dimanche 25 mai 2014

Lettres bretonnes. La sirène d'Ouessant.

Quand elle apprend que Jean-Marie, son mari, est mort dans un naufrage, Marie-Jeanne Malgorn refuse d'y croire et se persuade qu'il a été enlevé par l'une de ces sirènes dont parlent les légendes, une Morgane. Elle se tourne vers Malgven, la vieille rebouteuse qui lui assure, contre un sacrifice, que « Si la Morgane le libère, Jean-Marie sera là d'ici la Toussaint ».
La vie est dure à Ouessant, surtout quand on est une « étrangère » et qu'on a un bambin à élever. Mais malgré le dénuement dans lequel elle se retrouve, la jeune femme refuse les avances d'Yves, l'aubergiste qui l'a vue naître. Marie-Jeanne laisse cependant un jeune naturaliste la distraire de son deuil, sans oublier que Jean-Marie peut à tout moment surgir. Mais plus l'échéance approche, plus elle commence à douter d'elle-même.
Mer, amour et sortilèges sur une île aussi belle et aussi captivante qu'Ouessant... L'histoire avait tous les ingrédients pour séduire mais le charme n'opère pas ou peu. On ne croit pas à ce récit, les personnages sont sans surprise, le trait est trop gros et frôle la caricature bien souvent. Dommage.

Édouard Brasey, éditions Calman-Lévy, 19,90 €.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

La conclusion de cette critique semble bien injuste pour un roman parfaitement documenté sur Ouessant, qui évoque enfin cette île dans un récit littéraire, ce qui n'avait pas été fait depuis les romans d'Henri Quéfellec ou "Les filles de la pluie". Il est "dommage" que les critiques du Télégramme de Brest crachent à ce point dans la soupe lorsque l'auteur n'a pas la chance d'être lui-même Breton ou bien de leurs amis. Dommage, en effet, de priver ainsi ce roman de lecteurs moins pointilleux sur ce qui est "correctement admissible" ou non aux yeux des critiques. Rien que pour cela, lisez ce roman. Vous ne le regretterez pas.