samedi 9 août 2014

Exposition "Rejets" par Richard Boulestreau

Du 1er août au 20 septembre : Exposition de photographies au CEMO.
Entrée libre et gratuite,
Ouvert du lundi au vendredi : de 9h à 12h et de 13h30 à 17h
Travail photographique réalisé de 2001 à 2004  lors d'un tour  de l'atlantique nord. Les objets ne sont jamais mis en scène.
L'océan, qui fût le théâtre de l'apparition de la vie, est aujourd'hui, après des millions d'années d'évolution, une poubelle. On y trouve tout ce que l'humanité a pu inventer d'objets usuels, utiles ou futiles... Il s'agit bien là d'un constat : Il n'existe plus de plages immaculées. L'océan est saturé de nos déchets, il les recrache n'ayant pu tout digérer, non sans les avoir lavés, polis, brisés. L'assimilation est impossible pour cause de saturation ! Les plages de nos régions sont régulièrement nettoyées. Celles des Bahamas ne le sont jamais. On y trouve une formidable concentration de plastiques qui laisse imaginer l'état des fonds marins...
Le paradoxe de l'image.
Question récurrente chez les photographes : comment dénoncer, montrer sans embellir ? Le message ne risque-t-il pas d'être altéré par la composition qui « enjoliverait « la réalité ?
C'est un risque à courir. Dans ce type de démarche, la fonction de l'artiste, ou plutôt sa responsabilité n'est pas de divertir, mais de forcer le regard de son public. L'artiste doit en être le catalyseur. Il doit faire converger les consciences vers les problèmes sur lesquels l'homme a encore le pouvoir d'agir.
Du reportage au concept.
C'est le sens de l'engagement, éminemment respectable, des grands reporters. Montrer la guerre pour sensibiliser l'opinion publique. Et pourtant, il me semble que cet objectif n'est jamais atteint. L'abondance pléthorique d'images les banalise. Le message, pour être reçu, se doit aujourd'hui d'être « conceptualisé », mis en scène, sorti du contexte de la diffusion habituelle de l'information.
Cette planète est la nôtre, sera celle de nos enfants, nous en avons la responsabilité. À l'heure où l'on parle du « 7ème continent » et de plus en plus des problèmes récurrents liés à toutes formes de pollution, ces images trouvent tout leur sens.

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