jeudi 21 juillet 2011, cliquez sur le titre pour lire la source.

Louise Coucke, Mademoiselle Lou, expose sur l'Île de Batz, mais également en d'autres lieux, depuis maintenant quatre ans. Elle présente son île, où elle s'est posée désormais, mais aussi Guernesey, Quiberon, Carnac. À peine 23 ans, et déjà sept années qu'elle photographie les endroits de sa vie.
Ses clichés sont en noir et blanc, « parce que cela donne du cachet et du relief aux paysages, et que les paysages sont rarement photographiés en noir et blanc ». Les tirages ne sont pas retouchés, on y retrouve ce qui a fait le charme de l'ensemble de ce que l'on doit désormais appeler « l'oeuvre » de l'artiste.
Des paysages solitaires mais jamais désolés dont les hommes sont absents, leur présence seulement marquée par une trace de pas ou le passage d'un tracteur dans la neige ou sur le sable de la grève, une maison dans le lointain, une palissade, posée là par les hommes pour arrêter l'histoire du vent sur la dune.
Il y a des lignes de fuite et des constructions dans la photographie mais aussi parfois des courbes qui savent adoucir le cliché. Il y a aussi des instants, l'atmosphère de moments que l'artiste a su capter pour apporter l'émotion dans des photographies sensibles et authentiques qu'elle nous donne à admirer.
40 ans de vie insulaire
Et parce qu'elle possède aussi un sens particulier de l'exception, Louise a invité son père, Philippe Coucke, désormais jeune retraité, à venir présenter aux îliens et aux visiteurs une partie de ses très nombreuses photographies de l'Île de Batz et de la vie insulaire, enregistrées depuis maintenant plus de 40 ans.
Lors du vernissage à Ti Enez Vaz, ce lundi soir, ils étaient de nombreux îliens à se presser autour du diaporama de la cinquantaine de clichés rassemblés à l'occasion de cette exposition pour y retrouver un parent, le visage d'une personne parfois disparue ou, tout simplement, un moment de nostalgie.

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