dimanche 31 décembre 2017

Île d’Ouessant : liaisons maritimes perturbées, réveillon prolongé.

Frédérique GUIZIOU.
Les mauvaises conditions météo obligent la Penn-ar-Bed à modifier ses rotations vers Molène et Ouessant. Ce dimanche, le dernier bateau programmé a quitté le port du Stiff à 13 h 30, faisant route directement vers Brest sans escale au Conquet. 150 personnes environ resteraient « bloquées » sur l’île jusqu’à mardi. Un réveillon qui pourrait se prolonger à cause des forts coefficients de marée.
Depuis deux jours, la mauvaise mer, le vent et les creux de 5 à 10 m, contraignent la compagnie maritime Penn-ar-Bed à modifier ses horaires vers SeinMolène et Ouessantpour assurer la sécurité des passagers et de l’équipage.
Ce dimanche, le dernier bateau programmé a quitté le Stiff, le port d’Ouessant, à 13 h 30, faisant route directement vers Brest sans escale au Conquet.
Par conséquent, à l’arrivée du bateau à Brest, un car a été mis à la disposition des voyageurs ayant leur voiture garée au Conquet.

Pas d’avion non plus

L’avion ne circulant par le 1er janvier, on ne peut pas, non plus, compter sur la liaison aérienne. Cent cinquante personnes environ, Ouessantins et touristes, seraient donc « bloquées » sur l’île, jusqu’au prochain départ, mardi 2 janvier.
Mais, d’après notre correspondante sur le caillou, les gens prennent cet aléa, déjà maintes fois expérimenté, avec philosophie : « Voilà une excellente excuse pour prolonger le réveillon et le séjour ! » A noter que, cette année, heureusement, les dates de congés officielles continuent après le 1er de l’an…

Des creux de 10 m dans le Fromveur

Ceux qui prennent le « risque » de rallier, pour les fêtes de fin d’année, les îles du Ponant, qu’il s’agisse d’Ouessant, de Molène ou de Sein, savent bien qu’en hiver, l’heure et la date précises de leur retour s’accompagnent, forcément, d’incertitudes.
« Et l’on sait bien aussi qu’il faut avoir l’estomac bien accroché pour supporter les traversées ! » précisent certains, pas vraiment impatients de remonter à bord du Fromveur II, le bateau anti-roulis de la Penn-ar-Bed, le plus résistant et le mieux armé pour supporter les conditions hivernales et le passage du Fromveur, courant situé entre Molène et Ouessant, au nord de la mer d’Iroise.

De forts coefficients de marées

De très violents courants atteignent jusqu’à 9 nœuds dans le Fromveur. Et la navigation y est extrêmement dangereuse lorsque le vent est contre le courant, la mer se creusant considérablement. Lors du dernier passage du bateau, des creux de 10 m y auraient été observés.
Surtout, les gros coefficients de marées prévus (97 lundi, 104 mardi et 107 mercredi) ne vont pas arranger la situation : la houle et le ressac peuvent rendre encore plus difficiles et compliquées les manœuvres d’accostage et d’amarrage, pour ne parler de la descente sur la terre ferme, parfois encore plus délicate, des passagers.
En particulier au Stiff, ce port qui n’est pas du tout protégé des tempêtes. Idem au Conquet, où l’arrivée à quai peut être aussi très agitée, en particulier à marée haute.
Ce dimanche, en fin d’après-midi, un petit pêche-promenade subissait les assauts de la mer, à moitié coulé dans le port du Conquet. Où les pêcheurs et plaisanciers ont intérêt à vérifier que leurs bateaux sont bien amarrés.
Sur Ouessant, les informations sont affichées sur le panneau Penn-ar-Bed du bourg de Lampaul. Contact : tél. 02 98 80 80 80 ou sur le site de la compagnie Penn-ar-Bed.

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