mardi 26 juin 2018

L’église se dote d’un nouveau paratonnerre.



L’ancien dispositif avait reçu un impact de foudre trop important et menaçait de tomber. Jeudi et vendredi, des cordistes étaient sur l’île pour le remplacer. « Ça donne le vertige ! » « Ils doivent avoir une sacrée vue de là-haut » « Des alpinistes à Ouessant, on n’en voit pas souvent ! » Ce vendredi matin, sous les regards admiratifs des Ouessantins, et de quelques touristes, Matthieu Couturier grimpe avec précaution sur le clocher de l’église, à 40 mètres de hauteur. Un peu plus bas, Christophe Gicquel assure sa montée. S’ils aiment les sensations fortes, les deux techniciens cordistes ne sont pas là que pour le plaisir. Ils sont venus installer un nouveau paratonnerre. Cette protection contre la foudre est obligatoire sur tous les bâtiments publics. Ce vendredi matin, sous les regards admiratifs des Ouessantins, et de quelques touristes, Matthieu Couturier grimpe avec précaution sur le clocher de l’église, à 40 mètres de hauteur. Un peu plus bas, Christophe Gicquel assure sa montée. S’ils aiment les sensations fortes, les deux techniciens cordistes ne sont pas là que pour le plaisir. Ils sont venus installer un nouveau paratonnerre. Cette protection contre la foudre est obligatoire sur tous les bâtiments publics. La pointe était tordue La veille, les deux hommes ont mis plus d’1 h 30 pour accéder au sommet et préparer les cordages. Ils ont pris appui sur chaque pierre du clocher pour s’assurer de leur solidité. L’exercice est long, mais nécessaire. Il a ensuite fallu 45 minutes pour retirer l’ancien paratonnerre. Celui-ci avait reçu des impacts de foudre trop importants. Depuis un an environ, la pointe à dispositif d’amorçage (PDA), qui attire la foudre, était tordue et menaçait de tomber. « La pointe a été retirée assez facilement, preuve qu’il était temps de la changer, relate Laurent Briaud, chef d’équipe chez Bodet, l’entreprise en charge des travaux. Ce qui a pris du temps, c’était d’enlever le coq d’ornement en cuivre. » D’ailleurs, le coq a lui aussi fait l’objet d’une petite restauration : quelques soudures et un petit coup de peinture. « C’est posé ! » Une fois le dispositif fin prêt, les opérations de ce vendredi sont plus rapides. L’ascension prend tout juste une demi-heure. Mais il faut ensuite hisser la meuleuse. « Matthieu doit réduire la croix de 20 cm pour qu’elle puisse passer dans le fourreau du coq » explique Laurent Briaud. Puis Christophe Gicquel porte jusqu’à lui la fameuse pièce, d’un poids avoisinant les 20 kg. « C’est bon, c’est posé ! » lance Matthieu Couturier, après quelques réglages. Il ne reste plus qu’à redescendre. De très petites surfaces « Quand on les regarde, ça a l’air tellement facile » s’étonne une passante. Les deux cordistes sourient. « C’est vrai que l’architecture du clocher rendait l’opération plus facile, mais on doit toujours être vigilant car les surfaces sont très petites. Chaque ascension est dangereuse » souligne Christophe Giquel. « Surtout quand il y a du vent ou qu’il pleut »ajoute son collègue Heureusement pour eux, le soleil était au rendez-vous. Ils ont pu s’accorder quelques minutes pour admirer l’île d’Ouessant et la baie de Lampaul.

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