mardi 20 décembre 2011, cliquez sur le titre pour lire la source.
Où trouver les quelque 4 millions d'euros nécessaires pour consolider l'estacade, qui relie l'île de Batz à Roscoff ? En marge de la présentation des orientations budgétaires du conseil général par Pierre Maille, en fin de semaine dernière, à Morlaix, Joseph Seïté, maire de Roscoff, a remis la question sur le tapis.
L'équipement, propriété du conseil général, est géré par la commune. Il a été construit en 1967, et inauguré l'année suivante. Fin 2010, la société Alcadis a diagnostiqué des problèmes importants. Fissures, altération des piliers, câbles de liaison détendus, ont conduit la municipalité à interdire toute circulation motorisée sur l'ouvrage, courant 2011.
Dans un contexte financier très serré, le président du Département n'a pas fait de grande promesse, car il ne dispose que d'une faible marge de manoeuvre : « Cela pourra faire partie des sujets du contrat de territoire », a-t-il avancé. À l'époque de la signature du contrat de territoire du pays léonard, en 2009, l'état de délabrement de l'ouvrage n'avait pas encore été diagnostiqué.
Début des travaux :pas avant 2013
Une réponse satisfaisante, mais pas suffisante selon Joseph Seïté : « À l'origine, la participation du conseil général est fixée à 20 %. Avec un contrat de pays, cela représente peut-être 10 % de plus, traduit le maire de Roscoff. Il nous faudra donc trouver d'autres aides, auprès de la Région ou de l'État. En ultime recours, on demandera aux usagers de participer. »
L'hypothèse de détruire l'estacade est pour l'instant écartée : « La destruction représente un coût trois fois plus élevé ! ». Quant à déplacer l'embarquement pour l'île de Batz au port du Bloscon, elle est inenvisageable selon le maire : « La traversée est deux fois plus longue. En cas de mauvais temps, les vedettes auront un problème d'accès, en raison des forts courants au niveau de la pointe. Il faudrait également prévoir une liaison vers le centre, où les îliens trouvent tous les commerces. »
Les travaux ne débuteront de toute façon pas avant 2013. Car non seulement il faut trouver les subventions, mais il faut également compter un délai incompressible d'une année, pour mener l'étude technique et administrative (études d'impact, zone Natura 2 000). Aujourd'hui, l'appel à candidatures n'a toujours obtenu aucune réponse.
Liza MARIE-MAGDELEINE.


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