lundi 12 décembre 2011

Richard Ferrand peut avoir le sourire. Jeudi soir, il a remporté haut la main la course à l'investiture socialiste pour les législatives.


Richard Ferrand a remporté l'investiture socialiste pour les législatives. (Photo d'archives)
Richard Ferrand. «Mon seul adversaire, c'est la droite!»
5 décembre 2011, cliquez sur le titre pour lire la source.

Richard Ferrand peut avoir le sourire. Jeudi soir, il a remporté haut la main la course à l'investiture socialiste pour les législatives. Avec 67% des suffrages dès lepremiertour, les militants dela circonscription ont placé le conseiller régional largementdevant ses deux adversaires d'un jour: Véronique Hériaud (17,6%) et Roger Mellouët (15,4%).

Après le match amical la guerre?
«J'arrive largement en tête dans huit sections sur dix. C'est une investiture massive à travers laquelle je me sens fort... ou plutôt renforcé», confie Richard Ferrand, convaincu que les militants n'ont pas voté davantage pour lui à cause du conflit avec le maire de Carhaix, Christian Troadec. Interrogé sur son succès, l'élu pèse chaque mot. Pas question de donner l'impression de fanfaronner. Il n'est pas vraiment surpris de sa victoire, ni de son ampleur, mais préfère ne pastrop s'y attarder. «Le match amical au PS est terminé, il faut à présent se rassembler pour faire gagner François Hollande à la présidentielle et lui donner la majorité parlementaire dont il aura besoin pour gouverner». La partie qui attend Richard Ferrand et sa suppléante Claire Malléjac (conseillère municipale à Plougastel-Daoulas) n'aura pourtant plus rien d'amical. Les récentes flèches décochées par Christian Troadec en attestent. La guerre Troadec-Ferrand est annoncée et attendue. Le candidat socialiste, lui, garde sa ligne de conduite. «Pas d'insulte, pas d'attaque personnelle».

«On va gagner»
«Je n'ai jamais insulté personne et je continuerai ainsi. Seuls les projets et les idées m'intéressent. Pas les querelles stériles. La situation du pays est telle que je trouve honteux que se produisent de telles querelles totalement nulles. Personnellement, je refuse de prendre part aux chamailleries d'élus». Le duel entre les deux hommes risque tout de même de peser lourd en juin prochain. En cas de second tour PS-UMP, Richard Ferrand aura sans doute besoin des voix de Christian Troadec pour l'emporter. Mais, dans le contexte actuel, tout accord entre les deux rivaux et même toute consigne de vote semblent impossibles. Richard Ferrand n'en a que faire. «Mon seul but, c'est que la gauche gagne et qu'elle soit majoritaire au parlement. Je n'ai pas d'autre adversaire que la droite gouvernementale! Et on va gagner», promet-il.
  • Dominique Morvan.