des amendements calcaires dans les champs), le banc de maërl des Glénan a été fermé au moment où on lui trouvait des débouchés nettement plus valorisants et rémunérateurs. Tels les systèmes d'épuration dans les stations de traitement des eaux. Un contre-exemple éclairant pour le champ d'algues de Molène.

René Perez, 30 juillet 2010, cliquez sur le titre pour lire la source.

Défi jeunes. Ondine Morin «coup de coeur» du jury















30 juillet 2010
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«Coup de coeur» du jury régional Défi jeunes de Jeunesse et Sports pour son projet «Kalon Eusa», Ondine Morin, auto-entrepreneur ouessantin, représentera la Bretagne à l'échelon national.

Ondine est ouessantine et ne veut pas quitter son île. «À Ouessant, il n'existait pas de guide interprète régional (Gir). L'agrément est attribué par la préfecture». En 2008, avec le soutien de Chrysalide, coopérative d'entreprises, la jeune femme lance «Kalon Eusa» (coeur d'Ouessant). Elle en devient l'un des entrepreneurs salariés et propose aux touristes de voyager au coeur de son île par l'oralité. «J'ai attaqué une niche sans pouvoir, au départ, me baser sur des chiffres. Mais il y avait de la demande». À l'été 2008, Ondine invite à ses premières balades-découvertes, sur les naufrages, sur les modes de vie insulaire.

«On va voir hors des sentiers battus»

«On va voir hors des sentiers battus. L'idée est de redonner vie aux pierres, au patrimoine de l'île par l'oralité. On part tôt le matin vers Cromlech (cercle de menhirs), un observatoire astronomique qui date du néolithique, pour observer le lever du soleil. Le soir, vers 22 h 15, on assiste à l'allumage des phares de nuit. Ensemble, on voit scintiller jusqu'à 18 feux sur tout le littoral de la mer d'Iroise. Lors de cette balade d'une heure, j'apprends à décoder les éclats et nous terminons sous les feux du phare du Créac'h, le plus puissant d'Europe». C'est en 2008 également que la direction départementale de la Jeunesse et des Sports du Finistère (DDJS) propose un concours, «Envie d'agir-Projet jeunes ». Ondine enlève la palme départementale. «Cette année, j'ai été recontactée pour participer à "Envie d'agir-Défi jeunes", le niveau régional ». Il a nécessité, pour Ondine, la recherche d'une dizaine de partenaires. «J'ai présenté mon projet dans une sorte de mémoire, puis je suis allée à Rennes passer un oral». Désigné «Coup de coeur» du jury au terme d'une prestation orale convaincante, la Ouessantine représentera la Bretagne au niveau national.

Résultat fin août

«On me demande de produire un autre mémoire. Le résultat du concours sera connu à la fin du mois d'août». Trente projets ont été sélectionnés dans toute la France. «Dix seront retenus pour l'oral». La bourse obtenue jusqu'ici n'est pas très conséquente mais la communication faite autour de « Kalon Eusa» est importante. Vit-elle de son initiative ? «En saison, sur six mois, j'en vis. Les six mois restants, c'est plus difficile mais, même en plein hiver, l'île attire. Les chasseurs de tempête, par exemple. Onva faire des photos ou on organise des ateliers patrimoine autour du filage de laine, de la réalisation du flan au lait». Pour Ondine, ce travail demande une grosse collecte d'archives. «Je me renseigne auprès des anciens. Ils m'apprennent les gestes... Ce sont des rencontres, on rigole». Aujourd'hui, la jeune Ouessantine (26 ans) a quitté Chrysalide. «Je suis auto-entrepreneur, en période de test». Et va de l'avant. «Ouessant ne vit pas seulement du tourisme. Il y a beaucoup de choses à développer, comme la matière biologique. L'algue est un des aliments stars des futures années. Par grande marée, nous partons sur l'estran, le supermarché de la mer. L'idée est que, plus tard, les jeunes puissent s'installer à Ouessant».

Contact Site, www.kalon-eusa.com

Karine Joncqueur

Cela c'est passé à Ouessant.

Vie libre Mercredi 28 juillet, 20 h 30, salle de la mairie.

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Phares contés Une fable poétique rythmée par les rayons du phare.
Mercredi 28 juillet, 22 h 15, rendez-vous au moulin de Caraës.
Payant. Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Concert clôture académie de piano Lydia Jardon Classique.
Les stagiaires achèvent leur semaine d'étude par un concert public, ouvert à tous. Vendredi 30 juillet, 21 h, église Saint Pol Aurélien. Payant.

jeudi 29 juillet 2010

Forum de l'algue : les algues en cuisine












mardi 27 juillet 2010
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Le Forum de l'algue attire depuis 15 ans à Lanildut des visiteurs de plus en plus nombreux. Il a été inauguré cette année par Marguerite Lamour, député, et Mickaël Quernez, vice-président du conseil général et président du comité départemental du tourisme.

Lanildut et les algues sont indissociables. Outre, les deux conférences, l'une par Hervé Grall sur le bateau La Recouvrance et l'autre par Brigitte Borneman-Blanc de 3B conseil, sur les algues (la ressource), une vingtaine d'exposants sont présents avec des stands dédiés à la mer et aux algues.

Tous les ans, des nouveautés apparaissent. Cette année, Louis Diverrès et son épouse sont venus pour la première fois tester leurs produits directement auprès du public. Louis est récolteur d'algues de rive professionnel, installé à Plouarzel.
À marée basse, il cueille les différentes algues telles le kombu (laminaria digitata et saccharina), le spaghetti de mer (limanthalia), la dulse, le nori... sur les côtes du pays d'Iroise.

Les algues sont séchées au soleil, naturellement. Dès qu'elles sont craquantes, elles sont coupées et ensachées à la main sous l'appellation « p'ti goem de l'Iroise ». Leur fille, Lisa Le Bris, est intallée au Conquet et fait des mélanges de sel de guérande avec des algues également.
La grande distribution commence à s'intéresser à ces produits riches en oligo-éléments.

Solitaire du Figaro: Gabart devant en mer d'Iroise

jeudi 29 juillet 2010 à 11:08, cliquez sur le titre pour lire la source.

C'est dans la nuit que la flotte de la Solitaire du Figaro 2010 a passé le phare du Four pour lancer les spis et commencer sa descente vers Gijon (Espagne), terme de la première étape.
Leader mercredi au dernier pointage de 19 heures, Yann Eliès (Generali-Europe Assistance) a perdu très gros en s'échouant sur la plage de Primel, pas loin de Morlaix.
S'il a réussi à se déséchouer seul, le dauphin de Nicolas Lunven sur la Solitaire 2009 écopera d'une pénalité pour avoir utilisé son moteur, plombant ses chances de victoire finale.
Ce jeudi matin, François Gabart (Skipper Macif 2010), premier bizuth en 2008, s'est hissé en tête de la course devant Yoann Richomme (DLBC), un bizuth, et Jérémie Beyou (BPI) alors que les concurrents ont fait leur entrée en mer d'Iroise.

Newsweb.

Evacuation médicale d'une passagère d'un ferry au large de Lanvéoc (29)

Communiqué de presse, Brest, le 29 juillet 2010.
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Cette nuit, l'hélicoptère Dauphin médicalisé de la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic a réalisé, à la demande du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Corsen, l'évacuation d'une passagère à bord du Cap Finistère, un paquebot à passagers de la compagnie Brittany Ferries de 204 mètres avec 370 passagers et 104 membres d'équipage à bord qui assure la liaison entre Portsmouth et Santander.

A 04h11, le CROSS Corsen a reçu le message d'alerte du bâtiment qui l'informe qu'une passagère britannique de 52 ans est malade et que le centre de consultation médicale maritime (CCMM) de Toulouse préconise une évacuation médicalisée de la personne.

A 04h16, le CROSS Corsen demande à l'hélicoptère Dauphin médicalisé de rejoindre le Cap Finistère qui se trouve à 66 kilomètres (36 nautiques) à l'Ouest de Lanvéoc.

A 05h23, l'hélicoptère dépose l'équipe médicale à bord, qui conditionne la patiente afin de l'évacuer en civière.

A 05h43, l'équipe médicale et la patiente à bord, l'hélicoptère se dirige vers l'hôpital de la Cavale Blanche où la patiente est prise en charge par le service des urgences à 06h05.

Tourisme transmanche : la tentation des îles.








jeudi 29 juillet 2010
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Aurigny, une île verte et quasi déserte, petit paradis de la randonnée pédestre,
à 45 minutes en bateau au départ de Diélette. Archives Ouest-France

Petites ou grandes, lointaines ou côtières, sauvages ou urbaines, on peut se rendre dans les îles de la merde la Manche au départ de cinq ports bas-normands. Embarquement !

Dans la Manche
Granville, Carteret et Diélette se partagent la desserte des Anglo-Normandes tandis que Cherbourg propose des départs pour l'Irlande et l'Angleterre (on peut également rejoindre Portsmouth au départ du port de Ouistreham, dans le Calvados (lire par ailleurs). N'oubliez pas : on n'embarque pas sans passeport ou carte d'identité !

Angleterre : à la ville ou à la mer
Débarquant à Poole ou à Portsmouth, deux options s'offrent à vous. Rejoindre Londres, ses musées et ses night-clubs : « La capitale est à une heure et demie de car », indique Guillaume Hamel, de l'office de tourisme de Cherbourg. Ou lui préférer les stations balnéaires fin de siècle de la côte Sud : « Brighton ou l'île de Wight, c'est la Côte d'Azur anglaise... »

Comment s'y rendre ? Au départ de Cherbourg, la Brittany Ferries propose une liaison à grande vitesse pour Poole (environ 2 h 30 de traversée) et une liaison en ferry classique pour Portsmouth (5 h de jour, 8 h de nuit). Rés. 02 38 88 44 88.

Irlande : au paradis des randonneurs
En arrivant à Rosslare, à la pointe sud-est du pays, les grandes étendues sauvages de l'Irlande s'offrent à vous. Au menu, un tourisme tourné vers la nature, de la pêche à la randonnée en passant par... le surf ! « Sligo et Burren sont d'excellents spots », révèle Guillaume Hamel. Un conseil : « Embarquez votre voiture sur le ferry, car sur place, il y a peu de transports en commun et, surtout, le camping itinérant y est autorisé. »

Comment s'y rendre ? Deux compagnies desservent l'Irlande au départ de Cherbourg : Irish Ferries (Rés. au 02 33 23 44 44) et Celtic Link (Rés. sur www.celticlinkferries.com). Comptez une quinzaine d'heures de traversée.

Jersey : bateau-vélo-rando
C'est le triptyque traditionnel du séjour jersiais. Haut-lieu de la plaisance et des sports nautiques, l'aînée des Anglo-Normandes est aussi appréciée pour ses pistes cyclables et ses sentiers balisés. Un moyen de découvrir les paysages bucoliques de l'intérieur de l'île comme son littoral déchiqueté. Jersey, chic et chère ? « Certes mais contrairement à ce que l'on croit, c'est aussi une île très jeune, cosmopolite et sportive. »

Comment s'y rendre ? Manche Île Express assure des liaisons au départ de Carteret (45 minutes pour rejoindre Gorey, 1 h pour Saint-Hélier) et de Granville (1 h pour Saint-Hélier). Rés. 0 825 131 050.

Guernesey, Sercq et Aubigny : virée au vert
On ne s'y déplace guère qu'à pied, à vélo ou à cheval, en adéquation avec la rusticité de ces trois îles qui se valent pour la beauté de leurs paysages naturels. « Il faut bien prendre en compte les marées pour ne pas se retrouver à quai, faute de navette, et penser à réserver son hébergement car, en saison, les places sont chères », conseille Guillaume Hamel.

Comment s'y rendre ? On rejoint Guernesey (Saint-Peter-Port) en 1 h au départ de Diélette et Carteret, Aurigny en 45 minutes depuis Diélette. Pas de liaisons directes pour Sercq depuis le continent. Rés. 0 825 131 050.

Erwan PASTOL.

La billetterie pour les îles d'Ouessant, de Molène..., les gens réfléchissent à deux fois avant de s'engager.

Tourisme. «Un démarrage difficile»

Le nombre de passages à l'office de tourisme de Brest est un bon indicateur de la fréquentation dela ville en ce mois de juillet. Après comparaison des chiffres de 2009 et de 2010, il sapparaît qu'elle est moindre cette année. Assez nettement.

12.200 passages au 27 juillet, Valérie Brouard, responsable de l'accueil à l'office de tourisme, fait les comptes à notre demande. «Nous en sommes à 12.200 passages, contre 19.400 sur la totalité du mois de juillet 2009.
Avec actuellement une moyenne de 800 visites par jour, au 31 juillet, on sera environ à 14.600».
Soit une fréquentation en baisse de 25%. «Le démarrage a été difficile, reconnaît Valérie.
Ça fait une dizaine de jours qu'on sent que nous sommes dans la saison?. Mais il ne faut pas se leurrer, tout le monde vous le dira, le chiffre des réservations dans les campings, dans les hôtels est moins bon».
L'an dernier, pour les visites guidées de Recouvrance ou du conservatoire botanique, l'office de tourisme refusait du monde. «Nous proposions un rendez-vous par semaine, accessible à 25 personnes. Cette année, nous sommes passés à deux mais on ne remplit pas, loin de là. Sauf depuis aujourd'hui.

La conjoncture économique en cause. «On dit que la conjoncture économique a bon dos mais, aujourd'hui, on sent nettement qu'au niveau des achats de souvenirs, de la billetterie pour les îles d'Ouessant, de Molène..., les gens réfléchissent à deux fois avant de s'engager. Avant, quand ils s'adressaient à nous, ils demandaient à ce qu'on leur fasse un planning des visites ou des sorties pour la semaine.
Les billets, pour une visite de la rade en bateau, pour Océanopolis, pour le musée de la Marine, etc., étaient achetés en une fois. Actuellement, c'est au coup par coup. Comme ça, ils ont l'impression de dépenser moins. Que faut-il proposer ?
«Du gratuit et encore du gratuit, dit Valérie.

À l'office, pour la première fois, nous avons édité le Pass Brest & Vous?. Il recense les bons plans 2010 de la ville, sous forme de bons à découper qui donnent droit à un apéritif gratuit dans un restaurant ou à du temps supplémentaire sur des loisirs. Dès qu'ils voient le Pass, les touristes se servent.

Une initiation gratuite au billig, à l'entrée de l'office, a été testée en juillet. Ça a beaucoup plu. Les gens sesont essayés à faire une crêpe et repartaient avec. Nous recommencerons le 9 août».

Touristes : qui sont-ils ? Il y a une majorité de Français. Ils viennent des Côtes-d'Armor, du Morbihan, mais aussi de la région Paca, du Gard. Il y a beaucoup de Belges, de Néerlandais. Peu d'Allemands, ce que je n'explique pas, moins d'Anglais car la livre a chuté. Parmi les étrangers, ils restent cependant les plus nombreux grâce aux escales de gros paquebots. Les Italiens, on les voit davantage en août, mais là, quasiment pas, et les Espagnols (elle soupire, NDLR)... Il y a moins de ?tout?». «La demande varie peu».

Océanopolis reste le but de visite le plus prisé. Viennent ensuite le musée de la Marine et l'arsenal. «La demande varie peu. Les îles, les randonnées, les activités pour enfants marchent bien». Un phénomène travaux du tramway? «Les gens nous font remarquer qu'il y a beaucoup de travaux. On leur explique que c'est pour l'installation du tramway. Ceux qui l'ont dans leur ville nous disent tous: Vous verrez, c'est génial après?.
Mais les touristes ne refusent pas de venir à Brest parce qu'il y a des travaux.
Ce n'est pas un frein».

Pratique Office de tourisme à Brest 8, avenue Georges-Clemenceau
tél. 02.98.44.24.96 ou site Internet de Brest métropole tourisme.

Karine Joncqueur, cliquez sur le titre pour lire la source.

OSL : préparatifs de la marche et de la pétanque












mardi 27 juillet 2010
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Pour les deux grandes manifestations sportives de l'été, la 23 e édition de la marche est fixée au samedi 7 août et le tournoi de pétanque le 14 août.

Ouessant sports loisirs s'est réuni autour de la présidente Jeanine Gillet afin d'établir les postes pour les étapes du ravitaillement du tour de l'île à la marche, la pose des fanions du balisage la veille, la préparation des lots.

Les inscriptions se feront au stand de départ à 9 h 45 avec la remise des dossards, la participation est de 2 € pour les enfants et 4 € pour les adultes.

Un plan du circuit sera proposé à chaque concurrent.
L'arrivée sera donnée au bourg, à l'office de tourisme, et remise des trophées à la mairie à 18 h.

La pétanque du 14 août aura lieu sur le terrain jouxtant la salle de sports. Les inscriptions seront reçues entre 10 h et 10 h 30, le jet du bouchon est à 11 h et un repas froid est servi à midi pour 10 €.
L'année dernière, l'association avait servi 120 repas.

Don du sang : une collecte réussie et en hausse












mardi 27 juillet 2010
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Vendredi dernier, au club des anciens, dès 8 h du matin, les bénévoles du club ouvraient grandes les portes pour une matinée non-stop de collecte de sang.
Cette matinée s'inscrit dans la continuité et enregistre même une légère hausse, puisqu'on totalise 63 dons contre 59 l'année dernière.

L'équipe médicale des Drs Malézieux et Hémidy reviennent à Ouessant, toujours enthousiaste.
La logistique et l'installation nécessitent un savoir-faire rendu plus facile, grâce au soutien de tous les bénévoles.

mercredi 28 juillet 2010

Une expo à Molène rappelle la fragilité des îles

De grands panneaux d'images
en noir et blanc jalonnent
l'île de Molène.
Une exposition étonnante
et détonante à ne pas
manquer cet été.










mercredi 28 juil 10
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Impossible de manquer le coup d'oeil sur les grands panneaux disposés à Molène. Il ne s'agit pas de pub, mais d'une exposition étonnante de l'artiste finistérienne Valérie Strullu.
Ils sont là, se marient au paysage. Les grands panneaux d'affichage, cette fois, ne servent pas à faire de la pub, mais à interpeller les promeneurs sur la fragilité de l'île.
Après l'île de Sein l'été dernier, la Finistérienne Valérie Strullu a remis cela cette année en investissant Molène.

De nouvelles réalisations complètent l'exposition temporaire. Les dessins en noir charbon et blanc jouent sur le contraste. Et les mots prennent aussi place dans l'image, des mots qui trottent dans la tête, percutent, et lancent un petit message, l'air de rien, comme une bouteille à la mer. « Chants enivrés », « sinistres marées », « ici plus qu'ailleurs », « galet vital », « laissons-les vivre », « phares en détresse »...
Autant de mots qui mettent en évidence les thèmes liés à l'insularité, la fragilité de sa nature, de son patrimoine, des ressources de la mer.

Pourquoi cet intérêt pour les îles ? « Habitante de l'extrême ouest, ces îles occupent mon imaginaire : souvenirs d'enfance, sensations de n'être rien en kayak entre continent et frange de terre là-bas au loin, escales intermittentes, amitiés... De là est né le projet, un regard de vie vraie à partager », confie Valérie Strullu.

Une démarche engagée

Si la démarche est artistique, elle se veut aussi citoyenne et engagée, interrogeant la société sur ses manques, ses contradictions. « Pour parler de fragilité, j'ai choisi le support rigide du panneau. Chacun d'eux fonctionne comme un signal d'alerte s'adressant autant à l'îlien qu'au visiteur d'un jour. »

Mais pas seulement. Elle a aussi voulu réunir les acteurs de terrain en charge de missions parfois sectorisées. « Les organismes concernés par les thèmes de mon projet sont invités à y participer en tant que partenaires.
Des entités telles que l'ADEME, le Conservatoire du littoral, les compagnies maritimes, ou encore le Parc marin d'Iroise sont invitées à prendre une part symbolique au projet ».

Un livret confrontant dessins en noir et blanc et photos souvenirs permet à la fois de garder en mémoire une image active et, en restreignant l'autonomie de l'image, de préserver une partie du sens véhiculé.

Nathalie JAY

Une bataille à contre-courant








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Crédits photo: REX


Même dotés de moyens de navigation toujours plus précis, récifs et forts courants vont malmener corps et âmes et pourraient creuser des écarts abyssaux à l'arrivée à Gijon. Décryptage de Sylvain Mondon, météorologue.

«La voile, ce sont des fluides. C'est ce qui est le plus intéressant dans notre sport. On ne maîtrise pas toujours tout.» La confidence de Nicolas Lunven (Generali), vainqueur de la Solitaire du Figaro l'an passé, se révèle d'un grand à-propos au moment où la flotte affronte les chausse-trappes semées sur leur route jusqu'à jeudi matin, du raz Blanchard au raz de Sein, entre les îles anglo-normandes et la pointe Bretagne.

• Frein ou moteur

Le vent, moteur des bateaux, quel truisme ! Mais en la matière, le courant est la force obscure, accélérateur ou frein du désir de conquête des skippeurs. «Le vent leur permet d'avoir une certaine vitesse et d'établir une stratégie en fonction du courant, selon la zone et l'heure où ils se trouvent.» Dans l'alternance, toutes les six heures de la marée, il leur sera favorable ou contraire. «Au moment de cette renverse, le courant s'annule et il devient fort au milieu de la bascule. Il existe une heure optimale pour exploiter le courant. Les virements que les skippeurs seront amenés à faire doivent les porter sur le bord où le courant est le moins défavorable. Or le courant est plus fort près de la terre qu'au large à cet endroit de la Manche.»

• Un sac de nœuds

Situé entre le cap de la Hague et Aurigny, le raz Blanchard désigne l'un des courants de marée les plus puissants d'Europe. Heureusement, à cette période de l'année, «sa vitesse devrait être de 2 à 3 nœuds (3,7 à 5,6 km/h). Si les bateaux bénéficient de 15 à 20 nœuds de vent, ils n'avanceront en réalité qu'à la vitesse de 6 à 9 nœuds. C'est un différentiel énorme quand on est en course, sachant que ces marins professionnels s'échinent sur leurs réglages de voile et de trajectoire pour gagner des dixièmes de nœud. Cela équivaut à enlever le génois et ne garder que la grand-voile».

• Cailloux pour jus de crâne

Qui plus est, la présence dans ces eaux océaniques d'îles et cailloux aussi bucoliques vus de terre que machiavéliques vus de mer vient saler le jus de crâne. «Il y a des resserrements du bras de mer partout qui canalisent le courant en le renforçant.» Dans ces passes, les marins se frottent avec plus ou moins de fortune au théorème de Bernoulli, Daniel de son prénom, l'un des membres d'une grande famille de physiciens suisses du XVIIIe siècle, qui exposa la mécanique des fluides. Et puis vous pestez contre les algues vertes sur vos plages estivales? Demandez à ces solitaires ce qu'elles leur en coûtent ! «Elles sont un frein mécanique, comme toute aspérité sur la coque.» Ils seront plus d'un à devoir racler leur safran pour se débarrasser de ces filaments envahisseurs.

• Exploiter ou subir

Des coups radicaux pourraient être tentés dans l'approche d'Ouessant où l'impact du courant sera plus conséquent dans le bras de fer qu'il livrera à un vent annoncé plus faible qu'au raz Blanchard. Et entre le skippeur qui exploite bien le courant et celui qui le subit, l'écart à la pointe Bretagne pourrait se monter «entre deux et trois heures». Un gouffre en Figaro. «Ils ont tout intérêt à arriver vite à Ouessant. Parce que le fossé risque de s'accroître dans la traversée du golfe de Gascogne. La connaissance du plan d'eau sur ce premier tiers côtier sera primordiale. On verra ceux qui ont préparé rigoureusement leur étape cet hiver. Et l'on peut parier sur de grosses fatigues à l'arrivée. Avec des écarts significatifs.»

Cela c'est passé à Ouessant.

Visite guidée : algues et mer Réservation à l'office du tourisme. Mardi 27 juillet, 10 h 45, rendez-vous devant l'office du tourisme. Payant. Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Balade lecture « Ouessant : muse des écrivains » Visite guidée de Lampaul au fil de la plume d'écrivains. Mardi 27 juillet, 18 h, rendez-vous devant l'église. Payant. Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

Jean Guichard. Le récit de sa photo choc












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La photo prise par Jean Guichard a été reproduite plus d'un million de fois. De 1994 à 2003, elle a caracolé au top 10 des ventes, devançant les clichés de Doisneau et de Cartier-Bresson. Photo D.D.

Le 21 décembre 1989, Jean Guichard photographie le gardien de la Jument ouvrant la porte de son phare cerné par une énorme vague, en face d'Ouessant (29). À ce jour, plus d'un million de tirages de cette photo ont été vendus à travers le monde.

Pendant de nombreuses années, Jean Guichard a mis son objectif au service du grand reportage. À la fin des années quatre-vingts, il tourne la page et commence à se consacrer aux phares des côtes françaises. «À l'époque, personne ne croyait en mes projets. Ce qui m'intéressait, c'était d'immortaliser ces éléments forts de notre patrimoine maritime avant qu'ils soient automatisés. J'ai persévéré et j'ai eu raison». Nous sommes le 21décembre 1989. Jean Guichard décolle de Lorient, dans l'hélicoptère de Daniel Manoury, son fidèle pilote. Direction la mer d'Iroise où pointent les phares de la Jument et de Kéréon, en face d'Ouessant. «On allait à la rencontre d'une belle dépression qui descendait d'Irlande, se souvient le photographe. Comme il n'y avait pas de lumière, on a fait une halte à la Pointe du Raz.
Sur les coups de midi, on a redécollé car le ciel commençait à se déchirer». L'hélico survole la Jument. La mer est déchaînée. Jean Guichard prend quelques clichés verticaux. L'appareil lutte bruyamment contre un vent extrêmement puissant. Les vrombissements intriguent le gardien qui pousse la porte pour voir ce qui se passe. «À ce moment précis arrivait une énorme vague par-derrière. J'ai shooté. C'était le moment ou jamais. Les conditions étaient loin d'être idéales. J'étais en contre-jour. Mais je savais que j'avais une super image dans mon boîtier».

Plus d'un million de posters vendus

Dans les mois qui suivront, la photo de la Jument sera reprise par la plupart des grands titres de la presse news magazine. Son auteur recevra un World Press. Le cliché illustrera aussi l'ouvrage «Phares», signé Jean Guichard, paru aux Éditions Pen Duick et préfacé par son ami Éric Tabarly.
Un livre de luxe qui se vendra à 45.000 exemplaires. «Un jour, j'ai été contacté par un éditeur de posters, poursuit Jean Guichard. Il s'intéressait au cliché. Je n'y voyais pas l'intérêt.J'aurais eu tort de faire la sourde oreille car à ce jour, plus d'un million de reproductions ont été vendues à travers le monde». De1994 à 2003, cette photo a caracolé au top 10 des ventes de photos. Devançant les clichés de Doisneau et de Cartier-Bresson. Jean Guichard a réussi à entrer en contact avec le gardien de phare providentiel qui a eu la bonne idée d'ouvrir la porte. Au risque de voir la base de la tour envahie par l'eau. Il s'appelle Théodore Malgorn. «On se connaît bien maintenant. Il m'a expliqué que ce jour-là, il avait juste eu le temps de fermer la porte avant que l'eau s'engouffre dans le phare. Il avait les pieds mouillés», confie Jean Guichard. Depuis, le photographe a poursuivi son travail patrimonial sur les phares. Il a mitraillé un nombre impressionnant de sentinelles lumineuses en France mais aussi en Irlande, en Ecosse, en Finlande, au Canada, aux États-Unis... À présent, il survole les côtes espagnoles et portugaises. «Mais rien ne vaut la mer d'Iroise. Passer sur le phare du Créac'h par gros temps, c'est du Spielberg!».

À suivre, Michel Thersiquel photographe amoureux de la Bretagne

Didier Déniel

mardi 27 juillet 2010

Le plaisir de marcher sur le fond de la mer.

Traversée de la baie
du Mont St Michel.











Je désire vous faire partager une expérience, ma passion des îles m'a fait découvrir il y a quelques années en 2000, la baie du Mont St Michel.

J'ai donc pris l'habitude à chaque retour de Normandie de faire une halte pour traverser la baie du Mont St Michel.

Mais maintenant la traversée est devenue bien plus périllieuse à cause d'une grande retenue d'eau avant Tombelaine.
Il faut donc franchir une bien plus grande quantité d'eau plus profonde qui monte jusqu'au genou, alors qu'avant elle n'arrivée qu'au mollet, de plus les éventuels trous d'eau ne sont plus visible, dû à la profondeur.

Depuis les travaux de chasse d'eau depuis le Couesnon, afin de désensabler le tour du Mont lui même, le sable s'accumule plus loin en aval et en formant un barage, d'ou la nouvelle retenue d'eau de Tombelaine.

L'écoulement du lit des deux rivières, la Sée et la Sélune s'en est donc trouvé modifié.

Le problème c'est uniquement déplacé plus loin, il y a peut-être moins de sable autour du Mont St Michel, mais plus en aval.

Naturellement si vous prenez un guide ils vous feront passer plus à l'Est et vous n'aurez aucun risque, mais n'ayant plus envie de partager la cohue des groupes de 35/40 voir 50 personnes, et ayant envie de contourner Tombelaine par l'Ouest, je traverse la baie seul.

Donc je recommande d'avoir un baton avec soi afin de pouvoir sonder le fond.

Traversée le baie du Mont est quelque chose de grandiose

Pratique: En partant du bec d'Andaine après Genêts D 911, il faut environ 2h à 2h30.
pour arrivé au Mont, sans faire le retour, il faut donc prévoir une voiture de chaque coté.

Cliquez sur le titre pour accés au site de désensablement du Mt St Michel.
Voir les photos sur ma page facebook:
http://www.facebook.com/profile.php?ref=name&id=100000222872266
Andréas.

La Solitaire du Figaro : l'Espagne au bout de la longue route.

Les 45 skippeurs
s'élancent mardi
du Havre pour une
première étape
de 515 milles,
destination Gijon.







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27/07/2010


Ils rêvent tous de bâtir des châteaux en Espagne et de conquérir leur Dulcinée du Toboso. Le cœur pur, idéalisant dans l'azur de leurs illusions leur futur périple, les 45 skippeurs de la Solitaire quittent mardi les terres de Haute-Normandie pour un premier galop qui doit les mener vers les Asturies. Une étape que tous ces Don Quichotte modernes appréhendent avec plus ou moins de circonspection, le menu proposé par Jacques Caraës, le directeur de course, étant en effet pour le moins pimenté. Car avant l'arrivée en terres espagnoles, ils vont devoir s'échiner farouchement devant des pièges s'alignant façon moulins à vent.

Dès les premières heures de course, il va falloir ainsi éviter les nids-de-poule cotentins en remontant vers la Basse-Normandie. Armel Le Cléac'h (Brit Air), vainqueur de l'épreuve en 2003, se satisfaisait lundi des conditions plutôt clémentes annoncées : «Nous sommes en vives eaux, avec un coefficient de 80. Le courant va donc être déterminant et il va falloir l'aborder avant que la porte ne se referme. La course peut se jouer là. Mais normalement, nous devrions avoir assez de vent pour tous bien passer. Enfin, je croise les doigts…»

«Le bateau est un petit bijou»
Une fois passée Guernesey, où Victor Hugo demeura solitaire, vient un long bord vers la pointe Bretagne. La première paire de manches. «Il va nous permettre de nous reposer, de prendre de longues minutes de sommeil. Car, après, il y aura à nouveau des passages à niveau à bien négocier. Le Four, le raz de Sein, avec un parcours libre. On doit juste laisser Ouessant à tribord. Normalement, on va pouvoir glisser sous spi avec un vent qui devrait être de plus en plus soutenu lors de notre descente dans le golfe de Gascogne. Mais, avant d'arriver sur Gijon, il se peut que l'on soit confronté à une dorsale syno­nyme d'un petit coup de mou. Le jeu sera donc encore ouvert. Il vaut donc mieux être devant, car, en général, on ne prête qu'aux riches », concluait avec un sourire mutin celui qui avait terminé l'an dernier à une modeste 35e place.

Avec encore en tête de vagues espérances, ils vont donc tous croire dès 14 heures en leur bonne étoile. Souhaitant prendre la lune avec les dents avant l'arrivée finale dans un peu plus de trois semaines à Cherbourg-Octeville. Le tenant du titre, Nicolas Lunven (Generali) se présentait lundi en pèlerin méticuleux. Même quand on lui faisait remarquer qu'aucun skippeur n'avait gagné deux Solitaires de suite depuis l'avènement de la monotypie : «Sincèrement, je suis beaucoup plus détendu que l'an dernier. Le bateau est un petit bijou grâce à Mathieu, mon préparateur. Moi, je suis frais et affûté. Je ne dis pas que je pars confiant, car c'est un terme que je n'aime pas. Je vais même peut-être faire 25e cette saison. Mais, en tous les cas, je ne me pose pas de question.»

Son voisin de ponton, Thomas Rouxel (Crédit Mutuel de Bretagne ), pour sa cinquième participation, était tout aussi serein au moment du goûter : «Cette première étape peut être décisive avec les points critiques qu'il y a à franchir dans les premières 48 heures. La moindre erreur coûtera cher. Je ne sais pas si cela va être mon année, mais il faut toujours y croire. Malheureusement, je ne suis pas le seul à penser cela…» Les hommes et femmes au sang chaud peuvent se frotter les mains, la bagarre peut commencer.

Quatre Espagnols poursuivis pour pêche illégale de pousse-pied près de la pointe du Raz

Faits divers lundi 26 juillet 2010, cliquez sur le titre pour lire la source.

Vendredi après-midi, quatre pêcheurs espagnols ont été surpris par la gendarmerie maritime, près de la pointe du Raz. Dans leur 4 X 4, 125 kg de pousse-pied.
Soit une valeur de revente approchant les 10 000 €.

Originaires de Santander, ils appartiendraient à un groupe plus important, qui organise des rotations sur les zones de pêche.
Y compris lors des périodes interdites, ce qui est le cas en ce moment…

Les quatre Espagnols comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Quimper en février 2011.

Ou trouver Bernard Chauvet à Ouessant ?













Photo:
Andréas Guyot.


Après et en dessous de l'écomusée du Niou prendre à gauche, vous continuez vers le phare du Créac'h, et c'est juste en face de la bifurcation de la route du Niou Izella, à 150m sur votre gauche.

Agriculture bio. Quand les îles renaissent.

Bernard Chauvet,
entouré de
Tatiana Jourden et
Thierry Perron du
«Petit Coin de Paradis»,
qui, au Conquet,
diffusent certains
de ses produits.









Photo Annaïg Huelva


Bernard Chauvet en est à sa deuxième année d'exploitation de cultures bio sur Ouessant. L'entrepreneur possède de nombreux projets pour développer son activité sur l'île.

Oh, les bonnes petites patates bio que voilà! Sans oublier les échalotes, les oignons blancs, les courgettes, les betteraves rouges... Bernard Chauvet n'en est qu'à sa deuxième année d'exploitation, sur Ouessant. Mais ses cultures ont déjà pris de l'essor et l'homme est plein de ressources. « Faire bien, faire bon », telle est sa devise. Après le label bio européen, ce « Néo-ouessantin » souhaite décrocher une AOC, voire une AOP (niveau européen). Les anciens de l'île étaient pourtant un peu dubitatifs quand cet ex-cadre du bâtiment, habitué à voyager dans toute l'Europe de l'Ouest, a posé ses valises sur leur île. Mais l'homme avait mûri son projet pendant quatre ans. Et c'est en entrepreneur qu'il est arrivé. D'ailleurs, s'il emploie déjà deux personnes, son objectif est de passer à quatre.

Méthodes innovantes

Non sans mal, évidemment: « Nous avons eu une série de petits obstacles à surmonter mais les gens finissent par se rendre compte de l'effort mené ».
Et les anciens continuent à observer, puisque les méthodes bio sont très innovantes et donc peu connues.
Deux chevaux, dont une jument pleine, vont, par exemple, arriver sur l'île pour travailler dans les champs.
À cette démarche agricole s'ajoute, par ailleurs, une réflexion sur la vie insulaire.
C'est qu'il y a urgence: « Sur 1.550 hectares de surface totale, Ouessant compte déjà700 hectares de friche qui mettent en péril un certain nombre de milieux naturels comme les petites landes ». Or, si l'agriculture bio ne prétend pas être la seule solution, « elle est tout de même une réponse importante ». Bernard Chauvet envisage, par ailleurs, de réintroduire des cultures autrefois très développées sur l'île: orge, seigle, épeautre et avoine.
Côté diffusion, après le réseau finistérien de Biocoop, il rêve de développer sa distribution dans l'agglomération rennaise. Quant à son île, outre la présence de ses produits dans deux des épiceries locales et à l'hôtel Roch Ar Mor, Bernard Chauvet tente d'organiser un approvisionnement bio de la cuisine municipale destinée à la maison de retraite, aux employés communaux et aux écoles

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Cela c'est passé à Ouessant.

Balade découverte naufrages et traditions maritimes

Inscriptions à l'office du tourisme, dimanche 25 juillet, à 14 h,
rendez-vous au parking, pointe de Pors-Doun.
Payant. Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

dimanche 25 juillet 2010

Jane Birkin. Au nom du père

L'artiste a été accueillie, hier,
à bord de La Belle Poule.













Photo G. H.
25 juillet 2010
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Jane Birkin s'est associée, hier, à un hommage aux marins de l'île de
Sein répondant à l'Appel de Londres, il y a 70 ans. En souvenir de son père.

Douarnenez 2010 est l'occasion de rendre de nombreux hommages aux marins. Hier, c'est en souvenir des marins bretons partis à Londres, en juin 1940, que le Corbeau des Mers a évolué dans le Port-Rhu avec des lycéens à son bord. Et Jane Birkin comme marraine.

Le premier à partir
Le Corbeau des Mers fut le premier à quitter l'île de Sein, le 26 juin, avec 27 marins-pêcheurs à son bord. Aujourd'hui classé Monument historique, ce caseyeur construit à Morgat fut l'un des 150 bateaux finistériens qui, par la suite, quittèrent les côtes bretonnes pour traverser la Manche.
C'est ce qu'a rappelé Jean-Jacques Chapalain, ex-directeur de RBO, en commentant ce pan de l'histoire contemporaine pour les visiteurs de la fête.
À bord du Corbeau des Mers se trouvaient des lycéens de Saint-Blaise de Douarnenez dont le travail de mémoire, tout au long de l'année, a été récemment primé par le Conseil national de la Résistance.
Ils ne cachaient pas leur émotion de se retrouver hier sur ce bateau chargé d'histoire.

Expo jusqu'en septembre
Jane Birkin était là également pour s'associer à cet hommage, en souvenir de son père navigateur qui, durant la guerre, venait chercher sur les côtes bretonnes des pilotes anglais ou des résistants pour leur faire traverser la Manche.
Un épisode désormais bien connu en Bretagne et que l'on peut retrouver dans une exposition au Port-Musée, intitulée «Au-delà des mers pour une France libre».
Elle est ouverte au public jusqu'au 19septembre.

Ile de Batz. Une septuagénaire portée disparue retrouvée noyée

Il était environ 23h, jeudi, quand Andrée Chapel, une Roscovite âgée de 71 ans qui vivait à la maison de retraite Saint-Nicolas, à Roscoff, a été retrouvée noyée sur le littoral de l'île de Batz, à proximité du jardin exotique.

Jeudi en fin d'après-midi, la direction de la maison de retraite avait signalé la disparition de la septuagénaire auprès des gendarmes.
Tandis que quatre patrouilles effectuaient des recherches, des passants ont découvert le corps sans vie de la Roscovite, qui était vêtue d'un maillot de bain.

Selon la gendarmerie, Andrée Chapel se serait noyée accidentellement.

25 juillet 2010 à 08h12, cliquez sur le titre pour lire la source.

Mademoiselle Lou photographie l'Ile-de-Batz...

















vendredi 23 juillet 10
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... mais également Quiberon, Carnac, Concarneau, les Monts d'Arrée, Huelgoat et... les pieds de son amie et modèle, Charlotte ! On savait le goût de notre jeune artiste pour les sujets délicats. Et si les paysages et certains détails avaient su la séduire, son univers de plages vides, de l'île de Batz en hiver, et de bateaux de pêche posés sur la grève, rassurent pourtant.

Pour cette exposition, Louise Coucke a choisi des thèmes sans se limiter au bout de terre où elle vit désormais. Ses voyages en Bretagne lui ont apporté d'autres sujets. Aucune mise en scène, juste des instants furtifs où l'émotion l'a submergée, elle a alors réussi à cueillir ces moments avec beaucoup de délicatesse. Les atmosphères sont là, la poésie est aussi présente, chacun y (re) trouvera son plaisir.

Notre artiste se dit ravie des commentaires des premiers visiteurs : « A la boulangerie de l'île où je travaille chaque matin, les clients qui ont déjà vu l'expo m'encouragent et me félicitent pour mon travail. Concernant la série de photos sur les pieds, il est vrai que cela peut déconcerter, c'est un peu nouveau dans ce que je fais d'habitude. Lors d'une séance-photos avec mon amie Charlotte, j'ai commencé cette série et les clichés se sont enchaînés. J'ai trouvé le résultat intéressant et j'ai décidé de le présenter ».

L'exposition de Mademoiselle Lou a déjà reçu de nombreux visiteurs dès le début de cette semaine. Il ne fait aucun doute que ce millésime sera à nouveau un grand cru pour cette jeune artiste sensible et authentique qui a déjà ses supporters fidèles.

Cela c'est passé à Ouessant.

Balade contes et légendes de l'Armor Inscriptions à l'office du tourisme.
Samedi 24 juillet, 18 h, rendez-vous devant l'église.
Payant. Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Don du sang Vendredi 23 juillet, de 8 h à 12 h, club des anciens, école Saint-Michel. La collecte est ouverte à tous.

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Annie Richard peint Ouessant











vendredi 23 juillet 2010
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C'est à la mairie que vous pourrez découvrir les toiles d'Annie Richard.
Elles sont bien ancrées dans la vision que chacun à de l'île : on sillonne ainsi la côte aux fleurs multicolores et la mer aux variantes indéfinies, les cieux changeants, et la lumière parfois si violente et chargée d'une tempête, où l'on devine les bourrasques soudaines.

Les portraits d'Annie nous emmènent au défilé du Salon du livre, avec les Ouessantines habillées du costume traditionnel, un clin d'oeil à l'enfance d'Annie qui a quitté l'île à la déclaration de guerre en 1940.

L'exposition est en place jusqu'au 31 juillet
aux heures d'ouverture de la mairie : de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 18 h.

samedi 24 juillet 2010

Sécurité en mer. Opérations de sensibilisation

Nouveauté en 2010,
tout le littoral du
Finistère va connaître
des patrouilles de
contrôle et de
sensibilisation de la
part des Brigades
nautiques du
département:
Roscoff,
Crozon
et Fouesnant.




22 juillet 2010
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Lundi dernier, les gendarmes de la Brigade nautique de Roscoff ont effectué leur première sortie de prévention en baie de Morlaix.

Nous les avons suivis à l'est de l'île de Batz.

Un dernier café pour la route, et direction Bloscon. C'est sous un soleil magnifique et sur une mer d'huile, dans le port en eau profonde, que les gendarmes, dirigés par l'adjudant Benoît Pachocinski, embarquent sur une vedette et un canot pneumatique, la première vers le château du Taureau, le second aux abords de l'île de Batz. L'objectif est double, répressif certes, mais surtout pédagogique. «Il s'agit de verbaliser les infractions à la sécurité les plus importantes, pour le reste il s'agit avant tout d'un rappel de la loi», explique Benoît Pachocinski.

«Tabarly connaissait bien la mer aussi...»

Selon le jeune adjudant de la Brigade, encore trop d'usagers de la mer connaissent mal ou ignorent sciemment les règles de sécurité élémentaires. «Lors des contrôles, certains me répondent ?Je connais bien la baie?, moi je leur réponds que Tabarly connaissait bien la mer aussi...», glisse Benoît Pachocinski. À peine le moteur mis en marche, le Cross signale une embarcation semi-rigide en panne à 10 milles au nord de Batz. «Si on est juste à côté on y va», indique Benoît Pachocinski. Là, c'est le canot de la SNSM de l'île de Batz qui sortira. À bord du canot pneumatique, ont pris place Claude LeJaouan, gendarme, et Yvon Lostys, gendarme réservistes. Tous deux mettent les gaz vers la bouée d'Astan, à l'est de Batz, paradis des taquineurs de maquereaux. Un couple de retraités remonte une ligne à Bag an Tad. Premier contrôle de papiers, tout est en ordre. «Vous avez un portable, une VHF? Vous savez quel numéro faire?», s'enquiert Claude, «Oui, oui, le 16.16», répond le retraité. «Gardez toujours un double de fusées», conseille Claude, avant de repartir.

Port du gilet obligatoire

Ainsi va la matinée, d'embarcation en embarcation. L'accueil des pêcheurs-plaisanciers est cordial. «Sur mer, le contact avec les gens est complètement différent que sur la route», remarque Claude. Le soleil continue de monter, et pas une infraction n'est relevée. Cela n'est pourtant pas toujours le cas. Les principales infractions relevées? «Le défaut de présentation du permis et de la carte de circulation du bateau», signale Yvon, qui vérifie systématiquement l'état des fusées de détresse. Un défaut de gilet, c'est «la prune direct», mais «le gilet commence à rentrer dans les moeurs», poursuit ce dernier, qui précise à M.Le Gallic, un pêcheur de longue date qui balade fils et petit-fils, qu'«un gilet non cappelé (enfilé, NDR), ça ne sert à rien.» Ces dernières années, la législation a évolué concernant le matériel de sécurité à bord. «Auparavant, le matériel était propre à la catégorie de bateaux, aujourd'hui, c'est lié à la distance, qui n'impose pas le même matériel de 0 à 2 milles, de 2 à 4 milles ou jusqu'à 6 milles du rivage», explique Claude. La plupart des embarcations ne disposent pas de VHF, alors le numéro1616, qui relie un portable au Cross, peut vite devenir vital.

Sensibiliser plus que verbaliser

Une fois passée la tourelle Ar Chadenn, le canot pneumatique de la brigade entre dans le chenal de l'île de Batz, «où certains bateaux vont à pleine vitesse», déplore Claude Le Jaouan, qui réprimande au passage deux jeunes filles dont le catamaran vient de griller la priorité à un voilier. Les kayaks, les scooters et les bateaux des écoles de voile sont également scrutés par les gendarmes de la mer. À l'approche de midi, pas une amende n'a été délivrée. Mais, le travail des hommes de Benoît Pachocinski est de dresser des procès-verbaux, ensuite les amendes sont à l'appréciation du juge, il n'y a pas de tarif préétabli. De toute façon, chez les képis de la mer, le principal défi n'est pas de faire casquer, c'est avant tout de «sensibiliser». Prochaine piqûre de rappel, à la mi-août.

Stéphane Siohan

Le lapin de garenne menace les choux-fleurs

L'ennemi de l'agriculteur sur l'île de Batz (Finistère) n'est pas le sanglier mais le lapin de garenne qui y prolifère alors qu'il était inconnu il y a dix ans.
« Ils ne sont pas venus à la nage », s'étonne Guy Cabioch, maire de Batz, persuadé que ce prolifique rongeur a été introduit sur cette île de 320 hectares en face de Roscoff.
Pièges, battues administratives, filets de pêche, fils électrifiés, rien n'arrête les dégâts dus à ces rongeurs capables de dévaster en une nuit un champ de jeunes pousses de choux-fleurs, de fenouil ou de persil.
Certains insulaires ayant un permis de chasse bénéficient d'une dérogation pour tirer le lapin tout au long de l'année.
Mais cela ne suffit pas et le conseil municipal de Batz a voté une motion sollicitant les services de l'État pour éradiquer les lapins sur l'ensemble de l'île.

le 24/07/2010

La ferme animalière des Korrigans, peut-être une histoire commune avec Ouessant ?












jeudi 22 juillet 2010
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Trois questions à Félicia Tual, éleveuse d'animaux de petites tailles.

Arrivée en 2007 sur la commune, Félicia Tual nous parle de son élevage d'animaux de petites tailles et de l'ouverture de la ferme au public. Thomas, David, Mathieu de Plérin, Agathe (Paris), Sandra et Aurélie du Finistère et Romane des Pyrennées Atlantiques sont aux anges pendant la visite.

Faisons un peu plus connaissance !

Je suis une fille de Braspart dans les Monts-d'Arrée, je suis arrivée ici en 2007. Je suis passionné par l'élevage et surtout par les petites créatures. Je faisais avant la même chose à Braspart, mais je n'avais pas assez de terrain pour développer mon affaire. Ici, j'ai trouvé douze hectares au village de Cleuntreuz qui pour le situer de manière rapide, se trouve sur la route qui mène au Cleuziou.

Sur la ferme de quoi se compose votre cheptel ?

Dix-neuf poneys Shetland qui se caractérisent par une hauteur au garrot de 86 cm, des chèvres des fossés qui sont en voie de disparition, chèvre cachemire, chèvres naines, moutons d'Ouessant, deux vaches de jersey, poules naines, poussins, sont bichonnés. Tous les animaux sont en totale liberté.

En accueillant le public quels sont vos souhaits ?

L'objectif est de faire découvrir l'animal dans son lieu de vie, il n'y a pas d'enclos. Tous les animaux sont touchers, caressés voire portés ! Ici on élève les animaux dans un respect total de leur personnalité et ceux que je garde - il m'arrive d'en vendre quelques-uns - vont jusqu'à la fin de leur vie chez nous. Tous les animaux nous connaissent et se sentent en sécurité dès qu'ils nous voient. Pour que le contact soit facile avec le public je propose des visites guidées.

Ferme animalière des Korrigans,
réservation au 02 96 43 07 32 ou 06 16 38 39 25.
Les visites ont lieu les;
lundi, mardi, jeudi, vendredi, dimanche à 14 h, 16 h et 18 h
et je propose des après midis découvertes pour les enfants âgés de 3-10 ans
le mercredi de 14 h à 17 h.

Le Savoir faire des Alpinistes Brestois. Travaux en altitude

Les dix ouvriers de la PME
s'attaquent aussi bien
au phare de Créac'h,
qu'aux grues du port
de Brest en passant
par le pas de tir
de la fusée Ariane.









24 juillet 2010
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La Cité du Ponant possède des alpinistes d'un nouveau type. Ils ne gravissent pas les montagnes, mais les immeubles, les grues ou autres phares. Depuis 1991, la SARL Alpiniste Brestois du Bâtiment a pris de la hauteur et vise désormais le marché des éoliennes.

À l'époque, l'idée lancée par Christian Esnault, un pur Ti Zef, n'avait pas paru très sérieuse, voire même farfelue, aux yeux de certains. Aujourd'hui, les dixouvriers de la PME travaillent aux quatre coins du pays, s'attaquant aussi bien au phare de Créac'h, sur l'île d'Ouessant, et aux grues du port de Brest qu'aux tours de la Défense, à Paris, voire au pas de tir de la fusée Ariane, à Kourou, en Guyane. En 2010, la société envisage de s'implanter dans d'autres départements bretons par croissance externe. Avec un nouvel objectif, le marché des éoliennes, qui commencent à peupler le paysage régional.

À plus de 300 mètres

Alpiniste Brestois du Bâtiment. Drôle de nom pour une entreprise de la pointe de l'Armorique. Quelle mouche a donc piqué Christian Esnault, en 1991? Le lien, il faut le chercher du côté de son beau-frère, guide de haute montagne à Chamonix (Haute-Savoie), et qui exerçait une activité du genre. «Il m'a appris le métier sur le tas, explique le chef d'entreprise brestois. À l'époque, il n'y avait pas de centre de formation dans ce domaine». Ses ouvriers, il n'est pas allé les chercher sur les sommets alpins ou pyrénéens. Ce sont des maçons, des peintres, des électriciens, des soudeurs, des couvreurs de la région, qui ont voulu élargir leur palette professionnelle. Leur moyenne d'âge: autour de 30ans. Une nécessité: ne pas avoir le vertige quand il faut monter à plus de 300 mètres pour peindre les haubans du pylône émetteur de l'Armée à Kerlouan, près de Lesneven (29), ou installer des paratonnerres sur le pont suspendu de l'Iroise, près de Brest... Après une formation spécifique, ces professionnels du bâtiment obtiennent un diplôme d'alpinistes, spécialisés dans les travaux sur corde.

Une double compétence

«Le démarrage de l'entreprise n'a pas été facile, raconte Christian Esnault. Nous intervenons là où il n'est pas possible de travailler sur des nacelles ou sur des échafaudages». Le déclencheur a été le marché passé avec DCNS, en 2000, pour la construction des deux plateformes pétrolières à Brest. «D'un seul coup, nous avons été reconnus, référencés», se rappelle-t-il. Désormais, ils interviennent sur les navires de la Marine Nationale, sur les sous-marins nucléaires de l'Ile Longue, sur les pylônes d'éclairage du stade Francis-Le Blé, et bientôt sur la centrale nucléaire de Flamanville (Manche).

Alpiniste Brestois du Bâtiment, dix salariés, 1,1million d'euros de chiffre d'affaires.
Tél. 02.98.42.21.63.
Internet: www.alpiniste-brestois.com

Yves Drévillon

vendredi 23 juillet 2010

Stage d'observation des cétacés entre golfe de Gascogne et Manche.

Le ferry
Pride of Bilbao
au large d'Ouessant











Il ne reste que 6 places de libre pour le stage du 9 au 12 sept.
3 jours et 3 nuit en mer, en cabine pour:
130 euro à 2 adultes
101 euro à 3 adultes
95 euro à 4 adultes.

Dans ce prix la nourriture n'est pas comprise.
possibilité de venir avec des provisions.
et de manger sur les ponts.

voici le site web:
http://www.lacroisieredesbaleines.com/

Départ de Bilbao avec escale de 4h à Portsmouth
et retour à Bilbao le 4e jour au matin

ou 06 80 70 39 80.
Andréas.

Laure Morali au sémaphore du Créac'h












mercredi 21 juillet 2010
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Hier mardi, Laure Morali, écrivain, prenait possession de son nouveau domaine perché, tout là-haut au Créac'h, où, pour plusieurs semaines, elle continuera son travail d'écriture. « Écrire dans le sémaphore du Créac'h, sur l'île d'Ouessant, face à la mer, correspond à un grand rêve, un souhait profond. Rares sont les opportunités de trouver ces conditions, pour moi idéales, de création.

Ces conditions propices à la création, elle les décrit comme étant « la rencontre de l'air, de l'eau et de la terre, qui engendre un souffle. Il faut du temps et du silence pour l'entendre. Quand je retrouve ce souffle, je tiens le fil de l'écriture. Le recueil que je me propose de poursuivre dans le cadre de cette résidence vit en moi depuis longtemps. Je l'appelle O comme Ouessant, O comme Ouest, O comme Océan, O comme Os... », explique-t-elle.

Pour son arrivée, l'association Cali (Culture, art et littérature insulaire) et la mairie lui ont réservé un accueil chaleureux autour d'un verre de l'amitié.

Cela c'est passé à Ouessant.

Visite guidée site archéologique Réservation à l'office du tourisme.
Jeudi 22 juillet, 14 h, rendez-vous près du site.
Payant. Contact : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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Phares contés Une fable poétique rythmée par les rayons du phare.
Mercredi 21 juillet, 22 h 15, rendez-vous au moulin de Caraës.
Payant. Contact et réservation : 06 07 06 29 02, www.kalon-eusa.com

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La circulation des masses d'eau en mer d'Iroise Conférence. Par Louise Marié, chercheur physicien à Ifremer Brest.
Cette conférence s'adresse à tout public.
Vendredi 23 juillet, 21 h, salle polyvalente. Gratuit.

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Don du sang Vendredi 23 juillet, 8 h 30 à 12 h, club des anciens du Ponant.
Vous donnez souvent, vous n'avez pas donné depuis longtemps, vous n'avez jamais donné, l'EFS a besoin de tous pour répondre aux besoins des malades.
Contact : 02 98 44 50 77, don.brest@efs.sante.fr, www.dondusang.net

jeudi 22 juillet 2010

De Molène en Allemagne, en Suisse, en Italie, en République Tchèque, en Chine et au Japon,

Le concert de
Didier Squiban
et
Alain Trévarin
était attendu dans
les jardins de
l'école de musique,
vendredi 16 juillet,






mais une météo maussade a contraint les artistes à migrer vers la salle du Zéphyr.
Trois cents personnes sont quand même venues applaudir les artistes. « Cela fait vingt ans que nous collaborons avec Alain, notre répertoire est varié et touche à tous les styles musicaux, du Folk au Jazz en passant par la variété », indique Didier Squiban.

Le spectacle a été une harmonieuse combinaison du piano à queue et du piano à bretelles (accordéon chromatique), un habile et étonnant amalgame de musiques bretonnes traditionnelles, de romantisme classique et d'improvisation jazz. « Les compositions sont inspirées de l'atmosphère de la Bretagne qui se dégage de la mer d'Iroise, continuellement animée par de forts courants.
Le Breton paraît froid mais il est curieux, aussi nous puisons notre inspiration dans un territoire plus large. »

Gabriel Aubert, le producteur du spectacle, a ajouté : « Avec les nombreux concerts qu'il a donné en Allemagne, en Suisse, en Italie, en République Tchèque, en Chine et au Japon, Didier Squiban a acquis une solide réputation internationale. »
Le public peut retrouver l'artiste aux environs des églises bretonnes, endroits d'inspiration qu'il affectionne spécialement.

mardi 20 juillet 2010, cliquez sur le titre pour lire la source.

Campagne de marquage de bars en mer d’Iroise

Le Parc naturel marin d’Iroise
a pour mission de contribuer à
une meilleure gestion des stocks
emblématiques présents dans
ses eaux, comme le bar,
Dicentrarchus labrax.

L'Ifremer est en charge, pour
la France, de l'évaluation
des stocks de bars suivis
au niveau européen (CIEM).

Afin d'améliorer les connaissances sur cette espèce, l'Ifremer et le Parc naturel marin d'Iroise organisent une campagne de marquage électronique de bars. Cette opération débutera en mer d'Iroise en août et septembre 2010, et dans un premier temps, une centaine de poissons marqués seront relâchés.

L'objectif recherché est l'acquisition d'informations comportementales permettant de mieux comprendre les migrations de cette espèce et les échanges entre populations, notamment celles de la Manche et du Golfe de Gascogne.
L’Ifremer et le Parc marin appellent les pêcheurs professionnels et de loisir à ramener les poissons marqués.

Communiqués de presse [PDF, 70 Ko] pour un accès direct cliquez sur le titre.

Salon du livre insulaire à Ouessant. Les îles bretonnes à l'honneur

Organisateurs et
partenaires du
salon ouessantin
sont fin prêts
pour une nouvelle
édition consacrée
aux îles de Bretagne.









cliquez sur le titre
pour lire la source.
Photo N.M.


Le salon reprend du service à partir du 18
août. Afin de célébrer le centenaire de la naissance d'Henri Queffélec, cette nouvelle édition mettra l'accent sur les îles du Ponant.

Si les îles font rêver les vacanciers, il faut savoir que leurs contours prêtent toujours à dessiner un petit univers qui leur est propre. «On doit avoir dormi au moins une fois sur une île pour être apte à la comprendre», lance Jean-Pierre Douay, chargé de communication au sein de l'association ouessantine Culture, art et lettre des îles(Cali). À défaut de pouvoir séjourner en Corse ou du côté de Saint-Pierre-et-Miquelon, on peut toujours découvrir une civilisation insulaire par sa culture. Un exemple quasi unique en France? Le Salon international du livre insulaire, qui fêtera ses douze printemps du mercredi 18 au dimanche 22
août, sur l'île d'Ouessant (29).

Hommage à Queffélec

Au programme de ces cinq jours: la remise des prix du livre insulaire, bien entendu, mais également des rencontres malgaches et réunionnaises, entre autres, des conférences, des lectures, un concours de nouvelles, une résidence d'auteur, et diverses animations (littéraires, musicales, cinématographiques...). À noter que, comme l'an passé, un certain nombre d'ateliers et de conférences seront consacrés au développement du numérique dans le monde des lettres et de l'édition. La journée du jeudi 19 août sera, quant à elle, dédiée à l'auteur Henri Queffélec, considéré aujourd'hui comme étant le plus grand romancier maritime de langue française du XXe siècle. C'est donc pour la seconde fois depuis 2002 que sa fille, la pianiste Anne Queffélec, viendra présider l'événement.

L'Archipel des Lettres

Un événement de taille, qui a déjà son nom bien gravé dans les esprits continentaux. Avec, pour invités, environ 70 auteurs, 40 éditeurs, des partenaires et une équipe de144 bénévoles, tous membres de l'association organisatrice... Le salon, plus vivant que jamais, n'est pas prêt de baisser son rideau. Il possède, par ailleurs, un moyen imparable pour restituer son esprit et sa bonne ambiance tout au long de l'année: une revue littéraire semestrielle, joliment appelée «L'Archipel des Lettres». «Les lauréats du concours de nouvelles gagnent des livres, mais aussi le droit d'être publiés dans la revue», souligne Isabelle Le Bal, présidente fondatrice de l'association Cali. «On a souvent d'excellentes surprises». Le salon est gratuit, et ouvert à tous les curieux comme à toutes les plumes.

Pratique: 12e salon du livre insulaire,
du 18 au 22août, sur l'île d'Ouessant.
Entrée libre.

Nora Moreau