Les six membres
du jury du 12e prix
du livre insulaire,
présidé par
Anne Queffélec,
ont dévoilé leurs
coups de coeur,
hier après-midi.
19 août 2010, cliquez sur le titre pour lire la source.
Le Salon international du livre insulaire d'Ouessant a débuté, hier après-midi, par la cérémonie de remise des prix. Le jury est présidé par la pianiste Anne Queffélec, fille de l'écrivain Henri Queffélec qui aurait eu 100 ans en 2010.
Le 12e Salon international du livre insulaire d'Ouessant a bénéficié, hier après-midi, d'un soleil généreux; et il faisait même chaud, dans le bourg de Lampaul, pour le départ du défilé. Les organisateurs du salon et les bénévoles ont en effet respecté la tradition, en inaugurant cette manifestation très littéraire par un défilé en costumes traditionnels de l'île, précédés d'un biniou et d'une bombarde. Les participants ont également esquissé quelques pas de danse avant de poser pour la photo defamille sur les marches de l'église. Nouveauté de ce défilé et de cette ouverture en musique bretonne, dévoilée à Brest il y a une dizaine de jours, la présence des porteurs du kilt d'Ouessant, fabriqué dans le tartan «Eusa». Le «clan» compte une quinzaine d'adeptes, porteurs de cravates ou de noeuds papillon. Ils ont indéniablement égayé la cérémonie, lui donnant une couleur exotique et éveillant la curiosité des nombreux visiteurs présents sur l'île. Un de ces porteurs de kilt, qui a toujours l'air d'être en campagne, même en ville, s'est d'ailleurs déclaré «stupéfait de l'intérêt des femmes pour le kilt: elles veulent toutes absolument savoir ce qu'il y a dessous!». Dans la foulée de ce défilé et de l'inauguration, Anne Queffélec et les membres du jury, Danièle Auffray, chercheur au CNRS, Gwen Catala, écrivain, Nivoelisoa Galibert, enseignante et chercheur, Gérard Le Gouic, poète, et Catherine Domain, libraire, ont donc dévoilé les lauréats du 12e prix du livre insulaire.
La compétition «un mal nécessaire»
La présidente du jury, qui a vécu au milieu des livres et trouve le salon d'Ouessant «merveilleux, avec une thématique extraordinairement riche», a expliqué que «la compétition dans le domaine artistique n'a pas beaucoup de sens, mais qu'elle est un mal nécessaire, qui permet de faire découvrir des oeuvres et des interprètes». Anne Queffélec a d'emblée expliqué que deux ouvrages, pourtant de qualité, avaient été écartés de la sélection: «L'atlas du Vanuatu», de Patricia Simeoni, qui a obtenu une mention spéciale mais a été retiré parce qu'un membre du jury, Gilbert David, ya participé, et «Les affres d'un défi», ouvrage de Frankétienne, car il s'agit d'une réédition.
Lire le palmarès complet par ailleurs. À noter que les prix de la littérature jeunesse et du roman policier seront remis aujourd'hui.
Guy Pellen
Le Grand prix du livre insulaire a été décerné à «Le Phare Amédée», de Valérie Vattier et Vincent Guigueno, aux éditions Point de vues: «Unlivre très esthétique, qui présente un bel équilibre entre le texte et l'iconographie», selon la présidente du jury. «La Gazette du costume Créole» (PLB éditions), ouvrage de Nicole Reache, a obtenu le prix dans la catégorie beaux livres: «Un livre très graphique, qui apporte de nombreux éléments historiques». «Hindouisme mauricien dans la mondialisation: cultes populaires et religion savante» (IRD éditions), de Suzanne Chazan-Gillig et Pavitranand Ramhota, a obtenu le prix dans la catégorie essais: «C'est un ouvrage très bien illustré, où l'on suit l'évolution de Maurice. C'est du lourd!». Dans la catégorie fiction, le jury n'a pu départager deux ouvrages très différents et les a donc classés exaequo: «Jon l'Islandais», de Bruno d'Halluin (Gaïa éditions), un livre maritime et historique, et «Lepetit désordre de la mer» (Océan éditions), de Joëlle Ecormier, un livre à l'écriture très personnelle sur l'histoire d'une femme de LaRéunion. «Poème du décours» (éditions Triptyque), un recueil de l'Haïtien Roben Berrouët-Oriel, a obtenu le prix poésie pour son originalité autant dans le fond que dans la forme. Enfin, le prix de la catégorie sciences a été décerné à Joseph Poupin, un Brestois, pour son livre sur les «Crustacés de la Réunion, décapodes et stomatopodes» (IRD éditions). Cet auteur, de l'École navale à Brest, qui a beaucoup travaillé dans le Pacifique, est considéré comme le spécialiste des crabes de LaRéunion. Le livre, joliment présenté et illustré, propose un inventaire complet, aussi bien des crabes d'eau douce que d'eau de mer.
De 10h à 12h et de 14h30 à 18h.
Le Salon international du livre insulaire d'Ouessant est ouvert de 10h à19h30. Atelier enfants, «l'île aux trésors». À 10h33. Remise du prix de littérature jeunesse. À 11h. Éric Auphan, «Henri Queffélec: l'homme et les îles». À 14h. Au chapiteau Numér'île, conférence de Thierry Crouzet, auteur, blogueur et journaliste, et de Yal Ayerdhal, auteur de science-fiction, sur «Les flux, les liens au service d'une insularité ouverte sur le monde». Grand témoin : Gwen Catala, auteur numeriklivre. À 15h30. Anne Queffélec, musique et littérature, puis projection de «Ouessant 1949», àla salle polyvalente. À 17h30. Au gymnase, Marcel Burel, «les îles de la rade de Brest». À 18h30. Lectures publiques, François Bon.
jeudi 19 août 2010
Salon du livre. Une ouverture sous le soleil
Publié par
Andréas Guyot.
à l'adresse
19.8.10
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