Molène est un lieu de quiétude unique posé sur la mer d'Iroise.
© Vincent Mouchel
Nos îles en été. Aujourd'hui, Molène. On y vient pour passer la journée avant de regagner le continent. Certains finissent par s'y attarder, séduits.
Molène. Pour beaucoup, cet écrin de rocher n'est autre qu'une escale avant d'atteindre Ouessant. Pour d'autres, c'est l'assurance d'un séjour fait de quiétude. On vient sur Molène pour fuir les touristes qui débarquent chaque jour sur l'île voisine. Molène, c'est bien plus que ça.
Ici pas de voitures, ni de locations de vélos, l'île est trop petite. Longue d'un peu plus d'un kilomètre et large de 800 m, Enez Molenez (île chauve en breton) a pourtant tout pour séduire. Des eaux turquoises qui s'illuminent aux premiers rayons de soleil, des dunes de sables à perte de vue, de longues étendues de fougères balayées par les vents... Un spectacle qui a inspiré le pianiste Didier Squiban, qui est venu enregistrer un album sur l'île, ou l'équipe du film Les Seigneurs, de Josée Dayan.
« Prendre le temps de vivre l'île »
Si le visiteur pose le pied sur Molène (une centaine par jour) en se disant qu'il veut tout voir en un jour, il a tout faux. Les mauvaises langues expliqueront qu'on en fait le tour en une heure. Les connaisseurs disent que plusieurs jours ne suffisent pas. « Il faut prendre le temps de vivre l'île, exhorte Erwan Masson, patron de l'hôtel-restaurant Kastell An Daol. Molène c'est un ressourcement, la garantie de passer un moment réussi en couple ou en famille. » Molénais depuis toujours, le vice-président du fan-club national de Johnny Hallyday (sisi !) est un amoureux.
Sur la terrasse du Café de la plage, échoué au bord du port de plaisance, il distille au passant les histoires de « son » île. Pendant ce temps, aux fourneaux, son frère Yannick cuisine le homard et la saucisse fumée au goémon.
Côté histoire de l'île, le musée du Drummond Castle, du nom de ce paquebot qui s'est échoué au large de Molène à la fin du XIXe siècle, est une halte incontournable. Car pour apprécier Molène, il faut la comprendre.
Partout, les maisons, coincées entre de petits chemins étroits bordés de murets en pierre et d'hortensias, rappellent le lien qu'entretiennent les gens d'ici avec la mer. Difficile d'oublier cette présence. À chacun de ses points, Molène offre une vue panoramique, avec l'océan pour toile de fond.
Phares et balises, un son et lumière naturel
Certains partent de Molène soulagés, d'autres repoussent tant que possible le départ. « Le grand spectacle, c'est la nuit qu'il se joue », assure un îlien. Erwan Masson confirme : « A la tombée de la nuit, les phares et les balises illuminent l'archipel. Un véritable son et lumière naturel et l'occasion, pendant quelques heures, de se sentir îlien. »
À Molène, on vit au rythme du « courrier », le bateau qui dès 8 h le matin vient mouiller le long de l'embarcadère. Une sorte de cordon ombilical qui rallie les îliens au continent. Si vous décidez finalement de poursuivre vers Ouessant sans faire un crochet par Molenez, le chauvinisme molénais reprendra le dessus. « La plus belle chose à voir depuis Ouessant... c'est Molène ».
Repère
Se rendre à MolèneLe seul moyen de se rendre à Molène est de prendre le bateau. Avec la compagnie maritime Penn Ar Bed au départ de Brest ou du Conquet (pour les liaisons régulières) et périodiquement au départ de Camaret. D'autres traversées sont proposées en saison par les compagnies Finist'Mer et les Vedettes des Abers au départ de l'Aber Ildut. Compter 45 minutes de trajet et 29,90 euros A/R pour un adulte.
Où dormir ?
L'hôtel Kastell An Daol, situé sur le port de plaisance, propose une dizaine de chambres proprettes (de 62 à 80 euros par personne). Le restaurant « L'Archipel », à quelques mètres de là, propose également trois chambres d'hôtes avec vue sur mer. Sur l'autre versant de l'île, la crêperie « Le Vent des Îles » loue deux studios. Un camping municipal accueille également les tentes.
Tous les services sur place
Molène profite de tous les services de première nécessité : deux restaurants (« Kastell An Daol » et « L'Archipel »), une crêperie (»Le Vent des îles »), une épicerie ouverte 7 jours/7, un bureau de poste, un tabac-journaux...
Julien COQUET.À suivre demain :les îles Glénan. Ouest-France
« Prendre le temps de vivre l'île »
Si le visiteur pose le pied sur Molène (une centaine par jour) en se disant qu'il veut tout voir en un jour, il a tout faux. Les mauvaises langues expliqueront qu'on en fait le tour en une heure. Les connaisseurs disent que plusieurs jours ne suffisent pas. « Il faut prendre le temps de vivre l'île, exhorte Erwan Masson, patron de l'hôtel-restaurant Kastell An Daol. Molène c'est un ressourcement, la garantie de passer un moment réussi en couple ou en famille. » Molénais depuis toujours, le vice-président du fan-club national de Johnny Hallyday (sisi !) est un amoureux.
Sur la terrasse du Café de la plage, échoué au bord du port de plaisance, il distille au passant les histoires de « son » île. Pendant ce temps, aux fourneaux, son frère Yannick cuisine le homard et la saucisse fumée au goémon.
Côté histoire de l'île, le musée du Drummond Castle, du nom de ce paquebot qui s'est échoué au large de Molène à la fin du XIXe siècle, est une halte incontournable. Car pour apprécier Molène, il faut la comprendre.
Partout, les maisons, coincées entre de petits chemins étroits bordés de murets en pierre et d'hortensias, rappellent le lien qu'entretiennent les gens d'ici avec la mer. Difficile d'oublier cette présence. À chacun de ses points, Molène offre une vue panoramique, avec l'océan pour toile de fond.
Phares et balises, un son et lumière naturel
Certains partent de Molène soulagés, d'autres repoussent tant que possible le départ. « Le grand spectacle, c'est la nuit qu'il se joue », assure un îlien. Erwan Masson confirme : « A la tombée de la nuit, les phares et les balises illuminent l'archipel. Un véritable son et lumière naturel et l'occasion, pendant quelques heures, de se sentir îlien. »
À Molène, on vit au rythme du « courrier », le bateau qui dès 8 h le matin vient mouiller le long de l'embarcadère. Une sorte de cordon ombilical qui rallie les îliens au continent. Si vous décidez finalement de poursuivre vers Ouessant sans faire un crochet par Molenez, le chauvinisme molénais reprendra le dessus. « La plus belle chose à voir depuis Ouessant... c'est Molène ».
Repère
Se rendre à MolèneLe seul moyen de se rendre à Molène est de prendre le bateau. Avec la compagnie maritime Penn Ar Bed au départ de Brest ou du Conquet (pour les liaisons régulières) et périodiquement au départ de Camaret. D'autres traversées sont proposées en saison par les compagnies Finist'Mer et les Vedettes des Abers au départ de l'Aber Ildut. Compter 45 minutes de trajet et 29,90 euros A/R pour un adulte.
Où dormir ?
L'hôtel Kastell An Daol, situé sur le port de plaisance, propose une dizaine de chambres proprettes (de 62 à 80 euros par personne). Le restaurant « L'Archipel », à quelques mètres de là, propose également trois chambres d'hôtes avec vue sur mer. Sur l'autre versant de l'île, la crêperie « Le Vent des Îles » loue deux studios. Un camping municipal accueille également les tentes.
Tous les services sur place
Molène profite de tous les services de première nécessité : deux restaurants (« Kastell An Daol » et « L'Archipel »), une crêperie (»Le Vent des îles »), une épicerie ouverte 7 jours/7, un bureau de poste, un tabac-journaux...
Julien COQUET.À suivre demain :les îles Glénan. Ouest-France


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