Le canot de sauvetage tout temps de l'île de Sein, le Ville de Paris, est vieux de 30 ans. Son remplacement est à l'ordre du jour.
L'amiral Lagane, président de la Société nationale de sauvetage en mer, se trouvait hier dans le Finistère. Il annonce que Sein disposera en 2012 d'un canot de nouvelle génération.
Entretien
Amiral Yves Lagane, président national de la SNSM.
Amiral, que représente le Finistère pour la Société nationale de sauvetage en mer ?
C'est le plus gros partenaire de la SNSM avec 29 stations et deux centres de formation, à Brest et Quimper. La SNSM compte 1 000 bénévoles dans le Finistère, dont 600 sont embarqués, pour un effectif total au plan national de 7 000 personnes. Une fois par an, je rencontre les responsables de la SNSM pour caler tout le monde sur les mêmes priorités. C'est la raison de ma venue à Brest.
Où en est le renouvellement des vedettes et canots de sauvetage ?
Nous lançons le renouvellement des canots tout temps, en commençant par celui de Sein qui a aujourd'hui 30 ans. Il faut en construire une quarantaine, dont 10 dans le Finistère. C'est un gros projet puisqu'un canot tout temps coûte 1 million d'euros l'unité.
D'ici six mois, nous allons faire le choix de l'architecte. Fin 2012, le prototype effectuera ses essais aux Sables-d'Olonne. Il rejoindra ensuite l'île de Sein. Concernant les vedettes, la station de Clohars-Carnoët recevra à la fin 2011 sa nouvelle vedette de 11,90 m.
Quelles seront les incidences pour la SNSM des ennuis du chantier Sibiril de Carantec ?
Son dépôt de bilan a représenté une épreuve pour nous. Sibiril est l'un des deux gros chantiers partenaires de la SNSM avec Bernard à Lorient. Depuis trois-quatre ans, il réalise les vedettes de 11,90 m, dites de 2e classe.
Pour l'instant, je suis plutôt optimiste pour la suite. Le programme de construction reprend sur les trois vedettes en attente. Mais il a pris six mois de retard et le prix a augmenté de 15 %. On va donc lancer un appel d'offres pour la construction des vedettes suivantes.
Quelles sont aujourd'hui les priorités de la SNSM ?
La grande priorité consiste à mettre l'accent sur la formation au sauvetage des équipages. Nous inaugurons le 18 juin le pôle de formation national de Saint-Nazaire. Il disposera d'un simulateur et devrait accueillir 200 à 250 stagiaires par an.
L'idée, c'est de former des formateurs bénévoles au secourisme, à la conduite des opérations, à la recherche des victimes dans l'eau...
Comment se portent les finances de la SNSM ?
Nous avons un budget en augmentation. En 2011, il se monte à 22 millions d'euros, dont un tiers consacré aux investissements. Ce budget est alimenté à hauteur de 30 % par des fonds publics. Le reste, ce sont des ressources privées.
La contribution des entreprises s'élève à 3,2 millions d'euros. Les dons et legs représentent environ six millions d'euros. Après une baisse due à la crise, nous constatons à nouveau une hausse depuis 2010. À cela s'ajoute le produit de nos activités de remorquage.
Recueilli par Olivier MÉLENNEC. Ouest-France, cliquez sur le titre pour lire la source.


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