lundi 21 mars 2011

Sabella espère mettre à l'eau son hydrolienne en fin d'année

samedi 19 mars 2011, cliquez sur le titre pour lire la source.

 Une hélice de 10 m de diamètre
15 mètres de haut, une nacelle pesant 50 tonnes, un socle de 300 tonnes, une hélice en fibre de verre d'un diamètre de 10 mètres. Ainsi se présente l'hydrolienne D10, que Sabella SAS se propose d'immerger au large d'Ouessant pour produire de l'électricité. Hier, la société quimpéroise a dévoilé une maquette de l'engin à Océanopolis, à Brest, en présence de Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne.

Immergée dans le Fromveur
L'hydrolienne doit être immergée par 55 mètres de fond dans le Fromveur, entre Porzh-ar-Lann et le phare de Kéréon. Sabella prévoit de le faire fin 2011 (ou début 2012). Le nom du navire chargé de la pose est déjà connu. Il s'agit du Normand Cutter, un navire spécialisé de 127 mètres de long, 27 de large, équipé d'une grue pour la mise à l'eau de charges lourdes.

Production d'électricité
L'hydrolienne D10 de Sabella utilisera l'énergie des courants pour produire de l'électricité. Elle aura une puissance de 500 kilowatts-heure et devrait pouvoir couvrir le tiers des besoins de l'île. « Nous alimenterons gratuitement Ouessant pendant un an », annonce Jean-François Daviau, le président de Sabella. L'hydrolienne fournira du courant en permanence, sauf à l'étale des marées et lors des périodes de mortes-eaux.

Quatre hydroliennes envisagées
A terme, Sabella envisage l'implantation de quatre hydroliennes dans le Fromveur. Une unité de stockage de l'électricité viendra compléter l'installation. « De quoi se substituer à la centrale thermique qui alimente actuellement l'île en électricité », indique Jean-François Daviau. Ce sera un moyen plus écologique de produire de l'électricité. Et, peut-être aussi, plus économique. « Le kilowatt-heure produit à Ouessant coûte quatre ou cinq fois plus cher que le kilowatt-heure continental », rappelle le président de Sabella.

Un projet à 10 millions d'euros
Sabella conçoit la future hydrolienne d'Ouessant comme une tête de série industrielle. Le projet représente un investissement de 10 millions d'euros. Actuellement, Sabella bénéficie du soutien de l'État (3,6 millions d'euros) et de deux groupes de l'industrie pétrolière (1,5 million d'euros). Il reste donc à trouver 4 à 5 millions d'euros pour financer la construction et la pose du prototype. Celui-ci doit être assemblé à Brest en utilisant des éléments principalement fabriqués en Bretagne.