mardi 09 août 2011, cliquez sur le titre pour lire la source.

L'association pour la conservation, la sélection et le développement de l'abeille noire, issue du continent, a installé quelque 150 ruchers sur l'île et en détient le quasi-monopole. Elle vend le kilo de miel à 20 € et chaque essaim d'abeilles à 140 €.
Autant d'éléments qui font réagir les Ouessantins et notamment Michel Quantin président de Maintien des traditions ouessantines et Bernard Le Bihan président de l'Observatoire du littoral des îles et de la mer d'Iroise (Olimi 29).
Les deux hommes rappellent que Georges Hellequin, à l'origine de l'apiculture sur Ouessant voici 20 ans, avait pour ambition la sauvegarde et le développement de cette abeille noire melliféra, écotype breton. Il s'agissait aussi d'assurer la sélection et la production de reines et d'essaims, la réglementation et le contrôle de l'introduction d'essaims et de reines.
À l'époque, il n'était ni question de produire du miel, ni d'installer 150 ruchers, là où G. Hellequin et la municipalité en préconisaient une. « Là, nous sommes à l'ère industrielle, au productivisme à outrance de l'abeille noire », s'insurgent les deux présidents.
Les Ouessantins trouvent que le miel est trop cher, que les stocks s'épuisent rapidement car détournés vers le continent pour en faire de l'hydromel et du chouchen. « 2,7 t de miel sont récoltés et 300 reines sont envoyées chaque année sur le continent, expliquent les deux hommes. Les quelques apiculteurs amateurs d'Ouessant éprouvent des difficultés à obtenir des essaims. En outre, face à cette surcapacité de ruchers sur l'île, il existe un réel danger pour les habitants, les touristes, les animaux, nous devons réagir. »

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