mardi 19 octobre 2010

Il devait aussi intervenir dans le parc marin d'Iroise, auprès de l'île Béniguet,

Le trimaran n'en finit pas d'attendre son heure
mardi 19 octobre 2010. cliquez sur le titre pour lire la source.

Le Philibert Commerson, victime d'une avarie, n'a jamais pu remplir ses missions pour l'Office national de la chasse. Le tribunal administratif de Rennes a été saisi.

L'histoire
Le Philibert Commerson respire l'air de Keroman depuis deux bonnes années, après un passage au sec à Hennebont. Le bateau attend, patiemment, que le tribunal administratif de Rennes statue sur son sort. Celui-ci a reçu le rapport d'expertise fin septembre.
Le trimaran à moteur de 18 m de long, aux formes originales, est au centre d'un contentieux entre son propriétaire, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), et le constructeur sud-finistérien, la Société bretonne de constructions navales (SBCN).
100 000 € de frais
Qu'est-il arrivé au Philibert Commerson ? Le bateau a pris l'eau « lors des premiers essais en mer », en 2004, explique-t-on à l'ONCFS. Les deux moteurs hydrojets ¯ l'un pour la propulsion et l'autre pour les manoeuvres latérales ¯ n'ont pas apprécié, pas plus que les systèmes électriques. Il a fallu en changer. C'est ce qui a été fait depuis l'arrivée du trimaran à Lorient : « 100 000 € » à la clé, montage-démontage, qui s'ajoutent aux 500 000 € de départ, précise l'ONCFS.
Mais le bateau n'a toujours pas repris la mer. Et ne la reprendra pas tant que le tribunal rennais n'aura pas établi la ou les responsabilités à l'origine de l'avarie. Deux thèses s'opposent : celle de l'ONCFS qui estime être victime de « vices cachés » et celle du constructeur. Nous n'avons pas réussi à joindre ce dernier. Selon l'ONCFS, le constructeur reprocherait aux agents de l'office de n'avoir pas fait fonctionner le bateau correctement.
Grâce à un faible tirant d'eau, le Philibert Commerson peut naviguer dans les fonds de rivières. Pour y observer les espèces animales et lutter contre le braconnage. Le bateau devait être rattaché au port du Magouër, dans la ria d'Etel, à Plouhinec. Il devait aussi intervenir dans le parc marin d'Iroise, auprès de l'île Béniguet, propriété de l'Office national de la chasse depuis plus de cinquante ans.

Charles JOSSE.