samedi 29 avril 2017

Mer d'Iroise. Six phares classés.

Six des huit phares en mer d'Iroise, déjà inscrits au titre des monuments historiques, viennent d'être définitivement classés au patrimoine. La Vieille, Tévennec et le phare de l'île de Sein ratent la marche ultime mais restent toutefois inscrits.


Six phares de la mer d'Iroise ne sont plus seulement des éléments de signalisation maritime mais rejoignent pleinement le patrimoine historique de premier ordre. Inscrits depuis 2015, Kéréon, la Jument, Nividic, Ar Men, le Four et les Pierres Noires entrent officiellement dans la liste du patrimoine historique français à préserver prioritairement. Le dossier, ouvert depuis dix ans par le Parc naturel marin d'Iroise, la Drac Bretagne et la subdivision des phares et balises, vient d'aboutir. 
En jeu, la préservation de ces édifices des plus exposés en mer, de leur structure malmenée par les éléments et de leur intérieur en plus ou moins bon état depuis le départ des gardi ens. Au bout d'un long processus de visites sur site et de discussions au sein de différentes commissions, six des huit phares en mer de la pointe bretonne entrent dans la liste prioritaire des phares que l'État s'engage à préserver.

Développer des projets


D'après la commission régionale spécialisée, les trois non classés affichent un intérêt patrimonial moindre par rapport aux six autres édifices jugés tout à fait exceptionnels. « Mais dans le traitement et l'intérêt porté, il n'existe pas aujourd'hui de grande différence entre les édifices classés et les inscrits », rappelle Henry Masson, le conservateur régional des monuments historiques. 
Ce classement facilitera-t-il le financement des travaux d'entretien ? « C'est toujours mieux de dépendre de deux ministères (Écologie et désormais Culture). Ce classement va surtout permettre d'initier et de développer des projets, pourquoi pas privés d'ailleurs, afin de financer au mieux les travaux de préservation de ces édifices exceptionnels ».

Les compétences sont là


L'arrivée des monuments historiques va-t-elle complexifier la donne en matière d'entretien et de rénovation ? « Ce n'est pas le but de la manoeuvre », assure le conservateur régional. « Nous n'oublions pas que ces édifices sont avant tout des éléments de signalisation maritime avec des accès et des conditions de travail compliqués ». 
Le patron des phares et balises pour le Grand Ouest, Eric Vassor, se félicite également de cette collaboration avec la Drac et le Parc naturel marin d'Iroise. « Nous avons de véritables compétences en interne pour assurer la préservation de ces édifices. C'est un travail que nous assurons depuis deux siècles, dans les règles de l'art et l'esprit de la mission de signalisation maritime ». Collaboration dont se réjouit également Marie Hascoët, chargée de mission « patrimoine culturel » au parc marin d'Iroise qui ne manque pas d'idées pour valoriser ces exceptionnelles sentinelles du bout du monde.

© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/bretagne/mer-d-iroise-six-phares-classes-29-04-2017-11493523.php#aLIqLwLw53ohY1qp.99

Aucun commentaire: