Le YM Uranus à quai à Brest a souffert dans sa collision.
Béatrice Le Grand
Marine dimanche 10 octobre 2010, cliquez sur le titre pour lire la source.
Samedi, les premières investigations ont eu lieu sur l'YM Uranus, le chimiquier de 120 mètres, qui a été remorqué jusqu'au port breton après une collision avec un vraquier dans le rail d'Ouessant. Le navire est arrivé à bon port à Brest après 12 heures de remorquage délicat par le puissant Abeille Bourbon.
«Au cours de la matinée, les plongeurs ont inspecté la coque du navire pour constater les dégats occasionnés par la collision avec le cargo vraquier panaméen de 286 mètres de long, vendredi vers 5h30», annonce la préfecture maritime dans un communiqué.
Des inspections menées par la société Les Abeilles toute la journée à bord du YM Uranus pour le compte de son armateur. Il s'agit d'évaluer l'ampleur des dégâts provoqués par la collision avec le minéralier Hanjin Rizhbao.
Une brèche de 5 m sur 8 m
A l'issue de ces inspections, une brèche d'environ 5 m sur 8 m a été observée sur le côté babord du bâtiment en avant du château; Pas étoinnant, le choc, qui s'est produit s'est produit sur la partie gauche du navire, à hauteur de la passerelle de navigation, a été très violent. Toutes les vitres de celle-ci ont volé en éclats. Le chimiquier s'est couché sur l'eau. « Je dormais, raconte un marin philippin. Je suis tombé de ma couchette. Nous avons eu très peur. »
Toutefois, ces observations ont également confirmé l'intégrité des soutes, efficacement protégées par la double coque.
Samedi soir, le navire qui effectuera la manoeuvre de transbordement de la cargaison, le Stolt Teal appareille d'Anvers. Il devrait arriver à Brest lundi 11 octobre dans la matinée.
« Jamais gagné d'avance »
Un périmètre de sécurité de 500 mètres de rayon a également été établi autour du YM Uranus et un barrage flottant anti-pollution installé. De simples mesures de précaution, assure la préfecture maritime.
Le remorquage du YM Uranus s'est effectué à petite vitesse, entre 6,5 et 8 km/h. « Quand nous sommes arrivés, il présentait une gîte importante de 15°, explique Thierry Choquet, le commandant de l'Abeille Bourbon. Notre but a été de le crocher le plus vite possible pour le mettre dans l'axe du vent. Il ne fallait pas qu'il reste dans le travers de la houle. »
Tout le temps du remorquage, une dizaine d'hommes est restée à bord du YM Uranus pour donner des informations sur l'état du navire. « Avec les forts coefficients de marée, nous avons rencontré d'importants courants traversiers. Il fallait éviter que le navire remorqué ne prenne plus de gîte. Ce n'est jamais gagné d'avance. »
(Avec Olivier Mélennec à Brest)


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