mercredi 22 mars 2017

Un drôle de Lapin sur l'île.

L'artiste en résidence au sémaphore est un garçon discret. Son mode d'expression ? Le dessin. Dans la lignée de ses carnets à Barcelone, au Japon, à Cuba, Lapin prépare un carnet sur l'île. L'auteur dédicaçait ses livres, samedi, à Ouessant Presse. 
Pourquoi Lapin ? Sur un bateau, lapin est le mot à ne pas prononcer ! « J'avais 21 ans, enfance près de Saint-Malo, études à Nantes, j'arrivais à Paris pour travailler, j'étais super-timide, un collègue a commencé à m'appeler « mon lapin » et au bout d'une semaine, tout le monde m'appelait « lapin ». Finalement, c'est pratique ! »

« On attend le carnet »


Ouessant, Lapin connaissait. Il y revient pour un mois en résidence. Il a maintenant près de 80 pages de dessins sur l'île, « la moitié de ce que je veux », précise-t-il. Ce qui l'intéresse : les gens. « Le dessin est un moyen d'entrer en contact, j'ai dû apprendre à dessiner en parlant ». C'est en effet devant les gens que Lapin dessine. 
Des portraits précis, au feutre et à l'aquarelle, avec une gamme de tons clairs. Il sait capter un regard ou une expression qui rend ses modèles immédiatement reconnaissables. Il aime aussi les carcasses de voiture. « Je suis plutôt urbain. Ici, c'est un défi », reconnaît-il. Sa préférence ? Des scènes de la vie quotidienne : des gens au bistrot, un discours à la mairie, une vue du bourg en plein-vent... « Le Japon, Barcelone ou Cuba, c'est bien, mais nous, on attend le carnet sur l'île », ont annoncé les Ouessantins.

© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/ile-douessant/dessin-un-drole-de-lapin-sur-l-ile-22-03-2017-11444060.php#OT6wKcrwpDW209bh.99

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