mercredi 13 mai 2015

Éducation. À Ouessant, l’école privée va fermer

Les effectifs deviennent trop faibles, Sainte-Anne tourne la page. Ses élèves rejoindront l’école publique Jean-Burel.

« C’est toujours triste une école qui ferme. Mais vu la baisse démographique, on se doutait bien que les deux écoles de l’île seraient, un jour, réunies. C’est bien pour les enfants ! »Mireille Salou, ancienne parente d’élèves de Sainte-Anne, résume bien le sentiment des habitants. Un peu de nostalgie, un brin de fatalisme, mais beaucoup de pragmatisme. La scolarité des enfants d’abord !
La dernière école privée d’une île finistérienne fermera en juillet. Elle compte 17 élèves : six en CM2, un en CM1, deux en CE2, deux en CE1, trois en CP, et trois en maternelle. Mais après le départ des CM2 pour le collège, et aucune arrivée (!), il ne restera que 11 enfants. Et des petits effectifs par niveau.

La fin d'une époque

« Tous les enfants seront réunis à l’école publique Jean-Burel », explique Denis Palluel, maire. Elle accueille douze élèves : un en CM2, quatre en CM1, deux en CE2, un en CP, et quatre en maternelle. Elle dispose de plusieurs salles. « Dans une île, quand deux petites écoles cohabitent, c’est du simple bon sens que de les regrouper pour en faire une seule, plus forte, ajoute le maire, ancien enseignant du collège privé. La règle veut que ce soit l’école publique qui reste, financée par la municipalité. » 
La fin d'une époque pour Ouessant. Au XIXsiècle, l’île s’était battue pour garder ses écoles catholiques. 
La municipalité demande la création d’un deuxième poste d’enseignant à l’école publique. 
(Lire l'article complet dans notre édition du 13 mai, page Bretagne)
Laurence GUILMO.

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