lundi 25 avril 2011

Soleil, chaleur. C'est la ruée vers les îles !

Avec le beau temps, les îles bretonnes sont extrêmement prisées. Et les bateaux qui les desservent sont pris d'assaut. Les professionnels du tourisme affichent un large sourire en ce week-end de Pâques, début de saison précoce et prometteur.

«On a rarement vu des taux de réservations aussi forts», commente Jean-Jacques Léon, directeur de la Penn ar Bed, la compagnie maritime qui dessert Ouessant et Sein. Hier, plus de 96% des 1.332 places disponibles sur le Fromveur et l'Enez Eussa qui accostent à Ouessant avaient été réservées. Vendredi après-midi seules 52 places restaient à la vente! «C'est exceptionnel même l'été, on ne connaît pas ça». Des Côtes-d'Armor à Belle-Ile-en-Mer, le constat est le même. Seuls ceux qui n'ont pas joué la carte de l'improvisation ont la chance de goûter à un week-end de Pâques insulaire. Le soleil radieux et les températures estivales n'expliquent pas tout. Les longs week-ends sont rares en ce printemps. Les 1er et 8 mai tombent un dimanche. Il faudra donc attendre les 2 et 13 juin pour pouvoir jouer sur l'élasticité de trois, voire quatre jours de congés consécutifs.

Les campings sollicités
À Belle-Ile-en-Mer, où la capacité d'hébergement est loin d'être ridicule, les chambres d'hôtel se font très rares. «Pour le week-end de Pâques, tous les deux ou trois étoiles refusent du monde», souligne-t-on à l'office de tourisme du Palais où on ne sait plus où donner de la tête pour satisfaire la demande. Seule alternative, si ses moyens le permettent, ouvrir grand son portefeuille et goûter aux prestations des établissements de luxe. Même les campings tirent leur épingle du jeu. «Nos 63 mobil-homes et chalets sont tous réservés pour les trois jours à venir, témoigne Philippe Potel du camping de l'Océan près du Palais. Et on s'oriente vers un taux d'occupation de 20% des aires pour tentes. On a rarement vu cela à cette époque de l'année». À quelques milles marins de là, à Hoëdic, les dix chambres de l'hôtel des Cardinaux sont réservées jusqu'à demain. «Je n'arrête pas de refuser des demandes ce matin», explique la responsable de cet établissement. Plus à l'ouest, l'île Saint-Nicolas, aux Glénan, sort de sa léthargie hivernale. «On a réellement commencé à travailler il y a une dizaine de jours, explique-t-on aux Vedettes de l'Odet qui, avec Le Glen, assurent la liaison avec le continent. Sur l'île, il n'y a que peu de solutions d'hébergement et de repli en cas d'intempéries. Nous sommes donc extrêmement tributaires de la météo. Le ciel est avec nous. Jusqu'à présent, on a assuré trois jours de rotations par semaine. À raison de 500 passagers par jour. Ce week-end, on va renforcer notre offre de service». Les plaisanciers, qui sont très nombreux à naviguer sur les eaux turquoise de l'archipel, ne seront pas en reste. Ils pourront mouiller dans la chambre où les corps-morts viennent tout juste d'être immergés.

Bréhat affiche complet
Plus au nord, à Bréhat, on connaît un week-end assez mouvementé aussi. «L'île compte trois hôtels et plusieurs chambres d'hôtes. Il n'y a plus de place constate-t-on au syndicat d'initiative. On s'attend à accueillir des gens qui arrivent un peu par hasard, sans avoir réservé, leur valise à la main. Parfois, ils profitent d'un désistement. Si ce n'est pas le cas ils s'en retournent le soir. Sans grosse déception. Car, en une journée, ils ont le temps de visiter l'île qui ne fait que 3km de long».

Didier Déniel, du Télégramme, cliquez sur le titre pour lire la source.