Le périmètre du projet englobe tout le Bassin. (photo archives franck perrogon)
L'enquête publique pour la création d'un parc naturel marin sur le bassin d'Arcachon débute aujourd'hui, jusqu'au 2 février. Chacun peut exprimer son opinion.
Cet engagement, exprimé le 8 octobre dernier au cours du troisième comité de concertation à Lanton, est tenu. Même si l'enquête publique a été reportée d'une quinzaine de jours sur la date initialement souhaitée, en raison de modifications apportées au projet de la mission d'études.
La place des élus
L'enquête publique débute, en effet, aujourd'hui lundi 26 décembre, et durera un peu plus d'un mois, jusqu'au jeudi 2 février. Soit deux ans pile après le lancement de la mission d'études, confiée à Anne Littaye. Le projet soumis à enquête publique ne fait cependant pas l'unanimité, comme l'ont déjà exprimé un collectif d'associations (lire ci-dessous), des professionnels et même des politiques (lire « Sud Ouest » de vendredi dernier). Le principal point d'achoppement concerne la composition du conseil de gestion proposé, et notamment la place quasi prépondérante des élus.
Alors que la mission d'études proposait un conseil de gestion à 47 membres dont 12 sièges pour les élus des 10 communes, du Conseil général et du Conseil général (le parc naturel de la mer d'Iroise compte un conseil de gestion à 50 membres pour 147 communes), le projet amendé par les préfets a porté ce à 60membres dont 25 sièges pour les élus (deux par communes, un pour le Siba, un pour le Sybarval, deux pour le Conseil général et un pour le Conseil régional). Avec les six postes des représentants de l'État, ce double collège aurait une majorité de 31 voix.
Tous les élus ne sont cependant pas d'accord. Pour simplifier, disons que les élus de droite, dont Marie-Hélène des Esgaulx et Yves Foulon, souhaitaient une présence conséquente des élus, alors que les élus de gauche, comme Nathalie Le Yondre, François Deluga et Christian Gaubert, trouvent ce nombre excessif. Une analyse que partage Michel Sammarcelli, le maire (ex-UMP) de Lège-Cap-Ferret dont le souhait de la présence du Siba a été exaucé.
Les sept orientations
Les professionnels maritimes auraient 12 ièges, dont huit pour la pêche et l'ostréiculture, trois sièges pour les espaces protégés (banc d'Arguin, prés salés d'Arès, parc naturel régional), six pour les loisirs en mer, six pour la protection de l'environnement et du patrimoine naturel, et deux personnes qualifiées (connaissance scientifique). Même si les prés salés est et ouest de La Teste ont été retirés dans le nouveau projet, le périmètre proposé pour le PNM, englobant tout le Bassin, allant du Porge à Biscarrosse, et jusqu'à trois milles à l'ouest des passes, ne suscite pas le plus de discussions.
Enfin, les sept orientations de gestion, destinées à préserver, promouvoir, garantir, contribuer, améliorer, responsabiliser les activités, l'environnement et les filières, font plutôt consensus.
À partir d'aujourd'hui, la commissaire enquêtrice Françoise Durand, ingénieur en environnement fluvial, littoral et marin, reçoit les avis de chacun et tiendra, à compter de vendredi, des permanences dans les 10 communes (lire par ailleurs). Elle rendra ses conclusions motivées au plus tard le 2 mars. Le préfet de région assure que le PNM pourrait être créé avant les présidentielles



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