dimanche 21 novembre 2010

Une 10ème PLACE pour une 1ère TRANSAT au vrai GOÛT de VICTOIRE !!


D'Andréas;
Je vous ai fait vivre cette route du Rhum parce que Ouessant fait partie du language de cette course, en effet tous les candidats évoquent "Ouessant" dans cette épreuve. 
Il m'a fallu choisir un concurent....! qui n'était pas un favori ni non plus un concurrent classique des grandes traversées, c'eut été trop facile.
Damien Seguin avait donc le profil type:
- D'une première traversée,
- D'un ilien (Guadeloupe). 
- D'un véritable voileux (champion paralympique)
- D'un monde différent, celui de ceux qui doivent en faire plus que les autres pour faire partie d'un même monde.
Voilà, j'espère vous avoir fait vivre de bons moments et vous avoir fait voyager, même si cela vous a rappelé comme à moi, les mains glacées, le froid, l'humidité..etc. mais l'envie d'y retourner.

Merci à Damien de nous avoir fait partager cette passion de la mer.

En cliquant sur le titre:
« J’ai fait une overdose de solitude, maintenant place au bain de foule !! Je suis vraiment content de cette 10ème place, j’ai bien navigué dans l’ensemble même si tout n’a pas été parfait. Cette arrivée a vraiment un goût particulier pour moi, j’ai passé toute mon enfance et mon adolescence ici, et j’ai appris à faire du bateau en Guadeloupe ! »

« Mentalement, c’est pas si facile que ça une transat en solitaire. C’est particulier, on est tout seul, on n’a personne avec qui confronté les avis, c’est compliqué pour faire certains choix. L’effort sur 20 jours c’est quelque chose qui n’est pas forcément pas si facile à gérer. Les derniers miles je les ai bien vécus, la côté sous le vent avec les galères habituelles, le canal avec 25nds de vent, et j’arrive y’a plus de vent !! Ma dernière nuit ? J’ai pas dormi, la motivation a fait que j’ai tenu, la joie d’arriver, de faire quelque chose de bien, de propre sur cette transat. J’ai pris des options et j’aurais eu le mérite d’avoir tenté des choses. Y’a beaucoup d’éléments positifs à retirer, des moments galère mais je suis fait plaisir aussi. Un skipper c’est un surhomme en fait. Faut savoir tout faire, réparer son moteur, l’électronique aussi, gérer ses voiles… On me reverra sur les lignes de départ d’autres transats en solitaire, en double, sur des bateaux un peu plus grands, plus rapides. J’aime bien les multis, alors pourquoi pas un multi 50 ? Toutes les expériences sont des étapes pour m’enrichir et pas une finalité. Je continuerais à me construire au fur et à mesure. Quant aux Jeux Olympiques j’ai gagné ma qualification cet été donc je vais continuer au moins jusqu’à Londres 2012. Mon but c’est d’aller chercher l’Or et de défendre les couleurs de mon pays sur tous les plans d’eau du monde. Pour revenir au class’40 c’est une série qui peut me permettre de progresser, ce sont des bateaux un peu puissants...mais ce que j’essaie de faire dans mon parcours, c’est de ne pas brûler les étapes. »