jeudi 12 janvier 2017

Molène, le seul hôtel de l’île est en vente

L’établissement, datant de 1910, dispose de onze chambres avec vue sur le large. L’île a un besoin vital du tourisme pour vivre.
La vue, sur le petit port de Molène et l’archipel du même nom, est paradisiaque. À une heure de bateau du continent, le Kastell an Daol trône là depuis 1910. Mais, unique hôtel de l’île, l’établissement est à vendre, 678 000 €. Il était fermé depuis 2015.
L’annonce immobilière vante « un véritable havre de paix ». Composé de deux bâtiments de 350 m2, avec un terrain de 400 m2, le Kastell an Daol dispose de dix chambres, d’un studio et d’une belle terrasse.Le descriptif indique également que « les possibilités sont multiples : hôtel, chambres d’hôtes, restauration, bar », l’établissement exploitant auparavant une licence IV… Dernier atout pour l’investisseur potentiel : l’île Molène n’applique « pas de taxe foncière ».

Tourisme toutes saisons

Pour le maire de Molène, le dossier n’est pas anodin. « Maintenir une activité touristique sur l’île, c’est primordial, vital, explique Daniel Masson. Nos capacités d’accueil sont insuffisantes, alors que la demande existe. » L’île ne compte plus aujourd’hui que quelques chambres d’hôtes, un gîte et deux studios à louer. C’est maigre.
Molène perd aussi régulièrement de la population. 151 Molénais y étaient recensés au 1er janvier 2014. Pour maintenir des habitants à l’année, il faut faire venir des touristes. « Un hôtel, ce sont des emplois sur l’île », résume Daniel Masson. Y compris l’hiver. « Il y a une clientèle potentielle toute l’année, insiste le maire. Elle varie selon les saisons, mais elle existe. »

Une drôle d’usine…

Le futur propriétaire peut s’attendre à des travaux. Durant ses dernières années d’exploitation, l’hôtel courait de dérogation en dérogation, jusqu’à ce que la situation ne soit plus tenable. Alors, la situation est-elle désespérée, au vu du prix rondelet demandé ? Pas sûr.
« Il y a quelques années, quand la supérette a fermé, on ne voyait pas de repreneur arriver, admet Daniel Masson. Et puis un couple a eu le coup de foudre après un séjour sur l’île. » Le magasin est resté ouvert depuis.
C’est donc un second coup de cœur qu’espère aujourd’hui l’île. Comme le dit une banderole sur la façade du Kastell an Daol, c’est un tel bonheur de travailler « en face de la plus grande usine du monde : la mer d’Iroise »

Aucun commentaire: