samedi 22 octobre 2016

île de Quéménès: Un réveil effrayant.

Nous sommes allés nous coucher, un petit sourire aux lèvres, en nous disant : pas d'enfants, pas d'hôtes, pas de rendez-vous, rien d'impératif à faire demain. Une journée idéale pour trainer et recharger les batteries avant la grande marée. A commencer par une grasse matinée.
7h25, j'entends de drôles de bruits qui viennent du rez-de-chaussée. Pour la grasse mat', c'est râpé. Dans un demi-sommeil, j'ai pensé à un mulot qui était en train de grignoter le reste du goûter. Ca m'embêtait quand même parce qu'il allait manger le dernier doowap, mais c'était quand même une journée de pause alors au diable le doowap du moment que le malotru cessait de faire du bruit.
7h32, Je crois qu'il essaie de ramener le gâteau chez lui pour le partager avec ses potes. C'est foutu pour la grasse mat', il va voir de quel bois je me chauffe.
7h33, je descends l'escalier tel le prédateur qui fond sur sa proie. Il n'y a personne dans le sac du goûter, et le doowap est toujours entier. Je suis soulagée.
7h34, je me rends compte que le bruit vient du poêle à bois. De l'intérieur du poêle à bois en fait. Et ça ne ressemble pas vraiment au bruit d'une bûche qui aurait décidé de nous faire une petite surprise en allumant un feu pour notre réveil...
7h35, m'armant de tout mon courage, j'appelle : "PAPOU ! LE BRUIT VIENT DU POÊLE EN FAIT !".
Réponse du Papou : "Mougniarf".
Ok, ça va pas être gagné. "PAPOU ! Y'A UNE BÊTE DANS LE POÊLE ! ".
Réponse du Papou : "C'est rien, c'est un étourneau qui a dû tomber dans le tuyau".
"Voui mais ça m'empêche de dormir, et puis si j'ouvre, il va mettre de la suie partout". Et toc.
Le Papou n'a rien du prédateur dans la savane quand il descend. Je me suis plutôt sentie comme la petite truite qui s'est faite attraper par un ours mal luné.
Malgré mon regard réprobateur, le papou ouvre le poêle. "B*****, il est coincé dans le tuyau, faut que je démonte la trappe". Je n'ose même pas cligner des yeux, je crois qu'il vaut mieux que je me fasse oublier.
8h17, Papou s'exprime : "Ah ben tient, on cherchait la chouette effraie ; je crois que je l'ai trouvée."
Effectivement, le jour où les étourneaux auront des pattes comme celle-là, il va falloir que l'on s'inquiète sérieusement de l'avenir de l'humanité.
Bon ben y'a plus le choix, il faut démonter le tuyau pour la faire sortir maintenant.
12 minutes plus tard, nous arrivions enfin à faire sortir la chouette du tuyau :
Bon, elle a dû perdre 80% aux deux oreilles vu comme ça résonnait quand on a démonté le tuyau, mais à part cela elle va bien. Ce qui est chouette (mouahahahaha), c'est qu'elle a bien ramoné le conduit du poêle en passant.
Si vous croisez une chouette noire et sourde il ne faut pas vous inquiéter, c'est la notre.

Aucun commentaire: